Grasset

  • Terreur

    Yann Moix

    • Grasset
    • 4 Janvier 2017

    « Ce livre, écrit au jour le jour pendant et après les attentats contre Charlie Hebdo et à l'Hypercacher, ne sort que deux ans après les événements : il fallait respecter le temps du deuil ; et me donner la faculté de suspendre celui de la réflexion. "Penser" les attentats est une gageure, parfois même un oxymore : le risque est soit de donner trop de sens à ce qui n'en a pas, soit de rater les étapes d'un processus plus complexe qu'il n'y paraît. Penser les attentats, c'est possiblement se tromper. Ce livre est un cheminement, une progression, une interrogation, un questionnement sur la radicalité, la radicalisation, la jeunesse, l'islamisation, la violence, le nihilisme. Autant de termes qu'on ressasse à longueur de journées sans jamais s'arrêter pour les creuser, les approfondir jusqu'à la nausée. Ce petit essai est obsessionnel : revenir à l'infini sur les actes, les causes, les effets, les acteurs, les conséquences, sans jamais se raturer, au risque même, çà et là, de se contredire. Les frères Kouachi, Amédy Coulibaly sont les tristes protagonistes d'un événement originel, matrice de tous les attentats qui suivirent : les notes et scolies rédigées à chaud et publiées maintenant, doivent se plaquer sur tous les attentats qui suivirent, et qui sortent tout droit, peu ou prou, de janvier 2015.Car ce qui me frappe à la relecture d'un texte rédigé il y a deux ans, c'est à quel point ce qui y était prévu est déjà advenu ou encore, hélas,  à advenir . Je n'ai donc rien censuré des passages prophétiques qui me donnent aujourd'hui le sentiment d'une réflexion rattrapée par le réel, au prétexte qu'ils pourraient être lus comme ayant été rédigés rétroactivement à partir du réel : on ne s'excuse pas d'avoir eu raison trop tôt. "Nous sommes en guerre" a dit le président de la République. Les écrivains ont toujours voulu dire la guerre. Je n'échappe ni à la règle, ni à la tradition. »Y.M.

  • Je est un autre... Avatars, alias, pseudonymes, multiplication des identités virtuelles : de Romain Gary aux Daft Punk en passant par Elena Ferrante ou Anonymous, les expériences d'anonymat sont au coeur des bouleversements récents de nos sociétés. Ce livre en propose pour la première fois l'histoire, l'histoire secrète d'une contre-culture. Elle est faite de scandales, de luttes cachées et d'affaires demeurées mystérieuses. Ses acteurs sont des invisibles agissant en marge des récits officiels, héros masqués ou inconnus héroïques, lanceurs d'alerte et artistes d'avant-garde mais aussi charlatans et imposteurs. Parfois géniaux, souvent incompris, ils ont inventé des formes inouïes de ruses et de stratégies en tout genre. À l'heure de la surveillance de masse, de la célébrité pour la célébrité, ils proposent de nouvelles façons d'être au monde et réinventent les notions d'auteur, d'individu et de liberté.

  • Naissance d'une nation

    Yann de L'Ecotais

    • Grasset
    • 1 Novembre 1990

    Combien de temps faut-il pour que l'Histoire accouche d'une nation ? Pour que des individus, inscrits dans des géographies ou des mémoires différentes, consentent un jour à assumer le même avenir ? Combien de temps pour que l'Europe, affranchie de ses anciens démons, accepte de devenir enfin ce qu'elle est ?

  • Comment inverser la courbe de l'emploi en France ? Yann de l'Ecotais répond : en mariant deux politiques, l'une libérale, l'autre dirigiste ; en choisissant l'interdépendance européenne et mondiale mais en tordant le cou aux lourdeurs réglementaires hexagonales. Pour en finir avec le chômage, un peu d'audace est nécessaire. Alors il sera possible de créer, à court terme, le million d'emplois qui permettrait de desserrer l'étau mortel : emplois familiaux générés par de vrais dégrèvements fiscaux, services quotidiens, qu'il faudra bien cesser de qualifier de "petits boulots", emplois municipaux qui n'impliquent pas d'alourdir la bureaucratie d'un pays, qui par ailleurs en meurt... Parce que, précisément, c'est notre manque de souplesse, autant que le carcan réglementaire, qui interdit le moindre rebond économique. Rien n'est perdu mais, il y a urgence ; et cette urgence doit se jouer dans nos têtes et nos comportements plutôt que dans les jérémiades inconséquentes et malvenues contre Bruxelles, les délocalisations et autres serpents de mer tout juste bons à ne pas regarder la réalité en face.

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