Sciences humaines & sociales

  • Que la femme fasse l'objet de recherches en sciences humaines comme de préoccupations politiques et sociales est une chose relativement récente ; c'en est une autre, et bien plus ancienne, de mettre la dimension maternelle au coeur de ces questions.
    C'est cet aspect encore peu exploré sur le plan sociologique que cet ouvrage éclaire, en s'attachant à dégager les grandes phases qui structurent l'évolution du statut et de la fonction de la mère ainsi que de l'image de la maternité, dans la société, dans la famille, mais aussi dans la conscience de chaque femme.

  • Il devient urgent de repenser la place de la maternité dans la vie des femmes et dans le fonctionnement de la société.

    Aujourd'hui, les femmes disposent de tous les droits civils et politiques, elles peuvent exercer les mêmes activités que les hommes. Pour autant, elles ne renoncent pas à avoir des enfants, même si elles ont désormais le choix : la plupart veulent être à la fois mères et « actives ». Cette revendication s'inscrit dans un nouveau système de représentations : chacune veut s'épanouir dans sa vie publique comme dans sa vie privée. Or la maternité pèse sur les femmes bien plus que la paternité ne pèse sur les hommes, dans la vie quotidienne, et aussi dans les mentalités. S'ouvre un combat féministe d'un nouvel âge où l'amour maternel peut faire bouger les lignes.

  • Une histoire inédite des congés parentaux, point de départ d'une réflexion sur les transformations de la famille, du couple, du partage des tâches. Et s'il était temps de donner aux congés parentaux un rôle central dans la vie des parents pour changer la société ?

  • Durant le dernier demi-siècle, une importante révolution scientifique et technique a profondément transformé le vécu et les représentations de l'accouchement. Parallèlement, l'exercice de la profession de sage-femme est passé de la plus large autonomie à la dépendance envers la médecine et l'hôpital. Yvonne Knibiehler interroge le statut de ce métier « féminin » par excellence, confronté au pouvoir médical et à la domination masculine. Cette 2e édition mise à jour est augmentée d'une préface et d'une étude sociologique inédite de Florence Douguet et Alain Vilbrod sur les mutations en cours au sein de la profession.

  • L'accès des femmes aux droits politiques, en 1945, n'a pas suffi à faire d'elles des citoyennes à part entière. C'est que la maternité introduit une différence considérable entre la citoyenneté masculine et la citoyenneté féminine. Dans cette étude sociale, économique, et surtout culturelle, de la maternité depuis 1945, Yvonne Knibiehler réfléchit sur une triple révolution : Pourquoi ces femmes qui ont reçu l'intégralité des droits civiques ont-elles, en même temps, voulu le baby-boom ? Pourquoi, après 1968, leurs filles ont-elles dénoncé la maternité comme un asservissement et le patriarcat comme une exploitation ? Pourquoi leurs petites-filles réclament-elles, à présent, un enfant à tout prix ? Ces mutations, si profondes et si rapides, ont-elles transformé les relations entre citoyenneté et maternité ? Dans quelle mesure ? Désormais, toute mère noue, hors du foyer, des liens sociaux autonomes, non seulement pour gagner elle aussi le pain quotidien mais, plus encore, pour collaborer avec les spécialistes, de plus en plus nombreux, qui aident l'enfant à grandir : médecins, enseignants, psychologues. Ses partenaires ont changé. Sa responsabilité personnelle augmente, se diversifie, prend une dimension politique. Il y a là un moteur puissant de la citoyenneté féminine, à condition de ne pas enfermer les femmes dans une inacceptable spécificité, à condition d'inventer un nouveau féminisme, c'est-à-dire un nouvel humanisme.

  • Après quelques années euphoriques de " libération sexuelle ", le sexe, de nouveau, fait peur. À cause des maladies qu'il transmet mais aussi des formes de violence qu'il inspire - tournantes, pédophilie, pornographie. Quels sont, dans un tel contexte, les nouveaux principes qui peuvent encadrer les conduites sexuelles ? En quoi l'histoire passée peut-elle permettre aux femmes et aux hommes d'aujourd'hui de mieux vivre ensemble ? Et comment aider les jeunes générations, garçons et filles, à aborder la sexualité dans le respect des différences ? Une lecture indispensable pour que les hommes et les femmes sachent de quoi ils parlent quand il est question de sexualité. Historienne et féministe, Yvonne Knibiehler est spécialiste de l'histoire des femmes.

  • Longtemps, les hommes ont défini la maternité à leur manière : succédant aux prêtres, les philosophes, les médecins, les politiques ont prescrit des règles de conduite aux " filles d'Ève ". Les femmes n'avaient pas leur mot à dire, à l'exception des mieux nanties ou des plus combatives. Progressivement, l'instruction des filles s'est généralisée, les femmes ont osé revendiquer leurs droits. Puis, grâce aux progrès scientifiques, elles ont pu limiter leur fécondité, devenir mères selon leur volonté et non plus selon leur " nature ". Et en gagnant leur vie, en accédant à l'espace public, elles ont pris la parole de plus en plus librement.
    Que disent les femmes, qu'écrivent-elles sur la maternité, sur la relation entre mère et enfant ? En leur donnant ici la parole, en mettant en valeur leurs dits et leurs écrits, présentés dans leur contexte historique et social, cet ouvrage, qui inclut une anthologie littéraire - du XVIIe siècle à nos jours -, offre une histoire passionnante et originale.
    D'une grande diversité (lettres, billets d'abandon, conseils de nourrices, traités d'éducation, poèmes, journaux, romans, autofictions, écrits pour la jeunesse, bandes dessinées, blogs...), les textes proposés émanent d'écrivaines célèbres ou d'anonymes. En abordant des thèmes aussi divers que le déni de grossesse, les nouvelles configurations familiales, la transmission maternelle ou la conciliation maternité-travail, ils illustrent des évolutions de la société contemporaine et les nouvelles façons d'être mère.

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