FeniXX réédition numérique (Clancier-Guénaud)

  • De solides données préhistoriques et ethnologiques ainsi que des données psychanalytiques sont exploitées pour constituer une sorte de poétique de l'étoffe

  • L'économie indispensable au simple citoyen n'est ni compliquée ni ambiguë : à condition de ne pas la masquer d'un rideau de fumée bavard ou politicien. La recherche de la vérité économique demande cependant un peu d'effort, et ne se contente pas de slogans, de polémiques ou d'anecdotes. L'anecdote de l'économie, c'est le cas particulier ; c'est aussi la conjoncture, qui change chaque mois, fait les titres des journaux, et se prête à toutes les controverses. Pour pouvoir, en 1986 et au-delà, faire des choix conscients et éclairés, tous les Français de bonne volonté avaient besoin - d'un petit livre précis, qui restera un outil indispensable, qui va droit à l'essentiel - d'un petit livre dense comportant tous les sujets fondamentaux, écrit par un spécialiste pour des non-spécialistes - d'un petit livre mesuré, nécessaire pour comprendre et démystifier les allusions économiques dont vont être truffés les débats politiques au cours des prochains mois et des prochaines années.

  • Pas une ligne de ce livre qui n'ait été écrite pour aider Brigitte Hemmerlin dont je ne connaissais même pas le nom il y a six mois. J'interviens dans une affaire en cours. Oui. Parce que cette affaire a fait l'objet d'une manipulation si monstrueuse de l'opinion que seuls des hypocrites oseraient prétendre que l'intime conviction des jurés sera vierge de tout préjugé. L'avocate était amoureuse d'un truand qui lui a demandé de passer un revolver à un condamné, voilà l'image que des millions de gens ont gardée d'une femme courageuse affrontée à un effroyable cas de conscience. Personne n'a bougé, personne n'a cherché à comprendre. Même pas les femmes, pourtant deux fois méprisées en elle. Démaquillée des fards de la culture, Antigone est-elle si différente ? Un être comme tout le monde qui, un jour sait dire non à ce qu'elle ne peut pas accepter, qui introduit dans l'univers de la peur et de la lâcheté la fracture décisive du je ne tuerai pas. Seule. A ses risques. Dans l'angoisse. Trop facile de chanter Antigone et de jeter Brigitte Hemmerlin en prison : une telle culture radote. Trop facile de se cacher derrière la souffrance d'un gardien innocent : cet homme est la victime des menteurs qui l'ont décoré et qui allaient répétant qu'on ne pouvait raisonnablement abolir la peine de mort... Il s'agit ici de Brigitte Hemmerlin, sans doute. Mais prenez garde. Je ne m'apitoie pas. C'est à chacun que je m'adresse, à tous ceux que la nullité des copinages, des assurances, des carrières, de l'existence managée condamne à la peine de vie. Remuer la boue d'un passé déjà si éloigné est vil : lui sacrifier un être digne de respect et d'amitié est plus vil encore. Jean Sur

  • Le masque s'est approché de moi. Il puait. Il puait un parfum de femme. Il puait un parfum de femme que j'avais tenue dans mes bras, avec laquelle un jour, une nuit, j'avais fait l'amour. Qui ? Qui avais-je aimé ?... Je n'avais jamais imaginé ma mort... elle avait exactement ce visage que lui avaient donné tous les peintres du monde... Après "Matricide", Alexandre Lous nous donne, avec "Tableaux noirs", un roman policier à la limite du fantastique, dont se dégage une étrange impression de malaise.

  • Le masque s'est approché de moi. Il puait. Il puait un parfum de femme. Il puait un parfum de femme que j'avais tenue dans mes bras, avec laquelle un jour, une nuit, j'avais fait l'amour. Qui ? Qui avais-je aimé ?... Je n'avais jamais imaginé ma mort... elle avait exactement ce visage que lui avaient donné tous les peintres du monde... Après "Matricide", Alexandre Lous nous donne, avec "Tableaux noirs", un roman policier à la limite du fantastique, dont se dégage une étrange impression de malaise.

  • Theodor Reik (1888-1969) naît en Bohême, dans une famille cultivée de la petite bourgeoisie. Docteur en philosophie, il rencontre Freud à 22 ans, devient psychanalyste, et reste jusqu'à sa mort fidèle à son maître, tout en lui exprimant parfois franchement ses critiques. Freud lui manifeste une grande estime. Reik vit dans la « Vienne fin de siècle », où il rencontre Gustav Mahler, Arthur Schnitzler et bien d'autres écrivains et artistes. Le nazisme le contraint à s'expatrier, d'abord en Hollande, puis aux États-Unis. Psychanalyste « laïque », c'est-à-dire non-médecin, il ne fut pas admis comme membre titulaire de la Société psychanalytique de New York. Il fonda la National psychological Association for Psychoanalysis, qui attira bien des jeunes chercheurs. Les principaux centres d'intérêt de Reik furent, parallèlement à la psychanalyse clinique : la philosophie, la littérature et la musique. Son oeuvre, composée de 17 ouvrages et d'une centaine de communications, va de sa thèse sur "La tentation de Saint-Antoine" de Flaubert, à des études sur le mythe d'Ève, les rites religieux, Maupassant, Anatole France, le Masochisme, etc... Trop longtemps méconnu, il est temps de rendre à son oeuvre passionnante la place qu'elle mérite.

  • Theodor Reik (1888-1969) naît en Bohême, dans une famille cultivée de la petite bourgeoisie. Docteur en philosophie, il rencontre Freud à 22 ans, devient psychanalyste, et reste jusqu'à sa mort fidèle à son maître, tout en lui exprimant parfois franchement ses critiques. Freud lui manifeste une grande estime. Reik vit dans la « Vienne fin de siècle », où il rencontre Gustav Mahler, Arthur Schnitzler et bien d'autres écrivains et artistes. Le nazisme le contraint à s'expatrier, d'abord en Hollande, puis aux États-Unis. Psychanalyste « laïque », c'est-à-dire non-médecin, il ne fut pas admis comme membre titulaire de la Société psychanalytique de New York. Il fonda la National psychological Association for Psychoanalysis, qui attira bien des jeunes chercheurs. Les principaux centres d'intérêt de Reik furent, parallèlement à la psychanalyse clinique : la philosophie, la littérature et la musique. Son oeuvre, composée de 17 ouvrages et d'une centaine de communications, va de sa thèse sur "La tentation de Saint-Antoine" de Flaubert, à des études sur le mythe d'Ève, les rites religieux, Maupassant, Anatole France, le Masochisme, etc... Trop longtemps méconnu, il est temps de rendre à son oeuvre passionnante la place qu'elle mérite.

  • Cet essai est un événement dans l'histoire de la psychanalyse qui ne se limite plus à une psychothérapie individuelle. Il décrit une thérapie psychanalytique de groupe au service de la famille tout entière. Les auteurs approfondissent et renouvellent la pensée freudienne en étudiant les phénomènes archaïques protomentaux et métaprimaires qui se font jour dans le transfert groupal. Au-delà des travaux de W.R. Bion, J. Bleger, E. Bick, P.C. Racamier. F. Pasche, A. Green, A. Ruffiot et S. Decobert, ils mettent en évidence un nouveau concept théorique et clinique : celui de la position narcissique paradoxale dont la position schizo-paranoïde décrite par Mélanie Klein est héritière. Enfin deux fils de Freud pas trop fatigués.

  • Des psychanalystes s'interrogent sur les processus de la création depuis l'enfant créateur jusqu'au génie créateur. Si la créativité peut coexister chez un sujet avec la névrose, la psychose ou la perversion, elle n'en est pas moins le secteur électif où le psychisme humain fonctionne le plus librement. Favoriser la créativité c'est aider le développement de l'intelligence et la sublimation des pulsions. La création est le lieu où les conflits inconscients s'élaborent et s'exorcisent. Anne Clancier

  • A. Berge confie à M. Mathieu sa vie de psychiatre et d'écrivain s'inscrivant d'une manière originale dans l'histoire de la psychanalyse de 1945 à nos jours.

  • Bachelard aimait à citer René Char : « Ne trépane pas le lion qui rêve ». Voué aux ailleurs, ce philosophe de l'imaginaire, fasciné par le langage des seuils, refuse de « vivre une vie simplement humaine, en suivant une carrière sociale déterminée ». Sa méthode à elle seule écarte toute tentation d'enquête psychologique « externe ». Ce que la biographie ne dit pas, l'oeuvre le chante.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Caveirac gît au milieu de la bibliothèque, le visage martelé, défoncé, méconnaissable. L'assassin s'est acharné sur le cadavre avec une incroyable cruauté, comme pour lui ôter toute figure humaine. Un gros presse papier de jade, encore sanglant, a servi d'instrument au meurtrier... Lautier reconnaît le costume de Caveirac, un prince de Galles vert tendre, qui n'etait pas passé inaperçu en ville. La main gauche du juge porte la chevalière sertie d'aigues-marines qui ne le quitte jamais. Il faut tout cela pour que Lautier puisse se persuader que le pauvre corps sans visage est bien celui du magistrat, son ami...

  • Cinq textes sur le corps « naturalisé » : mannequins, prostituées sous vitrine, rêves empaillés... Une écriture claire et ciselée, à la limite du rêve et de la réalité : l'expérience se révèle d'une inquiétante familiarité.

  • Une expérience indiscutable qui utilise le jeu d'imagination, les scènes associatives spontanées (verbales ou non), un traitement efficace qui réussit là où d'autres, plus classiques, n'avaient pas abouti, c'est d'abord cela la thérapie psychanalytique de groupe pour enfants. Mais c'est aussi une observation psychanalytique fine, basée sur 10 ans de pratique, qui permet de connaître le comportement naturel des enfants et, par-delà, celui de leurs aînés : les hommes en groupe. Le chef de type mégalomaniaque dont le pouvoir s'appuie sur la fascination et sur la crainte, le chef oedipien, qui joue sur la maîtrise ou sur la séduction, ne sont-ils pas des chefs de tous les temps ? Enfin l'auteur expose une théorie cohérente sur le groupe, essentiellement basée sur l'expérience, qui enrichit encore les théories existantes. La vie psychique individuelle est-elle bâtie de la même façon que celle du groupe (du groupe familial en particulier) avec ses bons et ses mauvais objets, ses systèmes de référence, ses juges (intériorisé), ses idéaux ? Quel rôle les conventions de la vie en groupe peuvent-elles jouer ? Pour la première fois, une réponse claire est donnée à ces questions essentielles en raison des interactions constantes entre le groupe et l'individu.

  • L'intérêt des chercheurs est progressivement passé du texte au lecteur, comme jadis de l'auteur au texte. Il nous faut abandonner nos vieux modèles, et les grands mots commodes et creux dont nous drapions nos ignorances. Il est urgent de dégager et de décrire ces stratégies complexes que n'éclairent guère les théories de la communication à la mode mais qui sous-tendent les apprentissages et la reconnaissance de l'altérité ; ces dialectiques encore si mal connues où la séduction est comme une transaction confuse, où tout est à la fois voilement et dévoilement, jeu et réalité. Michel Picard

  • Quand Tony Veronèse, desperado solitaire du « milieu » rencontre Paul Franchi, dit « Bébé », jeune chef d'une bande de loubards de la zone, naît alors la plus étrange des associations : celle de deux « chiens fous » prêts à aller ensemble jusqu'au bout de la nuit dans leur révolte contre le monde.

  • Vivre à Jérusalem est un choix et ceux qui ont été choisis, restent prisonniers de son ciel. Shlomo Reich a fait ce choix en 1961 et depuis il étudie la lumière et les ombres menaçantes de cette ville où chaque habitant semble porter le destin du monde sur ses épaules. Quoi de plus vivant que ces personnages à la recherche d'un Auteur Absolu. La Bible dit bien que la Parole de Dieu sortira de Jérusalem. Shlomo Reich est à l'écoute de cette Parole et de temps en temps il note ce qu'il a cru entendre. La vérité étant très complexe, elle se divise en mots, parfois durs, tout en restant indivisible. Ce livre essaie de rendre quelques voix qu'on peut entendre sous les voûtes d'une ville qui n'arrête pas d'ensorceler les corps et les âmes.

  • Menier ! Pour plusieurs générations de Français, le nom seul évoque le « quatre-heures », la récréation, la récompense, le chocolat. Dans les plus petits villages, la fillette à grande natte inscrivait Menier sur les murs. Dans les villes, les kiosques étaient Menier ; dans les gares et le métro, les premiers distributeurs de friandises étaient Menier. Hors de toute idéologie, les Menier bâtirent en trois générations une organisation économique et sociale « idéale ». En moins de vingt ans, le trust fut édifié, depuis la plantation de cacaoyers au Nicaragua jusqu'à la fabrication du chocolat à Noisiel (Seine & Marne) en passant par la flotte de trois-mâts. Opposé à tout étatisme, Emile Menier défendit les communards, s'opposa aux impôts sur la consommation, à l'octroi, aux douanes, et se fit le propagandiste de l'impôt sur le capital. Conscient de ses responsabilités, il mit en place une politique sociale avancée, sans paternalisme. Mécène envers la science, il fut à la pointe du progrès dans la fabrication du chocolat bien sûr, mais aussi du caoutchouc, de l'agriculture, de l'énergie hydraulique, de l'électricité, de l'urbanisme... Représentants d'une époque où le capitalisme était progressiste et conquérant dans tous les domaines, ils sont des témoins exceptionnels qui remettent en cause la vision simpliste que nous avons du XIXe siècle.

  • Ce livre raconte l'histoire du Centre Américain de Secours fondé à Marseille en août 1940 à l'instigation d'un groupe d'intellectuels libéraux d'outre-Atlantique. Son activité essentielle consistait à faire émigrer vers des pays de refuge au Nouveau Monde des écrivains, journalistes, artistes, universitaires, hommes politiques et syndicalistes antinazis qui avaient tout lieu de craindre d'être livrés aux Allemands en vertu du honteux article 19 de la Convention d'armistice du 22 juin 1940. Son fondateur, Varian Fry, a réussi à en évacuer de France plusieurs milliers - « par tous les moyens appropriés » - parmi lesquels d'éminents écrivains comme Franz Werfel, Lion Feuchtwanger, Konrad Heiden, Heinrich et Golo Mann, Arthur Koestler, Egon-Erwin Kisch. Parallèlement à l'activité propre du comité, Varian Fry et ses principaux collaborateurs (dont l'auteur) ont accueilli des hôtes dans une grande maison des environs de Marseille, le « château » Air-Bel, et ses occupants en ont fait un centre culturel cosmopolite où ont notamment habité pendant de longues périodes, en attendant une opportunité de départ, les écrivains André Breton, Victor Serge, Consuelo de Saint-Exupéry, Pierre Dac, les peintres Max Ernst et Victor Brauner. Le Comité, persécuté par les autorités vichystes et considéré comme gênant par les services diplomatiques américains, a continué, après sa fermeture par mesure de police, son activité, dans la clandestinité, jusqu'à la libération.

  • Ce sont les voix de cinq auteurs vivants : Robert Marteau natif de Chizé, Daniel Reynaud de Barbezieux, Jean-Hugues Malineau et Jean Prasteau originaire d'Aunis. Tous quatre seront interrogés. Les écrits de Mireille Dupouy, en dehors de l'orchestre du livre qu'elle réalise avec Jean-Hugues Malineau, interviennent comme un premier regard sur un pays qu'elle découvrait, en convenance aux paroles entendues en vécues. À cette parole vivante, fait l'écho celle non moins vive quatre écrivains charentais, dont l'intimité tendre et la discrétion de l'écriture, n'ont pas encore assuré la charge écoute qu'ils méritent. Pierre Loti dont les souvenirs dans Prime Jeunesse et surtout le Roman d'un enfant sont à peu près inconnus aujourd'hui ; Eugène Fromentin, célèbre pour le seul Dominique, qui inaugure un nouvel art de la description sensible tant en peinture qu'en littérature ; et, plus près de nous, Jacques Chardonne, merveilleux prosateur que la mode a provisoirement écarté, et Jacques Delamain, l'écrivain des oiseaux presque totalement oublié même si l'on vient de rééditer son Pourquoi les oiseaux chantent. À Ruffec et Orléans, à Marencennes près de Surgères, ce sont les voix de ceux qui vivent ici quotidiennement et anonymement que nous donnons à entendre. Une autre voix parle tout au long de ces pages, c'est celle du photographe Michel Cormier, d'Aunis lui aussi. Une voix unique qui nous est d'emblée apparue nécessaire. À l'image des mots de ce livre, ses photographies ne décrivent pas mais rendent compte d'émotions, de sensations ; il ne s'agit pas de dire des lieux précis mais de montrer les éléments fondamentaux ou infimes qui nous entourent : le tamaris, le sable, le sureau, mais aussi la vase, la tôle, presque le vent et la lumière.

  • Maurice Toesca a reçu plusieurs distinctions littéraires : la Bourse Nationale de l'Éducation Nationale, en 1947, pour son roman « Le soleil noir ». Le Prix Courteline, pour son roman « Le singe bleu ». Le Grand Prix du roman de la Société des Gens de Lettres pour son roman « Le scandale ». Le Grand Prix Lamartine pour son essai biographique sur Lamartine : « Lamartine ou l'amour de la vie ». Le Grand Prix Littéraire de la Ville de Paris (1972). De nombreux ouvrages de Maurice Toesca ont été traduits en allemand, anglais, italien, yougoslave, polonais, russe, japonais, etc. Depuis 1977, Maurice Toesca a commencé à publier ses pièces de théâtre. La première qui a été publiée, « Les bobines » a reçu le Grand Prix de l'Humour Noir. Jusqu'à l'âge de 15 ans, MauriceToesca fit toutes ses études avec son père, qui était professeur au collège de Poligny, dans le Jura. Puis, l'État le dota d'une bourse et l'envoya faire sa philosophie au lycée Henry IV à Paris. Il suivit les cours du philosophe Alain qui enseignait le mépris des richesses et l'indépendance à l'égard du pouvoir. Le père de Maurice Toesca voulait qu'il fût professeur. Après sa licence ès lettres, pendant quatre ans, Maurice Toesca s'employa à faire plaisir à son père. Mais dans sa classe, il se sentait trop loin de la vie. Il profita de ses congés pour passer une thèse de doctorat sur George Sand (Le plus grand amour de George Sand), et passa le concours d'administration préfectorale. Peu d'auteurs donnent aujourd'hui, comme lui, l'exemple de ce que peut être un caractère libre, un esprit ouvert à tout, une sensibilité qui sait accueillir tous les charmes. Maurice Toesca, ou la grâce de l'équilibre. Paul Guth.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pirates ou flibustières, elles échappent à la corde par le miracle de leur génie ou de leur machiavélisme ; corsaires, elles assument l'adversité avec stoïcisme pour finir leurs jours dans un anonymat propice à leur légende. Mais pour toutes, l'acte prime la parole et comme leurs compagnons et leurs amants de fortune, elles vivent l'instant présent avec concupiscence et volupté. Toutefois, mieux que les hommes, elles ont su se démarquer de l'histoire et s'éterniser dans le mythe en disparaissant de la scène du monde comme par magie, c'est-à-dire avec une insoumission totale aux lois du temps et de l'espace.

empty