Sciences humaines & sociales

  • Le populisme est le produit de deux secousses telluriques. Premier séisme : la montée d'un immense ressentiment contre les partis et les institutions politiques. Face à l'échec de la droite et de la gauche à contenir les excès du capitalisme, la radicalité " anti-système " a brisé les compromis que l'un et l'autre camps étaient parvenus à édifier. Deuxième séisme : la fin de la société de classes, au profit d'une société d'individus pensant leur position sociale en termes subjectifs. Une nouvelle polarité en résulte, qui sépare les " confiants " des " méfiants " envers autrui. La droite populiste surgit au croisement d'une double méfiance – à l'égard des institutions politiques et à l'égard de la société. Elle prospère sur le désenchantement démocratique, tout en renouvelant le clivage gauche-droite. Fondé sur des données inédites, cet ouvrage se révèle essentiel pour comprendre le présent et l'avenir des sociétés démocratiques.
    Doyen de l'École d'affaires publiques, Yann Algan est professeur d'économie à Sciences Po. Économiste, Elizabeth Beasley est chercheuse au CEPREMAP. Daniel Cohen est directeur du département d'économie de l'École normale supérieure et professeur à l'École d'Économie de Paris. Martial Foucault est directeur du CEVIPOF, professeur à Sciences Po.

  • Trésor, écrits, pouvoirs

    Archives et bibliothèques d'État en France à la fin du Moyen Âge

    Préface de Patrick Boucheron

    Les pouvoirs de l'écrit dans la société médiévale ne reposent pas seulement sur la capacité des institutions à le produire ou à le diffuser. Le cas particulier du royaume de France et de son État en gestation à la fin du Moyen Âge manifeste un rapport singulier à la conservation des supports et des valeurs de l'écrit dans des espaces réservés et situés au cœur des Palais et qui forment autant de " trésors ". La localisation de ces dépôts structure l'espace et la dynamique de centralisation du pouvoir capétien et assure indirectement, par leur inscription dans les espaces urbains, une présence et un pouvoir de l'écrit bien plus large : la visibilité indirecte des trésors d'écritures. Ces " trésors " de titres, de chartes, de manuscrits informent la " sapience " d'un souverain qui pose ainsi les fondements d'une " science de l'État ".

    Cet ouvrage rassemble un certain nombre d'études singulières sur le Trésor des chartes entre le xiiie et le xvie siècle, et la librairie royale, dite " de Charles V ", entre son installation au Louvre en 1368 et sa dispersion au début du XVe siècle. Ces travaux sont précédés de textes généraux sur la question du statut de la fonction politique et symbolique de la thésaurisation royale.

  • Pourquoi l'Iran fait-il trembler l'Occident depuis quarante ans ? Comment est née cette république islamique dont dépend en partie la paix au Moyen-Orient ? Depuis l'avènement des Qâjârs au début du XIXe siècle, la modernisation de l'État a progressé en même temps que la violence politique. Un nationalisme particulier, inséparable de l'islam chi'ite, s'est développé en réaction contre les ingérences des puissances européennes. Une première révolution, en 1906, a doté l'Iran d'une monarchie parlementaire. Soixante-dix ans plus tard, la révolution qui a renversé le chah a été menée par les mollas associés à des intellectuels libéraux et à des forces de gauche. Derrière le rideau de l'islam militant, les cortèges révolutionnaires réclamant l'indépendance et la liberté dénonçaient autant l'absolutisme du chah que l'impérialisme de Washington. En 2009, les dissidents ont de nouveau envahi les rues de Téhéran pour dénoncer la dictature de Mahmud Ahmadinejad, fraîchement réélu dans des conditions douteuses. Mais le « mouvement Vert », démesurément amplifié par les médias occidentaux, a fait long feu ; et le régime, malgré ses détracteurs, résiste encore. D'où tient-il son dynamisme, et de quelle légitimité se réclame-t-il ?

  • Terreur

    Yann Moix

    • Grasset
    • 4 Janvier 2017

    « Ce livre, écrit au jour le jour pendant et après les attentats contre Charlie Hebdo et à l'Hypercacher, ne sort que deux ans après les événements : il fallait respecter le temps du deuil ; et me donner la faculté de suspendre celui de la réflexion. "Penser" les attentats est une gageure, parfois même un oxymore : le risque est soit de donner trop de sens à ce qui n'en a pas, soit de rater les étapes d'un processus plus complexe qu'il n'y paraît. Penser les attentats, c'est possiblement se tromper. Ce livre est un cheminement, une progression, une interrogation, un questionnement sur la radicalité, la radicalisation, la jeunesse, l'islamisation, la violence, le nihilisme. Autant de termes qu'on ressasse à longueur de journées sans jamais s'arrêter pour les creuser, les approfondir jusqu'à la nausée. Ce petit essai est obsessionnel : revenir à l'infini sur les actes, les causes, les effets, les acteurs, les conséquences, sans jamais se raturer, au risque même, çà et là, de se contredire. Les frères Kouachi, Amédy Coulibaly sont les tristes protagonistes d'un événement originel, matrice de tous les attentats qui suivirent : les notes et scolies rédigées à chaud et publiées maintenant, doivent se plaquer sur tous les attentats qui suivirent, et qui sortent tout droit, peu ou prou, de janvier 2015.Car ce qui me frappe à la relecture d'un texte rédigé il y a deux ans, c'est à quel point ce qui y était prévu est déjà advenu ou encore, hélas,  à advenir . Je n'ai donc rien censuré des passages prophétiques qui me donnent aujourd'hui le sentiment d'une réflexion rattrapée par le réel, au prétexte qu'ils pourraient être lus comme ayant été rédigés rétroactivement à partir du réel : on ne s'excuse pas d'avoir eu raison trop tôt. "Nous sommes en guerre" a dit le président de la République. Les écrivains ont toujours voulu dire la guerre. Je n'échappe ni à la règle, ni à la tradition. »Y.M.

  • Au retour d'un voyage à Vienne début 2018 - c'est-à-dire au lendemain du retour de l'extrême droite au pouvoir en Autriche -, Yann Diener écrit un texte intitulé 'Vienne, toujours freudienne?' pour la chronique qu'il tient dans Charlie Hebdo. Ce texte l'incite à réunir les chroniques dans lesquelles il traitait déjà du concept de répétition. Comme ces chroniques, les chapitres qui les prolongent ici obéissent à l'exigence d'articuler des concepts de la psychanalyse à des questions politiques, pour pouvoir repérer les plis d'une Histoire chiffonnée. Chiffonnée, comme disait le "petit Hans" à propos de sa girafe ; chiffonnée, comme l'histoire même de ce livre (Yann Diener a en effet pris la suite de la chronique que tenait Elsa Cayat jusqu'à sa mort dans l'attentat du 7 janvier 2015). Mais la connotation négative du mot - qu'est-ce qui te chiffonne? - cède ici la place à une conceptualisation progressive, d'un pli à l'autre.
    Le chiffonné, qui n'a pas encore beaucoup attiré l'attention des analystes, est un objet théorique qui vient du champ de la physique autant que du rêve d'un jeune garçon de cinq ans vivant à Vienne au début du XXe siècle.

  • Les récentes crises économiques et sociales ont mis en valeur - et peut-être accentué - la profonde crise de confiance que connaît la société française. Celle-ci tend à se fragmenter en communautés, dont l'affichage identitaire s'apparente parfois à une forme de séparatisme qui menace de disloquer le lien social. Cette question est d'autant plus urgente qu'au-delà du vivre-ensemble, c'est le bon fonctionnement et l'existence-même de notre démocratie qui sont en jeu.
    C'est dans cette perspective que l'association Les Voix de la Paix a proposé à trente personnalités publiques de réfléchir aux moyens de changer notre regard sur nos diversités : il importe de ne plus voir nos différences comme des obstacles qui susciteraient la défiance, mais comme une richesse vitale pour la nation. Repenser les fondements de la confiance et ses trois piliers (la compétence, l'honnêteté intellectuelle et la bienveillance) nous permet alors de retrouver ce qui manque aujourd'hui à notre société : la mémoire, le lien et le sens.

  • Ce livre réunit cinquante romans comme autant d’invitations à voyager à travers le monde. Les fiches présentant ces livres vous feront voyager sur tous les continents (Afrique, Amérique, Asie, Europe, Océanie) avec une prédilection marquée pour l’Europe, la littérature française et francophone.La présentation de ces livres poursuit un but simple : inviter les lecteurs de ce Tour du monde en romans à se faire lecteur de ces nombreux romans.Chaque fiche s’accompagne d’un résumé, d’un incipit, d’un extrait, d’une petite analyse thématique ainsi que de divers prolongements : à chaque livre correspond, par exemple, une playlist musicale.

  • C'est à une nouvelle histoire des historiens que nous convie cet ouvrage, à la lumière d'une notion dynamique et féconde, celle de génération. Les 58 auteurs réunis dans ce volume explorent pour la première fois l'évolution de leur discipline à l'aune des " générations historiennes " qui l'ont façonnée. De Jules Michelet à nos jours...

    Trois grandes parties forment la trame de cet ouvrage choral. La première fait revivre deux siècles d'historiographie française en dressant le portrait de 14 générations qui se sont succédé depuis le début du XIXe siècle.

    La deuxième partie donne la parole à une trentaine d'historiennes et historiens nés entre 1942 et 1983, invités à retracer leur propre itinéraire. Ont-ils eu le sentiment d'appartenir ou non à une génération et de s'inscrire en rupture par rapport aux précédentes ?

    Enfin, à partir d'une quinzaine d'études de cas (la Révolution française, l'histoire coloniale, l'histoire des femmes...), la troisième partie revisite, sous l'angle générationnel, les grands débats qui agitent le champ foisonnant du travail historique.

  • On se représente souvent l'Iran comme un empire des Mille et une nuits qu'une révolution aurait fait sombrer dans le Moyen Âge. Cet ouvrage en donne une image moins simpliste, celle d'un pays qui a réussi à se libérer de la tutelle de l'Occident alors que ses richesses en pétrole en avaient fait l'objet de toutes les convoitises. Celle d'un pays à la civilisation plusieurs fois millénaire, mais à l'identité complexe puisque les non-Persans y forment près de la moitié de la population. Un pays, enfin, dont l'histoire, depuis la Seconde Guerre mondiale, n'a cessé d'avoir des répercussions bien au-delà de ses frontières, et qui est parvenu à s'imposer comme puissance régionale.Tout au long du XXe siècle et jusqu'à nos jours, l'Iran a surmonté tant bien que mal de nombreuses crises qui, paradoxalement, lui ont permis de se construire une nouvelle identité. Les aspirations démocratiques sous les Qâjar, l'autoritarisme réformateur de Rezâ Shâh, le nationalisme intransigeant de Mosaddeq, les ambitions modernisatrices de Mohammad-Rezâ Shâh, l'obsession de revanche et les conceptions populistes de Khomeyni et de ses émules ont amené le pays à de douloureuses transitions dont certaines ont constitué de véritables révolutions : mouvement constitutionnaliste, nationalisation des pétroles, réforme agraire, urbanisation, soulèvement islamique.Loin d'être une survivance du passé, l'Iran apparaît aujourd'hui comme un laboratoire des évolutions du tiers-monde. Alors qu'il doit faire face à de nouvelles menaces à ses frontières, il affiche plus que jamais sa volonté de faire entendre sa voix sur la scène internationale, non sans mêler provocations inutiles et revendications légitimes.

  • La première guerre mondiale a été un véritable traumatisme tant sur le plan humain que sur le plan matériel : familles en deuil, habitants meurtris, villes et villages en ruines, paysages bouleversés. La Champagne-Ardenne a payé un lourd tribut au conflit, partagée entre la zone occupée par les Allemands, le front ardent et le territoire resté français, accueillant les réfugiés ou soutenant l'effort militaire. Grâce à une sélection de cartes postales et photographies d'époque, l'historien Yann Harlaut et le photographe Vincent Zénon Rigaud nous invitent à mesurer l'ampleur des destructions engendrées par les différents belligérants. En pleine commémoration nationale du centenaire, confronter l'image passée à notre vision présente permet non seulement de se souvenir, mais également de mieux comprendre la région, ses habitants, son histoire, l'Histoire.

  • Fils bâtard du duc de Normandie Robert, orphelin dès son enfance, celui que l'histoire connaît sous le nom de Guillaume le Conquérant dut très tôt faire preuve d'énergie et de courage pour surmonter les nombreuses oppositions à son pouvoir dans le duché et à l'extérieur. Ses victoires lui valurent une réputation de guerrier invincible, doublé d'un administrateur habile. Mais c'est la conquête de l'Angleterre en 1066, la dernière en date à avoir été couronnée de succès, qui lui a assuré une place à part dans l'histoire de l'Europe et lui a valu de susciter jusqu'à nos jours l'admiration des uns et la condamnation des autres : un personnage à (re)découvrir. Ancien élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm, agrégé d'histoire, Yann Coz est docteur en Histoire, Université Paris - Sorbonne (Paris IV). Sa thèse est consacrée à « l'Image de la Rome antique dans l'Angleterre anglo-saxonne (VIIe siècle - 1066) ».?Ses recherches portent sur l'Angleterre médiévale et sur l'histoire culturelle du Haut Moyen Âge. Photo de couverture : « Détail de la Tapisserie de Bayeux - XIe siècle : Guillaume se fait reconnaître pour démentir la fausse nouvelle de sa mort ». Avec autorisation spéciale de la Ville de Bayeux. En vignette : Le château de Falaise - Calvados.?© www.calvados-tourisme.com.

  • Les marchands d'art hier et aujourd'hui Visionnaires, hommes d'affaires, les marchands d'art ont toujours allié l'art et l'argent. En 2011, le scandale qui a ruiné la plus grande galerie new-yorkaise Knoedler a pourtant révélé que le métier avait dévié en pure spéculation. À l'origine, il réunissait une passion pour le beau et un goût pour la modernité. Que s'est-il passé ?
    Ce livre raconte la vie de sept personnages, sept aventuriers qui ont inventé le métier, puis l'ont transformé. Vers 1860, Théodore Duret révèle le Japon aux impressionnistes, et les fait vivre, eux les « refusés ». Peu après, Paul Durand-Ruel leur ouvre le marché américain. À sa suite, Ambroise Vollard développe le génie de la vente, D. H. Kahnweiler perçoit le monde moderne avec Picasso et les cubistes, tandis que Peggy Guggenheim associe instinct et fortune pour réunir Duchamp, Ernst ou Pollock et constituer son propre musée. Peu à peu, le marchand d'art devient aussi publicitaire, quand Charles Saatchi investit dans Warhol, Kiefer et Hirst, épuisant le génie de la provocation, tandis que Larry Gagosian bâtit un empire en starifiant un Basquiat ou un Koons.
    Un essai brillant et informé sur un monde fascinant et mystérieux.

  • Le livre commence par le récit abrupt d'une tentative de suicide, et se poursuit à un rythme hallucinant, entre expériences de contrebande, aventures en auto-stop façon hippy, vie naturiste, enfermement dans une prison chinoise, publication d'un beau-livre chez La Martinière, travail dans l'intimité de Mitterrand, découverte de la sagesse confucéenne sur une île déserte... Yann Layma, photographe, est fou de la Chine. En réalité, on pourrait dire qu'il est fou tout court, puisqu'il est bipolaire. Un trouble mental, autrefois qualifié de "maniaco-dépressif", qui voit s'alterner les périodes d'extrême exaltation et de profonde dépression.Dans cet ouvrage ahurissant, Yann Layma raconte sans détour une vie rocambolesque aux frontières de la folie. Tout comme ces héros de la littérature ou du cinéma occidental qui se sont eux aussi perdus en Asie, sa vie a des allures de Voyage au bout de l'enfer. Même si, pour paraphraser Hergé, en cherchant à "trouver la voie", il n'en a pas pour autant perdu toute sa tête.

  • Yann Moulier Boutang, économiste, professeur aux universités de Compiègne et de Shanghai, passe au crible les valeurs fondatrices de notre République. Que valent vraiment la liberté, l'égalité, la laïcité ou l'intégration « à la française » ? À les examiner de plus près, ne trouve-t-on pas plutôt des prisons surpeuplées et délabrées, des centres de rétention, des écarts de salaire mirobolants, des discriminations en tout genre, une méfiance latente envers les minorités ? Assise sur ses illusions, la République française semble avoir bien du mal à répondre de ses propres valeurs.

  • Les signes extérieurs de richesse signifient-ils vraiment que nous avons réussi notre vie ? L´homme est-il un animal bling-bling ? Désertant les voies du succès mondain, l´auteur de ce livre défend avec brio la « vie de traviole »

  • L'affaire Cahuzac ? Un choc, une honte, mais surtout l'événement qui a fait éclater le scandale de l'évasion fiscale. Plus qu'un délit commis par quelques individus, l'évasion fiscale a évolué en business bien ordonné, impliquant des bandes organisées et générant des milliards d'euros de perte pour le budget de l'État. La sophistication et l'opacité y règnent en maîtres.
    Le député Yann Galut s'est lancé sur les traces de ces réseaux afin d'en appréhender les structures et les fonctionnements. Fraudeurs, banquiers, gestionnaires de fortune, avocats, magistrats, journalistes, policiers, agents du fisc, repentis, lanceurs d'alerte, il les a tous rencontrés. Avec cet ouvrage, le député permet à chacun d'entre nous de comprendre l'univers complexe de l'évasion fiscale.
    Pour que les citoyens puissent agir, exercer leur droit de regard, imposer une plus grande transparence démo¬cratique, il est essentiel de leur dévoiler les dessous d'un système qui menace l'État.
    Cet argent pillé, c'est celui de l'État, c'est celui de tous les citoyens.

  • Le mouvement de la professionnalisation est en train de transformer profondément tout l'enseignement supérieur. Cet ouvrage fournit tous les repères utiles pour les praticiens et acteurs de cette mutation. Véritable outil didactique, il est appelé à faire durablement référence.

  • Je est un autre... Avatars, alias, pseudonymes, multiplication des identités virtuelles : de Romain Gary aux Daft Punk en passant par Elena Ferrante ou Anonymous, les expériences d'anonymat sont au coeur des bouleversements récents de nos sociétés. Ce livre en propose pour la première fois l'histoire, l'histoire secrète d'une contre-culture. Elle est faite de scandales, de luttes cachées et d'affaires demeurées mystérieuses. Ses acteurs sont des invisibles agissant en marge des récits officiels, héros masqués ou inconnus héroïques, lanceurs d'alerte et artistes d'avant-garde mais aussi charlatans et imposteurs. Parfois géniaux, souvent incompris, ils ont inventé des formes inouïes de ruses et de stratégies en tout genre. À l'heure de la surveillance de masse, de la célébrité pour la célébrité, ils proposent de nouvelles façons d'être au monde et réinventent les notions d'auteur, d'individu et de liberté.

  • A l'appui des données les plus récentes de l'histoire, Yann Le Bohec propose une relecture complète de l'affrontement qui opposa, de 264 à 146 avant J-C, l'empire romain, toute nouvelle puissance de la péninsule italienne à Carthage la subtile et mystérieuse civilisation de l'actuel Maghreb. Avec brio, il retrace la vie quotidienne et les motivations des combattants, les procédés tactiques mis en oeuvre de part et d'autre ainsi que les stratégies multiples choisies par les généraux. A l'issue de ces guerres qui firent des centaines de milliers de morts et où s'illustrèrent Hamilcar, Hannibal et Scipion l'Africain, Rome domine le bassin occidental de la Méditerranée. Et Carthage fut détruite.

  • L'histoire

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    Elle l'a retenu dans sa chute par les mots. Ceux qu'elle lui arrachait. Ceux qu'elle lui écrivait. Après la mort de Marguerite Duras, dont il avait été le dernier amant, il trouva la force de lui dédier deux livres, magnifiques. Mais ensuite ?Plutôt mourir, disait-il. Elle ne s'y résolvait pas. Il fallait écrire encore. Remplissait-elle simplement sa fonction d'éditrice ? Avec l'écriture est lentement revenue la vie. Avec le souffle des phrases s'est peu à peu rallumé le désir. Et même l'amour. « Disponible au talent », ainsi qu'elle tient à être et à définir son métier, elle voulait lui prouver que les mots fécondent les mots comme l'amour engendre l'amour. Maren Sell est éditrice et auteur de plusieurs romans, dont Mourir d'absence et Le dernier amant. Elle a été élue Femme d'Europe en 1995 pour ses engagements culturels. Yann Andréa est l'auteur de M.D., Cet amour-là et Ainsi.

  • Comment lutter contre les stéréotypes qui stigmatisent les « Noirs » dans les médias ? En analysant systématiquement leur nature et leur mode d´expression. Il ne suffit pas d´introduire des quotas de personnes « de couleur » dans les publications ou les émissions télévisées. En effet, la racialisation des rapports sociaux se forme autrement que par l´absence de leur image. La construction d´un espace public démocratique réclame aussi une qualité des contenus des textes et images dans lesquelles les « minorités » sont mises en scène. Cette exigence suppose la réduction des représentations coloniales qui, de manière homogénéisante, mettent en scène la visibilité physique des « corps noirs ».

  • Halte aux consensus mous, aux fausses évidences, à l'opposition stérile des experts! Bienvenue à tous ceux qui veulent se construire un avis, par eux-mêmes et pour eux-mêmes, impertinents et critiques, ces petits antidotes leur sont dédiés.
    L´amour nous enthousiasme, nous obsède, nous fait rêver ; tant de romans et de films le célèbrent... Mais l´époque livre aussi nos désirs à une cruelle compétition narcissique, qui nous laisse esseulés et frustrés. L´amour est-il has been ? Ou est-il à réinventer ?

    Couverture © Flammarion

  • Naissance d'une nation

    Yann de L'Ecotais

    • Grasset
    • 1 Novembre 1990

    Combien de temps faut-il pour que l'Histoire accouche d'une nation ? Pour que des individus, inscrits dans des géographies ou des mémoires différentes, consentent un jour à assumer le même avenir ? Combien de temps pour que l'Europe, affranchie de ses anciens démons, accepte de devenir enfin ce qu'elle est ?

  • Comment inverser la courbe de l'emploi en France ? Yann de l'Ecotais répond : en mariant deux politiques, l'une libérale, l'autre dirigiste ; en choisissant l'interdépendance européenne et mondiale mais en tordant le cou aux lourdeurs réglementaires hexagonales. Pour en finir avec le chômage, un peu d'audace est nécessaire. Alors il sera possible de créer, à court terme, le million d'emplois qui permettrait de desserrer l'étau mortel : emplois familiaux générés par de vrais dégrèvements fiscaux, services quotidiens, qu'il faudra bien cesser de qualifier de "petits boulots", emplois municipaux qui n'impliquent pas d'alourdir la bureaucratie d'un pays, qui par ailleurs en meurt... Parce que, précisément, c'est notre manque de souplesse, autant que le carcan réglementaire, qui interdit le moindre rebond économique. Rien n'est perdu mais, il y a urgence ; et cette urgence doit se jouer dans nos têtes et nos comportements plutôt que dans les jérémiades inconséquentes et malvenues contre Bruxelles, les délocalisations et autres serpents de mer tout juste bons à ne pas regarder la réalité en face.

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