Editions de Fallois

  • A New York, au printemps 2008, alors que l´Amérique bruisse des prémices de l´élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d´écrire le nouveau roman qu´il doit remettre à son éditeur d´ici quelques mois.
    Le délai est près d´expirer quand soudain tout bascule pour lui: son ami et ancien professeur d´université, Harry Quebert, l´un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d´avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.Convaincu de l´innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements: l´enquête s´enfonce et il fait l´objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d´écrivain, il doit absolument répondre à trois questions: Qui a tué Nola Kellergan? Que s´est-il passé dans le New Hampshire à l´été 1975? Et comment écrit-on un roman à succès?Sous ses airs de thriller à l´américaine, La Vérité sur l´Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l´Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.
    Joël Dicker est né à Genève en 1985. La Vérité sur l´Affaire Harry Quebert est son deuxième roman. Il a obtenu successivement en 2012 le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l´Académie française et le 25e Prix Goncourt des Lycéens.

  • 30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l'État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu'une passante, témoin des meurtres.
    L'enquête, confiée à la police d'État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l'appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
    Mais vingt ans plus tard, au début de l'été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu'il s'est trompé de coupable à l'époque.
    Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses.
    Qu'est-il arrivé à Stephanie Mailer?
    Qu'a-t-elle découvert?
    Et surtout?: que s'est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea?

  • Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L'enquête de police n'aboutira jamais.
    Des années plus tard, au début de l'été 2018, lorsqu'un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d'imaginer qu'il va se retrouver plongé dans cette affaire.
    Que s'est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier?
     
    Avec la précision d'un maître horloger suisse, Joël Dicker nous emmène enfin au coeur de sa ville natale au fil de ce roman diabolique et époustouflant, sur fond de triangle amoureux, jeux de pouvoir, coups bas, trahisons et jalousies, dans une Suisse pas si tranquille que ça

  • Joël Dicker Le Livre des Baltimore Jusqu'au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l'auteur de La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d'une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.Huit ans après le Drame, c'est l'histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu'en février 2012 il quitte l'hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s'atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu'il éprouva jadis pour cette famille de l'Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s'effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu'au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis?: qu'est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore? Joël Dicker est né à Genève en 1985. Son premier roman, Les Derniers Jours de nos pères, a reçu le Prix des écrivains genevois en 2010. Il a publié en 2012 La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, qui a obtenu successivement le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l'Académie française et le 25e Prix Goncourt des Lycéens.

  • Marcel Pagnol La Gloire de mon père Un petit Marseillais d´il y a un siècle: l´école primaire; le cocon familial; les premières vacances dans les collines, à La Treille; la première chasse avec son père...La Gloire de mon père, dès sa parution, en 1957, est salué comme marquant l´avènement d´un grand prosateur. Joseph, le père instituteur, Augustine, la timide maman, l´oncle Jules, la tante Rose, le petit frère Paul, deviennent immédiatement aussi popu­laires que Marius, César ou Panisse. Et la scène de la chasse à la bartavelle se transforme immédiatement en dictée d´école primaire... Les souvenirs de Pagnol sont un peu ceux de tous les enfants du monde.

  • Joël Dicker Les Derniers Jours de nos pères Londres, 1940. Soucieux de pallier l´anéantissement de l´armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill décide de créer une branche particulière des services secrets, le Special Operations Executive (SOE). Elle lui sera directement rattachée, et chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l´intérieur des lignes ennemies. Tous ses membres seront issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu´alors.L´existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-dix ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l´Angleterre de Churchill.
    Joël Dicker est né à Genève en 1985. Son roman La Vérité sur l´Affaire Harry Quebert a obtenu successivement en 2012 le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l´Académie française et le Prix Goncourt des Lycéens. Les Derniers Jours de nos pères est son premier roman. Il a reçu le Prix des écrivains genevois en 2010.

  • Marcel Pagnol Le Château de ma mère Le plus beau livre sur l´amitié enfantine: un matin de chasse dans les collines, Marcel rencontre le petit paysan, Lili des Bellons. Ses vacances et sa vie entière en seront illuminées.Un an après La Gloire de mon père, Marcel Pagnol pensait conclure ses Souvenirs d´enfance avec ce Château de ma mère (1958), deuxième volet de ce qu´il considérait comme un diptyque, s´achevant sur la scène célèbre du féroce gardien effrayant la timide Augustine. Le petit Marcel, après la tendresse familiale, a découvert l´amitié avec le merveilleux Lili, sans doute le plus attachant de ses personnages. Le livre se clôt sur un épilogue mélancolique, poignante élégie au temps qui a passé. Pagnol y fait vibrer les cordes d´une gravité à laquelle il a rarement habitué ses lecteurs.

  • Marcel Pagnol Le Temps des secrets Les vacances à La Treille se poursuivent, mais ne se ressemblent plus: Lili doit travailler aux champs avec son père, et Marcel rencontre Isabelle, la fille du poète Loïs de Montmajour. Puis ce sera l´arrivée en classe de sixième, et l´entrée en scène de l´inénarrable Lagneau...

  • Marcel Pagnol Manon des sources Après la mort du Bossu, et la vente des Romarins, Manon et sa mère s´installent dans la grotte de Baptistine. Quelques années plus tard, Manon trouve l´occasion de se venger...Pagnol s´est souvent adapté lui-même, passant aisément du théâtre au cinéma. Ici, il fait le chemin inverse, et adapte un film en roman: Manon des sources (1963), deuxième partie de L´Eau des collines, est la « mise en roman » du film éponyme, tourné dix ans plus tôt.

  • Marcel Pagnol Jean de Florette Au village des Bastides Blanches, on hait ceux de Crespin. C´est pourquoi lorsque Jean Cadoret, le Bossu, s´installe à la ferme des Romarins, on ne lui parle pas de la source cachée. Ce qui facilite les manoeuvres des Soubeyran, le Papet et son neveu Ugolin, qui veulent lui racheter son domaine à bas prix...Jean de Florette (1962), premier volume de L´Eau des collines, marque, trente ans après Pirouettes, le retour de Pagnol au roman. C´est l´épopée de l´eau nourricière sans laquelle rien n´est possible.

  • On compte sur les doigts de la main les espions qui ont influé sur le cours de l'histoire.
    Le héros de ce récit véridique, Oleg Gordievsky, est l'un d'entre eux.
    Au début des années 1970, il entame une carrière prometteuse au sein du KGB mais, rapidement désillusionné sur la nature du régime, il est «retourné» par le MI6, le service secret britannique. En apparence, c'est toujours un officier de renseignement exemplaire, mais en réalité il est engagé, corps et âme, au service du Royaume-Uni. Nul ne le saitparmi ses maîtres russes, qui assurent son ascension régulière dans la hiérarchie toute-puissante des «hommes de l'ombre». Jusqu'au jour où quelques soupçons commencent à naître dans leur esprit... Hasard? Calcul?Trahison?
    Rappelé à Moscou sous prétexte d'une nouvelle promotion, il en vient à penser que ses jours sont sans doute comptés.
    Par un beau soir d'été 1985, vêtu de gris à la mode soviétique, il arpentera incognito la Perspective Koutouzov. Et ce sera le début d'une nouvelle aventure qui compose certainement l'un des épisodes les plus spectaculaires de la Guerre froide...

  • Marcel Pagnol Le Temps des amours L´année de cinquième; la découverte de la « voca­tion » poétique; Lagneau, le cancre héroïque, et encore et toujours Lili, qui, en compagnie de Marcel, soutient Joseph lors d´une partie de boules d´antho­logie...Annoncé comme « à paraître » dès la sortie du Temps des secrets, Le Temps des amours (1977) sera différé par un Pagnol pris par d´autres projets et qui, peut-être, retardait le moment de quitter les héros de son enfance. Personne n´y croyait plus lorsque, trois ans après la mort de l´écrivain, ses proches trouvèrent dans ses dossiers un certain nombre de chapitres achevés qui, mis bout à bout, constituaient ce Temps des amours si longtemps attendu.

  • Marius

    Marcel Pagnol

    Marcel Pagnol Marius Le port de Marseille, dans les années vingt. Marius, le fils de César, patron du bar de la Marine, est partagé entre son amour pour Fanny, la petite marchande de coquillages, et son désir de prendre la mer, de parcourir le monde...Lorsque Marcel Pagnol, en 1929, fait représenter Marius sur une scène parisienne, sans doute ne se doute-t-il pas que ses personnages deviendront aussi célèbres qu´Harpagon ou monsieur Jourdain. Deux ans plus tard, Pagnol et Alexander Korda en tirent un film. Raimu, Charpin, Orane Demazis, Pierre Fresnay reprennent leurs rôles, et la pellicule les immortalise. Ils feront le tour de la terre...

  • Rien ne prédestinait Henri de Navarre à devenir Henri  IV roi de France. Et pourtant...
    Le mardi 22 mars 1594, à l'aube, Henri IV pénétra enfin dans Paris l'insoumise. Entrant au Louvre, il dit à son guide: «Monsieur le Chancelier, dois-je croire que je sois là où je suis? - Sire, je crois que vous n'en doutez point. - Je ne sais, dit le roi, car tant plus j'y pense, et plus je m'en étonne. Car je trouve qu'il n'y a rien de l'homme en tout ceci: c'est une oeuvre de Dieu extraordinaire, voire des plus grandes.»
    Le trône de France était bien pourvu en héritiers et l'adhésion de Henri de Navarre à la Réforme le disqualifiait. Il lui fallut pour y parvenir trente ans et une hécatombe. Son itinéraire est jonché de  morts, par la guerre ou la maladie. Il en émerge les mains pures, sans une égratignure. Une chance? Mais pour les chrétiens d'alors, tout ce qui advient est dû à la Providence, dont ils sont les agents obligés. Henri, d'une intelligence hors pair, se crut voué par elle à une mission?: rétablir la concorde dans un pays déchiré par les guerres de religion.
    S'est-il contenté des cadeaux que lui valait l'élection divine ou a-t-il contribué au succès? Un récit fidèle à l'histoire -  mais aussi palpitant qu'un  roman - retrace au fil du temps son parcours tumultueux. Toute une époque revit, dans sa singularité. Quant au héros, il sort de l'aventure rebelle aux normes, mais pleinement homme et chargé de secrets.
    Dans ce livre, qui complète une série de biographies  où voisinent  Le Cardinal de Retz,  Mazarin  et  Marie-Antoinette, Simone Bertière déploie à nouveau son talent de conteuse, rendant clair ce qui est compliqué, redonnant vie aux personnages, restituant le climat des temps anciens. Bref, faisant du lecteur un complice pour un plaisir partagé.
     

  • Angleterre, 1881: deux des plus grands penseurs du  XIXesiècle vivent à quelques miles l'un de l'autre. Charles Darwin dans une belle demeure du Kent et Karl Marx dans un faubourg de Londres. Tous deux ont révolutionné le monde des idées et scandalisé par leurs audaces nombre de leurs contemporains.
    Darwin, avec sa théorie de l'évolution, a  déconstruitle mythe de la Création et, à la fin de sa vie, il poursuit encore des recherches quotidiennes: sur le ver de terre. Ce doux savant se doute-t-il qu'il sera encore contesté au  XIXesiècle par des «créationnistes» religieux de tous bords? Marx, plus coléreux, attend la nécessaire révolution qu'il annonce depuis des lustres et peine, dans la misère, à compléter le tome I de son  Capital.
    La romancière imagine qu'ils ont le même jeune médecin et confident, et que ces deux géants finissent, un soir, par se rencontrer. 
    Les controverses qui les occupent restent terriblement actuelles.

  • Fanny

    Marcel Pagnol

    Marcel Pagnol Fanny Depuis le départ de Marius, César est de plus en plus coléreux, et ses amis en font les frais. Lorsque Fanny apprend qu´elle attend un enfant de Marius, le déshonneur la guette...Deux ans après Marius, Pagnol reprend dans Fanny (1931) ses personnages où il les a laissés. Les spectateurs du Théâtre de Paris retrouvent avec enthousiasme Fanny, César, Panisse, Escartefigue, monsieur Brun, Honorine.

  • En 1945, dans le paisible village de Great Rollright, au sud-ouest de l'Angleterre, on pouvait croiser une élégante jeune femme à bicyclette qui allait faire ses courses. C'était «Mrs Burton». Elle habitait depuis peu une ferme sans grand confort, avec son mari et ses trois enfants. Des gens aimables, sans histoires?: des réfugiés peut-être, car la femme avait un léger accent étranger.
    «Mrs Burton» - alias  Sonya- était en réalité une espionne de haut rang au service de Moscou. D'origine allemande, elle avait animé ou créé plusieurs réseaux de renseignement en Extrême-Orient, en Europe centrale et, plus récemment, en Suisse. Pour son plus grand bonheur, elle avait vu le naufrage du Troisième Reich, mais déjà un nouveau conflit se profilait entre les alliés d'hier.  Sonyadevait donc poursuivre son combat au service du camp soviétique.
    Grâce à elle, Staline aurait bientôt accès aux secrets atomiques anglo-américains: il pourrait, lui aussi, construire sa bombe.
    Dans le monde du Renseignement,  Sonya- de son vrai nom Ursula Kuczynski (1907-2000) - devint rapidement une légende.
    Avec le livre de Ben Macintyre, elle entre dans l'Histoire.

  • César

    Marcel Pagnol

    Marcel Pagnol César En 1936, Pagnol décide de conclure l´histoire de ses héros marseillais. Il est maintenant cinéaste, et c´est directement pour l´écran qu´il écrit César, dont il publie cependant le texte. Il démontre avec maestria que, pour lui, théâtre et cinéma ne sont pas fondamentalement différents: l´important, ce sont l´auteur, ses personnages, et les mots qu´ils prononcent.

  • Topaze

    Marcel Pagnol

    Marcel Pagnol Topaze Un modeste professeur, honnête, naïf et méprisé, se trouve embauché par un conseiller municipal véreux qui veut l´utiliser comme prête-nom...Topaze, créé en 1928, est le premier succès théâtral de Pagnol. C´est sa grande comédie de caractères, la plus classique, la plus moliéresque de ses pièces. Le personnage de Topaze devient aussitôt une figure archétypale du théâtre français.

  • À la recherche du temps perdu  est l'un des plus grands livres du XXe  siècle. De Proust on a dit qu'il était toute la littérature, comme Bach était toute la musique. Pourtant, nombreux sont encore ceux qu'il intimide ou qu'il déconcerte. Cette introduction a été composée à leur intention par l'un des meilleurs connaisseurs de son oeuvre, Bernard de Fallois, qu'une savante publication universitaire, la revue  Genesis, qualifie de «?proustien capital?». Mais que l'on se rassure. Peu soucieux d'en imposer par le poids de l'érudition, Bernard de Fallois vise surtout la limpidité, la concision, la clarté qui n'exclut pas, bien au contraire, la densité de son propos. Il parvient à mettre à la portée de tous l'essentiel de ce qu'il faut savoir pour lire intégralement cette oeuvre capitale, pour admirer sa nouveauté, mesurer sa grandeur qui va de pair avec un génie comique rarement égalé depuis Molière.
    Cette introduction est également complétée par un précieux recueil de maximes et de pensées glanées au cours des pages de la  Recherche. Elles rappellent que notre plus grand romancier fut aussi le plus parfait  continuateur  des moralistes du Grand Siècle.

  • Pas si calme  relate l'épopée quotidienne de six jeunes Anglaises engagées volontaires dans le service ambulancier pendant la guerre de 14. Leur mission?: recueillir les corps martyrisés des morts et des blessés, transporter les survivants souvent abominablement mutilés ou hurlant de douleur, jusqu'aux hôpitaux qui pour beaucoup seront leur dernière demeure. Ces «?glorieuses filles d'Angleterre?» vont découvrir la géographie de l'Enfer, ce que l'on appelle la «?zone interdite?», un désert labouré d'obus qui sépare les tranchées de l'arrière. Au terme de chaque voyage macabre dans le froid et dans la nuit, de nouvelles épreuves les attendent?: les corvées de caserne les plus rebutantes, les nuits sans sommeil, l'insalubrité, l'invasion de la vermine, la plus innommable des pitances militaires.
    Lorsqu'il parut en 1930 le livre fit scandale. La traduction française (1931) reçut néanmoins le prix Séverine décerné au meilleur roman conçu pour promouvoir la paix dans le monde.
    Il fut ensuite oublié. Il reparaît aujourd'hui dans une version nouvelle.
    Helen Zenna Smith est le pseudonyme d'Evadne Price (1897-1985), qui transposa sur le mode de la fiction le journal minutieusement tenu par l'une de ses amies.
    Simone de Beauvoir écrit dans  La Force de l'âge  que la lecture de cet irrécusable témoignage l'avait bouleversée.

  • C'est l'histoire vraie d'une jeune Anglaise romantique installée à Paris autour des années 1830, qui rencontre Victor Hugodéjàcélèbre, puis sympathise et flirte sur la plage de Trouville avec un inconnu nommé Gustave Flaubert. Plus tard, elle continue à correspondre avec l'auteur de  Madame Bovary,  qui multiplie à son égard, pendant près de quarante ans, les signes de son «inaltérable affection», et elle retrouve Victor Hugo à Guernesey en 1862, l'année du triomphe des  Misérables.
    Gertrude Tennant (1819-1918) raconte Flaubert et Hugo comme elle les a vus?: le premier jeune, sauvage, beau, méprisant les convenances, adorant sa mère et sa soeur, passionné par la littérature, l'art et la beauté?; le second adulé par son entourage, attentif à son image, poli et froid à Paris, puis transfiguré par l'exil, séduisant, original, imprévisible, bienveillant avec les enfants, s'enflammant dans les discussions littéraires et politiques.
    De sa proximité avec ces deux génies témoignent ses lettres et les souvenirs  écritssur ses vieux jours, alors qu'elle reçoit chaque semaine le Tout-Londres dans son salon. Conservés dans une malle et un grenier, ils sont ici édités ensemble pour la première fois.
    On s'amuse du regard porté par la pieuse et royaliste Anglaise sur la famille Flaubert incroyante et sur les proscrits républicains. Le lecteur, émerveillé de déambuler avec elle dans le Paris romantique peuplé d'originaux, invité dans les cercles de Flaubert et Hugo dont elle brosse une brillante galerie de portraits, ne peut manquer de sympathiser avec cette aventureuse, spirituelle, irrésistible et généreuse Anglaise amoureuse de l'île et du continent.
    Un trésor inestimable pour l'histoire littéraire. Une machine à remonter le temps.

  • C'est un exceptionnel ensemble d'inédits de Marcel Proust qui apparaît aujourd'hui, car il s'agit d'oeuvres littéraires, d'oeuvres de fiction?: une série de nouvelles diversement achevées, écrites dans l'environnement des  Plaisirs et les Jours, durant les années 1890. Certaines ont figuré un temps au sommaire du volume, mais toutes sont restées secrètes, l'écrivain n'en a jamais parlé. Proust a une vingtaine d'années, et la plupart de ces textes évoquent la prise de conscience de son homosexualité, sur un mode sombrement tragique, celui de la malédiction. Sous des formes diverses?: conte de fées, récit fantastique, dialogue des morts, nouvelle à énigme, le jeune écrivain transpose, parfois à peine, le journal intime qu'il n'a pas écrit. Point devoyeurisme dans ces récits, seulement mis en scène un drame psychologique intense.
    Ces nouvelles inédites ont été identifiées et répertoriées, dans les années 1950, par Bernard de Fallois, dont l'essai  Proust avant Proust, paru aux Belles-Lettres, interprète les données. Nous trouvons dans le même fonds les documents placés en fin de volume, contenant des révélations aux sources d'À  la recherche du temps perdu. L'ensemble est transcrit avec toutes les variantes et annoté par Luc Fraisse, professeur à l'université de Strasbourg, qui réédite actuellement la  Recherche aux Classiques Garnier.

  • Dans le théâtre politique, le rôle d'éminence grise est l'un des plus convoités: c'est le conseiller caché du prince. Ce rôle fut créé par un grand acteur, Richelieu, pour un autre grand acteur, le Père Joseph: «éminence», parce que Richelieu avait demandé pour son ami le chapeau de cardinal?; «grise», car c'était la couleur de la robe de capucin que portait ce dernier.
    L'expression franchit les frontières. Elle est appliquée en Allemagne au baron Holstein qui, à Berlin, fait et défait les chanceliers sous Guillaume II. Au temps de Roosevelt, elle est reprise, aux États-Unis pour Harry Hopkins, également surnommé «le Raspoutine de la Maison Blanche». En France, au  XXe siècle, le Père Joseph renaît sous les traits de Jacques Foccart, au coeur du premier cercle gaullien puis de François de Grossouvre, dans l'entourage de François Mitterrand.
    D'autres personnalités marquantes, qui s'étaient illustrées, parfois, loin de la politique, ont contribué à infléchir le cours de l'Histoire, de Beaumarchais, qui apporta le soutien de la cour de France aux insurgés américains, à Jean Monnet le Père de l'Europe moderne.
    À travers seize portraits inoubliables, Charles Zorgbibe nous révèle - ou nous rappelle - l'action secrète de ces hommes de l'ombre qui ont, pour une part souvent déterminante, façonné le monde où nous vivons.

empty