FeniXX réédition numérique (Le Petit Véhicule)

  • Tout a commencé avec une minuscule fiole contenant un bien étrange liquide, trouvée au tréfonds d'une cave... Voir ses grands-parents, métamorphosés en perroquet et en souris, se promener dans le Nantes de 1874, voyager à bord d'un authentique clipper anglais en compagnie d'un savant bizarre membre du club du Pébroque... Voilà bien des aventures lorsqu'on s'appelle Vannie et qu'on n'a que douze ans !

  • La Grande Guerre a épargné Henri Donadieu mais elle en a fait un homme meurtri. En 1915, son ami Mariette a été fusillé pour l'exemple après un simulacre de procès. Parisien, descendant d'Alsaciens, Donadieu a choisi l'exil d'un poste d'instituteur dans un village du Cotentin, à l'abri, croit-il, de la fureur du monde. Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, cet homme désabusé jure qu'il se tiendra à l'écart des événements. Mais on n'échappe pas aisément à son destin. Un jour, il frappe à la porte de l'instituteur d'une manière imprévisible. Ce livre simple et complexe à la fois, a pour décor le Cotentin à la fois sombre et luxuriant, maritime et terrien. Les hommes et les enfants s'y croisent dans une tentative d'exprimer la bonté, l'ignominie, l'engagement, l'humiliation. Une plongée dans la douleur des hommes silencieux qui ont subi les malheurs du siècle.

  • À quoi rêve Canut ? À des cartes postales, à des clichés pris sur le vif, aux bêtes surtout avec leur charge de poésie. Et ce qu'il y a de merveilleux, c'est cette écriture qui n'a pas d'âge ! Tout cela au « Petit Véhicule », une petite maison dont j'ai déjà franchi la porte !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Bien sûr, je devais quitter les miens. Et cela, c'était dur, très dur. Je reverrai toujours nos adieux, à la gare de Nantes, ce soir de décembre 1940. Qui pouvait dire quand nous nous reverrions ? Des jours et des jours, cette idée de départ m'avait tourmentée. C'était comme si je m'en voulais de partir. Et, en même temps, je ne pouvais m'empêcher d'imaginer que j'allais vers François. François ! Toujours François ! C'est vrai que lui seul occupait toutes mes pensées. Mais, maintenant il s'agissait de quitter ma famille dont je ne m'étais jamais séparée longuement. Cependant, le train pour Bordeaux était en gare. Il fallait partir. Les dernières embrassades ne furent pas sans larmes. »

  • Janus aux deux visages, Berlin l'attire irrésistiblement. Le nom de cette ville n'est-il pas synonyme d'une angoisse incrustée au plus profond de soi-même : un coeur fraternel dont les branchies ont été séparées ? Le sang rédempteur d'un peuple a permis la résurrection de l'espérance endormie au fond de chaque être. La venue d'Emmanuelle, en cette partie de la ville qui fut jadis évocatrice de terrifiantes peurs, devient le symbole de la liberté recouvrée dans son universalité, celle d'un pays, celle aussi d'une moitié de l'humanité que des traditions obsolètes corsetaient. Timidement, l'ère de la tolérance se dessine à l'horizon du nouveau millénaire encore en gestation... Marguerite Bastard-Frétillet

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Jeune journaliste dans une rédaction nantaise, Camille Nogent est aussi un passionné d'histoire. Son univers : les vieilles pierres, les ouvrages anciens, jusqu'au jour où... la recherche d'indices du passé fait basculer sa vie. Des stèles énigmatiques, un château hanté d'histoires, une jeune fille décédée en 1818, les disparitions étranges de deux universitaires, et la découverte d'un vieux manuscrit... affaires que rien ne lie en apparence, et pourtant... Camille et son amie Viviane vont croiser le commissaire Lenoir et les personnages fantasmagoriques des XVIIIe et XIXe siècles. Inspiré d'une histoire vraie, l'auteur nous fait vivre une tragédie où chaque chapitre appelle le suivant. Un roman où se succèdent avec poésie la mer et les marais salants, les paysages de l'Angleterre et les bordures de l'estuaire et du rêve.

  • Ce livre est le cinquième ouvrage de Jacqueline Happel-Pioger, professeur de lettres classiques et membre de la société des Écrivains d'Alsace-Lorraine. L'action de ce roman se déroule dans la riante vallée du Loir et a pour cadre le domaine de la Meilleraie, acquis par les Bourgeval sous la révolution. Le lecteur est associé aux joies et aux peines d'une famille bourgeoise contrainte de lutter pour préserver l'intégrité de sa propriété menacée par le conflit des générations et l'évolution irréversible de la société. Anecdotes savoureuses, peinture fidèle des moeurs d'une province française de l'Ouest ainsi que des mentalités germanique et américaine, climat de sensualité diffuse, par moments réaliste, donnent à ce récit parfois dramatique une densité humaine qui le rend captivant.

  • La joie rayonne sur cette plage du Pacifique. Les baigneurs manifestent leur raison de vivre en s'ébrouant à l'ombre des palmiers. La chaleur enveloppe les corps d'une jouissance inusitée. Le soleil, le ciel, d'un bleu intense, la douceur de l'air contribuent à transformer l'atmosphère en antichambre du Paradis. L'image de ce parfait bonheur peut-elle se refléter dans le miroir d'une conscience ou n'est-elle que l'artificielle déformation d'une âme à la dérive ? Une forme humaine est allongée sur le sable. Immobile, inerte, inconnue. Le silence autour d'elle porte en lui tous les mots du monde. Ils ne l'atteignent pas. Jamais elle n'est moins seule qu'en ses instants de solitude. Elle appartient à la terre comme d'autres s'écartent de la mer. Elle feint de dormir. Elle guette le passant susceptible de la ravir à elle-même.

  • Il n'est rien dans ce livre qui ne vous soit ou ne puisse vous arriver un jour. Embarqués que nous sommes sur le même vaisseau, nous sommes soumis aux mêmes turbulences. L'amour, les rires et les amitiés nous sont distribués comme les trahisons, les larmes et la mort. Le bonheur consistant à thésauriser les uns pour se consoler des autres. Hugo, Clémence, Rose, Boulou... tous sont des gens ordinaires qui vivent une vie ordinaire et dont le seul exploit sera d'aimer la vie pardessus tout. Avec talent. Avec passion. Et si cet été-là restera, pour chacun d'entre eux, un peu inachevé, il continuera de flotter, autour de la petite maison de pierre bleue coiffée d'ardoises, un parfum délicat de glycine et la violence du cri se fondra peu à peu dans les rires des autres étés. Ainsi en va-t-il des ans qui nous courbent, des bonheurs qui nous quittent, puis nous reviennent, rajeunis et dépoussiérés. La vie nous harcèle et nous cajole jour après jour. Elle nous brasse et nous embrasse, mais la promesse des bourgeons qui exploseront au printemps reste encore le plus bouleversant des cadeaux de la vie. Son indéfectible espérance. D.E.M.

  • Après une activité multiséculaire de l'Ancien Régime à notre époque en passant par la période révolutionnaire, il s'est arrêté de moudre du blé en 1968. Une étude historique, technique et architecturale de ce moulin.

  • Thierry Tessier, auteur ou interprète ? Interprète ou auteur ? Les deux, semble-t-il. Ce sketcheur poète écrit et crie ses textes depuis quinze ans. C'est au travers de sa vision de la femme qu'il nous fait partager ses états d'âme. Son amour du féminin nous fait pénétrer dans une sphère pleine de sensualité. L'effet des vers, le sens, l'effet des sens, le verre, sont l'essence même d'un raffinage du quotidien. À ces codes il tient. Ce n'est pas absurde, c'est logique et beaucoup s'en feront l'écho, logique ! Premier recueil, premier écueil qui déchire la banalité scripturale. Il ne faut pas forcément chercher la rime, mais le flux d'écriture fait que l'on s'y arrime. Plongez dedans, l'ivresse des mots vous y attend. Jérôme Binet

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « La poésie me fait marcher. Marche, marche, marche. Un mot devant l'autre, un mot devant l'autre et recommence. Il est noir, noir, noir le chemin de l'encre, long, long serpent. » Illustré d'une encre de Jacques de Féline, un recueil de 20 poèmes en prose de Michel Dunand paru en 1989.

  • Le prêtre, le docteur et la sage-femme, dans le froid très vif de cette matinée de février, sous le soleil qui a enfin percé le brouillard matinal, se hâtent vers la place de l'église. Sans dire un mot, perdus dans les mêmes pensées, leur coeur au diapason, ils vont vers d'autres tâches, d'autres services, d'autres gens, d'autres joies, d'autres misères, d'autres vies. Ils n'ont pas vu le sein - gonflé du liquide de vie - jaillir de la chemise de Marie Coulon. Ils n'ont pas vu le geste tendre de Pierre Coulon, posant une couverture de laine sur les épaules de sa femme et, au passage, caressant le visage de son fils qui tête goûlument. Ils n'ont pas vu Marie, que la révolte a quittée au moins pour un temps, pleurer doucement, en caressant le semblant de main et le pauvre petit moignon. Ils n'ont pas vu Pierre Coulon dévaler l'escalier et, pleurant à chaudes larmes, s'activer pour ranimer le feu dans la cuisinière à charbon, et réchauffer les bienfaisantes bouillottes de son fils. Ils n'ont pas vu Pierre Coulon « barrer » la porte. Cette journée du 17 février 1907 a bousculé leur vie. Ils ont besoin d'être seuls. Quelques heures encore...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le prêtre, le docteur et la sage-femme, dans le froid très vif de cette matinée de février, sous le soleil qui a enfin percé le brouillard matinal, se hâtent vers la place de l'église. Sans dire un mot, perdus dans les mêmes pensées, leur coeur au diapason, ils vont vers d'autres tâches, d'autres services, d'autres gens, d'autres joies, d'autres misères, d'autres vies. Ils n'ont pas vu le sein - gonflé du liquide de vie - jaillir de la chemise de Marie Coulon. Ils n'ont pas vu le geste tendre de Pierre Coulon, posant une couverture de laine sur les épaules de sa femme et, au passage, caressant le visage de son fils qui tête goûlument. Ils n'ont pas vu Marie, que la révolte a quittée au moins pour un temps, pleurer doucement, en caressant le semblant de main et le pauvre petit moignon. Ils n'ont pas vu Pierre Coulon dévaler l'escalier et, pleurant à chaudes larmes, s'activer pour ranimer le feu dans la cuisinière à charbon, et réchauffer les bienfaisantes bouillottes de son fils. Ils n'ont pas vu Pierre Coulon « barrer » la porte. Cette journée du 17 février 1907 a bousculé leur vie. Ils ont besoin d'être seuls. Quelques heures encore...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ma tête en tranches sur un livre pomme verte ou saucisson rouge, le bon vieux temps fait ses valises... Cet ensemble de textes a été glané à partir d'un journal, tenu de façon plus ou moins continue, depuis maintenant une quinzaine d'années. C'est rien que de la parole. Ça ne veut décrire un peu que ce qui se passe tout le temps sans "arriver" jamais. C'est plus de l'ordre de ce qu'on remâche, que de ce qui s'énonce glorieusement sous le soleil. Ritournelles, paroles, choses entrevues plutôt que vues. L'inchoatif. Ça commence et ça recommence sans cesse.

  • Ma tête en tranches sur un livre pomme verte ou saucisson rouge, le bon vieux temps fait ses valises... Cet ensemble de textes a été glané à partir d'un journal, tenu de façon plus ou moins continue, depuis maintenant une quinzaine d'années. C'est rien que de la parole. Ça ne veut décrire un peu que ce qui se passe tout le temps sans "arriver" jamais. C'est plus de l'ordre de ce qu'on remâche, que de ce qui s'énonce glorieusement sous le soleil. Ritournelles, paroles, choses entrevues plutôt que vues. L'inchoatif. Ça commence et ça recommence sans cesse.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La beauté d'une ville est une des formes de l'égalité. Tel est le postulat qui inspire cet ouvrage. « Nantes, ambivalence des sentiments » est le livre d'un promeneur, qui s'indigne du bétonnage de la ville, et de l'incapacité des bâtisseurs à faire une ville humaine pour des humains. À l'image des idéologies qui ont défiguré ce siècle, l'architecture « contemporaine » ne sait produire que de la concentration. De l'inhumanité. Voilà pour la modernité. Là dessus vient se greffer ce qu'on appelle « la » crise, et qui est bien autre chose qu'une péripétie. Nantes est ici considérée comme métaphore de « la » ville. Et « la » ville porte les balafres d'une décomposition sociale avancée. La ville est paradoxe, contradiction, ambivalence, comme elle est liberté, solitude et foule. Et la beauté dans tout cela ? Peut-être lui manque-t-il simplement un projet ? Absorbés par l'emploi, l'économie, leur place dans le concert international des villes, et leur carrière, les politiques ont concédé au marché ce pouvoir régalien. Ça n'a pas toujours été de gaîté de coeur. Plutôt une sorte de résignation. Un aveu d'impuissance...

  • « La poésie me fait marcher. Marche, marche, marche. Un mot devant l'autre, un mot devant l'autre et recommence. Il est noir, noir, noir le chemin de l'encre, long, long serpent. » Illustré d'une encre de Jacques de Féline, un recueil de 20 poèmes en prose de Michel Dunand paru en 1989.

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