Calmann-Lévy (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans la collection "Questions d'actualité", cet ouvrage d'Edmond de Fels, publié en 1936 dans un « Paris nationaliste, revanchard, cocardier », est présenté sous la forme d'un échange de courriers entre Franc-maçons qui abordent les différentes thématiques politique de la situation du pays ; tous les sujets y sont abordés : politique pure, éducation, Dieu, nationalisme, classes sociales, gouvernants en place...

  • Dans la collection "Questions d'actualité", cet ouvrage d'Edmond de Fels, publié en 1936 dans un « Paris nationaliste, revanchard, cocardier », est présenté sous la forme d'un échange de courriers entre Franc-maçons qui abordent les différentes thématiques politique de la situation du pays ; tous les sujets y sont abordés : politique pure, éducation, Dieu, nationalisme, classes sociales, gouvernants en place...

  • En faisant un bilan de santé de notre système fiscal, l'auteur propose un programme de rétablissement face à la crise. Auberger fut haut fonctionnaire, il est maintenant maire de Joigny.

  • Un portrait rigoureux du Front national et de sa figure centrale, J.-M. Le Pen.

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  • La formation de l'Alsace, sa présence et son avenir, tels sont les thèmes sur lesquels le président Pflimlin et R. Uhrich ont construit un livre d'une grande densité. Le passé y paraît avec tant de couleur et d'exactitude qu'il s'inscrit tout naturellement dans l'actualité, traitée, elle aussi, avec une grande force de persuasion due à l'attachement des auteurs à leur terre alsacienne et à la connaissance approfondie qu'ils en ont. Fondées sur l'or du Rhin, c'est-à-dire sur la navigation, soutenues par le caractère opiniâtre et inventif de ses habitants qui ont créé, dès le XVIIIe siècle, comme on le voit par l'exemple de Mulhouse, les conditions d'une industrie moderne, la fortune de l'Alsace et sa vocation économique se sont affirmées au cours des âges, malgré de grandes vicissitudes au nombre desquelles il faut compter un demi-siècle d'annexion et cinq ans d'occupation. A l'heure présente, les perspectives franco-allemandes et le Marché commun permettent d'envisager une Alsace plus riche qui soit un trait d'union entre l'Europe septentrionale et l'Europe méditerranéenne si l'on relie le Rhône au Rhin par une voie d'eau à l'échelle continentale. Ainsi, les auteurs de ce livre, à la fois technique et psychologique, puisqu'il donne de l'homme alsacien une fidèle image, ouvrent les portes de l'avenir en signalant les chances nouvelles qui s'offrent à leur région, l'une des mieux placées de France pour desservir les débouchés européens.

  • La collection de timbres est-elle une accumulation d'images coloriées, le fruit de longues années d'études et de recherches, ou un capital à l'abri de toutes les dévaluations monétaires ? Le timbre est-il resté un moyen de percevoir la taxe postale ou est-il devenu un cadeau que l'Administration fait au collectionneur, à moins que celui-ci ne soit le seul contribuable qui paye avec enthousiasme un impôt volontaire ? Qui peut garantir qu'un timbre ancien est une relique intacte du passé et non le chef-d'oeuvre d'un falsificateur habile ? Un expert ? mais il n'est pas moins faillible en ce domaine qu'en matière d'art, d'écriture ou de poison. Voilà quelques-uns des secrets qu'Adrien Aron cherche à dévoiler en vous conduisant dans les endroits privilégiés où se réunissent les Philatélistes, cette franc-maçonnerie dans laquelle se côtoient les polytechniciens et l'analphabète, le clochard et le grand bourgeois, tous unis par des dogmes ésotériques et des rites mystérieux. De cette secte Adrien Aron fait partie, mais il n'a pas prêté le serment du silence. Les opinions peu conformistes qu'il présente dans Les Secrets de la Philatélie peuvent peut-être déplaire à certains, mais elles rendront sûrement service à d'autres.

  • Il se peut que le R.P. Pierre Teilhard de Chardin soit le saint Thomas d'une époque, dont Einstein, Heisenberg et le prince Louis de Broglie seraient les Aristotes. Il fallut plusieurs siècles de théologie, après saint Thomas, pour que la pensée chrétienne s'accommodât de la révolution copernicienne. Il n'est pas sûr qu'aujourd'hui elle ait tout à fait assimilé les conceptions découlant de la théorie de la relativité. On ne pouvait donc s'étonner, du vivant du Père Teilhard, de ses démêlés avec la Curie romaine, qui n'étaient plus un secret pour personne. Qui est Teilhard de Chardin ? Probablement un des plus grands esprits qui fut jamais. En lui, l'homme et l'oeuvre ne font qu'un. Loin de prôner l'angoisse, tellement à la mode en notre siècle, il est le plus consolant des prophètes. Paléontologue émérite, géologue, philosophe, sociologue, théologien, Teilhard de Chardin évoque à la fois les grandes figures de la Renaissance et les encyclopédistes. Il a entrepris une synthèse exhaustive entre la religion, la destinée socialiste de l'humanité et la découverte scientifique. Il est, avant tout, un humaniste. Depuis la mort du Père, presque tous ceux qui ont analysé son oeuvre ne pouvaient risquer de déplaire à la hiérarchie ecclésiastique. Il était donc souhaitable qu'un esprit inasservi, impartial, libre penseur - et romain - procédât à une tentative d'exégèse du système teilhardien, ainsi qu'à l'esquisse de la biographie de ce grand Français, d'une manière sincère, objective et désintéressée - comme c'est le cas dans l'ouvrage de Robert Teldy Naim. L'étude intégrale de l'ensemble des écrits de Teilhard de Chardin demande un temps peu en rapport avec le rythme de la vie moderne. Cependant, il est aussi impossible d'en igorer les « lignes de force » qu'il est inconcevable de ne pas connaître les bases du marxisme. L'étendue, la portée, les répercussions du message teilhardien se font chaque jour plus évidentes. L'auteur de Faut-il brûler Teilhard de Chardin ? a schématisé un examen « panoramique » des problèmes posés par Teilhard, en essayant de fixer l'essentiel de sa fulgurante vision, de ses vastes et profondes coordonnées. Loin de s'avérer une dissertation aride, c'est là un voyage d'un intérêt palpitant.

  • Nul n'était plus qualifié que M. Bernard Winter, depuis dix ans journaliste en Allemagne, pour nous apporter un témoignage probant sur Berlin, enjeu et symbole d'une Allemagne libre. C'est avec compétence qu'il évoque ce problème crucial qui est au premier plan des préoccupations mondiales. Depuis dix ans en effet, l'Est et l'Ouest se disputent les morceaux de cette ville qui fut la capitale de l'Allemagne... quand il y avait « une » Allemagne. Deux millions d'Occidentaux y vivent, encerclés par l'empire soviétique. Ces Berlinois de l'Ouest ont toujours proclamé leur attachement au monde libre et ils voient dans les garnisons américaine, britannique et française, les plus sûrs et même les seuls garants de leur liberté. Mais M. Khrouchtchev vient de remettre en cause les accords de 1944 et 1945 qui ont autorisé la présence des Américains, des Anglais et des Français à Berlin. Quelles garanties auraient alors les Berlinois de ne pas connaître, un jour, le sort des habitants de Prague en 1948 ? M. Khrouchtchev se sert de Berlin comme d'un levier pour soulever tout le problème de l'Allemagne, et l'auteur nous montre avec force combien l'enjeu de la partie engagée est immense, car « qui tient Berlin tient l'Allemagne, et qui tient l'Allemagne tient l'Europe ».

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  • Depuis 1958, une idée s'est implantée dans l'opinion. L'administration et les « énarques » auraient confisqué le pouvoir. Cette arrivée au pouvoir de l'Administration n'avait, jusqu'ici, fait l'objet d'aucune étude systématique. Charles Debbasch, professeur de science administrative et directeur du Centre de recherches administratives de la Faculté de droit et des sciences économiques d'Aix-Marseille, nous livre aujourd'hui le dossier de l'affaire. Il s'est attaché à rechercher, dans tous les rouages du pouvoir et les mécanismes de décision, la pénétration des fonctionnaires. Il découvre ainsi les nouveaux itinéraires des carrières politiques sous la Ve République, tout en critiquant au passage certaines idées reçues. Non, l'avènement contesté des « énarques » ne peut être attribué exclusivement à la Ve République ! L'arrivée sur la scène politique des hauts fonctionnaires ne contredit pas le renforcement de la discipline à l'intérieur de la fonction publique. Le gouvernement dispose de l'administration, déclare la Constitution de la Ve République. Sans doute. Mais, l'Administration dispose en grande partie du gouvernement. Charles Debbasch montre les caractères originaux de ce gouvernement administratif : la souplesse, l'empirisme, l'absence d'esprit de système sont les caractères majeurs des réformes administratives. La transformation régionale elle-même, souvent qualifiée de révolutionnaire, n'échappe pas à cette philosophie. Péripéties ou mutation profonde ? La question est sous-jacente dans tout le livre. L'auteur croit au caractère durable de la progression du pouvoir administratif. Aussi, réclame-t-il qu'à l'image des États-Unis, la fonction publique cesse de constituer un milieu imperméable aux mutations politiques, qu'une démocratisation de la fonction publique, dans son recrutement et ses méthodes d'action, soit réalisée à bref terme. Avec Joseph Fiévée, l'auteur pense : « C'est au pouvoir qui administre qu'il faut donner des bornes bien plus qu'au pouvoir qui gouverne. Toute notre révolution a été en sens contraire ».

  • Ce que je sais du XXe siècle ? Ce qu'en saurait tout enfant d'une époque convulsive et sans pardon, considéré comme terroriste, réchappé à vingt ans du peloton d'exécution, auteur en 1950 d'un premier roman qui s'ouvrait sur des enfants juifs conduits à la chambre à gaz de Mauthausen et qui verrait, trente-cinq ans après, les tortionnaires du père Popieluszko ressembler comme des frères aux SS qu'il a connus. Ce que je sais ? Que la gauche est fautive. Fautive de n'avoir pas encore osé reconnaître, à la mort de Koestler, Sperber et Souvarine, à quel point ils ont eu les premiers raison. Fautive de ne pas assez s'interroger sur un pacifisme qui ne peut se réclamer de Jaurès parce qu'il blanchit les agresseurs, confond Auschwitz et Hiroshima et ignore le seul acquis en Europe de la victoire de 1945 : la réconciliation franco-allemande. Fautive encore de regarder l'avenir à la lumière de la première révolution industrielle, de ne pas avoir l'audace de désespérer Billancourt, quand la lutte des classes a besoin d'une France prospère et efficace pour garder un sens. Ce que je sais du XXe siècle ? Qu'il a anéanti les rentes qu'une nation comme la nôtre tirait de son passé. Il faut changer notre outillage mental et culturel. C'est la leçon des poètes que j'ai connus et dont j'ai été l'ami : Aragon, Éluard, Picasso. Ont-ils payé trop cher d'accéder aux ouvertures de la modernité sur le grand large ? Mais quelle est donc notre note à payer en cette fin de siècle, alors qu'il dépend de nous qu'il y ait un XXIe siècle ?

  • Pénétrant tête haute dans les institutions de la bourgeoisie, le parti communiste italien, après trente années de longue marche vers le pouvoir, se trouve aujourd'hui en mesure de conditionner les choix politiques et économiques de la société italienne. En effet, le plus puissant des P.C. européens (1 750 000 adhérents ; 34,5 % des suffrages aux élections de 1976), le parti de Gramsci, Togliatti et Berlinguer, est tout simplement devenu un élément indispensable au fonctionnement de la démocratie. Auteur du « compromis historique » - la seule stratégie nouvelle élaborée par le mouvement communiste international depuis les "fronts populaires" de 1935 - il a été mal compris par la gauche européenne à laquelle il renvoie l'image de son sectarisme et de ses innombrables échecs. Cette voie démocratique, progressive, autonome à l'égard de Moscou, qui, pour éviter la coupure du pays en deux et la conquête du pouvoir avec 51 % des suffrages, prend à contre-pied l'union de la gauche et le programme commun de gouvernement, aboutit à ce résultat paradoxal de proposer une alliance avec l'adversaire, avec celui qui pense "autrement", c'est-à-dire, en Italie, les catholiques et le parti démo-chrétien. Peut-on, avec le compromis historique, faire la révolution sans révolution, sans quitter l'OTAN, sans abolir certains mécanismes de l'économie de marché, et en se compromettant dans la résolution de la crise économique ? Le compromis historique offre-t-il une recette pour gagner des voix ? Enrico Berlinguer et le P.C. italien proposent-ils ce que Leonid Brejnev appelle, dit-on, un « socialisme hypothétique » ? L'analyse de Marcelle Padovani, correspondante à Rome du Nouvel Observateur, permet de mieux comprendre la situation politique unique d'un pays vers lequel sont tournés tous les regards, à l'Ouest comme à l'Est.

  • Tenir tête aux pollueurs... Protéger les rivages, les rivières, l'air, le sol, le sous-sol de la cupidité des industriels et des constructeurs... Bâtir des villes qui soient belles et habitables... Lutter contre le bruit... Est-ce possible dans notre société libérale, guidée par le souci de la rentabilité et la recherche systématique du profit maximum ? Est-ce supportable par l'économie d'un pays qui a déjà bien du mal à réussir son industrialisation ? C'est possible et c'est même indispensable, répond Robert Poujade. La société libérale est en train de jouer son avenir sur la question de savoir si elle résoudra ou non le problème de l'environnement et de la protection de la nature. Mais ce ne sera pas là tâche facile. Robert Poujade le sait, qui a créé en janvier 1971, à la demande de Georges Pompidou, le ministère de la Protection de la nature et de l'Environnement, devenu ministère de la Qualité de la vie. Pendant un an, il s'est tu. Aujourd'hui, il raconte son expérience, son combat pendant trois ans contre l'esprit de lucre des uns, la négligence, la routine ou l'égoïsme des autres. Son combat contre l'industrie privée bien sûr, mais aussi contre l'inertie de l'administration, jalouse de ses prérogatives et de ses traditions ; contre les entreprises publiques, comme l'E.D.F. qui plante "autoritairement ses pylônes aux plus mauvais endroits". Ce que Robert Poujade raconte dans son livre, c'est l'aventure étonnante et par bien des côtés inquiétante de ce "ministère de l'impossible" qui dérangeait trop de gens pour qu'on lui donne tous les moyens d'agir.

  • Une sous-préfecture de province à l'heure de la « révolution de mai » et pendant la campagne électorale qui suivit. Abandonnant provisoirement les grands sujets de politique étrangère et d'histoire contemporaine qu'il a l'habitude de traiter pour l'Express, le Monde Diplomatique, l'auteur des Carnets secrets de la décolonisation nous conte les péripéties des « Orages de mai » dans l'arrondissement de Vendôme, en Loir-et-Cher, pris comme circonscription-type de la France rurale. Une explosion de grèves locales et de manifestations dont l'ampleur, à Vendôme, surprend tout le monde. La grande peur des notables et la désapprobation de la population paysanne, qui se retournent contre le député sortant, membre de la Fédération de la gauche. Pour deux cents ou deux cent cinquante circonscriptions de province, les événements de mai-juin ont dû se passer, à peu près, comme Georges Chaffard les a vus en Vendômois, et comme il les rapporte dans ce récit alerte où le souci de mener une enquête sérieuse n'exclut pas un sens de la couleur et de l'humour. En nous présentant sans parti-pris la photographie d'une circonscription-étalon aux heures chaudes du printemps 1968, Georges Chaffard montre comment les événements qui, vus de Paris, semblaient ébranler la Ve République, ont, en province, peu pénétré ce que l'auteur appelle « le tissu coriace de la France rurale ».

  • Blumsztajn Seweryn, né en 1946 à Wroclaw (Pologne). Enfance modèle au sein des scouts rouges. Adolescence marquée par la recherche de l'idéal révolutionnaire. Entrée dans l'âge adulte aux côtés d'Adam Michnik et de Jacek Kuron, initiateurs de l'opposition politique polonaise, et début d'un parcours contestataire jalonné de mesures discriminatoires, arrestations et procès. Cible privilégiée de la propagande et du pouvoir polonais, qui voient en ce membre du Comité de défense des ouvriers (KOR) et du syndicat Solidarité animé par Walesa, en ce Juif compagnon de lutte du catholicisme militant, l'incarnation de toutes les menaces envers l'intégrité du communisme. En France depuis que, répondant à l'appel de syndicalistes français, il est surpris durant son séjour par le coup d'État du général Jaruzelski en décembre 1981. Choisit de rester à l'Ouest pour témoigner, informer, coordonner l'action en faveur des victimes de la répression. Dirige pendant trois ans le Bulletin d'information de Solidarité publié à Paris. Signe très particulier : décide de rentrer dans son pays en janvier 1985, avec tous les risques que cela représente pour lui. Car, malgré la chaleur de l'accueil que la France lui a réservé, c'est là-bas qu'est sa place, là-bas que sont ses racines. Et c'est là-bas que doit continuer son combat en faveur de la liberté. Témoignage humain et politique irremplaçable, ce livre, qu'il laisse derrière lui comme une étape de sa vie, éclaire de l'intérieur, à travers sa trajectoire, la Pologne d'aujourd'hui et les espoirs qu'elle porte.

  • La France a tout à la fois trop et pas assez de police. Trop si l'on considère que près d'un Français actif sur cent se consacre à cette tâche. Et qu'un policier sur quatre et un gendarme sur cinq ne font que du maintien de l'ordre. Chiffres inquiétants ! Mais dans les quartiers que ne visite jamais aucune patrouille on pense plutôt que la France n'a pas assez de police. Et on n'a pas tort non plus, car la délinquance progresse à pas de géants. Des commissariats insalubres. Pas de gardiens. Pas de voitures. Pas d'essence. Mais pendant ce temps, on déplace, comme à plaisir, des colonnes de C.R.S. sur les routes de France. On achète des tracteurs-à-déblayer-les-barricades qui coûtent, chacun, le prix de trois cars de police-secours et ne sont jamais utilisés. La morale sociale s'effondre. L'ancien système de valeurs n'existe plus. Il faudrait à la France des policiers préparés à réfléchir par eux-mêmes. On les forme au contraire à devenir des robots de la répression, de l'espionnage téléphonique, de la filature, de la mise en fiche. On tue chez eux les réflexes républicains. On ne leur explique pas le monde dans lequel ils vivent. Ce sont là les conséquences du "système Marcellin", dénoncé par les policiers encore "sains". Ministre de l'Intérieur hors du commun, resté à ce poste pendant près de six ans, Raymond Marcellin a marqué de son empreinte le corps policier.

  • La crise produite dans l'O.T.A.N. par les décisions draconiennes du gouvernement français crée l'occasion unique d'aboutir à une réforme de l'alliance qui avait été inutilement tentée depuis plusieurs années. Dans cette circonstance, il importait qu'une personnalité particulièrement informée des problèmes de l'O.T.A.N. présentât une solution constructive qui permette de sortir des difficultés actuelles et d'éviter qu'elle ne débouche sur certaines solutions très fâcheuses qui se dessinent actuellement. C'est ce qu'a fait le général Beaufre en écrivant ce livre. La solution qu'il présente a pour avantage de tenir compte des divers impératifs contradictoires exprimés dans l'alliance et de définir une formule qui puisse à la fois reconstituer une solidarité atlantique et jeter les fondations d'un système de défense européenne.

  • Les mois passent et puis les années. Attachés aux événements au jour le jour, nous ne distinguons pas bien les grands mouvements de fond. La petite aiguille de la montre est la plus importante, mais nous ne la voyons pas bouger. Avec La montée des jeunes, Alfred Sauvy nous plonge au sein même de l'histoire de France, telle qu'elle se dessine, mais telle qu'on ne la voit pas encore. Cette poussée de jeunes rameaux sur le vieil arbre, après un siècle et demi de vieillissement, c'est-à-dire de dessèchement, est un signe extraordinaire de renouveau, dont les conséquences se feront peu à peu sentir. Les cinquante années qui viennent de s'écouler, l'auteur nous les retrace, pour la France, d'une façon bien peu conforme à ce qu'on peut lire dans les manuels. Mais cette vue saisissante nous permet de mieux nous projeter en avant, à la recherche de notre destin. La montée des jeunes n'est cependant pas le talisman magique qui, par sa propre vertu, ranime tout autour de lui. Elle impose à la France une charge sérieuse, les douleurs d'un immense et glorieux enfantement. La nécessité de cet « accueil » aux jeunes amène l'auteur à décrire les conditions de l'économie française, à déraciner les vieilles idées économiques sur le développement et à montrer une doctrine neuve. Le chemin de la France nous apparaît alors clair et prometteur. Un véritable rebondissement dans l'histoire.

  • Parce que le Japon et l'Europe commençaient à menacer la suprématie des Américains, ceux-ci ont décidé de déclencher une troisième guerre mondiale. Une guerre économique en riposte à une menace économique. Toute la prospérité de nos sociétés de consommation repose sur l'existence de sources d'énergies et de matières premières à bon marché. Pour mettre les Européens et les Japonais à genoux, Washington a donc décidé d'obliger ses concurrents à payer plus cher les fournitures qu'ils ne produisent pas sur leurs propres territoires mais dont, pourtant, ils ne peuvent plus se passer. Grand reporter à L'Express puis à Europe N° 1 et à l'hebdomadaire économique Les Informations, Pierre Péan a parcouru les pays du Golfe persique. Il a recueilli les confidences des ministres arabes et des agents des compagnies américaines. Et, aujourd'hui, il est formel : ce qui se passe depuis six mois au Proche-Orient a été voulu par les États-Unis et dirigé de Washington. Il s'agit, par la hausse massive des prix du pétrole, de rendre les économies européennes et japonaises moins compétitives. Tout le monde trouvera son compte à cette hausse du pétrole. Les pays producteurs, bien sûr, qui vont obtenir trois fois plus de recettes sans avoir à dilapider plus de richesses. Les Russes, qui voient leurs fantastiques mais lointains gisements sibériens devenir rentables et peuvent caresser l'espoir que les Japonais seront suffisamment affolés pour venir leur proposer de les aider à exploiter cet océan souterrain. Et, enfin et surtout, les États-Unis qui restent, on l'oublie trop souvent, les premiers producteurs mondiaux de pétrole. Les États-Unis qui ont déjà préparé la relève nucléaire et savent qu'en 1980 ils auront retrouvé leur totale indépendance énergétique. Un complot génial. Et jusqu'à présent réussi.

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