ÉLP éditeur

  • Quatorze appartements

    Agnes Karinthi

    • Élp éditeur
    • 11 Octobre 2015

    Les portraits féminins en littérature m'ont toujours passionnée. Dans mes lectures, je suis sensible à l'équilibre complexe qui forge l'âme des personnages. Plus l'héroïne semble vraie, plus elle m'émeut. Combien de fois ai-je cru à mon amitié possible avec Élisabeth (Orgueil et préjugés, Jane Austen), Kitty (La passe dangereuse, Somerset Maugham), Myriam (Mangez-moi, Agnès Desarthe) ou encore Polly (La vérité sur Lorin Jones, Alison Lurie)... Dans le monde merveilleux des rêves éveillés, j'espère avoir le bonheur de les croiser un jour.
    Je suis une scientifique. De celles qui questionnent toujours les évidences. Un jour j'ai eu envie de renvoyer mes interrogations à un public exigeant et je me suis mise à écrire : livrer des émotions comme dans une lettre que j'ai écrite pour Jorge Semprun ou peindre des portraits comme dans ce texte, Quatorze appartements. La solidarité a-t-elle encore sa place dans les rapports humains ? Véronique y croit. Et même si ce sont des raisons personnelles qui la poussent vers ses contemporains, elle veut devenir actrice de la chaîne qui lie les hommes les uns aux autres, au risque de s'y blesser.
    Quatorze appartements raconte le parcours initiatique de Véronique Roland. Fraîchement installée à Lyon, déçue par son mari et pressentant la routine qui la guette, elle décide de renverser la vapeur et frappe aux portes de ses voisins pour tisser des liens. En réponse, elle rencontre l'indifférence des uns, la solitude des autres, l'infidélité et l'amitié.
    Quatorze appartements est un roman d'analyse qui plaira autant aux femmes qu'aux hommes, aux jeunes qu'aux vieux, puisqu'il nous emmène au coeur de l'humanité sociale de la vie quotidienne d'une famille de la classe moyenne en milieu urbain.

    Lien vers la page du livre chez l'éditeur :
    http://www.elpediteur.com/auteurs/karinthi_ag/2015_quatorze.html
    Lien vers une compte-rendu de lecture par Eole, sur le Songe d'une nuit d'été, webzine féminin :
    http://www.hellocoton.fr/to/1gBFC

  • Un homme

    Christina Mirjol

    • Élp éditeur
    • 18 Février 2020

    « Les uns et les autres ne connaissent pas, dit l'homme, la glace que nous portons la nuit sur nos épaules, qui croît pendant nos rêves, nous entoure d'une calotte d'un crépuscule à l'autre. Ils ne savent rien de ça, ils vont ici et là, se déplacent comme des bulles. »
    Un homme, le roman de Christina Mirjol, retrace en trois chapitres les conditions de survie héroïques d'un homme sans domicile. Ce parfait anonyme, ce naufragé des rues, on le devine d'emblée, est choisi par l'auteure parmi des centaines d'autres.
    C'est dans le contexte glacial de l'hiver 2012 en Europe, au milieu d'une foule attendant l'ouverture des portes d'un cinéma, que survient la rencontre déchirante entre l'homme et un couple. Une femme et son mari, tous deux en proie au froid, sont saisis de stupeur devant l'apparition de cet homme peu vêtu : « Une veste trop petite et ne couvrant qu'à peine la longueur de ses bras, pas de gants. ». L'empathie que déclenche cette tragédie du quotidien (le froid intolérable amplifiant les projections et la vision poignante entraînant les hantises), débouche sans crier gare sur le dernier chapitre. On n'entend désormais plus que la voix de l'homme. Dans son humanité, l'homme parle à son caddie, à ses membres qui ont froid, à sa pauvre jambe gourde. Dans l'univers glacé qu'il s'apprête à traverser, les grues qui barrent le ciel et les tours impassibles de la Grande Bibliothèque encouragent son périple, contiennent le vent violent... S'amorce au petit matin, sous un ciel bleu acier, l'épopée d'un invisible.
    Dans son recueil de nouvelles, Les invitées, Christina Mirjol abordait le phénomène de la mort sous toutes ses facettes et selon son impact sur les (sur)vivants. Dans ce deuxième ouvrage publié chez ÉLP éditeur, elle traduit la dimension épique de l'homme dans des conditions extrêmes, sa déambulation quotidienne obligatoire, pour ne pas mourir de froid, pour trouver une place à l'abri, pour s'isoler des regards indiscrets, pour continuer à être Un homme...
    Ses autres romans, Suzanne ou le récit de la honte (prix Thyde Monnier, la SGDL, 2008), Dernières lueurs, et le recueil de nouvelles Les petits gouffres (prix Renaissance de la nouvelle, 2012) sont publiés au Mercure de France.

  • Vespéral de l'être

    Julien Quittelier

    • Élp éditeur
    • 13 Juin 2019



    De quoi parle l'oeuvre de Julien Quittelier ? Eh bien elle parle de nos esprits dégorgeant l'absinthe du missel qui firent du Seigneur les reliques satanes... bien qu'ils eurent prédit leur déréliction: un halo de science et tels que des platanes nos chairs en des lambeaux saints d'irréligion. Autrement dit, la religion décline et le phénomène est tellement avancé qu'il n'est même plus intéressant (ou inspirant, ou poétique) de s'en affliger. Alors, comme souvent chez les nostalgiques du fait religieux douloureusement conscients du fond bétonné et irrémédiable des sécularisations contemporaines, le poète va faire ici flèches de tous bois conceptualisables. Les dieux et entités des différents polythéismes antiques, accompagnés par Belzébuth (pour ne signaler que lui) vont danser une tarentelle endiablée. C'est la tempête, la déroute, la fantasia paniquée, le grand tourbillon. Nous ne somme pas ici dans du religieux (encore moins dans de l'irréligieux ou de l'anti-religieux) mais bel et bien dans du post-religieux.




    Vespéral de l'être c'est le soir qui tombe sur l'étant religieux. Le crépuscule des théogonies... Et ça prend l'allure d'une cacophonie si épouvantée qu'elle en devient grandiose. Il faut bien lire ce recueil et bien ne pas le comprendre. Ce sont les choreutes horripilés des temps anciens qui nous crient depuis leur caverne idoine, bêtes fatalement blessées, leur inaptitude insondable à s'immiscer dans le chas cuisant de l'aiguille acide de toutes nos modernités impavides.




    Vespéral de l'être est une oeuvre monumentale qui confine au sublime. Poème après poème, nous plongeons dans un univers aux relents du passé tout en étant plongé, comme l'auteur lui-même, au coeur de l'Europe contemporaine. Celui-ci a inscrit en sous-titre OEuvre littéraire complète. Permettez à l'éditeur d'en douter car une telle oeuvre ne saurait être complétée...

  • Un roman à l'eau de rose nanane

    Marie-Andree Mongeau

    • Élp éditeur
    • 11 Septembre 2020

    Lucie, jeune femme romanesque, rêve de l'amour idéal, tel que véhiculé par les romans légers de la toute puissante maison d'édition Baldaquin. Ce massif conglomérat littéraire produit industriellement des romans-savonnettes parfumés qui permettent à son lectorat en transes de s'évader. Lucie, comme des milliers d'autres, s'en délecte. Mais elle veut aller plus loin : lorsqu'elle décide de prendre son imaginaire à bras-le-corps, son expertise littéraire et sa vaste expérience de consommatrice Baldaquin lui seront indispensables pour rédiger un roman de son cru qui, naturellement, sera bien supérieur à la moyenne.



    Elle se rendra bientôt compte qu'il n'est pas si facile d'écrire selon les règles strictes de l'éditeur sans s'enfoncer dans le piège de la guimauve mouvante. Entre ses tentatives d'écriture, ses fantasmes personnels et sa banale réalité qu'elle tente maladroitement de faire entre dans le moule Baldaquin, on est entraîné dans un tourbillon aux bouffées bonbons parfaitement irrésistible.

  • L'imagiaire des pimprenelles

    Lauber

    • Élp éditeur
    • 20 Novembre 2014

    Le principe pictopoétique tel que nous le développons ici vient de Guillaume Apollinaire. La dernière partie du recueil Alcools (1913), intitulée Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée présente trente images (qu'on appelle techniquement des bois) du dessinateur Raoul Dufy suivies chacune d'un titre et de quatre vers du poète, en octosyllabiques ou en alexandrins. Cent ans plus tard, nous avons complexifié la démarche en rallongeant le bout rimé à deux petites pages et surtout en travaillant plus dynamiquement le titrage. Si Apollinaire commentait le lapin, l'image et la petite épigramme s'intitulaient tout simplement Le lapin, sans plus. Nous avons enrichi le jeu en lui insufflant une dimension plus aléatoire et plus automatiste de déclencheur poétique. L'imagier prend la photo et l'intitule selon son inspiration mais en évitant sciemment les intitulés descriptifs univoques au profit de vrais titres, au sens fort. Ainsi un papillon bleu sur une fougère ne s'intitulera pas Papillon bleu sur une fougère mais Dans la lande des langues. En procédant ainsi, en plus de fournir le crucial cadre visuel, notre imagier, qui est aussi un brillant écrivain, avance d'un cran dans le projet poétique en formulant sans tergiverser la direction déterminante de ce que fera le poème. Ajoutons que les connaissances entomologiques, zoologiques et botaniques manifestées et exprimées ici viennent aussi de l'imagier.
    Les photographies naturalistes d'Allan Erwan Berger se prêtent superbement à l'exercice auquel nous nous adonnons ici. Il est clair qu'un courant important de la poésie moderne évolue vers la miniature. Du temps d'Homère et aussi du temps de Malherbe on pouvait écrire des ouvrages entiers en vers. Victor Hugo et Alfred de Vigny, Louis Fréchette et Octave Crémazie, dans le monde francophone, ferment cette marche tonitruante de l'ode, de l'élégie et de la stance. Maintenant, avec Verlaine et Vigneault, le poème aborde le monde du petit, du fin, de l'intériorisé. Et aussi, maintenant, avec Queneau et Gauvreau, il s'approprie Dada, le grotesque, le bouffon, le cabot le foufou autant que la langueur, le vague à l'âme et la sagesse. La poésie n'est plus un art majeur mais, de ce fait, elle est maintenant vraiment plus libre que jamais. Faire du vers libre, c'est se donner toutes les structures appropriées, de la plus stricte à la plus lâche, de la plus héritée à la plus improvisée, fonction du problème à régler. Nous avons procédé sans hésiter et sans se complexer. C'est pas le devoir qui prime. C'est le plaisir. La joie de la rencontre fatale, universelle, du mot et de l'image.
    Vous trouverez ici du comique, du tragique et du lyrique. L'idée de bestiaire, insufflée par Apollinaire, se perpétue, se complexifie et s'affine car mon imagier est très proche de la nature zoologique et botanique. Sans être pastoral, tout ça, c'est certainement passablement bucolique. C'est un hymne inconditionnel d'amour joyeux pour cette nature si dense, si merveilleuse, si fantastique, si fragile, qui n'appartiens à personne mais envers laquelle nous avons tous une cruciale responsabilité de déférence.
    Après L'imagiaire Vergner publié chez le même éditeur, venez avec nous rêver et rimailler dans L'Imagiaire des pimprenelles.

    EXTRAITS À LIRE SUR LE SITE DE L'ÉDITEUR

  • Impuissant vs insoumis

    Aline Jeannet

    • Élp éditeur
    • 29 Janvier 2011

    Qu'est-ce qu'il fait, cette nuit, son si discret voisin qui se cache derrière un parfum d'hydrocarbure ? Beatrix l'entend travailler, au-dessus de chez elle, et elle imagine n'importe quoi. Mais cette nuit, c'est plus fort qu'elle. Cette nuit, elle grimpe chez lui et découvre derrière la porte ouverte un jovial assassin, qui va lui en faire voir...
    J. Stern, c'est son guide, son bourreau, mais aussi son esprit protecteur. Sans qu'elle sache comment lui dire non, il l'embarque sous la ville, vers d'anciens souvenirs dont Beatrix ne garde que des bribes. Ils se rendront dans cet étrange lieu enfoui dans les catastrophes. Du temps, plus rien ne reste que des couches désorganisées qui s'effritent entre les doigts. De la ville qu'elle a connue, jusqu'au littoral, tout le paysage est transformé, asséché et ranci par un événement dévastateur dont elle ne se rappelle rien, mais qui a fait naître une société qui se défonce à l'oxygène.
    Transfuge, entre ascenseurs et stations-services, assignée à de sales besognes, Beatrix ramassera sa mémoire brisée, au hasard des rencontres et des caprices de J. Stern, qu'elle ne connaît pas, mais qui la connaît bien.
    Taille approximative : 171 écrans au format livre de poche, dans la version pdf.

  • Se travestir, se dévoiler

    Paul Laurendeau

    • Élp éditeur
    • 30 Janvier 2011


    L'itinérant torontois Marcel Dacier se substitue sans témoin à un certain Simon Baume, dont il est le sosie intégral, sur les lieux de l'accident mortel de ce dernier. Cela le fait entrer dans une famille de milliardaires de l'Escarpement du Niagara. Il y redresse involontairement un certain nombre de torts et se gagne quelque peu la confiance de cet univers bourgeois glauque, en le prenant doucement et astucieusement dans l'angle du bon amnésique. Le travesti est parfait. Mais, quand tout semble se mettre en place, comme une mécaniquement bien huilée, insidieusement quelque chose coince, frotte, se casse. Et notre homme devra en venir inexorablement à se dévoiler. Les représentants de son nouveau milieu social devront le faire aussi, en une tumultueuse dégringolade de sincérité et de vérité non voulue, que personne n'avait vu venir.


    Se travestir est un acte calculé, stratégique, méthodique, fondamentalement stable, même à travers le détail fourmillant de ses divers rajustements tactiques. Se dévoiler est plutôt un effondrement, un effet de forces éminemment involontaires, une catastrophe, au sens le plus pur du terme, une capilotade effilochée, échancrée et filandreuse qui, si elle rencontre parfois certains assentiments secrets, rampants, occultes, s'impose à nous, malgré nous, s'enchevêtre en torons cauchemardesques tout autour de nous, et nous force à la plus échevelée et la plus fatale des cascades d'improvisations.

    Taille approximative : 363 écrans au format livre de poche, dans la version pdf.

  • Ce qu'il y a de bien, avec les nouvelles, c'est qu'elles ne prennent que quelques heures à écrire et quelques minutes à lire. De cette façon, si la bête est barbante, que ce soit à écrire ou à lire, on sait à l'avance que ce ne sera que de courte durée. On apprécie Dieu merci que ce ne soit pas un roman. Cette crainte de gaspiller son temps fait de la nouvelle une forme de récit particulièrement bien adaptée à notre époque. Non pas que nous manquions de temps pour lire ou pour écrire. Soyons honnête : manquer de temps, c'est d'abord et avant tout une mode. C'est une façon de dire, et surtout de se dire, qu'on est important, sollicité, essentiel à la bonne marche de l'économie mondiale. Non. Si la nouvelle convient bien au siècle, c'est que ce dernier nous a tous habitués à passer à autre chose le plus rapidement possible. Tout nous étant maintenant offert digéré à l'avance, consacrer du temps est devenu synonyme de perdre du temps.
    La bonne nouvelle, car il y en a une, c'est que la nouvelle est un roman que l'auteur a digéré dans sa tête pour lui éviter d'avoir à écrire trop longuement et pour éviter au lecteur... La bonne nouvelle, car il y en a une, c'est que la nouvelle est un roman que l'auteur a digéré dans sa tête pour lui éviter d'avoir à écrire trop longuement et pour éviter au lecteur l'inconfort de devoir lire des heures et des heures. La mode sera-t-elle bientôt à la nouvelle courte, très courte, toujours plus courte ? Je parie que oui. Elle fera tout au plus une page, mes bons. Les auteurs les plus habiles feront même en sorte qu'elle puisse s'afficher toute entière et de manière parfaitement lisible sur l'écran du téléphone qu'on tient à la main quand on fait ses courses. En attendant, en voici quelques-unes honteusement plus longues. Sachant qu'elles mettraient toutes plus de deux minutes à lire, j'ai fait l'effort de les rendre intéressantes. Si vous les trouvez barbantes, rassurez-vous : ce ne sera que de courte durée.
    Taille approximative : 152 écrans au format 135x180, dans la version pdf de septembre 2012.

  • Voici les morts qui dansent

    Allan E. Berger

    • Élp éditeur
    • 31 Janvier 2011

    Dans la culture classique occidentale, le Philosophe est souvent représenté en train de contempler un crâne - gros poncif de la peinturlure... Or, je viens de passer huit années les yeux dans les orbites avec mon propre crâne, et avec ce qu'il contient. Tout ceci pour pondre un énorme roman sur ce qui fixe l'humanité, qui la fascine et qui la domine sans remèdes : la fin de chacun. Voilà qui m'a rendu meilleur cancre, mais pas plus philosophe.
    Comme des fruits, sont tombées régulièrement quatre nouvelles issues en droite ligne de ces préoccupations incongrues. "Sur la chaussée" pose le décor du roman dont elle est la fille, et perpétue à sa petite échelle la forme du Dialogue de morts initiée par Lucien et reprise de manière ébouriffante par Fontenelle et Robert Silverberg ; "Les deux capitaines" raconte une aventure qui m'est arrivée un jour que je n'étais plus très frais. Les autres nouvelles sont des plongées dans les différentes cavernes de la littérature fantastique : vampirisme, enfers, zombies et fantômes.
    Taille : 119 écrans au format 135x180, dans la version pdf de janvier 2013.

  • Le bout de l'île

    Daniel Ducharme

    • Élp éditeur
    • 1 Février 2011

    À l'est de l'île de Montréal s'étend une pointe de terre qui, autrefois, était couverte de trembles, d'où son nom de Pointe-aux-Trembles. C'est là que François-Gabriel Dumas, alias Gaby, a passé sa jeunesse dans les années soixante-dix. À l'époque, ce n'était qu'une agglomération de paroisses, c'est-à-dire ni un tout à fait un village, ni la banlieue qu'elle est devenue dans les années quatre-vingt. À l'ombre du plus grand complexe pétrochimique de l'est du Canada dont les cheminées « brûlent jour et nuit » (Richard Séguin), Gaby affronte les voyous du quartier dans un match de ballon-chasseur à la suite duquel il se fera un nouvel ami et connaîtra son premier amour, un amour juvénile, encore pur et innocent.
    Le bout de l'île est le roman de la transition, le roman du passage à l'adolescence comme chacun de nous a dû vivre. À l'instar des Allumettes suédoises de Robert Sabatier, il appartient au genre du récit de l'enfance, un genre qui ne se démode jamais et qui, quel que soit la provenance de l'auteur, recèle une portée toujours universelle.
    Taille approximative : 156 écrans au format livre de poche, dans la version pdf.

  • Adultophobie

    Paul Laurendeau

    • Élp éditeur
    • 2 Février 2011

    Le roman de Paul Laurendeau a mobilisé une mûre réflexion d'équipe de la part de tout notre comité. L'oeuvre que Paul nous soumettait cette fois-ci aborde un thème douloureux et tabou, celui du crime d'abus pédophile, en le traitant du point de vue, désillusionné et sans concession, de la jeune victime. Indubitablement, cet ouvrage n'est pas une oeuvre légère et il a fallu décider collectivement qu'ÉLP s'associait à la démarche romanesque et critique de son auteur. Sombre, dur, fataliste, cet ouvrage, qui est une fiction intégrale, a donc été scrupuleusement lu par tous les membres de notre équipe. Et nous l'avons amplement discuté. Un de nos collaborateurs de longue date, homme pondéré, sage et cultivé, a finalement fait valoir que ce thème, révoltant, douloureux et lancinant, était dans l'air du temps, qu'il se manifestait dans des oeuvres théâtrales, cinématographiques et romanesques actuelles, dont certaines n'avaient pas la qualité et la sensibilité du roman de Laurendeau. Exprimer la tonalité d'un temps, c'est aussi regarder en face ses douleurs les plus insoutenables.
    Taille approximative : 237 écrans au format livre de poche, dans la version pdf.

  • Quatre-vingts printemps

    Nicolas Hibon

    • Élp éditeur
    • 21 Avril 2011

    Ils sont sept. Ils se prénomment Janine, Mario, Josiane, Joseph, Emilienne, Fulgence, Emilien. Ils sont d'horizons divers : Marseille, le Portugal, la Pologne, le Sénégal... Ils ont des trajectoires différentes : brocanteuse, mécanicien, femme au foyer, homme de lettres... Mais ils ont quelque chose en commun. Ils sont rebelles. Ils sont révolutionnaires. Ils sont octogénaires. Et ils sont pensionnaires de l'Hospice du soleil.
    À Paris, à notre époque, il ne fait pas bon faire de vieux os. Confinés comme d'antiques souvenirs au troisième étage de l'institution qui les accueille, nos héros attendent la mort... enfin pas tout à fait. Entre parties de poker et plans de guerre en vue de damner le pion aux cerbères de la maison qui terrorisent les pensionnaires, nos vénérables et téméraires vieillards n'ont pas l'intention de se laisser aller. Et ne sont jamais à court d'idées pour améliorer l'ordinaire bien maigre que leur propose l'hospice. Jusqu'au jour où leurs petites combines de vieux délinquants prendront une tournure plus... politique. Quand les anciens se déchaînent, qui s'attendrait à la révolution des déambulateurs? Un livre attachant et plein d'humour, dont la fraîcheur vient surprendre en ces temps de culte de la jeunesse.
    Taille : 263 écrans au format 135x180, dans la version pdf de décembre 2011.

  • Pub aux démons

    Nessendyl

    • Élp éditeur
    • 14 Janvier 2014

    Écrivain sans inspiration, célibataire en friche, incapable d'émettre autre chose que des idées mornes et des pensées médiocres, Bastien se fait soudain balloter, engourdi, d'un mystère sinistre à une sombre catastrophe. Ces cahots soudains ne le réveillent toutefois pas vraiment, car il ne croit pas assez en lui ; or, ses interlocuteurs s'avèrent être de plus en plus monstrueux jusqu'au moment où, effaré, Bastien comprend que sa vie est maintenant remplie de démons et qu'il doit prendre parti. Doté de la capacité offensive d'un poulet et du courage qui vient avec, Bastien, toujours un petit peu déconnecté, va se manger des énormités qui auraient largement terrorisé quelqu'un d'un peu plus alerte. Lui se contentera d'avoir peur et d'être fatigué de tout ce vacarme ; mais cette peur et cette fatigue seront ses deux ailes qui feront de ce garçon un peu larvaire un géant d'une violence à faire hurler de trouille tous les démons véritables. Comment ? Pourquoi ? Par l'entremise d'une arme légendaire que seul un Bastien molasson pouvait espérer manipuler sans exploser, le voici devenu l'être le plus dangereux de la ville, et nul ne sait exactement par quel bout le prendre, ni ce qu'il compte faire.

  • Ma Syrie

    Adeline Chenon-Ramlat

    • Élp éditeur
    • 2 Février 2016

    Ma Syrie, c'est celle du désert, de ce lieu qui est à la fois austère comme peuvent l'être les étendues de pierres où l'on ne sait que survivre, et doux comme un havre à l'écart du tintamarre des cités, comme un thé à la menthe bu devant un feu, la nuit. Dans ce lieu si exigeant et pourtant si séduisant, Adeline Chenon-Ramlat a vécu avec les Bédouins, les « errants » des fonds sauvages, qui sont devenus sa famille de sang, au centre de la Syrie. Elle les a vus en cours de sédentarisation, porteurs du monde immense mais avec les gestes de la modestie propre à ceux qui ne risquent certes pas de « parvenir », entre nobles tentes d'apparat et pauvres maisons de parpaings, à la fois rêveurs, gourmands, imaginatifs et sans illusion. Ceux-là vivent à la frontière entre les campagnes et le désert, dans les tampons entre les rebords de l'Occident et les marches de l'Asie sans fin, entre les postillonnants tourbillons de la modernité et le silence peuplé des passions des très anciens pays. La façon de vivre ancestrale de ces gens est en cours d'extinction. Harcelés dans le Néguev, massacrés en Irak et en Syrie, eux qui ont résisté à beaucoup d'invasions sont en train de se courber sous la tempête. Cet ouvrage les montre juste avant le drame en cours, quand la vie était rythmée par les faucons, les moutons, les olives, les espoirs et les longues veillées. Il est sûr que certains bédouins survivront, mais plus jamais leur vie ne sera pareille. Ce sont leurs habitudes, leurs traditions qui vont être bouleversées, et ce livre souhaite avant tout raconter à quoi elles ressemblent, dans leur unicité. Ici vous lirez le caractère d'un peuple aussi imbriqué dans la nature que fidèle à sa vision du monde.

  • Le pépiement des femmes-frégates

    Paul Laurendeau

    • Élp éditeur
    • 23 Août 2011

    Nous sommes dans un Kanada et un Kébek distordus par la lentille de l'imaginaire. C'est un pays ancien, serein et fier, à la fois forestier, riverain, montagnard et urbain. C'est une culture où les bûcherons courent la chasse-gallerie, les clercs de notaire font de l'ethnographie, les policiers provinciaux sont anglophones et portent l'habit rouge, les bedoches d'églises sont des conservatrices de musée, savantes, bourrées de sagesse et de générosité. Ici, les protagonistes portent des prénoms qui riment avec leurs noms de famille : Coq Vidocq, Rogatien Gatien, Mathieu Cayeux, Denise Labise. La métropole s'appelle Ville-Réale. Les villages riverains s'appellent Trois-Cabanes, Martine-sur-la-Rive, Pointe-Carquois, ou le Bourg des Patriotes. Les montagnes, hautes, bien trop hautes, sont le Mont Coupet et le Faîte du Calvaire. Et coulent dans leurs vallées respectives, le fleuve Montespan et la rivière des Mille-Berges. Le drapeau national est le Pearson Pennant, et, à la frontière sud, se trouve la lointaine et influente RNVS (la République de Nos Voisins du Sud)...
    Mais surtout, dans ce monde, vivent des hommes et des femmes oiseaux, mystérieux et sauvages, qui nichent dans de hautes cavernes de granit. Ce sont les hommes-frégates et les femmes-frégates. La femme-frégate, sa peau, ses lèvres, sa cornée et ses dents sont d'un noir dur, pur. Son long et puissant plumage dorsal est rouge vif, rouge sang. Inversement, le plumage de l'homme-frégate est noir charbon et sa peau, ses lèvres, sa cornée et ses dents sont rouge vif. Les hommes-frégates sont beaucoup plus rares que leurs compagnes, dans un ratio d'un homme pour douze femmes environ. Conséquemment, les femmes-frégates doivent périodiquement, inlassablement, méthodiquement, déployer leurs ailes, immenses et puissantes, et se tourner vers les hommes-sans-ailes, pour voir aux affaires des passions ataviques et de l'amour consenti.
    Il faut alors se contacter, se toucher, se parler, se séduire, avec ou sans truchements, furtivement ou durablement. Dans l'ardeur insolite mais inoubliable de la rencontre fatale de deux mondes effarouchés, étrangers mais amis, retentit alors un appel urgent, virulent, indomptable, un cri grichant, strident, aux harmoniques riches et denses, le langage d'un jeu complexe de communications subtiles, articulées, intimes et sans égales : le pépiement des femmes-frégates.
    Taille approximative : 515 écrans au format livre de poche, dans la version pdf.

    EXTRAIT À LIRE SUR LE SITE DE L'ÉDITEUR

  • , mais...

    Richard Monette

    • Élp éditeur
    • 5 Décembre 2011

    , MAIS... est un recueil qui survole trente-cinq ans d'écriture. Poésie d'abord timide ( Je n'ai que mots journaliers ), exprimant le doute, le doute de sa propre existence jusqu'au doute menant à la fragilité de la vie ( Je naîtrai loin des nudités d'horloges mécaniques, là d'où l'heure a pleurée ). Elle croît par la suite en intensité et en maturité ( Mon oeil myope immigre moite dans l'ombre de mes mains ).
    Les poèmes ne sont pas en ordre chronologique, mais regroupés plutôt pour permettre au lecteur de glisser d'un thème à l'autre, évoluant vers la densité intérieure et explosive d'un homme au passé secret et à l'avenir incertain (Voilure de marbre usée aux siècles mouillés). Les textes sont comme des photographies d'émotions prises sur le vif dont on ne peut détacher le regard. L'auteur prétend qu'il est peu probable de pouvoir arrêter la lecture dans la dernière partie du recueil pour autre chose que respirer.
    Cette poésie gagne à se lire à voix haute pour en apprécier la saveur subtile des rythmes et découvrir la richesse sonore des sens. À la mer l'homme mouille la mort.

  • L'Annihilatrice à couettes (L'Antévers 2)

    Guilhem

    • Élp éditeur
    • 7 Décembre 2020

    « Lorsqu'il fut établi que personne ne serait en mesure d'empêcher l'Armée de Secours de foncer dans le tas tête baissée, les soldats expérimentés d'Asia les prirent de vitesse. Ils se sacrifièrent pour réussir une percée dans les défenses ennemies. La plupart d'entre eux furent cueillis en pleine charge par les armes de jet de l'Élysée. Leur mort permit de créer une petite brèche dans laquelle la horde de femelles s'engouffra, massacrant à tour de bras, de l'intérieur, les forces de l'Élysée. C'était comme si des siècles à contenir leur animalité derrière des sourires charmeurs, une coquetterie forcée et des putains de cérémonie du thé à la con explosaient tels des pieds bandés lotus d'or enfin libérés. De mémoire militaire, jamais on ne vit un tel carnage sur un champ de bataille. »

    Dans cette suite du Chevalier à la canne à pêche, l'écriture de Guilhem est un triomphe de la rencontre de l'Heroic Fantasy et de l'humour. Savoureusement imaginatif et d'une qualité d'évocation remarquable, son récit nous emporte dans cette mascarade lumineuse où tout est possible et où la surprise de lecture, atterrée et joyeuse, est omniprésente. L'imagination débordante de cette saga titanesque pousse, comme irrésistiblement, à une lecture dévoratrice. Guilhem signe là un deuxième tome à sa Saga de l'Antévers à la hauteur de nos espérances les plus folles.

  • Le cycle domanial t.1 ; le thaumaturge et le comédien

    Paul Laurendeau

    • Élp éditeur
    • 3 Mars 2013




    Le Domaine, vieille contrés fictive, est sur le point de faire éclater la révolution qui le verra se transformer en la République Domaniale. Deux femmes de la haute aristocratie déclinante, la Rainette Dulciane et sa première dame de compagnie, la vicomtesse Rosèle Paléologue, s'aiment d'un amour interdit, fort et indissoluble que rien, pas même la conflagration sociale qui approche, ne détruira. Mais la Rainette du Domaine a aussi un amant, torride et terrible, Cégismond Novice, dit le thaumaturge, personnage trouble, vif et brutal. La terrible soif de cet homme étrange est consommée tandis que la passion envers la suivante reste pudiquement cérébrale et verbale. Mais alors, où donc est l'amour ? Quelle est la nature des sentiments qui motivent des trajectoires et des choix si torves ? Huit décennies plus tard, une des descendantes de la suivante aimée, une cinéaste du Ministère des Arts Visuels qui s'appelle elle aussi Rosèle Paléologue, cherche à reconstituer, pour un film, ce que fut le contexte social, sentimental et émotionnel de cette torrentielle passion saphique blessée, de portée historique. Il faudra, entre autres, dénicher un comédien trempé pour jouer le fameux thaumaturge, cette épine au pied, cet insondable mystère masculin. Cela ne se fera pas sans de nouvelles et parfois douloureuses explosions émotionnelles. La compréhension et la perpétuation du drame ambivalent de l'amour peuvent-ils survivre aux changements d'époques ?

  • Le cycle domanial t.2 ; Edith et Atalante

    Paul Laurendeau

    • Élp éditeur
    • 3 Mars 2013




    Le tabellion Eutrope Tarbe, esprit systématique et peu impressionnable, juge en conscience que la Firme de Diffusion des Traditions Historiques Domaniales raconte l'histoire de la République Domaniale n'importe comment. Cette institution à péage fausse ouvertement le savoir collectif et ce, notamment, en ce qui concerne le rôle que jouèrent dans l'Histoire la Rainette Dulciane et sa suivante, la vicomtesse Rosèle Paléologue.




    Eutrope Tarbe se met à rectifier les choses dans de grandes conférences publiques et, ce faisant, il se fait tirer dessus à la carabine par des séides indéterminés. S'interpose alors la chasseuse Édith, célibataire endurcie et fonctionnaire intègre, qui deviendra vite sa garde du corps attitrée. On se lance alors dans une incroyable cavale terrestre, aérienne et maritime visant à protéger de la méthodologie froidement destructrice des historiens privés un précieux document historique, écrit du temps de la Révolution Domaniale par une noble chroniqueuse qui s'appelle, elle aussi, Édith.




    La tonique factionnaire et son protégé s'embarqueront sur la Rebuffeuse, un caboteur à voile et à vapeur à bord duquel le tabellion Tarbe ne trouvera rien de moins que le sens de son existence. Entraînée jusque dans la mystérieuse Île Arabesque, pour protéger le tabellion dont elle a la charge, la chasseuse Édith, pour sa part, fera, hors de toute attente, la connaissance de la débardeuse arabesquoise Atalante et, là, tout volera en éclats.

  • Le cycle domanial t.3 ; le brelan d'Arc

    Paul Laurendeau

    • Élp éditeur
    • 3 Mars 2013



    Clio Tarbe, la timonière du caboteur la Rebuffeuse, va aider, le tabellion Eutrope Tarbe à résoudre le mystère historique ayant la plus grande importance émotionnelle pour tous les citoyens et citoyennes de la République Domaniale. La quatrième dame de compagnie de la Reinette Dulciane, la baronnette Cordula d'Arc, est une héroïne révolutionnaire révérée dont, pourtant, la trajectoire effective de vie reste obscure et mal documentée. Pour des raisons qui s'avéreront peu reluisantes, la Firme de Diffusion des Traditions Historiques Domaniales donne Cordula d'Arc comme morte sans progéniture, lors des premières journées de la Révolution Domaniale. Mais pourtant, une des actrices ayant joué dans les deux films historiques Le Thaumaturge et la Chronique d'Édith se nomme justement... Cordula d'Arc. Il est indubitable, pour le tabellion Tarbe, que cette actrice cinématographique est la dernière descendante de l'héroïne révolutionnaire dont la propagande privée a fait une icône inféconde.


    En retraçant le fatal brelan des descendant(e)s de la baronnette d'Arc, les historiens de la Rebuffeuse feront remonter à la surface les secrets historiques les plus émotionnellement chargés et les plus subversifs de toute l'histoire domaniale. C'est une chose que de dire l'histoire des hommes et des femmes, c'est une autre chose que de mieux comprendre qu'il n'y a pas que des hommes et des femmes dans l'Histoire...

  • Invisibles et tenaces

    Allan E. Berger

    • Élp éditeur
    • 20 Janvier 2012

    Voici un recueil de souvenirs issus d'un blogue-journal publié sur Mediapart et en d'autres lieux, où l'auteur raconte sa plongée, contrainte par les nécessités du temps, forcée, subie mais finalement réconfortante et enrichissante, dans le milieu des agents de nettoyage. Si ce n'était là qu'une expédition touristique pour ramener du cliché qui sent bon la sueur de prolo, on serait en droit de me cracher au visage. C'est pourquoi je vous dis : braves gens, ravalez votre salive, car voici non seulement un petit train de tableaux édifiants, mais aussi une apologie, un éloge et une proposition. Quand on est au-dehors, on ne se rend pas compte.
    J'ai imaginé qu'un lectorat de gauche rouge brique ne serait pas tout à fait inintéressé à l'idée de lire de quoi nourrir un peu plus son désir de changement, par la mise en mots, à la base même de ce désir, d'une exigence morale toute simple et qu'on ne peut refuser de voir qu'au prix de sa conscience.ce. Celui par qui l'homme du 21e siècle retrouve sa dignité.
    Sans DRM si acheté sur Immatériel .
    Taille : 132 écrans au format 135x180, dans la version pdf de janvier 2013.

  • Trois grandes figures de l'Ouest

    Allan E. Berger

    • Élp éditeur
    • 8 Septembre 2012

    Dans ces récits hors du commun, Allan E. Berger nous fait redécouvrir trois solides mythes de l'ouest français : les Morgan, Merlin et l'Ankoù.
    Dans Les Océanides, l'auteur raconte le pays, les moeurs et les objectifs des êtres de la mer, qu'on appelle Vorgan ou Morgan dans le Finistère, pour construire un récit qui s'inspire, en esprit, de la version d'Urashima Taro qu'a donnée l'écrivain japonais Dazai Ozamu - il s'en inspire, mais part vraiment ailleurs.
    Dans Merlin au Diable, il s'attaque au magicien sauvage, habile mondain, philosophe parfois, souvent poivrot et tant d'autres chose encore, ainsi que le prouvent à profusion historiettes et racontars qu'on s'échangeait à son propos jusqu'au siècle dernier en Grande et Petite Bretagnes. Ce personnage issu du fond des siècles opère un retour heureux dans le pays de Rennes, où son acclimatation aux conditions modernes de la vie française est source de puissants contrastes et de terribles marmelades linguistiques.
    Enfin, dans Yvon, l'Ankoù et Marinette, Berger aborde la plus humaine des figures bretonnes : le passeur des âmes, auquel certains chemins peu marqués étaient jadis réservés. Berger, dans une mise à jour logicielle du personnage, lui redonne non seulement toutes ses fonctions antiques, que l'imaginaire breton lourdement christianisé avait un peu réduites, mais étend son territoire et ses champs de compétences pour faire de l'Ankoù un être d'une compassion totale.
    Taille : 223 écrans au format 135x180, dans la version pdf de septembre 2012.
    Dernière mise à jour : janvier 2013. C'est du frais, camarades !

  • L'hélicoïdal inversé (poésie concrète)

    Paul Laurendeau

    • Élp éditeur
    • 6 Janvier 2013

    Montréal, l'art brut, Claude Gauvreau, les Automatistes, Riopelle et Le Malheureux magnifique. Paris, les cadavres exquis, Marcel Duchamp, les Dadaïstes, Prévert et Les Vacances de Hegel. Aussi, un tout petit peu, Andy Warhol, Jackson Pollock et Allen Ginsberg. Tel est le vrac d'influences dont se réclame Paul Laurendeau dans ce florilège de petits chants de joie. Mais la muse sublime, le flux d'inspiration direct de ce recueil de poésie vive, ce sont les petits objets, les collages, la gouache, les crayons feutre, les mannequins, les hiboux de terre cuite, les bancs de parc empiriques, les sculptures de rue, les masques en papier mâché, les petites poupées de papier ou de toutes autres matières, les choses qui traînent sur nos étagères, devant les livres qu'on entend toujours relire un de ces jours.
    Le ver est coupant, irrégulier, parfois langoureux, rarement symboliste, le plus souvent joyeux, ironique, narquois et chantant. L'ouvrage est écrit à 90% en français, à 10% en joual... Plus descriptif que narratif, plus pictural que musical, à mi-chemin entre un manifeste sur l'Art et un parti pris des choses néo-figuratif, ce recueil place l'objectif dans l'angle désaxé que dicte la poésie concrète. Dans l'Hélicoïdal Inversé, Paul Laurendeau nous sert cent cinquante petits moments autonomes et savoureux, comme le seraient cent cinquante petits objets familiers que l'on tirerait d'un grand coffre vieux de cent ans tout juste, pas une seule minute de plus.
    Poésie d'outre-ville avait inauguré l'aventure éditoriale d'ÉLP en 2009. Avec L'hélicoïdal inversé, Paul Laurendeau ajoute une pierre immense à l'édification de son oeuvre poétique. À lire sans ménagement.

  • Le passage de Reichenberg

    Allan E. Berger

    • Élp éditeur
    • 27 Janvier 2013

    Dans une grande ville d'Europe centrale, un piéton se perd dans un quartier qui n'est pas marqué sur les cartes. Il y rencontre des gens qui ne devraient pas exister, et qui le prennent, lui, pour un fantôme. Les époques s'accrochent. Qui, bon sang, s'est amusé à créer cet entrelacs, et dans quel but ? Dans Le Passage de Reichenberg, Allan E. Berger fait une incursion dans l'Histoire avec un grand « H ». En effet, le récit a pour toile de fonds la célèbre Nuit de Cristal au cours de laquelle les Jeunesses hitlériennes, encouragés par les SS et la Gestapo, ont saccagé des centaines de commerces et de lieux de culte dans les quartiers juifs du Reich. Mais tout le reste est fiction dans ce récit enlevant qui relève davantage du fantastique que du roman historique. Le Passage de Reichenberg est un récit qui se lit d'une traite. Un cri du coeur contre la barbarie du XXème siècle, barbarie dont personne n'est à l'abri aujourd'hui même.
    Vous allez l'acheter, vous allez le lire : très bien mais REVENEZ LAISSER UN COMMENTAIRE, positif ou négatif, et ARGUMENTÉ. Ce sont d'abord ces critiques qui font respirer les auteurs... et qui intéressent diablement les autres lecteurs. Merci.
    Berger

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