Sciences humaines & sociales

  • Plus ancienne fête de France, traditionnelle et contemporaine, ancrée dans la cité d'Orléans et dans la mémoire vive de ses habitants d'hier et d'aujourd'hui, immuable mais très marquée par les circonstances politiques et sociales de son époque : depuis près de six cents ans, les Fêtes de Jeanne d'Arc mobilisent la population de l'Orléanais et concernent le pays tout entier, dès lors que l'invité du maire saisit sa présidence d'un jour pour parler à tous les Français de leur histoire et de la mémoire nationale.
    Si cette libération nous parle, bien loin des tentatives de détournement de l'héritage de l'Héroïne, c'est que les orateurs du 8 mai saisissent cette occasion, depuis 1920, pour évoquer l'actualité, les enjeux du moment, des lendemains de la Grande Guerre à la Reconstruction sur les ruines de la ville martyrisée par la Seconde Guerre mondiale. Cent ans après la venue du maréchal Foch, ces « Voix d'Orléans » rythment des fêtes que seules les guerres ont interrompues et les « malheurs des temps » reportées.
    Florilège d'une concordance des temps, les grands discours des maires d'Orléans et de leurs invités civils retracent l'histoire d'une ville, de son rapport à son passé et de son rôle dans la vie de la nation. Même exceptionnellement décalées en automne, à Orléans, les Fêtes de Jeanne d'Arc marquent toujours le sacre du printemps, la ferveur d'une renaissance urbaine et patriotique.

  • Quelles sont les pratiques générées par ces entreprises sociales qui logent aujourd'hui en France 7,5 millions d'occupants, soit 13% de la population française? A quelles valeurs d'usage peut-on précisément référencer les Hlm: service public, mouvement social ou simple corporatisme sectoriel ? L'auteur retrace ici l'histoire de la production de logements collectifs de masse et s'appuie sur des recherches in situ pour analyser le fonctionnement des acteurs du logement social : État, organismes de gestion, locataires et leurs représentants

  • L'Union européenne a besoin d'instruments permettant de résoudre efficacement ses difficultés. La pratique de sommets a souvent été un moyen efficace. Mais la mise en place de sommets trilatéraux regroupant la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni a provoqué des critiques virulentes, liées à la crainte de voir se constituer un "directoire". Il est essentiel d'analyser cette pratique en raison de son rôle fondamental et des inquiétudes multiples qu'elle soulève.

  • Explorateurs, administrateurs coloniaux, médecins, voyageurs, romanciers, partagent et véhiculent depuis le XVIe siècle, de nombreux stéréotypes relatifs à la "femme d'Afrique noire". Qu'en est-il de cet héritage colonial ? A quelles conditions un "homme blanc" peut-il accepter aujourd'hui en France de se marier avec une "femme de couleur" ou de reconnaître l'enfant métissé issu de cette union ?

  • Parfois, nous nous entendons dire : "J'ai le pressentiment que quelque chose va arriver". Certains appellent cela une pré-cognition. D'autres, plus stoïques, y voient non une fatalité, mais une marque de la destinée. Mais quelle est la nature de ce quelque chose ? Est-il tellement indéterminé et inessentiel que le philosophe a l'impression de perdre son temps à essayer de le penser ? Le "quelque chose" résiste à la pensée, il pose problème.

  • Le mouvement de la professionnalisation est en train de transformer profondément tout l'enseignement supérieur. Cet ouvrage fournit tous les repères utiles pour les praticiens et acteurs de cette mutation. Véritable outil didactique, il est appelé à faire durablement référence.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les unités auxiliaires, relayant l'action de la IIIe légion auguste, ont joué un rôle certes militaire, mais aussi politique, socio-économique et culturel.

  • Comment lutter contre les stéréotypes qui stigmatisent les « Noirs » dans les médias ? En analysant systématiquement leur nature et leur mode d´expression. Il ne suffit pas d´introduire des quotas de personnes « de couleur » dans les publications ou les émissions télévisées. En effet, la racialisation des rapports sociaux se forme autrement que par l´absence de leur image. La construction d´un espace public démocratique réclame aussi une qualité des contenus des textes et images dans lesquelles les « minorités » sont mises en scène. Cette exigence suppose la réduction des représentations coloniales qui, de manière homogénéisante, mettent en scène la visibilité physique des « corps noirs ».

  • L'auteur a partagé la vie des sans-logis dans le cadre de recherches sur le rapport aux soins et les parcours thérapeutiques des personnes en situation de grande pauvreté. Il nous livre ici le récit de vies défaites, conclusion de combats ratés contre des situations trop violentes qui ont fini par briser l'être. Cette étude dévoile une face cachée de notre société de consommation ; elle est aussi le témoignage sans fioriture d'une misère qui ne s'avoue pas.

  • Trois siècles de l'histoire de Lorient, de la Compagnie des Indes à aujourd'hui.

  • Ce livre retrace le destin méconnu de la plus importante des «bonnes villes» du royaume. De la Ligue à l'échecde la Fronde, entre 1594 et 1654, l'histoire politique de la «nation France» est celle de la construction del'absolutisme royal, pleinement incarné par Louis XIV. Cette histoire est aussi celle d'une mutation des rapports noués entre la royauté et ses élites provinciales soumises désormais à une autorité nouvelle, assujetties à des exigences redoublées. La figure de la «ville classique» du siècle des Lumières esquisse alors ses principaux traits tandis que s'estompent ceux de la cité du Moyen Âge et de la Renaissance, fière de son indépendance, de ses privilèges et de ses «libertés».
    Du sacre de Henri IV à celui de son petit-fils, Lyon illustre l'ampleur des mutations politiques et culturelles à l'oeuvre au temps de la raison d'État. Pièce essentielle dans le jeu politique de la Ligue au point d'abriter deux de ses plus importants protagonistes, la cité doit reconnaître cependant l'autorité d'Henri IV et retisser avec lui les liens rompus de fidélité et d'amour qui justifiaient ses prérogatives et ses privilèges. L'histoire de la ville et de son consulat ne semble plus alors qu'interpréter une variation locale du triomphe de l'assujettissement des libertés urbaines sous le règne des deux premiers rois Bourbons et de leurs puissants ministres, Richelieu et Mazarin, comme en témoigne l'absence de révolte frondeuse à Lyon.
    Toutefois cette lecture quelque peu univoque d'une «réduction à l'obéissance» où tout serait imposé par le sommet doit être corrigée, car dans les plis mêmes de l'absolutisme royal le consulat lyonnais a su construire un espace de liberté et conserver, paradoxalement, une forme d'indépendance nourrie par la culture d'ordre qui prétendait le soumettre. En imaginant autrement la politique, en aménageant leur relation avec le roi et ses représentants locaux, notamment le gouverneur, les prévôts des marchands et les échevins lyonnais affirmèrent leur indéfectible fidélité à la Couronne comme l'irréductible autonomie de leur pouvoir; en ce «siècle des saints», ils inventèrent un imaginaire capable de transformer leur ville en cité providentielle, au nom d'une transcendance supérieure à celle du souverain lui-même.
    Centré sur l'imaginaire politique des élites lyonnaises, leur action et leurs songes, ce livre offre une compréhension renouvelée des mécanismes de l'Etat royal. Il met en évidence la construction d'un «absolutisme municipal» inattendu et singulier.

  • La sécurité est devenue, s'appuyant notamment sur la délinquance juvénile, un argument fort de l'action publique. Les stratégies de ségrégation que l'on croyait révolues depuis la disparition des "maisons de correction" font retour. Les centres éducatifs tendent à devenir des centres fermés dont la porte reste ouverte.sur celle de la prison. Le regard est porté sur les transformations produites dans le champ de l'éducation spécialisée, sous surveillance de l'Etat, au cours des derniers siècles. L'ouvrage jette quelques lumières sur la relation entre les luttes sociales et l'orientation des pratiques éducatives.

  • "Changeons d'avenir " ! Le message du programme socialiste pour les élections législatives de 1997 semblait clair. Après des années de renoncement, la gauche semblait avoir compris que l'opinion attendait d'elle qu'elle prenne franchement position dans le débat sur le bien-fondé des politiques de rigueur suivies jusque-là par les uns comme par les autres. Or la lente baisse du chômage, largement compensée par une précarisation croissante de la main d'oeuvre, ne masquera pas longtemps la persistance des problèmes qui minent notre modèle social. Des raisons d'espérer existent pourtant, pourvu que la gauche ose se présenter telle qu'en elle-même et joue enfin son rôle d'animation du débat public.

  • Comment distinguer le juste de l'injuste et quel rôle y jouent les émotions ? Quelle est leur place dans les débats publics, dans ce qui fonde la reconnaissance, les actions collectives et l'auto-constitution des groupes ? Si les médias mettent bien en scène les émotions et les mutations qui affectent les critères moraux, participent à la formation et à la délimitation du contenu d'identités collectives, les émotions et leur statut moral mobilisent autre chose selon Jean Widmer. Cet ouvrage rend hommage à ses travaux.

empty