Armand Colin

  • «  C'est Lady Gaga, Socrate, Kant et Schopenhauer qui sont au bord de la piscine, chez la pop star. Elle a invité les trois philosophes pour savoir ce qu'ils pensent de son art, de son génie et de sa folie. En effet, Lady Gaga sait que certaines personnes disent d'elle qu'elle est géniale et d'autres disent d'elle qu'elle est complètement folle. Elle voudrait savoir.  » À travers quinze thèmes, Pop philo stories interroge le sens philosophique des pratiques populaires d'aujourd'hui, de la pop musique à Game of Thrones en passant par le triathlon, les textos et les tendances vegan. Pop philo stories est la rencontre des penseurs et des stars de la pop culture, dans des dialogues et des circonstances inattendus, une mise en situation de la philosophie permettant de mieux la saisir. De mieux saisir également l'intelligence de certaines pratiques de notre époque, parfois décriées.

  • Comprendre Kierkegaard

    France Farago

    • Armand colin
    • 25 Octobre 2005

    Pourquoi revenir à Kierkegaard ? Dans le contexte présent de désarroi de la pensée, sa philosophie, naguère rangée au rayon d'un existentialisme ou d'un pré-existentialisme dont les pensées de transformation du monde auraient eu raison, a retrouvé une franche actualité - que signe l'inscription de Kierkegaard dans la liste des auteurs susceptibles d'être étudiés dans les classes de terminale. Beaucoup moins diluée et « littéraire » qu'on s'est plu à le croire, sa pensée demande désormais tant un effort d'exégèse qu'une approche résolument orientée par un souci de confrontation au contemporain. C'est à cette double exigence que répond le présent ouvrage.
    Au fil d'un parcours herméneutique de haute tenue, France Farago montre combien Kierkegaard, philosophe de la genèse de soi, sait retrouver la valeur de l'intériorité et de la subjectivité vivante. Déjouant l'abstraction de la rationalité moderne qui stérilise notre rapport au monde, cet exégète parmi les plus éclairants du christianisme réactualise le message existentiel de la tradition spirituelle occidentale et répond à notre angoisse d'hommes tardifs écartelés entre la déconstruction des modèles et la volonté de réédification.
    Ce livre, accessible à ceux qui s'initient à la philosophie comme aux littéraires, s'adresse aux étudiants et aux enseignants du secondaire soucieux de faire connaître Kierkegaard à leurs élèves ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent de près à cet auteur ou réfléchissent en général sur les réponses à apporter au malaise contemporain de la pensée.France Farago, agrégée de philosophie, enseigne en classes préparatoires aux ENS au Lycée Chaptal à Paris.

  • Philosophie : 160 notions et concepts

    ,

    • Armand colin
    • 12 Avril 2017

    Comme l'indique son titre, cet ouvrage comporte deux types d'entrée : des notions et des concepts.
    Les notions sont des termes d'usage courant sans spécialisation philosophique, ainsi par exemple du terme « paix ». Dans ce cas, le vocabulaire vise à introduire un certain discernement et à permettre de distinguer l'usage courant d'une signification de son traitement par une tradition et par les théories philosophiques.
    Les concepts en revanche correspondent d'avantage à des termes internes au vocabulaire philosophique, ainsi par exemple le « vouloir-vivre », qui a besoin d'une clarification relevant de l'histoire de la philosophie. Beaucoup d'entrées sont à la fois des notions et des concepts, ainsi du terme « temps ». Dans ce cas de figure, le but de la notice est d'abord d'introduire du discernement dans l'utilisation d'un terme d'usage courant, mais elle est aussi de dévoiler les enjeux philosophiques que recèle ce terme et de faire le point sur le traitement et les analyses dont il a fait l'objet dans l'histoire de la philosophie.
    Il y a plusieurs manières de consulter un vocabulaire de philosophie. On peut le faire pour son travail, dans le cadre d'un devoir. Mais on peut le faire aussi pour sa culture personnelle, et c'est là que le système de renvoi permet de relier entre eux des concepts pour atteindre une certaine cohérence philosophique générale.
    Ce livre est précieux pour la formation intellectuelle et philosophique :
    - d'étudiants en philosophie
    - d'élèves des classes préparatoires
    - d'un public plus large

  • La métaphysique

    Lefranc

    • Armand colin
    • 1 Avril 2014

    Parménide, Platon, Aristote, Descartes, Leibniz, Kant, Hegel, Schopenhauer, Nietzsche, Heidegger : c'est en se référant en particulier à ces auteurs que sont étudiées les problématiques essentielles de la métaphysique.La métaphysique n'est-elle qu'un abus de langage ? Peut-elle prétendre à une science supérieure, fondatrice des autres sciences ? Peut-elle parvenir à se critiquer elle-même ? À se dépasser elle-même ? Il semble bien que l'interrogation métaphysique reste sous-jacente à notre modernité.Dans cet ouvrage, plus particulièrement destiné aux étudiants en philosophie des 1er et 2e cycles universitaires et des classes préparatoires aux Grandes Écoles, les notions fondamentales (être, idée, substance, sujet ...) et les grandes positions doctrinales sont caractérisées dans leur origine et leur évolution.Jean Lefranc est maître de conférences honoraire à l'université de Paris-Sorbonne, dont il fut à la tête, pendant plusieurs années, de l'unité d'enseignement et de recherche de philosophie. Il a publié récemment L'esprit des Lumières et leur destin (A. Colin, 1997), La philosophie en France au XIXe siècle (PUF, 1998) et dirigé un important Cahier de l'Herne sur Schopenhauer (1997).La métaphysique comme langage : Qu'est-ce que la métaphysique ? Critique de la langue du métaphysicien. Des mots premiers d'abord grecs. La métaphysique comme science fondatrice : L'énigme de l'être et du mouvement. Être et paraître : l'idée. Être et devenir : la substance. Être et penser : le sujet. La métaphysique comme interrogation fondamentale sur elle-même : La métaphysique de la métaphysique. Métaphysique et objectivité : l'idéalisme transcendantal. Métaphysique et historicité : le système dialectique. Métaphysique et critique de la subjectivité : le « dépassement » de la métaphysique. La métaphysique comme généalogie de la modernité.

  • Platon et le platonisme

    Jean Lefranc

    • Armand colin
    • 1 Avril 2014

    Toute l'histoire de la philosophie occidentale a sa source dans les dialogues de Platon qui ont donné lieu à de multiples interprétations.Cet ouvrage précise :· les notions fondamentales depuis Platon comme idée, dialectique, âme, éros, être et non-être ;· les thèses politiques de Platon, encore discutées de nos jours ;· le néo-platonisme et ses rapports avec le christianisme ;· le platonisme de la Renaissance dans la science et l'art.Jean Lefranc est agrégé de philosophie et maître de conférences honoraire à l'université Paris-Sorbonne. Il a publié récemment aux Éditions Armand Colin L'Esprit des Lumières et leur destin (1997) et La Métaphysique (1998).
    La théorie des idées : L'être comme idée. Voir et dire. La dialectique. L'intermédiaire mathématique. L'idée de bien. Les mythes de l'âme : L'âme et idée. L'amour et la mort. Le problème politique : Le philosophe dans la cité. Les gouvernements imparfaits. La cité idéale. Cité idéale et réalité historique. Le problème ontologique : Les apories de la participation. Les genres de l'être. Cosmologie mythique. Le platonisme dans l'Antiquité : Les successeurs de Platon. Le néo-platonisme. Christianisme et néo-platonisme. Le platonisme à la Renaissance : Humanisme et platonisme. Le platonisme des savants. Le platonisme des artistes.

  • Comprendre Schopenhaueur

    Jean Lefranc

    • Armand colin
    • 4 Novembre 2002

    Armand ColinSchopenhauer est le plus méconnu des grands philosophes du XIXe siècle. L'influence de son pessimisme a été considérable chez les philosophes (Nietzsche), les musiciens (Wagner), les artistes, les écrivains russes (Tolstoï), allemands (Mann), anglais (Conrad), français (Maupassant, Mallarmé, Proust...)Pourtant, la portée de son oeuvre, malgré ou à cause de ses qualités littéraires, à très souvent été appréciée à contre-sens. On a vu en lui un romantique, un irrationaliste, un contempteur des sciences, un moraliste pénétrant mais amer, misogyne et réactionnaire, et, de plus, peu conséquent avec lui-même. Les wagnériens en ont fait le prophète d'une religion de la musique et de l'art total. Plus récemment, il est devenu un précurseur de l'existentialisme ou d'une philosophie de l'absurde.Le présent ouvrage entend rectifier cette image. Schopenhauer, successeur authentique de Kant, prolonge la critique de la raison par elle-même et en tire toutes les conséquences. Sa métaphysique de la volonté correspond bien à la physique des forces contemporaine et ne se confond ni avec une philosophie de la décadence ni avec une exaltation mystique. Son pessimisme, ni psychologique ni historique, mais métaphysique, reste une instance critique radicale. Son renversement des philosophies de la conscience ouvrant sur Freud, comme confrontation de la tradition biblique occidentale et de la pensée religieuse de l'Inde se sont avérés riches de prolongements. Jean LEFRANC, agrégé de philosophie, est maître de conférences honoraire à l'université de Paris-Sorbonne dont il a dirigé plusieurs années l'UFR de philosophie. Il a publié sur la philosophie française du XVIIIe et XIXe siècle, sur Kant, Schopenhauer, Nietzche, Freud.
    Un philosophe inactuel. Critique du théisme occidental. La résolution métaphysique de la crise kantienne. La métaphysique à la rencontre des sciences. La destinée du sujet humain. Le déchiffrement du monde.

  • La fonction persuasive

    Collectif

    • Armand colin
    • 11 Octobre 2005

    « Au commencement était la persuasion » : telle est l'idée de base de cet ouvrage. Très tôt, le discours magique remplit la fonction, vitale pour la raison humaine, de donner du sens au monde. La naissance ultérieure de la rhétorique, sur fond de laïcisation de la pensée, permit durablement à l'homme de concilier la conscience de sa responsabilité dans la construction de la réalité sociale avec une extraordinaire capacité à faire « comme si » le monde avait du sens.Mais le désenchantement de ce dernier est désormais proclamé. La raison connaît une crise sans précédent et la poésie, dit-on, est morte à Auschwitz. Que reste-t-il alors de la rhétorique qui est la raison de nos émotions ? Qu'adviendrait-il si elle se trouvait mise au service d'un nouvel irrationnel offert comme antidote à ce désenchantement ?Le présent ouvrage fait le point, avec méthode et lucidité, sur cette fonction du discours. Il jette une lumière critique sur les principaux courants qui ont marqué l'histoire de la discipline en suivant à la piste la question centrale : peut-on concilier raison et persuasion ? Depuis les réponses philosophiques jusqu'aux plus récents questionnements juridiques, psychologiques et surtout linguistiques, la rhétorique est en fait demeurée éminemment problématique. À travers de nombreuses analyses de débats et de discours, l'auteur s'efforce de lever le voile sur l'avenir possible et souhaitable de la fonction persuasive.Ce livre apportera références et éléments de réflexion à tous ceux qui, en lettres, philosophie et sciences sociales, ont à s'interroger sur ce que persuader veut dire, et sera d'un apport indispensable à tous ceux qui s'intéressent directement à la rhétorique, étudiants soucieux d'acquérir une compétence critique en la matière comme spécialistes qui y trouveront leur discipline questionnée librement.Emmanuelle DANBLON est linguiste, chercheur au FNRS (Fonds national de la recherche scientifique belge) et professeur de rhétorique à l'Université Libre de Bruxelles.
    Aux origines de la rhétorique. Avant la rhétorique. Naissance de la rhétorique. Les avatars de la rhétorique. Les approches contemporaines de l'argumentation. Toulmin : les usages de l'argumentation. Perelman : la Nouvelle Rhétorique. Les théories « normatives » de l'argumentation. Les théories linguistiques de l'argumentation. Les nouveaux visages de la rhétorique. La société et sa rhétorique. Persuader dans un monde désenchanté. Les nouveaux genres de la rhétorique.

  • La Grèce antique fut le berceau de la démocratie. Depuis lors, l'idée de démocratie a traversé les siècles. Au fil d'une pathétique aventure humaine, elle a acquis une dimension planétaire au point de devenir la « loi de la Terre ». Désignant beaucoup moins un régime politique qu'un modèle de société correspondant à un type de mentalité, elle est placée, en son essence même et depuis toujours, sous le signe de l'ambivalence. Riche d'espoirs, la démocratie est pour l'homme une promotion politique : en sa marche lente, elle a scandé la conquête de la liberté des peuples et rendu possible la reconnaissance des droits de l'homme. Mais, dans son irrésistible progression, le « fait démocratique » risque fort d'être pour les hommes une régression existentielle : alourdi par les passions qui agitent la nature humaine, il expose la société à des vices et à des maléfices qui la minent. Une crise endémique rôde dans la démocratie et, particulièrement grave aujourd'hui, la menace d'éclatement.Il appartient au philosophe de comprendre pourquoi la démocratie est à la fois désirable et redoutable. Ce ne sont pas, en effet, les articles d'une Constitution qui font la démocratie. Parce qu'elle est l'énergie d'une idée, elle est une disposition régulatrice riche d'espérance pour tous les hommes ; mais parce qu'elle est l'oeuvre de l'homme, elle est marquée d'une essentielle précarité. Elle n'est ni l'utopie d'une Cité du soleil, ni le mythe de l'Enfer : mais, toujours imparfaite, elle est toujours à refaire. La grande aventure démocratique est lourde à assumer.Simone Goyard-Fabre est professeur émérite de philosophie. Auteur de nombreux travaux de philosophie du droit et de philosophie politique, elle codirige, à l'Institut Michel Villey de l'université de Paris II, la publication du Thesaurus de philosophie du droit.
    La naissance de la démocratie : un régime constitutionnel sous le signe de l'ambivalence : La démocratie, forme constitutionnelle de la Cité. La démocratie sous le signe de l'ambivalence. La démocratie ou l'aventure philosophique de la liberté des peuples : Le peuple et république. Les discours fondateurs de la démocratie. Le « fait démocratique » et ses vertiges : L'inflation démocratique. La démocratie devant ses dilemmes et ses apories.

  • Le Nouvel Abrégé de philosophie s'est imposé comme le livre compagnon idéal pour mieux suivre en philo et affronter avec un maximum de sécurité les épreuves du Bac.
    Au-delà, sa précision et sa richesse en font le plus précieux des mémentos pour celui qui se lance dans ses études de philosophie.Cette sixième édition, revue et enrichie, intègre à la réflexion proposée des problematiques actualisées qui tiennent compte des données les plus récentes, par exemple sur les relations entre la matière et l'esprit, tout en préservant ce qui fait de cet ouvrage un outil de travail particulièrement précieux : présentation concise mais précise des connaissances de base, clarification des concepts, exposés des enjeux qu'impliquent les problèmes, clés pour une lecture active et féconde des grands textes, socle général pour mieux bâtir ses dissertations.- Les thèmes philosophiques du Bac
    - Des textes de référence et des citations
    - Des sujets types données au Bac
    Cette nouvelle édition de l'Abrégé de philosophie de Jacqueline Russ, auteur de très nombreux ouvrages scolaires et universitaires, a été assurée par France Farago qui a enseigné en classes préparatoires dans les lycées Molière, Henry IV et Chaptal.

  • La philosophie du droit

    ,

    • Armand colin
    • 18 Septembre 2001

    «  Il est peu de questions relatives à la société humaine qui aient été posées avec autant de persistance et qui aient fait l'objet, de la part de théoriciens réputés, de réponses aussi différentes, étranges et même paradoxales que la question "Qu'est-ce que le droit ?"  ». Telles sont les lignes inaugurales, en 1961, de l'un des ouvrages marquants de la philosophie du droit au XXe siècle, celui de H.L.A. Hart : Le concept de droit.Qu'est-ce, en effet, que le droit ? Une telle question générique implique immédiatement une réflexion philosophique, dès lors que l'on décide de ne pas se satisfaire des définitions sans doute partielles que tel ou tel système de droit peut donner tout à la fois de lui-même et du droit en général.Que cette question difficile soit persistante, comme le dit Hart, le lecteur s'en convaincra en lisant cette étude qui tente de retracer les grands moments de l'histoire de la philosophie du droit occidentale depuis l'Antiquité. Que les réponses proposées au long des siècles soient parfois «  étranges et paradoxales  », le lecteur pourra également en juger en saisissant cependant en quoi leur éventuelle étrangeté peut résider, du moins en partie, dans leur insertion clans des contextes historiques fort éloignés du nôtre. Mais le plus grand des paradoxes est sans doute que des réponses historiquement éloignées peuvent encore nous parler : c'est qu'elles dessinent de grandes options qui peuvent encore habiter nos débats actuels.Le but de ce livre est donc essentiellement d'introduire à la philosophie du droit du XXe siècle, par une mise en perspective historique de celle-ci, en remontant jusqu'à ses lointaines racines dans l'Antiquité gréco-romaine et dans le judéo-christianisme.Cet ouvrage s'adresse aux philosophes, aux juristes, mais aussi aux citoyens désireux d'approfondir leur réflexion sur le droit : il est animé par la double conviction qu'une compréhension affinée du droit, voire du monde contemporain, est facilitée et enrichie par une introduction aux grandes doctrines de la philosophie du droit, et qu'une connaissance développée de la philosophie politique générale et des sciences politiques passe par l'examen des théories du droit.Jean-Cassien Billier, professeur agrégé de philosophie après des études à l'université de la Sorbonne Paris I et à l'Institut Universitaire Européen de Florence, a notamment publié Kant et le kantisme (Armand Colin, 1997) et Le pouvoir (Armand Colin, 2000).Aglaé Maryioli, avocate, est docteur en droit de l'Institut Universitaire Européen de Florence. Elle a enseigné à l'université catholique de Louvain-la-Neuve et à l'université de Rouen.
    La fondation gréco-latine (Jean-Cassien Billier). La fondation grecque. Figures de la théorie, grecque du droit. La voie romaine. L'arché judéo-chrétienne et la construction de la modernité (Jean-Cassien Billier). L'arché judéo-chrétienne. La construction de la modernité. La crise du droit au XXe siècle (Aglaé Maryioli). Les théories formalistes. Les théories antiformalistes. Les théories idéalistes du droit. La renaissance du droit naturel. Les métamorphoses du positivisme juridique.

  • épistémologie de la biologie

    Collectif

    • Armand colin
    • 1 Juillet 2005

    nouvelle présentationComment la biologie constitue-t-elle ses objets, ainsi que les méthodes qu'elle met en oeuvre pour les connaître ? L'interrogation épistémologique en appelle une autre, plus spécialement philosophique : qu'en est-il de la nature même de ce qu'on appelle la vie ? Les disciplines biologiques ne sauraient par elles-mêmes offrir une réponse suffisante à cette question. Il appartient au philosophe d'interroger l'unité de ces champs disciplinaires et de conduire une réflexion critique sur leurs acquis. L'enjeu des débats et des combats de cette discipline est idéologique et sociale. La religion, la politique, la philosophie elle-même ont plus d'une fois tenté des manoeuvres de récupération. Et dans cette histoire, la science ne fait pas toujours figure de victime innocente. La philosophie doit donc aussi réfléchir sur  la portée des savoirs biologiques au-delà de la science elle-même.Patrick Dupouey est professeur de philosophie au lycée Michelet de Lannemezan.Définition et propriétés du vivant. Histoire naturelle et écologie. La nature de la vie. Le problème de la finalité. Les théories de l'évolution. La signification épistémologique de darwinisme : hasard, nécessité et finalité. Les conséquences de la révolution darwinienne.

  • L'état ; figure moderne de la politique

    Simone Goyard-Fabre

    • Armand colin
    • 1 Avril 2014

    Le mot et le concept d'État sont entrés en scène au XVIe siècle. Depuis lors, l'État, par ses axiomes de base et par sa construction institutionnelle, confère à la politique sa figure moderne. Il répond, en sa génération et en ses structures rationnelles, à l'idée d'une puissance souveraine qui trouve son expression dans une pyramide de normes juridiques et a pour finalité d'oeuvrer au bien commun.Inscrite dans l'historicité du monde, l'institution étatique est vouée, comme toute oeuvre humaine, à connaître des errements et à traverser des crises. Elle est ainsi le lieu de transformations qui remodèlent la silhouette qu'en avaient dessinée les grands siècles de la modernité. Mais ces métamorphoses ne sont pas le prélude à la «  mort de l'État  » annoncée par certaines philosophies contemporaines qui se disent «  post-modernes  ». S'il est vrai que, sur le plan interne comme sur le plan international, s'opère aujourd'hui un renouvellement de l'appareil juridique de la puissance d'État, ces mutations n'occultent pas la permanence de ses principes fondateurs.Entre l'anarchie de l'état de nature «  sauvage et sans lois  » et l'utopie de la communauté universelle d'un peuple d'anges, l'État, en obéissant à une Idée de la raison, demeure, par son appareil normatif, le garant de l'ordre public et de la liberté des citoyens.Simone Goyard-Fabre est professeur émérite de philosophie. Auteur de nombreux ouvrages de philosophie du droit et de philosophie politique, elle est co-directeur scientifique, à l'Institut Michel Villey de l'université de Paris-II, du Thesaurus de philosophie du droit.
    La modernité politique ou la conscience de soi de l'État. Les structures fondamentales de l'État moderne. Les formes institutionnelles du pouvoir d'État. Le sens des effets constitutionnels dans l'État. Les crises de l'État moderne : des chemins de décadence ou les voies d'un renouveau ? Les crises juridico-politiques et l'État défiguré. Les métamorphoses de l'État moderne. Le renouvellement axiomatique de l'État présent.

  • Qui est l'autre ?

    Robert Misrahi

    • Armand colin
    • 1 Avril 2014

    Si le Désir est l'essence de la conscience, c'est à la construction d'une éthique de la joie qu'est conviée la philosophie. La liberté du sujet est dès lors la condition première de cette éthique, mais la liberté, fût-elle réelle, serait vaine si l'autre n'entrait pas avec le sujet dans une démarche positive également désireuse de construire la joie. C'est donc sur la nature de l'autre et sur la possibilité d'une relation et d'une communication véritables que repose, en dernière analyse, la construction du bonheur. La réflexion se heurte alors à une difficulté majeure : de nombreuses doctrines, juridiques, sociologiques et philosophiques, mettent en évidence les obstacles à la communication, mais d'autres mettent en évidence l'expérience non de la guerre mais de la réciprocité. Le problème que l'on traite ici est précisément de savoir si la violence et l'aliénation sont plus puissantes que la coopération et l'amour. Sans éluder aucune difficulté ni masquer aucune doctrine, cet ouvrage montre que les libertés spontanées sont déjà en mesure de se reconnaître et de s'affirmer réciproquement comme sujets libres, et que, en outre, la liberté de chacun est en mesure d'opérer avec l'autre les indispensables transformations personnelles qui conditionnent cette coopération et cet amour véritables que la dénégation pessimiste s'efforce d'occulter.

  • L'existence

    Laurent Cournarie

    • Armand colin
    • 19 Novembre 2001

    La philosophie procède de l'étonnement de l'homme devant l'existence. La spéculation métaphysique y trouve son origine, tandis que l'interrogation de chacun sur le sens à donner à sa propre existence déploie l'éventail des choix éthiques, esthétiques et religieuses possibles.L'ancienne raison métaphysique tendait à déduire le devoir-être humain de démonstrations abstraites, assises sur la différenciation de l'essence et de l'existence. Les philosophies modernes ont, au contraire, souligné le caractère premier et non médiatisable de l'existence, s'attachant à décrire la confrontation angoissante de l'homme avec les temps et la mort. L'époque présente apparaît partagée entre une réévaluation critique du questionnement métaphysique et une aspiration diffuse à retrouver les conditions d'un art de vivre dont les sagesses philosophiques de l'Antiquité avaient fait leur idéal.Rien de tout cela ne saurait être compris sans une appréhension précise et informée des grandes problématiques qui ont traversé l'histoire de la philosophie : distinction de l'essence et de l'existence, preuves de l'existence de Dieu, articulation du concept et de l'existence, signification de la liberté, fondement de la finitude...Le grand mérite de cet ouvrage est d'introduire son lecteur à la réflexion spécifiquement philosophique sur la plus vive et inévitable question que puisse se poser l'être humain.Ce livre s'adresse aux étudiants de philosophie de premier et second cycles, aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles, aux candidats aux concours de recrutement et aux professeurs de philosophie, mais concernera aussi tous ceux qui veulent pendre la mesure de l'effort de la raison humaine pour répondre, avec ses seules ressources, à son plus grand défi.Laurent Cournarie, agrégé de philosophie, enseigne en Première Supérieure au lycée Saint-Sernin de Toulouse.
    Être, essence, existence. L'immédiat de l'existence. Le nouveau concept d'une antique question. La difficile médiation du concept. Le primat métaphysique de l'essence. L'imparfaite existence. L'être et l'existence. De l'existence à l'existant. Comment exister ? Penser l'existence. Le phénomène de l'existence. Analytique de l'existence. L'absolu de la finitude. L'existence et la vie. Le sens de l'existence contre la sagesse de la vie. Le phénomène existentiel de la vie.

  • La philosophie allemande depuis 1945

    Gérard Raulet

    • Armand colin
    • 13 Avril 2006

    De l'Allemagne d'avant 1945 nul n'ignore qu'elle fut la « patrie des poètes et des penseurs », parallèlement à un destin national singulier qui avait fini par faire de ce pays une manière d'objet philosophique en soi.
    Mais l'Allemagne, ou plutôt les Allemagnes, d'après 1945 ? Là où la France, cultivant un rapport mythologisé à elle-même et à sa continuité, s'est autorisé bien des cécités, tout porte à penser que la coupure subie par l'histoire allemande a favorisé une confrontation plus rude, plus réaliste et plus exigeante au passé comme à la contemporanéité.
    Un gigantesque chantier pour une épistémè en restructuration radicale : c'est ainsi qu'apparaît à Gérard Raulet le demi-siècle écoulé. De sa restauration dans les premières décennies de la RFA et dans la RDA jusqu'aux débats actuels sur le libéralisme et le communautarisme, la philosophie allemande a remis en question sa conception de la Bildung et d'une culture atemporelle. 
    Le présent livre ne se résume pas à une série de monographies sur des systèmes de pensée. Il inscrit ces derniers dans le mouvement général des idées et dans les problématiques à la fois intellectuelles et politiques dont ils sont indissociables.
    Gérard RAULET, professeur à l'Université Paris-Sorbonne, a publié en France, en Allemagne et aux États-Unis de nombreux ouvrages de philosophie politique. Il intervient dans ce livre à la fois comme historien de la philosophie et comme participant engagé dans le dialogue avec la philosophie allemande contemporaine.

  • Nouvelle présentationL'être humain ne se conçoit pas sans une relation avec lui-même, où il va de la perception qu'il a de son corps, de son existence, de celle des autres, de son adhésion à telle ou telle valeur, etc. Mais la notion même de conscience n'apparaît qu'au XVIIe siècle. Depuis, ce concept tard venu n'a cessé de commander depuis une dynamique sans fin d'interrogation et de recherches plurielles.L'originalité du présent ouvrage est d'aborder la question selon les angles philosophique, mais aussi psychologique, psychanalytique, phénoménologique, psychiatrique, cognitif, religieux et spirituel : faire droit, pleinement et avec une rigueur constante, à l'hybridation interdisciplinaire du thème de la conscience constituait un défi indispensable - enfin relevé ici.L'auteur redonne vie à l'aventure : anticipation dans le contexte gréco-latin ; problématisation dans les conceptions classiques ; séisme dû à la mise en évidence de l'inconscient par la psychanalyse ; élargissement au corps et au monde par la phénoménologie ; interrogations permises par l'exploration psychiatrique du pathologique ; forte implication, enfin, dans le débat cognitif contemporain, tant il apparaît qu'une méthodologie en première personne peut renouveler les conditions et l'approche de l'objectivité empirique. La richesse du parcours rend particulièrement fécond l'examen final des traditions spirituelles, véritable retour aux sources de l'interrogation.Natalie Depraz, ancienne élève de l'École Normale Supérieure, agrégée de philosophie, est maître de conférences à l'Université de la Sorbonne (Paris IV) et directrice de programmes au Collège international de philosophie.
    Les conceptions classiques : profils d'une philosophie de la conscience. La psychanalyse : formulations d'une théorie pratique de l'inconscient. La phénoménologie : descriptions d'une expérience élargie de la conscience. La psychiatrie : élucidation des pathologies de la conscience. Les sciences cognitives : prises en compte de la dimension irréductible de la conscience. Les traditions spirituelles : pratiques ancestrales de l'éveil de la conscience. Conclusion : Des théories classiques à la pratique de la conscience.

  • L'histoire (2e édition)

    François Dosse

    • Armand colin
    • 13 Octobre 2010

    Pour montrer la fécondité de la relation de la discipline historique avec la philosophie et contribuer ainsi à l'entrée de la pratique historique dans son âge réflexif, la démarche suivie croise les analyses épistémologiques de l'écriture de l'histoire avec les réflexions historiographiques autour de grandes notions et concepts utilisés par les historiens de métier.

  • Le Nouvel Abrégé de philosophie s'est imposé comme le livre compagnon idéal pour mieux suivre en philo et affronter avec un maximum de sécurité les épreuves du Bac.
    Au-delà, sa précision et sa richesse en font le plus précieux des mémentos pour celui qui se lance dans ses études de philosophie.Cette sixième édition, revue et enrichie, intègre à la réflexion proposée des problematiques actualisées qui tiennent compte des données les plus récentes, par exemple sur les relations entre la matière et l'esprit, tout en préservant ce qui fait de cet ouvrage un outil de travail particulièrement précieux : présentation concise mais précise des connaissances de base, clarification des concepts, exposés des enjeux qu'impliquent les problèmes, clés pour une lecture active et féconde des grands textes, socle général pour mieux bâtir ses dissertations.
    - Les thèmes philosophiques du Bac
    - Des textes de référence et des citations
    - Des sujets types données au Bac
    Cette nouvelle édition de l'Abrégé de philosophie de Jacqueline Russ, auteur de très nombreux ouvrages scolaires et universitaires, a été assurée par France Farago qui a enseigné en classes préparatoires dans les lycées Molière, Henry IV et Chaptal.

  • Les raisons de la fiction ; les philosophes et les mathématiques

    Jean-Pierre Cléro

    • Armand colin
    • 8 Septembre 2004

    Ce livre marque le bilan de plus de deux décennies de recherches effectuées au croisement de divers secteurs des mathématiques, des philosophies anglo-saxonnes mo-dernes et contemporaines, et de la psychanalyse ; il est sous-tendu par une enquête plus générale sur la possibilité de construire aujourd'hui une théorie des fictions en accordant à cette dernière la valeur fondatrice qu'un grand nombre de philosophies paraissent avoir perdue (à commencer par le kantisme et la phénoménologie).
    Plusieurs fils sont entrelacés. Le premier consiste en une approche résolument « empiriste » des mathématiques ; cette conception, qui vise à secouer le joug d'une attitude a prioriste, pour ne pas dire innéiste, très généralement et spontanément adoptée en la matière, aboutit à accorder un rôle essentiel à la notion de fiction. Cette carte « fictionaliste », avancée par Aristote et rénovée plus récemment par l'utilitarisme, semble ne jamais avoir été jouée comme il convenait ; en raison des échecs relatifs des diverses philosophies des mathématiques qui se sont disputé le terrain jusqu'à ce jour, il est tenté ici de relever cet héritage, fascinant mais délaissé.
    Le deuxième fil conducteur de l'ouvrage est celui d'un « psychologisme » délibéré et avoué : il s'agit d'ouvrir sur les aspects affectifs, dynamiques et économiques qui sous-tendent les efforts logiques et démonstratifs des mathématiciens. Ces recherches, quand elles sont esquissées, paraissent encore « échapper » au philosophe, au penseur, au psychologue même, quand ils ne les dénoncent pas par principe. Il est temps d'attirer l'attention sur le travail particulier des schèmes à l'oeuvre en toute démonstration.
    Le troisième fil met l'accent sur un certain type de pensée technique, qui mène son chemin aveuglément et symboliquement ; mais non pas sans pensée. Valéry disait : « Il n'y a de science que des actes. Tout le reste est littérature ». Le présent livre, variation sur la pensée active des mathématiques, n'en néglige pas pour autant « le reste », puisque la théorie des fictions proposée ne sépare les concepts ni de ce qu'il est convenu d'appeler, fallacieusement d'ailleurs, le « contexte », ni des schèmes dont l'auteur a cherché à établir qu'ils sont communs aux mathématiques et à la littérature.Jean-Pierre CLÉRO est professeur à l'université de Rouen. Agrégé et docteur de philosophie, il a pratiqué les mathématiques, leur histoire et leurs philosophies, avec les enseignants de mathématiques des IREM.

  • Comprendre l'histoire de la philosophie

    Giolitto-C

    • Armand colin
    • 5 Mars 2008

    On ne pratique pas l'histoire de la philosophie sans mobiliser plus ou moins consciemment un certain point de vue sur la philosophie, et toute histoire de la philosophie vient en retour conforter les conceptions dont elle est issue. D'où l'importance pour tout étudiant ou praticien de la philosophie de se mettre au clair avec les conceptions de l'histoire de la discipline. En explicitant les notions fondatrices de méthode, de philosophie de l'histoire, d'herméneutique, de relativisme, de lecture philosophique, cet ouvrage voudrait contribuer à l'élaboration d'une réflexion sur les manières d'historiciser la philosophie. Ce livre se veut, à cette fin, à la fois une référence et un outil. Il présente les diverses conceptions répertoriées de l'histoire de la philosophie, analyse les difficultés qu'elle rencontre et les distinctions par lesquelles elle cherche à les surmonter, et rend accessibles les acquis de la recherche historiographique. Il aidera tout un chacun à se situer en philosophie et à enrichir la pratique de l'histoire de la discipline qu'il entend s'approprier.

  • L'experience esthetique

    Renée Bouveresse

    • Armand colin
    • 6 Septembre 2016

    1re éditionCe livre, dédié à la mémoire d'André Malraux qui reçut devant le retable d'Issenheim une «  commotion  », selon le terme employé par Baudelaire à propos de Goya, cherche précisément à cerner la notion d'expérience esthétique dans ses dimensions métaphysique, psychologique, littéraire, picturale, sociologique, psychanalytique, etc. Analyser le plaisir esthétique, ainsi que l'épreuve que constitue, en un sens, l'expérience esthétique, qui peut susciter un «  effroi du beau  », invite à introduire aux philosophies et aux diverses psychologies de l'art (dont la psychologie des philosophes et des écrivains, l'interprétation psychanalytique, l'esthétique expérimentale et ses expériences sur l'expérience esthétique, longtemps méconnue en France), posant de la sorte le problème de l'unité de la psychologie. Ce livre, destiné aux étudiants de philosophie, et plus particulièrement des 2e et 3e cycles, ainsi qu'aux étudiants de lettres, de psychologie et d'histoire de l'art, s'interroge sur le beau, le goût, le nombre d'or, notions cardinales de l'expérience esthétique. Il traite du problème traditionnel de la mimésis, ou imitation dans les rapports de l'art et de la nature, et surtout du problème esthétique crucial du relativisme et de ses limites. L'art, «  antidestin » proche d'Éros, déboute-t-il la Mort ? Que sont, en leur fond, l'expérience esthétique de la création et celle de la contemplation ? Faite souvent d'indicible, de roses, de sirènes, de croix, l'expérience esthétique n'en reste-t-elle pas moins analysable rationnellement ? Peut-elle même, paradoxalement, être pour une part objet de science ? La philosophie de l'art, de Pythagore et Platon à nos jours, en passant par l'invention du goût et l'époque charnière du XVIIIe siècle, réussit-elle ou échoue-t-elle à l'éclairer ?Fondements philosophiques du problème. Qu'est-ce que l'expérience esthétique ? Qu'est-ce que la philosophie de l'art ? - Les philosophies de l'art et la question des rapports de l'art et de la nature - L'expérience esthétique. Interrogations phychologiques et métaphysiques - La psychologie de l'art et l'interprétation psychanalytique de la littérature et de l'art - L'idée de beau et les interrogations sur le nombre d'or. Les problèmes de la modernité ou la modernité face à l'historicité du goût - L'invention du goût, l'esthétique de Hume et la psychologie du goût - L'esthétique expérimentale et l'expérience esthétique moderne.

  • Qu'est ce que la personne ?

    Stamatios Tzitzis

    • Armand colin
    • 1 Avril 2014

    Dans l'Antiquité, la personne -  prosôpon -, exprime la transparence de l'existence. En l'absence de la densité ontologique que lui attribue le christianisme, elle ne désigne rien d'autre qu'un masque. Pour les Anciens, l'amorce de l'autonomie de la personne ne se perçoit pas encore. Il appartiendra alors à la modernité d'isoler la personne de l'être et de confirmer son autonomie, jusqu'à lui conférer sa liberté définitive. On glisse ainsi d'une philosophie de l'être vers une philosophie de l'homme.Tout en étant centrée sur la phénoménologie de l'existence, la modernité associera à la personne une vision polysémique. En d'autres termes, selon les idéologies et les doctrines philosophiques en présence, la personne s'alourdit de significations contradictoires entre elles. Puis survient la Révolution française qui s'engage dans un virage débouchant sur une conception pérenne de la personne dont nous sommes aujourd'hui les héritiers. Partant, la personne se fait à présent porteur de droits subjectifs (de droits de l'homme), affirmés comme inhérents à sa nature.L'existentialisme postmoderne s'efforcera, en l'ennoblissant, d'élever la personne à un niveau transcendant de son existence, par le dévoilement du pouvoir créateur de l'homme et de sa capacité de générosité. Ainsi la personne donne corps à un idéal du monde sans laquelle l'histoire et la culture ne sauraient exister.Stamatios Tzitzis, juriste-philosophe, est directeur de recherche au CNRS. Il est également le directeur de la section de Philosophie Pénale de l'Institut Michel Villey. Spécialiste de la philosophie pénale, ses travaux portent sur la philosophie du droit des Anciens confrontée à celles de la modernité et de la postmodernité.
    Les Anciens et la quête de l'être : L'absence de la personne. Le Politès  : de l'autre côté de la personne. De la Cité au cosmopolitisme. Marc Aurèle et le pessimisme existentiel. La personne à l'image et à la ressemblance de Dieu. La modernité et la personne. La phénoménologie de l'existence : Hobbes. La représentation. Locke : La personne à la lumière de l'introspection. La personne kantienne et les devoirs de la raison. La personne en face des ruptures révolutionnaires. Sade, la démesure existentielle. Nietzsche: « passions pour un néant  ». Existence et personne. La postmodernité : Karl Jaspers et l' agôn personnel. Jean-Paul Sartre et la personne agissante. Gabriel Marcel. L'ineffable de la personne. Emmanuel Mounier : Existence et personne. De l'idéal communautaire. Emmanuel Levinas : L'Épiphanie du Visage.

  • Au moment où l'Europe prend corps, il est nécessaire de faire retour à sa mémoire commune. Le christianisme, synthèse des legs d'Athènes, de Rome et de Jérusalem, fut le destin de notre continent, l'Esprit, aurait dit Hegel, des nations européennes. Il constitue l'inconscient de la pensée moderne qui est née en s'opposant à lui. Un regard rétrospectif permet aussi de mettre à nu le refoulé du christianisme, à savoir le judaïsme dont il est né. Nul ne peut plus prétendre aujourd'hui comprendre l'un sans l'autre, pas plus qu'il ne nous est possible d'occulter les apports médiévaux de l'Islam à notre civilisation sommée d'entrer de nouveau en dialogue avec lui. Cette confrontation ne peut que faire surgir ce qui est commun à tous : partage de l'être, de la parole, de l'esprit, partage du symbolique, qui est le lieu d'expression du sens. Nul ne peut s'approprier la vérité, mais tous doivent pouvoir en vivre.Cet ouvrage analyse ce triple patrimoine spirituel, montre que ces héritages, loin de s'opposer, s'éclairent mutuellement et peuvent se rejoindre dans ce qu'ils ont de meilleur.France Farago, agrégée de philosophie, a été professeur en classes préparatoires à HEC au lycée Henri-IV. Elle enseigne actuellement en Première supérieure au lycée Chaptal.
    Le judaïsme comme paradigme de l'ouverture : Clés et repères. Le judaïsme comme inlassable commentaire d'un texte originaire : la Bible. La rencontre du judaïsme et de l'hellénisme : Antiquité et Moyen Âge. La Haskala ou les Lumières juives. La modernité. Sujet traité : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le christianisme : un judaïsme hellénisé. Clés et repères. Le christianisme : un judaïsme hellénisé. Fides quaerens intellectum  : la foi cherchant l'intelligence. Le christianisme ou l'esprit comme liberté. Kierkegaard : un modèle exemplaire de relecture critique du christianisme. L'apport du christianisme à la pensée politique européenne. Sujets traités : Peut-on penser la création ? La désobéissance. La chute ou le paradis perdu. Les apports de l'islam : Clés et repères. L'islam. Sujet traité : Tradition et modernité.

  • Le pouvoir

    Jean-Cassien Biller

    • Armand colin
    • 1 Septembre 2000

    Si tout pouvoir n'est pas nécessairement politique et si, contre l'hypothèse de Michel Foucault, tout n'est pas pouvoir, toute définition du pouvoir est, elle, nécessairement politique. Organisé en trois grandes parties, cet ouvrage - dont le mot d'ordre pourrait être " penser avec Foucault contre Foucault " - a pour ambition de montrer l'enjeu politique des définitions possibles du pouvoir. La première partie argumente l'idée d'un pluralisme définitionnel permettant de justifier le pluralisme politique. Critiquant la définition monologique du pouvoir comme " rapport de forces " par Foucault, et également les thèses de Max Weber et de Hannah Arendt, l'auteur se réfère aux théories externalistes de la référence, défendues par Saul Kripke ou Hilary Putnam, dont il revendique le caractère fructueux pour une réflexion sur la définition du pouvoir. Dans la deuxième partie, en revanche, est mise en évidence la relation étroite entre le pouvoir et la liberté, pensée à partir de Foucault et de la question du " pouvoir sur soi ". Il s'agit de démontrer que le sens du pouvoir politique démocratique, au service de l'épanouissement de la liberté des individus au sein de leurs communautés, a un fondement éthique. La dernière partie est consacrée à l'héritage du christianisme dans la pensée politique occidentale, afin de défendre, contre Carl Schmitt, l'idée d'un sens éminemment positif et fondateur de l'apprentissage théologique des structures du politique moderne. Cet ouvrage montre ainsi que la pensée constitutionnaliste moderne renvoie à un choix éthique quant à la valeur de l'individu, qui légitime le droit comme instance de défense et d'accomplissement de la liberté politique.

empty