Véronique Cyr

  • Deuxième volume soulignant les 60 ans de la revue, ce numéro contient 20 nouveaux duos d'écrivains qui ont accepté de se « passer la parole » entre auteurs jeunes et moins jeunes. D'Anne Hébert et Marie-Claire Blais à Carole David et Jocelyne Saucier, d'Alain Grandbois ou Jacques Brault à Paul Chanel Malenfant et Serge Patrice Thibodeau, de Jean LeMoyne ou Pierre Vadeboncoeur à Georges Leroux et Sophie Cadieux ou Sébastien Ricard et André Ricard, etc. ces écrivains et artistes participent d'une course de relai ayant l'allure d'une promenade, célébrant l'imagination encore, embrassant ce qui vient autant sinon plus que la mémoire déjà. Des oeuvres picturales vives, colorées, inventives et expressives de Martin Bureau et d'Hugo Bergeron accompagnent ce numéro, deux artistes liés par des préoccupations similaires pour l'aménagement formel et thématique des territoires imaginaires.

  • La forêt d'indices est un territoire d'obsessions et d'éclaircies. Il suffit d'un parfum, d'une piste oubliée; on entre, on marche, on court. Les yeux fermés, on respire à l'arraché, les pétales de lilas voltigent avant de se déposer un à un sur la langue.

    Au son de chansons de Nirvana qui résonnent dans une cour d'école vide depuis longtemps, Véronique Cyr «recompose aveuglément / le mystère avalé à seize ans». Sans trahir l'urgence du premier amour, elle déplie indices et souvenirs avec le calme de celle qui a traversé la tempête.

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