Éditions Coups de tête

  • Jacques Larivière, un prostitué mâle, se fait proposer un contrat qu'il ne peut refuser. Avec cinq collègues, un homme et quatre femmes, il est invité, dans un manoir près de chez vous, à participer à une orgie organisée par des gens très importants. Protégés par une équipe de fiers-à-bras, les grosses légumes vivent leurs fantasmes, jusqu'à ce qu'un incident vienne compromettre le plaisir, et que la vie des invités ne soit soudain en danger...

  • Nous sommes à Port-au-Prince. Marianne est une jeune Française au service du Comité international de la Croix-Rouge. Daniel est un Haïtien qui, après s'être réfugié au Canada, a été déporté. Ils ont fait connaissance au centre de détention de Port-au-Prince, avant le Goudougoudou. Le 12 janvier 2010, Daniel est sorti quand les murs de la prison sont tombés. Quand Daniel repère Marianne, il l'invite à le rencontrer dans le bas de la ville, là où les humanitaires n'ont pas le droit d'aller seuls. Il veut lui montrer que parmi les décombres, la population s'organise. Le projet : l'ensemencement des terrains déblayés, là où personne ne reconstruit encore.
    Jean-Euphèle Milcé signe un premier titre chez Coups de tête, remplis d'effluves de Bois Bandé, de cabri grillé et de bananes pesées. Un coup en plein coeur de la vie qui se refait sans l'aide de personne.
    Les jardins naissent, le roman de la reconstruction...

  • Une obscure compagnie organise le suicide de ses clients. Une seule condition leur est imposée : que leur désir de mourir soit incurable. Pur, absolu. Antoinette a été une candidate de Paradis, Clef en main. Elle n'en est pas morte. Désormais paraplégique, elle est branchée à une machine qui lui pompe ses substances organiques. Et Antoinette nous raconte sa vie. Elle raconte sa mère, dont elle pourrait être la copie conforme. Elle raconte Paradis, Clef en main et son processus de sélection, ses tests et ses épreuves, son chauffeur et son psychiatre halluciné, le caniche blanc qui ponctue les scènes rocambolesques, son comité de sélection. Un monde Kafkaïen. Elle nous raconte aussi son oncle Léon, dont le suicide, également organisé par Paradis, Clef en main, a fait les manchettes du monde entier. Et surtout, elle nous raconte son nouveau désir d'exister, son second souffle. Paradis, Clef en main est le cinquième livre de Nelly Arcan, qui s'aventure ici, et avec brio, dans la fiction. Roman d'anticipation, roman sur le désir de vivre, sur celui de mourir. Roman sur la responsabilité, sur le rapport à l'Autre, sur le rapport au corps, à la vie. Roman fabuleux écrit d'une plume acérée.

  • Kyra est jeune. À peine pubère. Elle fuit les armées du Propitator qui ont brûlé son village, tué sa famille et emmené son père. Elle se cache dans les bois, où elle donne toute sa confiance à une Vïwe, avant d'être capturée et de devenir la « préférée »

  • Le jour des funérailles de son mafieux de père, Marzi hérite d'un travail pour lequel il ne s'était jamais deviné de talent. Les ennemis de la famille ne manquent pas et sa tête est vite mise à prix. Avec son fidèle ami Outchj, Marzi doit faire preuve de

  • 1701. Dans la cale d'un bateau anglais, Morlante poursuit tranquillement sa carrière d'écrivain. Mais on ne l'emploie pas pour son talent à raconter des histoires ou sa calligraphie soignée. Quand le bateau est la cible de pirates ou d'une armée ennemie,

  • Il vend des sandwichs dans les bars. Il rencontre des fi lles avec qui il couche, des fi lles qui l'hébergent ou avec qui il voyage dans le Sud. Il va en Gaspésie pour écrire la biographie d'un homme qui sauve des vies. Il loue son corps à l'industrie pharmaceutique.
    Il observe les écureuils dans les parcs de Montréal. Il boit trop de bière et dort trop peu dans des chambres louées pendant de trop courtes périodes.
    Et il écrit. Il écrit sans cesse. Il veut vivre de son écriture. Il ne veut plus rien faire d'autre qu'écrire. Même quand il aboutit dans l'un ou l'autre des refuges de la grande ville, il écrit. Il a des idées et il leur fait passer le test de la réalité.
    Il écrit le choc entre ses idées et la réalité.

  • Après Marzi et Outchj et Marzi à Marzi, Pascal Leclercq nous plonge à nouveau dans son univers noir burlesque. Mêmes obsessions, même sens de l'exagération chronique, même monde mafieux dans cette Belgique confrontée à ses paradoxes et ses contradictions. Dans La grande morille, les frasques de Marzi et d'Outchj finissent même par ébranler l'armée et le système de santé! Une aventure abracadabrante où sexe, drogues, meurtres, poursuites et magouilles monumentales s'enchaînent à un rythme désopilant.
    La grande morille, une grande chasse aux champignongnons!

  • On dira qu'ils sont un peu sauvages, mais ils vivent dans un monde qui l'est encore plus qu'eux. Montréal se meurt et Élise et Jappy rêvent de partir. Loin. En orbite. Sur une base spatiale. Sur la Lune. Dans Élise, la conquête de l'espace est au centre de tous les espoirs. Élise et Jappy vivent en marge d'un monde qui a tué la dissidence. Élise a fait une connerie. Une grosse connerie. Jappy, amoureux fou, protecteur, capable de tout, risque sa vie pour elle et son salut. Il est même prêt à acquérir un statut social! C'est tout dire...

  • Viviane haït les bébés. Une nuit, alors qu'elle fuit les fêtes de Noël dans une cabine de Percé, un panier est laissé sur le pas de sa porte. Dedans, un bébé naissant... Question d'épargner à l'enfant une vie d'enfer, Viviane décide d'abréger ses jours. Sauf qu'on ne se débarrasse pas d'un bébé comme ça, surtout quand les cabines voisines sont remplies de touristes et que nos pas laissent des traces dans la neige...
    J'haïs les bébés, un roman noir qui poursuit la série amorcée par François Barcelo en 2011 avec J'haïs le hockey.

  • Dans Le reflet de la glace, des images de l'amour se croisent et se heurtent, s'emmêlent et s'embrouillent. Un amour profond s'y transformera en amour platonique, chargé de ses rêves d'éternité. Il sera confronté à un amour fantasmé, épidermique, passionnel et interdit.
    Le reflet de la glace, une écriture passionnée et précise, une langue portée par une énergie puissante et une plume acérée.

  • Kira est une artiste de cirque. Son corps est un objet, un bien de consommation. Kira est le fantôme d'une jeune femme. Elle est une fente infinie, une cavité parcourue de froissements, de frictions, de moiteurs. Elle est une étreinte, un étau grinçant, une convulsion, un fluide, un contenant; la certitude d'un néant. Kira est une artère dégagée, un canal dilaté qui aimerait être une femme, qui aimerait être.
    Sexe chronique, c'est la recherche de l'infini propre au cirque, c'est l'inconstance d'une union belle et obscène à la fois. C'est le sexe, cette maladie chronique qui lie, sépare, collisionne les êtres, avec ses relents d'amours factices et ses promesses capricieuses. C'est une quête d'amour, de soi, des autres, de lui...
    Un regard sur le monde du cirque tel que vous n'avez jamais osé l'imaginer.

  • En 1950, à Rimouski, un géant de 26 mètres émerge du fleuve. Les Rimouskois décident d'enchaîner le Léviathan dans un champ désert où le colosse devient rapidement le souffre douleur de la ville.
    En 1996, cinq adolescents décident de faire un pari audacieux : le perdant devra porter des collants et une veste de jeans pour toute sa vie. C'est Charles qui perd et l'aventure cocasse prend vite des allures de cauchemar : le costume de Charles dérange. Le garçon se fait battre, il est humilié et ostracisé, mais il décide de continuer. Il s'obstine parce qu'il a donné sa parole et parce qu'il considère son calvaire comme une expiation. Submergé par les pressions sociales, le jeune homme s'exile à Montréal.
    Quatorze années passent. Charles rencontre un jeune cinéaste qui souhaite réaliser un documentaire sur sa vie. Le film est un succès et Charles devient une véritable vedette. Charles apprend alors qu'il a été victime de tricherie : il n'a jamais réellement perdu le pari. Il n'est donc plus tenu de porter une veste de jeans et des bas-culottes, mais il est incapable d'arrêter. Il s'est habitué à ses « chaînes » et il n'a plus la force de se libérer. Une seule chose peut tout stopper : sa propre mort.

  • Enlevée à Saint-Lin-Laurentides par deux psychopathes soi-disant extraterrestres, la coiffeuse Sylvie Chénier se voit forcée d'annoncer aux Québécois que le bonheur passe par une belle coupe de cheveux.
    Universel Coiffure, une virée échevelée dans un monde où les extraterrestres déraillent, où les meilleures intentions s'embourbent et où nos obsessions capillaires en prennent pour leur rhume. Universel Coiffure, un roman qui défrise.

  • Antoine Vachon haït le hockey. À la suite de l'assassinat du coach de l'équipe de hockey de son fils, Antoine se voit pourtant contraint de le remplacer à pied levé, sans savoir alors que sa vie va changer. Le flou persiste. Qui a assassiné le coach? Et surtout, pourquoi? Le fils d'Antoine aurait-il quelque chose à voir dans tout cela? L'entraîneur était pourtant connu et apprécié dans sa communauté, il s'occupait bien de ses joueurs, trop bien peut-être...
    François Barcelo signe ici un roman vif, nerveux, outrageux, sensible, noir, étonnant, détonnant, shakespearien, tragique, sportif, amoureux, désillusionné, un roman sur l'amour, sur la trahison, sur l'incompréhension...

  • De la prison de Luna Park, on ne sait qu'une chose : les condamnés les plus endurcis à qui on donne le choix préfèrent rempiler pour six ans dans les mines d'uranium plutôt que d'y faire six mois de trou. Quant aux rares détenus arrivés en fin de peine, une fois libérés, ils délirent tellement qu'il est impossible d'accorder le moindre crédit à leurs invraisemblables récits.
    Dans Le prisonnier, un cadre supérieur obsédé par l'énigme que pose l'existence de cet atroce pénitencier cherche à en découvrir la clé. Sa fascination le conduira jusqu'aux portes de Luna Park, qu'il franchira sans espoir de retour. Alors seulement il comprendra, dans sa chair même, en quoi consiste la prison de l'enfer...
    Le prisonnier est le tome 6 de la Série Élise (Élise, Luna Park, La phalange des Avalanches, Zones 5 et Park extension), une saga d'anticipation politique qui effraie par ses allures de récit prémonitoire.

  • Elvis est un petit gars de La Malbaie. Il a été marin, arnaqueur au pool, cuisiner dans un snack, voleur de recette secrète, concierge dans un asile de fous, avaleur d'acides, fumeux d'pot, chain smokeur de cigarettes, ivrogne, alcoolique, concierge dans

  • Hank est-il gangster, tueur à gages? Le Noctambule est-il le repaire qu'il semble être? Le Balafré est-il mort? Et Gina est-elle une simple pute dont Hank tombe amoureux en la découvrant entre les bras de tous les salauds du coin? Est-elle la fille, oui ou non, du boss? Mais de quel boss? Et le curé, et l'Arabe, et les deux poivrots qui se tiennent la bite pour s'aider à pisser... Où s'ont-ils? Et quand?

  • Tu entres dans un roman noir, un slam couleur cafard - un « macadam movie », si tu préfères. Il aurait pu s'appeler Toxic blues, Tchao Barbès ou même Boulevard du Crépuscule... C'est l'histoire déglinguée d'un mec égaré dans Paname. Il n'a pas d'espoir, car l'espoir, c'est trop cher dans un monde interlope où le fric et la dope mènent la ronde - où l'on court au néant en chantant. Et il tente de survivre, happé par le courant, roulé vers les abysses où l'attendent ses démons. William S. Burroughs a dit que la lutte contre la drogue n'était qu'un prétexte pour organiser une police mondiale. Et Léo Lamarche t'offre ici une histoire d'une noirceur sordide sur les moyens que les extrémistes sont prêts à prendre pour affermir et asservir leur soif de pouvoir. Lamarche signe ici un roman au moins aussi implacable que Kyra, paru chez Coups de tête, en 2008

  • Un monstre est capturé en Asie. S'agit t-il d'un mutant ou d'une créature dont on n'a encore jamais soupçonné l'existence? Une équipe de scientifiques de Toronto demande à ce qu'on lui expédie la chose, pour en déterminer l'origine, mais le cargo qui la transporte frappe un haut-fond en face de Trois-Rivières. La cage de plexiverre craque et le monstre s'enfuit. Trois-Rivières est assiégée. Victor, un jeune professeur, et son coloc Julien tentent d'échapper au fléau, mais les hommes et les femmes dont le monstre s'abreuve deviennent eux-aussi des monstres assoiffés de sang. Même le voisin Raoul, pourtant si cool... Pendant que la ville est sous le coup de cet assaut, le Protocole Reston est appliqué : tous les moyens de communication sont coupés : téléphone, radio, internet, télévision... et on refuse l'entrée au journalistes à l'intérieur du périmètre. Des luttes de pouvoir se jouent, dont les règles échappent aux dirigeants eux-mêmes. Parce que personne ne doit savoir. Personne. Jamais. Le protocole Reston, un roman d'action qui file à un train d'enfer.

  • Sunny Duval joue de la guitare et aime les choses simples. Dans En-d'sous, il parle de rock, mais aussi d'une ville et de ses dessous, de ceux qu'on dirait qu'elle garde un peu secrets. Dans En-d'sous, il y a cette folie saine et ordinaire des gens aux sourires sublimes, il y a la richesse du temps et des désirs, le luxe de faire ce qu'on veut, quand on le veut.
    Dans En d'sous, on roule en vélo plutôt qu'en voiture, on boit de la bière plutôt que du champagne, on va au p'tit bar du coin plutôt qu'aux soirées pailletées, et on a les sourires des herbes joyeuses plutôt que ceux des lignes d'une blancheur acide. En d'sous, c'est un hommage à une certaine manière de faire les choses et c'est aussi une histoire d'amour avec une ville : Montréal.

  • Élise et Jappy, les héros d'Élise, reviennent à la charge, mais cette fois-ci sous la plume corrosive de Laurent Chabin. Luna Park c'est la voix d'une sorte de Big Brother enfermé devant ses caméras de surveillance. Ancien mercenaire pour le compte de plusieurs compagnies minières dans les territoires du Nord-Ouest et en Afrique, il est responsable de la sécurité sur la Lune, pour faire oublier ses exactions. Quand Élise et Jappy débarquent avec leur fils, le narrateur pressent le pire. Et il a raison. Exploitations lunaires, vingtième anniversaire de l'indépendance du Québec, spectacles encore plus violents et déjantés que dans Élise, prison de l'enfer et bouffe prédigérée : Luna Park est un roman magnifiquement dystopique.

  • Un centre culturel underground de Montréal est la cible d'un tueur en série. D'abord un bouncer, puis un bussboy, puis une serveuse Un enquêteur est chargé de l'affaire. Nous l'appellerons l'ECA. Habitué à la tristesse d'une vie avec femme et téléviseur,

  • Ils sont six. Ils sont jeunes, pour la plupart. Ils s'appellent Lena, Bob, Lex, Mo, Fred et Frank. Six voix, un seul destin : l'abandon. Ils sont de Laval, de Rivière-des-Prairies, de Westmount, de Québec, de la Côte-Nord, du Centre-Sud de Montréal. Ils sont tous les six en quête d'une vie et ils se croisent, fatalement, à l'intersection des rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent, dans le parc Émilie-Gamelin, sous un viaduc de l'autoroute Ville-Marie. Un roman chargé de vérité, celle qu'on préfère ne pas regarder en face, même si elle se joue là, directement sous nos yeux, tous les jours...

empty