Champ social

  • Présentation de l'ouvrage : Récit éclairé sur l'histoire d'un homme, Jean Oury et d'une pratique d'accompagnement de personnes en difficulté psychique, située entre attention individuelle et pratique du collectif.
    Le collectif est soignant, la moindre des choses, un sourire, est au coeur du soin. L'ouvrage est un hommage à cette pratique de soin en la situant sur le plan historique,
    clinique et culturel. Face à la folie, dont nous ne savons pas grand-chose, la psychothérapie institutionnelle prône la créativité, l'analyse institutionnelle (c'est-à-dire l'analyse de l'aliénation), la libre circulation, le collectif, l'écoute, la relation qui soigne, la veillance, la disponibilité, la non intrusion, et l'entraide ; plutôt que la rééducation psychosociale d'orientation comportementaliste, de plus en plus présentée comme le seul modèle possible des bonnes
    pratiques, en psychiatrie. La psychothérapie institutionnelle est une forme de la psychiatrie, une alter-psychiatrie.
    Auteur : Serge Didelet a été éducateur auprès de jeunes, puis formateur. Titulaire d'un d'un master de recherche en sciences sociales (le D.H.E.P.S, analyse des pratiques professionnelles par la recherche-action), psychanalyste, il anime actuellement des groupes de parole et de supervision dans le champ social et médico-social.




  • Table des matières
    Introduction
    I- Une sacrée trouvaille
    II- Les silences de M.T.
    III- La voie (x) du sinthome : une psychose réussie
    IV- Un homme qui n’existe pas
    V- Un sujet heureux : savoir y faire avec la jouissance
    VI- « J’ai le temps…» : temps et création
    VII- La « lalangue » chez un psychotique
    NÉOLOGISMES ET NÉO SÉMANTÈMES
    VIII- « Quand l’habit fait le moi » : Le corps dans les psychoses
    IX- De l’hystérie mâle au « pousse-à-la-femme » de la psychose
    CLINIQUE DIFFÉRENTIELLE DE L’HYSTÉRIE ET DE LA PSYCHOSE
    X- « Le bonheur c’est simple comme un coup de fil » : la première rencontre
    XI- Le lien transférentiel : une invention
    /> XII- « Nouer et dénouer ne sont pas de métaphore »
    XIII- Un nouage exceptionnel
    Conclusion – L’invention du psychotique

  • Présentation de l'ouvrage : Porté par un souci constant de mieux comprendre les patients atteints de psychoses au long court, l'auteur tente d'en éclairer les mécanismes profonds en se référant aux études sociologiques et surtout psychanalytiques de diverses écoles. Le rôle des équipes infirmières, en contact plus étroit avec les patients que ne peut l'être les médecins, apparait un apport incontournable dans la cohérence théorique et la pratique des soins et du suivi des patients. Des exemples cliniques permettent de mieux comprendre l'indispensable étayage d'une psychologie des profondeurs, dont une compréhension partagée est le minimum exigible pour qu'une équipe soit solidaire et stable dans sa pratique. Trois expériences différentes en centres hospitaliers relatent les difficultés, le temps nécessaire pour atteindre cette cohérence. L'incidence de la psychanalyse sur la conduite d'un service, sur la qualité des liens qui s'y nouent et sur la vie même de l'auteur est un témoignage des modifications qu'une analyse personnelle peut induire dans la pratique des soins et le regard sur l'existence.
    Auteur : Michel Nique a été psychiatre des hôpitaux et chef de service.




  • Table des Matières
    L’ÉCOLE DE L’API. Action Pédagogique Institutionnelle
    Une école de parole
    « Une école de la vie »
    L’école après la classe
    Vers un travail de Pédagogie d Institutionnelle entre adultes
    AVPI - Fernand OURY. Association Vers la Pédagogie Institutionnelle
    LE CEÉPI
    Le Groupe Charentais de Pédagogie Institutionnelle
    Le GRPI
    Groupe PI Paris – Créteil
    Groupe de pédagogie institutionnelle de la Gironde
    Association « Techniques Freinet-Pédagogie Institutionnelle »




  • Table des Matières
    Introduction /
    De la peur à l’analyse
    Chapitre 1 /
    La délinquance juvénile au temps des « blousons noirs »
    Chapitre 2 /
    L’évolution actuelle de la délinquance des mineurs : ce que disent les chiffres
    Chapitre 3 /
    La « violence des mineurs » dans les dossiers judiciaires
    Chapitre 4 /
    Auteurs et victimes
    Chapitre 5 /
    Que fait la justice ?
    Conclusion générale /
    Comment sortir des cercles vicieux ?
    Remerciements /




  • Table des Matières
    INTRODUCTION
    Prisons : l’équilibre des tensions
    Fabrice Guilbaud & Guillaume Malochet
    PREMIÈRE PARTIE
    Réformer la prison : le butoir de la sécurité
    I- 1975 : Une date marquante dans l’histoire de la prison ?
    Petit essai de mise en perspective
    Grégory Salle
    II- La paranoïa pénitentiaire
    Georges Benguigui
    III- Le travail des détenus : l’impossible contrat de travail ?
    Philippe Auvergnon
    DEUXIÈME PARTIE
    Violences en détention
    IV- Les barbares de l’intérieur.
    Du lacet de chaussures cassé à l’émeute
    Antoinette Chauvenet
    V- Les relations carcérales croisées et la violence
    Corinne Rostaing
    TROISIÈME PARTIE
    Les habits neufs du projet carcéral
    VI-La privatisation des prisons : entre marché et « dogme » sécuritaire
    Fabrice Guilbaud
    VII-Soigner, évaluer, contrôler.
    Les dilemmes des soignants en milieu carcéral
    Thomas Le Bianic & Guillaume Malochet
    QUATRIÈME PARTIE
    Droits et activités des détenus sous entraves
    VIII- Faire des études en prison.
    Logique sécuritaire contre logique scolaire
    Fanny Salane
    IX- Les carrières sportives en détention.
    Entre contraintes et possibles
    Laurent Gras
    X- Réalités musicales en prison. D’un panorama général à l’analyse d’une activité
    Michaël Andrieu




  • Extrait
    Préface
    Ce manuscrit est une œuvre polyphonique. De très nombreuses voix s’y entremêlent pour nous donner une idée de cette expérience unique de Psychothérapie Institutionnelle, celle d’un hôpital dans le village, pensé pour le soin des enfants et des adolescents en grande souffrance psychique. En effet, contrairement à l’habitude, le récit pluriel n’est pas écrit par les seuls professionnels : le risque est pris de donner la parole aux parents des enfants accueillis et aux habitants du village pour qu’ils témoignent de la réalité de ce qui se passe, et par leur intermédiaire à tous, à celle des enfants et des adolescents eux-mêmes. Et ils le font, certains avec une grande bienveillance, et d’autres avec un esprit critique, parfois acerbe. Mais ce parti pris donne une qualité d’authenticité à ce travail qui va bien au-delà du récit manifeste, jusqu’au récit latent, celui qui donne la cohérence d’un projet par la profondeur de son arrière-pays.
    Les multiples voix qui chantent cette polyphonie le font avec les moyens à leur disposition, les uns avec une voix de soliste, et les autres avec leur voix de choriste, certains avec une profonde connaissance de la clinique académique, mais d’autres avec une connaissance incarnée dans la clinique transférentielle. Toutes ces voix sont utiles, toutes sont importantes, et toutes se côtoient sans difficultés pour nous faire entendre les entrelacs de l’harmonie et du contrepoint, à l’image de ce qui se passe quotidiennement dans cette équipe : être avec l’autiste qui ne communique pas comme les autres, être au bord du pare-excitations de l’adolescent psychotique qui s’est égaré dans les frontières du monde, être débordé, voire dépassé, par des émotions d’un ordre originel, partager les angoisses des fugues, petites et grandes, assumer la violence de quelques adolescents dissociés et délirants, en retenir d’autres qui frôlent la mélancolie, accueillir dans sa psyché, et souvent dans son corps, les passages à l’acte en se disant qu’il y aura un temps pour comprendre, autant de petits et grands événements relatés dans ce texte cousu main qui habille chaque enfant et adolescent d’une mise en récit qui participe de la vivance de chacun de ses membres.
    La psychothérapie institutionnelle est ici montrée dans sa spatialité, car les instances qui la constituent sont sises dans la géographie de la cité, mais unies dans l’histoire de leurs fonctionnalités ; les professionnels vont d’un point de ces espaces vivants à un autre, appartenant au premier mais n’y vivant pas en isolat cloisonné, assumant le partage des fonctions, la maison des adolescents par là, et la maison administrative par ici, le magasin des livres là-bas, et le bistrot par après ; l’adolescent en colère quitte sans prévenir sa maison pour foncer chez le directeur pour en obtenir une « interprétation ici et maintenant », et éclairé sur les contours de l’institution et remis dans ses règles de fonctionnement par son responsable, il reçoit une indication qui, tel l’oracle de Delphes qui ne cèle ni ne montre, mais indique, lui permet de faire son chemin dans le groupe social auquel il appartient. Pas étonnant que l’espace soit premier dans une institution qui accueille les enfants autistes et psychotiques, car sur ces projections spatiales de leurs images du corps dans le monde, se jouent leurs premiers pas d’un être-sujet. Mais l’espace n’est rien s’il n’est relié par les adultes qui y professent les métiers de psychistes, à des lois temporelles qui en rythment l’organisation et la structuration symbolique. La tablature institutionnelle des soignants vaut pour les conditions de possibilités de l’arrimage de ces enfants dans le processus d’humanisation. Sinon pas moyen de trouver un sens au passage à l’acte, ni de le transformer en « acting » (Oury), car ce sont les professionnels qui, œuvrant dans leurs réunions de travail, vont construire ces ponts de rattachement à autrui, en exprimant tout haut par leurs contre-transferts individuels, la dramaturgie que traverse à grand-peine chaque enfant soigné. Dans le cadre des constellations transférentielles des enfants et adolescents, cette mise en récit, peut aider à des proto-narrations, comme autant de bases de lancement dans le monde de ces êtres si éloignés de notre névrose commune.
    Dans ce processus, les deux jambes décrites par Tosquelles, la psychanalytique et la politique, sont bien présentes en permanence pour consolider le collectif, machine abstraite d’une pensée groupale toujours menacée de déshérence et d’individualisations entropiques. La formation continue y joue un grand rôle et on sent au fur et à mesure du texte, que chaque professionnel, quel que soit son statut, y va de sa propre recherche intellectuelle et psychoaffective avec les autres de l’intérieur des Goélands, mais aussi de l’extérieur. Ici pas besoin d’insister sur les différents métiers des soignants, sur leurs diplômes, sur leur culture. La simple lecture de leurs témoignage ouvre sur cette invention réactivée par une formation incessante, et que ce soient les poètes qui écrivent ou les femmes de ménage, les psychologues ou les psychanalystes, le médecin ou les coiffeurs du village, ou plusieurs fonctions en une personne, l’expérience relationnelle rapportée ne trompe par un récit en faux self qui dénierait toute authenticité à l’ensemble : Non, c’est précisément ce qui en fait la force, chaque écrivain a son style et il n’est pas question de copier un style plus autorisé ou plus « in ». Les récits sont d’ailleurs touchants par leur apparente absence de réflexions psychopathologiques, telles qu’on peut les retrouver dans les revues spécialisées : histoire du cas, puis analyse psychopathologique. Ici la psychopathologie suinte dans le récit, pas besoin d’en faire un plat, elle est présente partout, elle irradie dans la clinique, elle transcende l’institution.
    Mais si ce phénomène rare est présent dans cette aventure peu commune, c’est, me semble-t-il, en raison d’une pensée profondément démocratique des rapports humains entre les personnes. On l’oublie trop souvent, si la démocratie ne peut être érigée en modèle direct pour poser les indications de soins, conduire une prise en charge et guérir un patient, rien de ces étapes du processus de soin ne peut être réalisé aussi bien que quand elle imprègne les esprits de ceux qui y concourent, et surdétermine leurs rapports intersubjectifs. Le respect des personnes entre elles, au-delà ou en deçà des statuts, ne peut être décrété, il en va d’une éthique soutenue par la liberté de pensée et la force du désir ; un psychanalyste ne peut s’arroger en vertu de sa position le droit d’interpréter, mais en revanche, il en est parfois le facilitateur ; un directeur ne peut s’appuyer sur son autorité statutaire pour décider seul en toute connaissance de cause, il réunit les personnes avec lesquelles prendre la bonne décision ; un employé chargé du ménage ne peut se prétendre psychothérapeute, mais parfois, seule sa présence et son engagement peuvent parvenir à déclencher un travail psychothérapique chez un enfant. Ainsi, les mécanismes du fonctionnement institutionnels apparaissent pour ce qu’ils doivent être, les témoins d’un fonctionnement démocratique enveloppant, et à mes yeux, ce fond de décor permet la reconnaissance des phénomènes transférentiels et leur utilisation dans la cure en institution.
    Mais plus avant, l’expérience de l’hôpital dans le village, à la base d’une pensée citoyenne du monde, permet aux enfants, portés par l’implicite partagé par les professionnels engagés dans cette ruralité hospitalière, de recevoir les clés concrètes du rapport avec le principe de réalité. En pédopsychiatrie, cette question de la sortie de la toute puissance infantile, qu’elle soit due à une carence éducative parentale ou à des maladies qui en compliquent la construction, est essentielle ; dans cette expérience, la qualité des rapports avec l’environnement, la réalité des bords rapidement rencontrés dans la vie quotidienne, la grande sensibilité de tous les professionnels à cette chance de vivre et travailler à Spy, font de la rencontre avec le principe de réalité non pas une malchance, mais un gage de progrès en humanisation. On oublie souvent que la découverte du principe de réalité par un enfant habitué au seul principe de plaisir-déplaisir n’est pas l’entrée dans le cauchemar de la vie terrestre, mais bien une avancée dont il s’agit de prendre toute la mesure. Sinon à quoi bon tenir sur les castrations symboligènes ? Que ce soient les enfants autistes et psychotiques ou que ce soient les autres, la proximité de la rencontre avec cette catégorie fondamentale du principe de réalité est élevé au rang d’une chance écologique de l’esprit humain. Et les soignants des Goélands n’arrêtent pas de se livrer à ce combat fondamental de la pédopsychiatrie. Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Sans un groupe d’hommes et de femmes d’une telle qualité, et formant institution, pour accompagner ces enfants sur le chemin de l’existence, semé de multiples souffrances psychiques, la douce campagne proche de Namur n’y suffirait pas. L’aventure des Goélands est d’une toute autre étoffe, celle dont on fait les histoires authentiques. Et tous les enfants et adolescents qui ont eu et ont la chance d’y passer, en savent quelque chose.
    Pierre DELION

  • Présentation de l'ouvrage : À quelles conditions la solidarité publique peut-elle s'exercer à l'égard des jeunes précaires ? Grâce à une enquête par observation dans des comités d'attribution du fonds d'aide aux jeunes, ce livre nous offre une plongée au coeur de l'État social pour comprendre le traitement qu'il réserve aux jeunes en difficulté.
    On y découvre des professionnels qui racontent des histoires d'insertion au passé et au futur, qui se posent des questions sur le bien fondé des demandes d'aide financière, et qui évaluent les parcours comme les projets des jeunes. Sous nos yeux, et non sans hésitations, les acteurs de l'insertion fabriquent une doctrine de la solidarité avec ses normes et finalement une certaine conception de la citoyenneté sociale
    des jeunes.
    Léa Lima est maîtresse de conférences au Conservatoire National des Arts et Métiers et co-dirige le Lise, le Laboratoire Interdisciplinaire pour la sociologie économique. Elle est aussi membre associée du Centre d'Etudes de l'Emploi. Son travail de sociologue porte sur les politiques d'insertion des jeunes et leur mise en oeuvre et plus largement sur les politiques sociales locales.

  • Parents et adolescents en crise




    Table des matières
    Introduction
    PREMIÈRE PARTIE / SOUFFRANCES ADOLESCENTES
    1- Accueillir l’adolescent qui « pète les plombs »
    Rappels cliniques
    Le balisage généalogique, voie royale pour la prévention des troubles mentaux
    2- Quand la monoparentalité fait mal
    Mokhtar est aux abois pour sa mère
    De la mère victime sociale au monstre éducatif
    Y a-t-il un tiers dans l’institution ?
    De la Gorgone à une femme quelconque
    Le partenariat : partage pragmatique des tâches et étayage mutuel
    Épilogue
    3- Être « toxico » à l’écriture
    L’écrit littéraire adolescent : un riche support identificatoire pour le lecteur adolescent
    Le jeune lecteur entre répulsion et fascination face à la facilité d’écriture de certains adolescents
    Jean-Marie, un adolescent « rimbaldomane »
    /> Épilogue
    4 -Vertiges du temps et de l’espace
    Investissement adolescent et manque d’épaisseur historique
    Petite psychanalyse de l’adolescent face au monde souterrain
    Le Grand Puits de l’hôpital Bicêtre a guéri l’ennui de Tristan
    Spatialisation et inscription généalogique
    5- Les amoureux qui n’agissent pas
    Les traces d'une expérience psychique précoce d’abandon
    La crainte de redevenir un nourrisson fou
    Stéphane est embarrassé par son désir sexuel
    6- Désamorcer la violence par l’imagination
    Un psychisme en état de guerre
    Braver le père sans le détruire
    Des représentations pour contenir et transformer la violence
    Un créateur en herbe de mangas scénarise son ressentiment
    Gabriel secourt sa mère mystérieusement dolente avec un personnage virtuel
    7- Comme une envie de tout laisser tomber…
    L’accueil des adolescents « anomiques »
    Anatomie d’une pratique
    Une phobie scolaire étrangement précise
    8- Se mettre en danger devant les parents
    Une fenêtre d’observation limitée
    Le recours parental au psychologue
    Deux frères coalisés contre leur beau-père
    DEUXIÈME PARTIE / DANS UN POINT ACCUEIL ÉCOUTE JEUNES, ÇA SE PASSE COMMENT ?
    1- Les « points écoute » : missions, limites et relais
    Des structures de première ligne pour le mal-être adolescent
    Les limites de la guidance psychoéducative
    La dépression névrotique de Safia
    Un cas de bouffée délirante
    Damien entend des voix
    Le travail en réseau avec les institutions psychiatriques
    Robert interroge le cannabis pour « aménager » sa folie
    Les autres partenariats
    Les PAEJ et la prévention des toxicomanies en milieu scolaire
    2- Parler du cannabis entre grands adolescents
    Les pratiques existantes
    Historique et mise en place de groupes de parole « cannabis »
    Les éléments du cadre
    Extraits du « carnet de bord »
    Discussion
    États d’âme travaillés
    3- Des groupes d’entraide pour les parents « déboussolés »
    Genèse d’une intervention
    Mise en place et éléments du cadre
    Le déroulement des groupes de parole
    Bilan
    Perspectives
    Références
    Bibliographie
    Remerciements




  • Table des matières
    PRÉFACE
    INTRODUCTION – L’aliénation
    Lorsque Marx et Freud visitent l’asile
    Il était une fois un secteur psychiatrique à Angers
    Avant septembre 1965 : l’asile
    Avant le Club : de 1965 à 1971
    Mise en place du Club et de la sectorisation (1971)
    …Et maintenant
    Le Secteur III : présentation
    Et l’asile, alors ?
    Clés pour un dialogue
    La fonction de Club
    Clinique : « Vieilles lunes et petits astres blancs »
    La rencontre
    Présentation
    La psychothérapie : fragments et aléas
    Clinique encore : suicide au singulier, culpabilités au pluriel
    Clinique toujours : la mauvaise réputation
    Contexte
    « Au village, sans prétention, j’ai mauvaise réputation… »
    Premières rencontres
    Histoires de Yolande et François
    Suite des soins : le délire à deux et la séparation
    Évolution et situation actuelle
    Clinique, décidément : « Corinne passe-t-elle ? »
    Introduction
    « Corinne passe-t-elle ? »
    Contexte
    Reprise théorique
    Introduction
    Freud
    Lacan
    Psychothérapie institutionnelle
    Politique
    CONCLUSION – L’irréductible de la singularité




  • Table des matières
    Introduction
    par F. HOUSSIER, F.MARTY
    Vers une pédagogie ouverte à la psychanalyse ?
    par J.-C. FILLOUX
    L’éducation psychanalytique
    par W. HOFFER
    Commentaire : D’un moment à l’autre
    par M. CIFALI
    Le foyer pour enfants de Baumgarten
    par S. BERNFELD
    Commentaire : Bernfeld et la Terre promise
    par J.-P. BIGEAULT
    Le destin des pulsions dans les rédactions
    par E. ERIKSON
    Commentaire :
    par M. AVANT
    Manifestation de l’angoisse chez des élèves
    par E. BUXBAUM
    Commentaire : Angoisses adolescentes
    par A. BIRRAUX
    L’éducation non violente
    par A. AICHHORN
    Commentaire : La pédagogie psychanalytique « viennoise »
    par T. AICHHORN
    Résumé du texte d’A. FREUD: Sur certaines difficultés relationnelles entre les préadolescents et leurs parents
    par F. HOUSSIER
    Commentaire : À quoi diable peuvent bien servir les parents d’adolescents ?
    par T. VINCENT
    La lutte des adolescents contre la masturbation
    par M. BALINT
    Introduction : M.MOREAU-RICAUD
    Commentaire : Impressions de lecture
    par J. DUPONT
    Bibliographie

  • Présentation de l'ouvrage : La présence du chercheur n'est-elle pas porteuse de dérangements aussi minimes soient-ils ? Les chercheurs qui contribuent à cet ouvrage partagent ce constat et construisent en conséquence leurs dispositifs de recherche. Plutôt que de chercher vainement à se faire les plus discrets ou transparents possible, plutôt que de se croire neutres ou objectifs, ils cherchent à tirer les conséquences méthodologiques, éthiques et épistémologiques du fait que leur travail de recherche intervient sur les pratiques et situations qu'ils étudient. Bien que venant d'origines nationales (France, Brésil, Canada) et théoriques (analyse institutionnelle, anthropologie sociale, psychanalyse, psychologie sociale et institutionnelle, santé collective...) différentes, ils adoptent des dispositifs qui associent les sujets (adolescents, parents, professionnels, malades...) de leurs recherches à la réalisation de celles-ci. Le fait qu'enquêter puisse aussi être intervenir n'est plus alors un problème à neutraliser mais une opportunité d'accéder à une analyse plus complexe des pratiques et situations sociales.
    Auteur : Gilles Monceau est Professeur des universités au Laboratoire EMA, Université de Cergy-Pontoise. Il est co-président du Comité scientifique du réseau international interdisciplinaire « Recherche avec ». Il développe une démarche socio-clinique institutionnelle qu'il mobilise dans l'analyse des pratiques professionnelles en éducation, santé et action sociale et l'étude des dispositifs et politiques de la parentalité.
    Contributeurs : Patricia Bessaoud-Alonso, Pascale Breugnot, Arnaud Dubois, Dominique Fablet, Cinira Magali Fortuna, Laurence Gavarini, Solange L'Abbate, Lucia Cardoso Mourão, Maria Livia do Nascimento, Tuany Nobre Soussume, Cláudia Maria Filgueiras Penido, Sébastien Pesce, Bruno Robbes, Roberta Carvalho Romagnoli, Anna Rurka, Marguerite Soulière, Silvia Tedesco.

  • Trouble 307.23

    Joel Kerouanton




    Extrait des poèmes
    L’ivrogne
    Prenant sa cuite quotidienne
    Est digne de monter en Nef.
    Le bavard
    Qui pérore où ne devrait pas
    Appartient à l’ordre des sots.
    Le fort
    Est grand fou qui veut se charger
    D’un fardeau qu’il ne peut porter,
    Et croit mener tout seul à bien
    La tâche où à trois on échoue.
    L’emprunteur
    Est plus fou que les autres fous
    Pour emprunter, qui met en cage,
    Ne songe à méditer ceci :
    Un loup n’oublie pas l’échéance.
    L’ingrat
    Il est un fou qui trop exige
    Sans rendre honneur à des bienfaits
    À la peine prise pour lui,
    N’en remercie de nul salaire.






  • Extrait
    La déchirure de l’organisateur
    Se réveiller. Sortir de soi. De l’engourdissement.
    Chercher le face-à-face qui remet en cause le beau. Le laid. Le triste. Le gai. Comme cette danse au Puy-en-Velay, en 1988, une danse un peu nue, un peu crade, un peu primaire, interprétée par une personne autiste très cognée.
    Je souffrais de voir cette femme. Il y avait un mal à l’aise.
    Un malaise qu’elle soit là ?
    Je ne savais pas. Je ne savais plus. Ce que je savais, c’est que je n’étais pas un public complaisant, facile.
    Je suis même assez redoutable.
    Je décrochais de la performance, ma tête gambadait.
    Du dégoût. Je ressentais littéralement du dégoût. Pendant la pièce je commençais à réfléchir sur ce que j’allais dire. Pour raconter aux absents.
    J’étais paumé. Je reprenais la grille habituelle d’évaluation des spectacles :
    Est-ce que c’est beau, est-ce que c’est laid ?
    C’est laid.
    Est-ce que tu es ému ?
    Complètement.
     
    Ce spectacle déplaçait ma grille d’évaluation du monde. A contrario, quand je me retrouve dans des choses un peu esthétisantes, bien chiadées, ça ne me fait plus grand-chose.
    Trop convenu. Plat.
    Tout ça est bien évidemment très personnel.
    Cette danse contribua à l’idée du festival ART ET DÉCHIRURE. Un choc esthétique majeur relayé par la rencontre avec le Taiseux. Un Disert et un Taiseux, une onde de choc, un dépoussiérage des regards et des écoutes, un coup de balai sur les préventions et les conditionnements. Fi des ornières culturelles !
    Une onde de choc qui se propage encore.
    Alors infirmier en hôpital psychiatrique, je fus l’initiateur d’une grève dure, si dure que je fus « puni » et « déplacé » dans un service d’animation. Un service dirigé par un chef en fin de carrière. Un chef alcoolique. Un chef nostalgique. Un malade supérieur « hors catégorie ».
    Inutile de préciser que je tournais en rond. Les experts pronostiquaient la maladie de l’ennui. Mon cas était particulièrement inquiétant. Le corps médical ne disposait pas, à l’époque, de traitement pour la chose. À tourner en rond, je devins plus fou que les fous. Peut-être est-ce pour me soigner que je passais mon temps à visiter des expositions d’Art brut, à assister à des performances telle cette fameuse danse au Puy-en-Velay




  • Table des matières
    Introduction
    Les participants
    1. Le choix du métier
    2. La formation
    3. Le métier, les valeurs professionnelles, la mission
    4. Le cadre de vie, l’architecture
    5. La collectivité
    6. Les relations entre professionnels
    7. Les rythmes de travail
    8. Le fonctionnement général de l’établissement
    9. La mission, l’identité de la collectivité
    10. La violence
    11. Les relations avec l’extérieur
    12. Les enfants accueillis
    13. L’espace relationnel entre les professionnels et les enfants accueillis
    14. La mesure de placement
    15. Les familles
    16. L’avenir
    Pour conclure
    Bibliographie






  • Table des matières
    Introduction
    Ouverture L’ancien et le nouveau
    - DANS L’ART
    - DANS LA SCIENCE
    - POUR LA PSYCHOLOGIE CLINIQUE
    - DE DEUX CHOSES L’UNE
    PREMIERE PARTIE La clinique du sujet
    La fin d’une monoréférence ?
    Face au suicide : Quelle place pour le sujet ?
    Entendre les passages à l’acte adolescents : place du psychologue
    L’approche familiale psychanalytique : une réponse aux situations de crise dans les familles d’adolescents
    Expérience créatrice / relation analytique Expérience analytique /relation créatrice dans l’institution de soin
    PARTIE II Le corps et la technique
    Une psychologue clinicienne au service de dermatologie
    Être psychologue en réanimation néonatale : pratique clinique atypique
    Les enjeux psychologiques de la consultation de génétique
    /> Entre la réalité des atteintes somatiques et les réactions émotionnelles des patients : les théories subjectives comme base d’un accompagnement psychologique
    Psychologue clinicien en hémodialyse Propositions de dispositif clinique et enjeux psychiques
    PARTIE III Situations « extrêmes »
    L’annonce du diagnostic létal : quelle pratique pour le psychologue ?
    Sur-vivre (sus)pendu à des objets étrange(r)s Approche psychopathologique du sujet en insuffisance rénale chronique et dialysé
    Comment accueillir la souffrance psychique des enfants hospitalisés et de leur famille tout en prenant en compte celle des soignants
    PARTIE IV Nouveaux enjeux politiques, nouvelles pratiques
    De la souffrance psychique du délinquant sexuel aux nouvelles modalités de prise en charge : exemple d’un nouveau dispositif
    Auteurs d’infraction à caractère sexuel : une approche clinique et thérapeutique en milieu carcéral
    La prise en charge des obligations de soins en psychiatrie : une nouvelle rencontre
    PARTIE IV Nouvelles perspectives
    La place du Debriefing psychologique dans l’institution de soins
    Psychologues dans une équipe mobile d’urgence à l’hôpital
    Le psychologue clinicien pour le personnel des établissements de soins
    La possibilité d’une parole
    Conclusion
    Les auteurs






  • Table des matières
    Avant-propos
    Propos d'un clinicien interniste gérontologue
    Préambule (2014)
    Préambule (1989)
    Chapitre premier : Exposition
    EMMANUELLE
    POUR UNE APPROCHE DU SUJET-LIMITE
    Chapitre deuxième : L’originaire : Préalables conceptuels. Métapsychologie de la Limite
    LA NOTION DE LIMITE ET LE SUJET-LIMITE
    SOUS LE RÉGIME DE L'ORIGINAIRE
    LA PATHOLOGIE DE L'ORIGINAIRE
    Chapitre troisième : Repères nosographiques
    SUJET LIMITE ET ÉTATS LIMITES
    SOMATISATION-LIMITE ET PSYCHOSOMATIQUE
    Chapitre quatrième : L'holophrase Pathologie du signifiant.
    L'HOLOPHRASE : PATHOLOGIE ET LINGUISTIQUE
    HOLOPHRASE ET FORCLUSION
    L'Holophrase chez J. Lacan
    L'INTERACTION HOLOPHRASTIQUE
    HOLOPHRASE ET SOMATISATION-LIMITE
    HOLOPHRASE ET SOMATISATION-LIMITE
    CONCLUSION
    Chapitre cinquième : Doute et topique
    FLORENCE : « IL FAUT QU'UNE PEAU SOIT OUVERTE ET FERMÉE »
    LA SUSPICION DU DOUTE EN FONCTION DE TOPIQUE
    APPLICATION DU DISCOURS DE L'INSU : MARS
    Chapitre sixième : Synthèse en conclusion




  • Table des matières
    Introduction
    PREMIERE PARTIE La précarité et ses cibles. Femmes, jeunes, pauvres et immigrés en première ligne
    -I- La construction de l’« objet précaire »
    -II- Genre et précarité en France :  vers la mise en cause de l’autonomie des femmes ?
    -III- La précarité de l’emploi en Espagne est-elle une affaire de femmes ?
    -IV- Précarité et modèles de consommation : la société à bas coût
    -V- La précarité des immigrants en Espagne : la construction de la fragilité d’un nouveau sujet
    DEUXIEME PARTIE Précarité objective, précarité subjective et souffrance au travail
    -VI- L’émergence d’une « précarité subjective » chez les salariés stables
    -VII- Travail, précarité et santé
    -VIII- Les suicides liés au travail : un indice de sa précarisation ?
    -IX- La régulation paradoxale du travail et la maîtrise des volontés Amparo Serrano, María Paz Martin et Eduardo Crespo
    -X- Malaises temporels
    TROISIEME PARTIE Stratégies et pratiques de résistance des précaires
    -XI- Jeunes, syndicats et réorganisation productive : le cas espagnol
    -XII- La grève des sans-papiers en France : le salariat bridé par ses mobilisations
    -XIII- Quand la précarisation du travail solidarise.  Retour sur une expérience en industrie de process
    -XIV- Précarité et action collective dans la mobilisation altermondialiste  Réinterprétation et resignification de la vie en précaire
    Postface
    Bibliographie






  • Extrait
    Dans notre livre précédent, nous présentions le syndrome d’Harpocrate : l’ensemble des silences qui détruisent notre institution. Face à ce triste constat, nous proposions les écoles démocratiques comme alternative constructive. Aujourd’hui, nous voudrions insister sur un point : il n’y a pas de fatalité en éducation. Les éducateurs et les citoyens du monde peuvent briser le dieu Harpocrate et ainsi inverser la tendance au silence et au repli sur soi en utilisant des pédagogies de reconstruction et luttant ainsi contre l’exclusion.
    Sommaire
    Remerciements
    Avant-propos
    Boucif, notre Miloud
    La thérapie du choc
    Les élèves « bof »
    Les cellules « absentéisme »
    Les sas d’accrochage scolaire
    La colline de l’éveil
    Les classes « passerelles »  Par Daphné Clamot, Géraldine Maes et J-L Tilmant
    La classe SAS
    Le M.I.E.C. et les écoles citoyennes par Bruno Derbaix et J-L Tilmant
    Pédagogies et reconstruction personnelle par Bérengère Rousseau et J-L Tilmant
    Conclusion
    Bibliographie
    Annexes






  • Extrait
    Je m’appelle Capucine. C’est moi qui saute à la corde. Je veux être une petite fille comme les autres mais j’ai un secret. Je ne peux pas le dire à mes copines car elles ne comprendraient pas.
    J’aime bien aller à l’école, cela me permet d’oublier mes soucis. Mais quand c’est bientôt l’heure de retourner à la maison, je me demande comment va être maman ? J’ai souvent peur qu’il lui arrive quelque chose quand je ne suis pas à côté d’elle.
    J’aimerais bien suivre mes copines à la sortie de l’école. Mais je suis obligée de les quitter car maman est seule. Je vois bien qu’elle n’est pas comme les autres mamans. J’aimerais qu’elle soit avec des copines aussi. Maman pense toujours qu’elle est moins bien que les autres. Elle se trouve nulle.
    Parfois j’ai honte et parfois je suis fière d’être avec une maman différente. Je voudrais tant rendre maman heureuse, la soigner mais je n’y arrive pas. Pourtant j’essaye souvent d’être une petite fille parfaite car j’ai peur qu’elle soit triste à cause de moi.






  • Table des matières
    L’ENFANT EN DIFFICULTÉ À L’ÉCOLE : Construire ensemble des réponses, Jeannine DUVAL HÉRAUDET
    - Les aides spécialisées à dominante pédagogique
    - Les aides spécialisées à dominante rééducative
    - Le suivi psychologique
    - La Circulaire de 1990
    - La Circulaire de 2002
    - La Circulaire de 1990
    - La Circulaire de 2002
    - La Circulaire de 1990
    - La circulaire de 2002
    - Compétences nécessaires à toutes les options
    - Compétences spécifiques à l’option G
    - Compétences nécessaires à toutes les options
    - Compétences spécifiques à l’option G
    - Composition du RASEd
    Secteur d’intervention du RASEd
    - Analyse de l’évolution de cette rencontre
    - Analyse de l’évolution de cette rencontre
    - Les différentes articulations de cette rencontre
    Composition du RASEd
    Secteur d’intervention du RASEd
    - Analyse de l’évolution de cette rencontre
    - Les différentes articulations de cette rencontre
    - Analyse de l’évolution de cette rencontre
    Composition du RASEd
    Secteur d’intervention
    - Analyse de l’évolution de cette rencontre
    - Les différentes articulations de cette rencontre
    - Analyse de l’évolution de cette rencontre
    - Les différentes articulations de cette rencontre
    - Analyse de l’évolution de cette rencontre
    - Les différentes articulations de cette rencontre
    - Ecouter l’inquiétude des parents
    - Ecouter les difficultés de l’enfant
    - L’effet cathartique de la parole
    Regard clinique. Pour une lecture de l’anodin, Jean-Louis Mathieu.
    Itinéraire d’une Chef de Service en ITEP (Institut Thérapeutique Éducatif)




  • Extrait
    Introduction
    L’école fait en France l’objet de multiples débats, qu’ils concernent les programmes, les rythmes ou les performances.
    Les quartiers populaires, les fameuses « cités » sont de même l’objet d’innombrables reportages, enquêtes, déclarations et analyses, particulièrement dans les moments de crise, quand un fait divers est venu marquer l’actualité.
    Tout cela est intéressant. Mais subsiste un point d’ombre, celui du quotidien, du banal, de l’ordinaire : ordinaire des écoles, ordinaire des cités.
    Travaillant de longue date ( depuis 1999 ) en tant que «  maîtresse G » de RASED ( Réseau d’Aides Spécialisées aux Enfants en Difficulté ) implantée sur le quartier populaire de la Source, à Orléans, et intervenant à ce titre dans plusieurs écoles maternelles et primaires de ce quartier, j’ai eu envie de prendre le pari d’additionner ces deux ordinaires.
    Il me fallait pour cela, au fil des jours, prélever les anecdotes qui me semblaient les plus marquantes et les plus significatives. La mise en forme s’est étalée sur cinq années, de 2006 à 2011, années au cours desquelles une série de chroniques a été rédigée. Nombre d’entre elles ont été publiées par le quotidien La Croix, dans ses pages Parents et Enfants du mercredi.
    Chacune de ces chroniques est un instantané : une scène que j’ai pu observer ; un propos qui m’a troublée ; une réflexion qui m’est venue en tête. Au fil du temps, et à mesure que la pile des chroniques s’épaississait, j’ai ressenti l’envie de relier, de tisser, de mettre en relation ces instantanés : l’idée, c’était de chercher à offrir non plus des clichés en rafale mais une vue panoramique des écoles d’une part, de la cité d’autre part et des liens que les unes entretiennent avec l’autre.
    La prise de vue n’est pas celle qu’aurait effectuée un enseignant en charge de classe exerçant à temps plein dans une seule et même école : l’une des caractéristiques du travail des membres des RASED, c’est en effet que leur intervention s’effectue sur plusieurs groupes scolaires ; groupes scolaires qui, en dépit de leur proximité géographique, présentent entre eux des différences souvent assez considérables.
    Une autre caractéristique du travail des membres des RASED, c’est qu’ils interviennent auprès d’enfants en difficulté, difficultés essentiellement cognitives pour les « maîtres E », essentiellement comportementales pour les « maîtres G ». Les « maîtres G », dont je suis, ont, à l’instar des psychologues scolaires, à s’entretenir longuement et régulièrement avec les parents des enfants dont ils assurent le suivi : le lien qu’ils nouent avec les familles n’est donc pas tout à fait de même nature que celui que tissent les enseignants en charge de classes et les directeurs d’établissement. 
    L’angle de vue est en conséquence tant soit peu singulier. Le regard n’a pas, quant à lui, la prétention d’être neutre ni de faire le tour de la question. Il a en revanche celle d’être honnête, c’est-à-dire de ne pas falsifier intentionnellement les faits : si les prénoms ont pu être modifiés, si quelques données biographiques (en particulier les pays de provenance) ont pu parfois être changées, c’est uniquement pour préserver l’anonymat des personnes, enfants aussi bien que parents.






  • Table des matières
    Avant-propos
    CHAPITRE PREMIER État des lieux
    Qu’est-ce qu’une politique pénale ?
    L’esprit du modèle sécuritaire
    Les politiques sécuritaires ne sont pas socialement neutres
    Prisons, toujours plus ?
    La fabrique des délinquants : le circuit du recrutement des condamnés
    CHAPITRE II Du Rapport Peyrefitte au Rapport Bauer ou comment la question sociale a été reformulée en question pénale
    1- LE PREMIER CHOC PETROLIER ET LE RAPPORT PEYREFITTE : SURVEILLER, PUNIR… ET DETECTER
    2. NAISSANCE D’UNE POLITIQUE SECURITAIRE DE GAUCHE (1981-1993)
    3. LES REPUBLICAINS AU POUVOIR : L’ALIGNEMENT IDEOLOGIQUE DU PARTI SOCIALISTE (1995-2001)
    4. À DROITE TOUTE ! APPROFONDISSEMENT DE LA CRISE… ET DE LA REPRESSION (2002-2012)
    5. GLISSEMENTS PROGRESSIFS VERS LE TOUT SECURITAIRE
    /> CHAPITRE III La construction politico-médiatique de la préoccupation sécuritaire
    1- LA FABRICATION DE L’INSECURITE
    2- LES VISAGES DE L’ENNEMI INTERIEUR
    CHAPITRE IV Le mythe de la « montée de la violence »
    1. LA MESURE DE LA VIOLENCE
    2. BAISSE TENDANCIELLE DE LA VIOLENCE PAR HOMICIDE
    CHAPITRE V Politiques sécuritaires et capitalisme
    1. CYCLES ECONOMIQUES ET REPRESSION
    2. LES NOUVELLES METHODES DE CONTROLE SOCIAL
    3. IDEOLOGIES SECURITAIRE ET NEO-LIBERALE : UN AIR DE FAMILLE
    4. VERS UN ÉTAT POLICIER
    Notes
    Bibliographie




  • Table des Matières
    Introduction
    Venon
    Jefferson
    Sacha Des Pokémons
    Chloé
    Mamour
    Chocolat
    Sangokou
    Rose
    Gwen
    Kerry James
    Milox
    Rose, Chocolat et Chloé, trois jeunes filles ensemble
    Le Tigre du 9.4., Naruto et Metal-Knight, les trois frères
    Princesse Italienne
    Red
    Cookiz
    Courage
    Katty
    L’inconnu
    Marine
    Dri2s
    Leona
    L’Ange Noire
    Nasser
    Zeeshan
    Fleur
    À propos de la parole des enfants

empty