FeniXX réédition numérique (Del Duca)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le cinéma a récemment attiré l'attention du public sur un des personnages les plus attachants de l'Histoire : Sissi, impératrice d'Autriche, reine de Hongrie. Mariée à seize ans à François-Joseph de Habsbourg elle semblait promise à la gloire et au bonheur. Mais elle devait mourir en 1898, à Genève, sous le poignard d'un anarchiste italien, après une longue vie marquée par les déceptions, les épreuves et les drames. Jacques Legray a évoqué autour de la radieuse figure de Sissi le destin de trois autres femmes illustres : Eugénie de Montijo, Charlotte de Belgique, impératrice du Mexique et Victoria, reine d'Angleterre et impératrice des Indes. Mais Sissi reste le personnage central de cet émouvant récit d'aventures et d'amours.

  • Dans « Magie, rites et mystères d'Asie », Maurice Percheron nous rapporte, avec son style si coloré et si vivant, ce dont il a été témoin. Bien qu'il ait éliminé ce qui relève de la supercherie, de l'adresse, de la suggestion ou de l'explication rationnelle, son livre foisonne en expériences et anecdotes pour le moins troublantes. Mythes et archaïques émois, certes, restés si vivants au plus profond de l'homme et toujours prêts à resurgir. Mais encore des faits qui, s'ils échappent à notre raison, n'en sont pas moins constatés. Et si Maurice Percheron se défend de divaguer dans l'occultisme, il n'accepte pas davantage qu'on emploie à la légère le mot surnaturel. En revanche, il parle d'extra-naturel, entendant par là des facultés supranormales, des forces mal connues ayant jusqu'ici échappé à nos sens et à nos instruments, mais qu'en Asie certains peuvent manier avec efficacité et sur lesquelles bute l'entendement. Magie, peut-être. Rites, en tout cas, et indiscutablement chargés de sens. Mystères, certainement. Dans ce livre vraiment extraordinaire, Maurice Percheron nous envoûte parce qu'il nous met face à ce qui échappe à nos mesures et à l'analyse. Des faits, observés avec rigueur et parfois scepticisme, sont cependant là, mêlés quotidiennement à la vie de l'Asie et la régissant. « Magie, rites et mystères d'Asie » constitue un document capital dans l'approfondissement de l'Asie la plus secrète. Il nous conduit à une compréhension plus complète d'attitudes intérieures d'individus et de peuples qui déconcertent tellement l'Occident.

  • Alors que son mari, grand professeur de Faculté, prépare avec satisfaction une « leçon inaugurale » qui sera le couronnement de sa carrière, Juliette Fautrier, prise dans un réseau serré d'obligations mondaines et mise à contribution par ses enfants, se demande avec angoisse comment faire face à son drame secret : son amant se meurt, solitaire, et demande son assistance. Jour après jour, heure après heure, nous assistons à la lutte de cette femme pour sauver les apparences, tout en ne laissant pas seul, face à la mort, l'homme qu'elle aime. Ce sont, pendant huit jours, des courses éperdues contre la montre, des tours de force quotidiens ; et quand viendra le moment fatal elle restera seule avec son chagrin ; son mari triomphant ne se sera aperçu de rien... D'une écriture serrée, nerveuse, ce roman se lit d'une seule coulée, sans rupture d'intérêt ; Sophie Daria y confirme avec éclat un talent original.

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  • Aimez-vous les histoires ? Arpentez alors les rues de Paris et, à la suite de Monique Garnier-Lançon, refaites les cinq parcours où l'ont promenée les caméras d'une des plus populaires émissions de la Télévision française : La roue tourne. Bien des ombres du passé ressusciteront pour vous le théâtre toujours vivant du Paris historique, avec ses comédies, ses tragédies, ses farces, ses passions amoureuses - trame de la vie quotidienne. Les décors s'animeront sous la plume alerte de l'auteur, tantôt émue, tantôt ironique. Comme elle, vous musarderez sous le ciel de Paris, le plus spirituel du monde, et vous pourrez, avec autant d'amour qu'elle, rêver du destin prodigieux de « Paris sa grand-ville ».

  • Contretemps, la nouvelle oeuvre de Gabriel Audisio, se situe dans l'exacte réalité de la France au cours des années 1941-1944. L'Occupation, la Résistance, la Gestapo, la Libération de Paris, sur quoi le livre s'achève, sont la trame des péripéties, forment le milieu qui détermine les actions des personnages, créent le climat fatal qui agit sur leurs caractères. Le drame psychologique se joue surtout dans l'âme du principal protagoniste, le docteur Gorli, lequel est atteint de ce mal mental que l'auteur appelle le « gorlisme » ; c'est, si l'on veut, le complexe de l'âne de Buridan, de l'homme qui est sans cesse assis entre deux chaises, qui ne sait pas, qui ne peut pas choisir, qui balance entre l'amour et la mort, entre l'indifférence et l'enthousiasme, condamné à devenir héros malgré lui. Autour de Gorli, s'animent des personnages que le destin a d'abord réunis pendant une nuit tragico-comique où ils passaient en fraude la Ligne de démarcation ; ils se retrouveront mêlés aux mêmes aventures, d'une façon insolite qui n'était pas invraisemblable en temps de guerre. Parmi eux, on trouve Bernard, le chef d'un réseau de la Résistance, qui a su choisir son parti sans hésiter ; deux Juifs qu'on ne reverra jamais plus ; le petit gars parisien, qui sera soldat de la victoire ; l'épouse adultère, qui se rachète en devenant patriote martyre ; la fille de petite vertu, qui a des trésors de dévouement... Il y a aussi l'écoeurant « collabo », que les Occupants utilisent en le méprisant ; inversement, il y a l'officier autrichien, antihitlérien, défaitiste, ami des Français, qui sera bêtement tué, par maldonne ; il y a enfin, mystérieuse, la belle artiste surnommée « Rameuse », que son art met au-dessus des passions politiques, qui est l'amie des Occupants, tout en ne leur accordant rien, et qui mourra cruellement le jour de la Libération, avec Gorli dans ses bras. Ces deux-là seront enfin réunis dans la mort, parce qu'ils étaient des amants introuvables, hors du temps, toujours à contretemps. Dans l'oeuvre d'essayiste et de poète de Gabriel Audisio, Contretemps montrera une nouvelle facette de son talent. L'auteur d'Ulysse ou L'intelligence a mis, au service d'un roman réaliste, la lucidité et le sens dramatique qui l'ont classé parmi les grands écrivains contemporains.

  • Patricia River, jeune Londonienne, appartient à la célèbre troupe des Daffodil's Girls. Empanachée de paradis blancs, elle fait - chaque soir - tourner la tête du Tout-Londres, mais de manière anonyme, car elle n'est que la quatrième girl du premier rang à gauche. Un milliardaire, beau comme un dieu antique, lui fait faire une étrange croisière en Méditerranée, puis l'enferme dans sa somptueuse villa de la côte ligure, près d'une ancienne calanque à pirates. Il lui demande de « jouer » pour lui et pour ses richissimes amis, désoeuvrés comme lui, le rôle d'Ivy, une femme mystérieuse à laquelle la danseuse ressemble. Patricia accepte, tout en pressentant que cette comédie n'est pas sans danger. Et voici qu'elle hérite de vingt millions de dollars - dix milliards de francs anciens !... Mais l'amour, dans cette aventure fantastique ?... L'allumeuse est le dernier roman d'une trilogie de portraits de femmes, dont les deux précédents - l'ambitieuse Rossana plus douce qu'un péché et l'intrigante Lilo - ont remporté un énorme succès. Une femme toujours belle, un homme torturé par un inavouable passé... Passion et violence, sang et mort... Mais avant d'écrire L'allumeuse, Jacqueline de Boulle a fréquenté l'Olympe : ses héros sont des dieux. Dieux modernes, fabuleusement riches, d'une merveilleuse jeunesse et d'une beauté d'autant plus redoutable qu'ils échappent aux lois des mortels. Pure fiction ? Qu'on lise les chroniques consacrées aux play-boys, super-stars, divas, milliardaires et autres princes de ce monde...

  • La famille Heurtevent, tout entière, est au service de maître Bisson, gros fermier du Pays de Caux, qui règne en despote sur ses « vassaux » comme un seigneur du Moyen Âge. La guerre et l'occupation allemande, favorisant sa cruauté et sa soif de gain, le conduisent à laisser mourir de faim tous ceux qui l'entourent, et d'abord sa propre famille. Dans cet univers de démence, Marcel Heurtevent a trouvé l'alcool comme remède à ses maux. Pauline, sa femme, n'est plus que fatalisme. Seul leur fils Pierre se révoltera : il deviendra un « caractériel » pour maison de redressement. Un jour, pourtant, la mort abattra le « Maître » comme un chien... Restera-t-il assez d'espoir au coeur des Heurtevent, pour que la vie vaille encore quelque chose à leurs yeux ?... Cette oeuvre réaliste, dont la poésie n'est pas exclue, nous révèle un très grand romancier.

  • La bourgeoisie de province, alliée à une aristocratie désargentée, mais tenant au prestige de sa caste ; l'époque bienheureuse, et sans problèmes, d'avant 1914... Au domaine de la Bertrange, la douce et sensible Marie-Céleste, troisième fille d'Antoine Jourdan, rompt avec la tradition en épousant Gilbert, dont les parents tiennent le plus grand café de Verville. À peine rentrée de voyage de noces, abandonnée par les siens, choquée par la vulgarité de son nouveau milieu, voici qu'elle s'installe derrière la caisse du débit de boissons. Seule la foi l'empêche de sombrer, et aussi la naissance d'un fils. Mais Gilbert ne se révèle pas seulement un être fruste et brutal ; bientôt, il s'endette, fait des faux, puis se laisse entraîner à Paris par une prostituée. Marie-Céleste fait face, travaille durement, défie les ragots de la petite ville, élève dignement le petit Pierre, à qui elle cache la vérité. Et voici l'heure que choisit Bertrand de Villepinte, officier distingué, pour avouer à Marie-Céleste sa passion, plaçant la jeune femme à la croisée des chemins. La guerre de 1914 décidera pour elle. Gilbert reviendra à Verville en héros, acclamé même par sa belle-famille jadis hostile. Fidèle au devoir, Marie-Céleste reprend la vie commune, s'offrant seulement la joie amère d'écrire à Bertrand que son amour impossible est partagé. Elle ne saura jamais si l'officier a reçu sa lettre avant de tomber au Champ d'honneur. Plus qu'un personnage, du reste attachant, c'est toute la vie provinciale, et toute une époque, qui sont représentées ici avec précision et relief. Paul Minot, avec « Marie-Céleste », s'est placé d'emblée dans la lignée des grands romanciers français. On pense à Troyat et à son cycle « Les semailles et les moissons », sans que cette comparaison enlève quoi que ce soit à l'originalité indiscutable de Paul Minot.

  • Ce fut les 5 et 6 octobre 1789, que les émeutiers parisiens accoururent à Versailles pour réclamer, avec le retour du roi dans la capitale, la tête de « l'Autrichienne » qui, après avoir été trop adulée, avait perdu - par sa légèreté et son insouciance - l'estime et l'affection de son peuple. Durant les trois années qui suivirent, Marie-Antoinette, toujours menacée, ne cessa pas pour autant de travailler à sa délivrance, et de susciter les dévouements les plus exaltés... Jusqu'à cet automne de 1793 où, dans son cachot de la Conciergerie, muni d'un triple guichet, la malheureuse découvrit - au coeur d'un oeillet - le billet qui devait éclairer ses derniers moments d'une chimérique espérance. Ce sont toutes ces conjurations avortées, mais dont plusieurs furent près de réussir, que M. Pierre Lafue s'est efforcé d'éclairer, car elles comportent bon nombre de mystères, ou tout au moins d'incertitudes. Pourquoi la fuite de Varennes fut-elle un échec, alors que les précautions les plus minutieuses avaient été prises par les conseillers du couple royal ? Danton, Chabot furent-ils soudoyés par la Cour ? Hébert lui-même, « l'enragé », le rédacteur de l'ordurier Père Duchesne, ne lança-t-il contre Marie-Antoinette la plus infâme des accusations que parce qu'il se sentait compromis dans certaines machinations clandestines, visant à couronner le petit roi Louis XVII, et à faire assurer la régence par sa mère ? Autant de questions auxquelles l'auteur de cet ouvrage a essayé d'apporter des réponses vraisemblables. Ce récit renferme une série de portraits, auxquels les événements exceptionnels, que les conjurés furent obligés d'affronter, ne pouvaient que donner un relief saisissant : celui du marquis de Favras, qui se sacrifia dès le début ; mais aussi celui d'Axel Fersen, jeune noble suédois, dont les relations intimes avec la reine ne font plus aujourd'hui aucun doute. On s'intéressera également à l'inquiétante figure du baron de Batz qui, n'ayant pas réussi à sauver le roi, s'acharnera ensuite à « pourrir » la Révolution en corrompant ses promoteurs les plus illustres. Aucun de ces personnages ne parviendra cependant à faire oublier la « présence », d'une intensité exceptionnelle, de Marie-Antoinette elle-même. Si ses malheurs ont dévasté sa beauté, ils ont en revanche affermi sa volonté et exalté son courage, au point de lui conférer une véritable grandeur humaine. Ses efforts jamais lassés, ses craintes vaillamment surmontées, ses espoirs toujours renouvelés et toujours déçus, composent peut-être la tragédie la plus émouvante de notre histoire nationale.

  • Il y a l'oeuvre et il y a l'homme. Or, n'est-il pas vain d'expliquer la première par le second ? Du biographe, Valéry a dit que « son illusion consiste à croire que ce qu'il cherche peut engendrer - ou expliquer - ce que l'autre a produit » et qu'il « compte les chaussettes, les maîtresses, les niaiseries de son sujet ». Mais n'y a-t-il pas tout de même, à mi-chemin entre la critique littéraire et la biographie, une certaine approche de l'homme, qui peut éclairer l'oeuvre en profondeur ? Cette quête, cette sorte de psychanalyse de l'écrivain - en dépit de lui-même, pourrait-on dire - Odette Lutgen l'a menée ici avec une subtilité qui n'exclut pas la hardiesse. Gloires littéraires ? Oui. Mais les connaissons-nous vraiment ces grands de nos lettres, Immortels ou non, qui se sont emprisonnés ou que nous avons emprisonnés dans le carcan de la célébrité ? Journaliste, Odette Lutgen eût pu se contenter de brillantes interviews, écrites après une ou deux rencontres avec ses modèles. Elle ne nous aurait alors donné que des esquisses, non des tableaux de maîtres, fouillés, retouchés, pendant près de dix ans d'intimité quasi journalière. Et les grands hommes, toute défiance abolie, ont fini par se livrer, voire se trahir ! D'Albert Camus à Jean Cocteau, de François Mauriac à Jean Rostand, en passant par Blaise Cendrars, Marcel Aymé et bien d'autres, En dépit de leur gloire apporte une pierre non négligeable à l'édifice de notre histoire littéraire. Du talent, Odette Lutgen ? Plus que cela. D'un mot, d'une phrase, elle réussit à nous découvrir l'essentiel, allant toujours au plus secret, qui nous semble soudain évident. Vision de créateur où le style, assez plastique pour s'adapter à chaque modèle étudié, apparaît néanmoins comme l'expression d'un comportement originel, particulier et unique, qui nous révèle en Odette Lutgen un véritable écrivain.

  • Maurice Ronceray a créé, avec Ida, la figure centrale de son premier roman, un personnage envoûtant, obsédant, doué d'une mystérieuse et étonnante présence. Denis, un jeune peintre, est pris au piège dès sa première rencontre avec elle. Ils se découvriront d'abord par les sens et, chez ces deux êtres d'une nature si différente, qui luttent contre eux-mêmes, la naissance progressive d'un amour total est décrite par l'auteur avec une pénétrante psychologie et une sûre maîtrise. Ida, fille sauvage et intraitable, jusqu'ici murée à l'intérieur d'elle-même, est peu à peu désarmée par cet amour qui croît en elle ; elle s'humanise et s'ouvre enfin à la vie « comme ces fleurs japonaises en papier, longtemps comprimées, et qui se déroulent lascivement au contact de l'eau ». Ces deux êtres, indissolublement liés l'un à l'autre, ne connaîtront que quelques mois de bonheur. Les Parques, ces déesses de la mort, veillent. Elles interviendront brutalement. Ida sera frappée la première, et Denis se refusera à lui survivre. Leurs jeunes vies seront fauchées mais, comme le chantent les vieux thèmes, « l'amour est plus fort que la mort ». Dans ce récit bouleversant, conduit tout ensemble avec fermeté et une contagieuse force d'émotion, l'auteur a su rendre ses personnages intensément vivants. Il a - volontairement ou non - placé le personnage de Denis légèrement en retrait d'Ida, peut-être pour donner plus de relief à la forte individualité de son héroïne, mue par des sentiments implacables. Ida est une étonnante création, un type de femme inoubliable. Le style des « Parques de septembre » fait corps avec le récit, il est judicieusement adapté aux différentes étapes de celui-ci. L'auteur, qui est peintre, a su rendre avec une justesse remarquable le milieu d'artistes qu'il connaît, mais on sent aussi le peintre dans certaines descriptions, dans cette façon de camper un personnage secondaire dans ce qu'il a d'essentiel, dans cette faculté de construire un ensemble par une multiplicité de petites touches précises et juxtaposées. On pourrait dire - de son style souple et vibrant - qu'il est plastique, en ce sens qu'il transpose, en partant du réel, de la matière première. Les qualités du peintre n'empiètent pas sur celles de l'écrivain, elles les renforcent.

  • « Tel le missionnaire qui sème la bonne parole, Raymond Poulidor a réussi ce miracle de redonner au grand public l'amour de la compétition cycliste. Il l'a revalorisée à travers cette gentillesse, cette loyauté, cette combativité, qui forment l'ensemble de ses qualités, Il a exercé un attrait saisissant sur la jeunesse et sur les foules. » « L'athlète le plus doué doit se surpasser sans cesse, et se forger une volonté de fer. Poulidor a fait sienne cette devise que je lui ai appris à aimer : la gloire n'est jamais où la vertu n'est pas. »

  • Il est grand d'être à Miami... Est-ce ironiquement que Michel Georges-Michel, impitoyable témoin de l'inhumanité des nations pendant la grande épreuve, a choisi ce titre, slogan publicitaire de la célèbre plage de Floride ? Que sont devenus les milliers de passagers abandonnés en mer - ou qui y furent rejetés - par la cruauté, la crainte, ou la cupidité de tant de pays où ils espéraient trouver refuge ; entre autres, les sept cent cinquante Espagnols restés sans ressources dans une île déserte des Caraïbes ? Les apatrides, errant comme des fantômes de frontière en frontière ; les indigents, envoyés au fond des forêts vierges, et de qui l'on n'entendit plus jamais parler ? Et David Adams, jeune savant français, héros de ce livre, luttant seul dans les inquiétants paradis de Saint-Domingue, Cuba et Miami contre la tragique paperasserie américaine ? À travers le monde en flammes, qui l'aura emporté, des races ou des patries ? Et tant de problèmes posés par l'auteur, qui a vécu la plupart de ces aventures, mais les raconte avec sa verve caustique de chroniqueur parisien.

  • Il est né le 17 octobre 1891, aux Andelys. Il appartient à une vieille famille de fonctionnaires, originaire du Midi. Pendant la guerre, il a eu - dans l'infanterie - une conduite magnifique. Ce n'est pas une vaine formule. Voici la preuve : graves blessures, réformé numéro un, Médaille militaire, Croix de guerre avec plusieurs palmes. Il s'est inscrit à notre tableau en 1919, après un court passage au barreau de Bordeaux. Les premières étapes de sa carrière d'avocat sont marquées par des affaires sensationnelles, des succès retentissants. Ne citons pas de noms, pour ne pas troubler les grands drames de la cour d'Assises. Ils sont libres aujourd'hui : Torrès les a tous fait acquitter. Un grand avocat ne doit pas se borner à l'exercice quotidien de sa profession. Il lui faut, pour se renouveler et enrichir sa connaissance du coeur humain, se mêler à toutes les manifestations de la vie. Henry Torrès suit ce sage précepte. Conférencier, journaliste, critique théâtral, auteur dramatique, il réussit dans tous les genres...

  • Pierre et Cécile, deux jolis noms de France... Il est un peu embarrassé de son corps, ce collégien qui a « poussé » trop vite, mais sa timidité ne l'empêche pas de rêver d'héroïsme. Sa soeur cadette, elle, est un charmant petit diable aux armes redoutables : l'impertinence et l'amour du danger. Et voici juin 1940, l'Exode et le terrible choix : Pierre et Cécile décident d'aller à Londres, où s'est élevée la voix de Charles de Gaulle. Mais le destin les poussera vers d'autres rivages : ils connaîtront, tantôt spectateurs et tantôt acteurs, l'héroïque et fabuleuse aventure de la France libre. Ils traverseront les mystérieuses forêts de l'Afrique, navigueront sur ses grands fleuves, partageront la vie des combattants d'une prodigieuse épopée. Et quand tonneront les canons de Bir-Hakeim, Pierre endossera l'uniforme, et prendra une part glorieuse à la Libération. Pierre et Cécile ont-ils existé ? L'auteur n'ose l'avouer, tant leurs aventures et celles de leurs compagnons, peuvent paraître incroyables. Et pourtant, ce récit pittoresque et émouvant respecte scrupuleusement la vérité historique. Pierre et Cécile chez les Français libres est donc un témoignage, écrit par un homme qui a su rester proche des jeunes ; mais il se lit aussi comme le plus passionnant des romans d'aventure.

  • « Les colères du père, les larmes de maman, le chien dont il était impossible de voir les yeux parce que c'était un griffon, la vieille maison, les escaliers avec des barreaux de bois tournés, les marches bien cirées et l'étrange machine à musique de la tante Aurèle... » Oui, Anne-Marie se souvenait... Elle était alors une adolescente provinciale, que la vie n'avait pas encore meurtrie... Puis elle avait épousé Émilien Billaud, l'avait suivi à Paris dans un médiocre deux-pièces. Pourquoi Émilien avait-il changé ? Pourquoi, de son côté, n'avait-elle pas accepté son destin auprès d'un mari volage, buveur et violent, mais tendre ? Un soir, froidement, elle l'avait abattu d'une balle de revolver. Mais on lui avait accordé des circonstances atténuantes. Anne-Marie, elle, savait que son crime avait été longuement, soigneusement prémédité. Et le remords était là, à jamais, qui tournait dans sa tête, tournait, tournait, comme jadis l'étrange boîte à musique de la tante Aurèle.

  • C'est Charlie Chaplin que, par bien des aspects, nous rappelle le petit garçon Lud dont Henri Arliguy raconte l'histoire au cours de son premier livre : T comme Thérèse. Ce roman, qui transpose sur le plan littéraire les images et les découvertes du cinéma, dégage une poésie envoûtante, pleine d'ironie, de farces saugrenues, dans le même sens qu'un film des Marx Brothers. Promenade merveilleuse au milieu de la fantaisie, du rêve mêlé à la vie réelle, de l'aventure la plus imprévue. Le fantastique de l'enfance s'exprime ici avec une habileté et une émotion tout à fait neuves.

  • Jean Danguiral, jeune ingénieur électricien d'origine auvergnate, a épousé une jolie Parisienne qui écrit. Le ménage Danguiral n'aurait pas d'histoire, si Jean n'était amené à retourner dans son Cantal pour y installer une ligne électrique. Transplantée sur cette terre âpre, qu'elle découvre sans plaisir, livrée à ce monde paysan qu'elle ne comprend pas et qui la rejette, Odile sent que Jean retombe sous l'emprise des souvenirs. Au contact de ses camarades de jeunesse et de ce pays qui l'a nourri, le jeune homme se révèle sous un jour inconnu : c'est bientôt un étranger que découvre Odile effarée, meurtrie, hostile... Jours d'orage, au cours desquels se dégradent peu à peu la tendresse et l'estime, jours d'orage dont d'autres pourraient bien chercher à profiter... L'amour sera-t-il néanmoins le plus fort ? Quel sera l'incident, même banal, qui servira de signal d'alarme et de frein ? Nicole Chavinier, qui vient d'obtenir - pour le manuscrit de « Jours d'orage » - le Prix André Chevassus, a su traiter, sans banalité, un des sujets les plus rebattus. Autour du thème central, gravitent celui du progrès et de la civilisation technicienne, ainsi que celui de la condition des Noirs évolués, représentés par Jo, un ingénieur sénégalais travaillant sur le chantier dirigé par Jean Danguiral. Un roman attachant, au style aisé, qui est plus qu'une promesse.

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