Véronique Cnockaert

  • Dès les premières traductions françaises des traités de Lavater à la fin du xviiie siècle, la physiognomonie prend une place prépondérante dans la pensée et les arts en France. Appuyées par la diffusion des études phrénologiques de Gall, cette théorie paramédicale et la conviction qui la soutient, selon laquelle il est possible d'atteindre les profondeurs de l'intériorité humaine par l'observation d'éléments extérieurs, connaissent un retentissement considérable au xixe siècle. Ce succès est à l'origine de nombreuses ramifications parmi lesquelles figurent, notamment, une physiognomonie ethnologique et une physiognomonie zoologique. C'est aussi dans cette théorie que la morphopsychologie et l'anthropométrie trouveront une partie de leur fondement. Loin de se limiter au champ des sciences, l'intérêt suscité par la physiognomonie et ses postulats infiltre, à divers degrés, toutes les modalités de l'expression et de la représentation qui caractérisent cette époque.

  • Depuis la parution du précédent numéro d'Études françaises, des changements importants sont intervenus au sein de l'équipe de rédaction de la revue.

    En premier lieu, Brigitte Faivre-Duboz, secrétaire à la rédaction depuis janvier 2001, a quitté en février son poste pour occuper celui de coordonnatrice du Centre de recherche sur l'intermédialité, qui a son site à l'Université de Montréal mais regroupe des chercheurs de plusieurs institutions et disciplines. Si Études françaises a pu maintenir une qualité éditoriale et une efficacité de fonctionnement qui ont suscité des évaluations très positives de la revue ces années récentes, c'est en grande partie grâce au travail exemplaire et toujours aimable qu'a su accomplir Brigitte Faivre-Duboz durant la période où elle a rempli ses fonctions. L'équipe de la revue tient à la remercier et à lui souhaiter un grand succès au sein d'une équipe de recherche qui saura sûrement lui offrir des défis à la mesure de sa compétence et de ses talents.

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