FeniXX réédition numérique (Éditions Albin Michel)

  • Magistralement ouvert avec "Vous permettez que je vous appelle Raymond", suivi de "Pas mal pour un lundi", le triptyque pignolesque, commandé pour "Nulle part ailleurs", se complète enfin de son ultime et flamboyant panneau. A peine celui-ci allait-il paraître que tous les critiques unanimes s'accordaient pour dire que ce troisième volet serait de très haute volée ! Pour une fois, ils ne se trompaient pas, comme tu pourras d'ailleurs le constater, ami lecteur, dès la première page de cet ouvrage désopilant que tu t'apprêtes à acheter ! Persuadés cependant, comme Flaubert, "qu'on fait de la critique quand on ne peut pas faire de l'art", nous nous garderons bien de décider par nous-mêmes de la véritable valeur de cet ouvrage. Sache seulement, lecteur, notre ami, que cette valeur excède largement le prix correspondant au mystérieux code barre qui figure en bas à gauche. (Oui, là !) Une raison supplémentaire pour nous crier en pleurant de rire et de reconnaissance : "J'aime beaucoup ce que vous faites !" Les auteurs

  • Dans un quartier populaire d'une ville d'Afrique, le vagabond Magamou personnage pittoresque et haut en couleur poursuit un rêve : la conquête du bonheur dans un monde auquel rien ne l'a préparé, ni ses origines, ni son éducation, ni sa mentalité. Cet homme rescapé d'un accident pitoyable, réduit à la mendicité, est un original plein d'humour et de poésie. Sa sensibilité sera mise à rude épreuve tout au long de la lutte menée pour séduire une société enlisée dans ses préjugés, ses intérêts mesquins, ses contradictions. Saura-t-il s'intégrer socialement ? Un Blanc et un Noir conjuguent leurs non-sens pour briser sa volonté de vivre. Y parviendront-ils ? Tout le livre exprime une lutte entre le déchaînement des passions collectives et un individu décidé. Ce premier livre de Malick Fall est un document humain de grande classe, prenant et poétique, d'une dimension inhabituelle. « La Plaie » exprime le problème de la condition de l'homme affronté à une vie qui le meurtrit.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • En cette fin de siècle, c'est l'homme entier et son mode de vie qui sont remis en question. Chacun de nous est contraint de se poser les questions essentielles, l'aidant à se situer par rapport aux grands mouvements évolutifs de la pensée dans lesquels, bon gré mal gré, il se trouve plongé. A la pointe extrême de la connaissance actuelle, ce n'est pas seulement la science qui progresse et se transforme, mais ce sont aussi les modes de pensée, entraînant des effets psychologiques et sociaux par lesquels nous sommes tous concernés. Ces transformations sociales et psychologiques rapides entraînées par une science et une technique évoluant elles-mêmes à une vitesse vertigineuse ne s'effectuent pas toujours sans tensions entre les individus, entre les groupes humains. En changeant ce que l'on sait, notre connaissance change aussi ce que l'on sent, et aussi ce que l'on souhaite : les jeunes, notamment, sont toujours plus nombreux à réclamer de la vie autre chose que ce qui satisfaisait leurs parents. Des fléaux comme la guerre et le racisme qui faisaient jadis partie des maux inévitables avec lesquels l'homme devait, tant bien que mal, concilier son existence, deviennent motifs à certains pour refuser l'existence elle-même. Des valeurs éthiques jusqu'ici universellement acceptées, sont remises en question : le travail est-il, par exemple, un « devoir » de l'homme participant dans la société où il vit ? A-t-on le droit d'être aujourd'hui un homme heureux ? Ce sont ces sujets de réflexion que Jean E. Charon évoque dans ces Treize questions pour l'Homme moderne, ouvrage essentiel. Sait-on aujourd'hui ce qu'est la matière ? La nature est-elle probabiliste ou déterministe ? L'énigme des quasars. Pourra-t-on un jour « crever » le mur des distances atomiques ? Pourquoi la Lune ? Où finit la matière ? Où commence la vie ? Hasard ou nécessité ? Exister, c'est quoi ? L'ordinateur et l'entreprise. L'ordinateur et l'éducation. Sommes-nous tous « racistes » ? La grande colère des jeunes. Révolte ou révolution ?

  • Voici le document que le monde entier attendait. Si tout a déjà été dit ou presque, du côté israélien, sur cette guerre-éclair de juin 1967, ce qui s'est véritablement passé du côté arabe est resté, jusqu'ici, un mystère. Un an après, le Roi Hussein de Jordanie lève le voile et parle... Seul leader arabe à avoir personnellement participé aux combats, son témoignage est, de ce fait, capital. Il dit tout, absolument tout - même ce qui n'est ni agréable ni avantageux à étaler - avec une franchise et un courage qui font de cet ouvrage une véritable bombe. Il révèle, dans l'ordre chronologique, ce qui s'est passé dans son camp avant, pendant et après cette troisième confrontation militaire israélo-arabe, les causes qui ont conduit les Arabes à la débâcle de juin 1967. Il répond à toutes les questions auxquelles seules des déductions servaient jusqu'ici de réponse. Il donne l'explication de certains gestes arabes qui étaient restés des énigmes pour les observateurs, telle cette fameuse réconciliation inattendue des « frères-ennemis » Hussein-Nasser, une semaine avant le conflit. Cet ouvrage est complété par des documents arabes ultra-secrets d'un intérêt exceptionnel (comme, par exemple, le texte intégral des messages chiffrés échangés, lors du conflit, entre Nasser, le Roi Hussein et les chefs militaires arabes) et aussi par des confidences d'hommes politiques, de responsables, de chefs des commandos palestiniens ou de simples inconnus qui ont vécu cette débâcle traumatisante pour les Arabes. Le lecteur aura une idée précise de ce que l'on pense dans le camp arabe, de ce que veulent et envisagent les uns et les autres pour la solution de cette pustule qu'est la « question palestinienne » et qui, depuis vingt ans déjà, secoue douloureusement le Moyen-Orient. Une page d'histoire délicate. Un ouvrage qui risque d'avoir des répercussions politiques retentissantes au Moyen-Orient.

  • Défiant le temps, présent dans les prises de conscience et les conflits idéologiques de notre époque, comme dans l'étonnante renaissance de l'État d'Israël, le Judaïsme, demeuré longtemps mystérieux et méconnu, demande à être présenté dans son contenu authentique, dans ses origines historiques et dans sa portée éternelle. Son originalité réside dans l'idée de l'Unité qui découle de la doctrine du Monothéisme absolu. Cette idée s'applique à tous les domaines de la vie, physique, morale, et sociale, et elle tend à fondre en une unité harmonieuse la pensée rationnelle et la grandeur mystique, l'immanence et la transcendance, le prophétisme et le ritualisme, la justice et la charité. La série « Présences du judaïsme » a pour tâche de mettre en lumière ces différentes composantes de l'âme juive.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un jour entre les autres d'un couple qui, longtemps séparé, s'est reformé pour un amour neuf et plus haut. A l'égoïsme possessif de naguère, à la dévorante absorption qu'il a connue dans sa passion pour Anne-Marie, Yvan voit succéder en lui le désir d'une pleine et libre union érotique et spirituelle, d'où le monde des hommes ne sera pas exclu. Teresa l'aide à réaliser cette merveilleuse passion fraternelle rêvée jadis dans le mythe de l'androgyne. Cependant, l'Ange du « nous » veille sur eux très lyriquement, avec une tendresse parfois teintée d'ironie. Après L'Ascenseur et Ils furent rois tout un matin, Claudine Chonez donne, avec La mise à nu, une oeuvre toute en nuances, littérairement exigeante et qui constitue, en elle-même et par ses prolongements sensibles, un véritable poème romanesque.

  • Quand on a écrit à Dieu, on peut se permettre d'écrire au Diable, surtout quand on croit davantage à l'un qu'à l'autre. Dieu, nous l'avons fait à notre image. Le Diable nous a été imposé. Je voyais en Dieu un intellectuel de gauche, avec tout ce que cela comporte de naïvetés, de pudeurs, d'enthousiasmes, de raideurs aussi. C'était en fin de compte un personnage séduisant et, en tout cas, difficile à oublier. Le Diable, lui, c'est un conservateur. Il a peur de tout, et surtout du changement. Il a peur que le changement le laisse en arrière. On a du mal à entrer avec lui dans la confidence tant il se surveille et tant il surveille les autres. Il est l'adulte éternel devant la jeunesse du monde. Ce n'est pas un personnage sympathique et le sourire se fige quand on est tenté de plaisanter avec lui. L'ennui est qu'on le porte en soi et qu'il n'y a pas moyen de s'en débarrasser.

  • Devenir député ? C'est le désir le plus ardent de quelque deux à trois mille Français qui posent leur candidature aux élections législatives. Ce titre de député, un journaliste de province l'a pourtant décroché, pratiquement sans l'avoir voulu, en 1958, à l'aube de la Ve République. Grand reporter au Méridional de Marseille, Gabriel Domenech est appelé, en 1952, à suivre l'enquête de Lurs. Ce sera pour lui l'occasion de découvrir les Alpes de Haute-Provence. Mais l'affaire se prolonge, s'obscurcit, se complique et finit par devenir si mystérieuse que ce journaliste passe, pendant quatre ans, le plus clair de son temps dans ce merveilleux département, se faisant de très nombreux amis. Si bien qu'un jour on lui propose de se présenter aux élections cantonales. N'ayant jamais fait de politique, Domenech accepte, plus par goût de l'inédit que par ambition. Il est battu au bénéfice de l'âge, ayant obtenu le même nombre de voix que son concurrent. Celui-ci a triché. Les élections sont cassées. Quelques mois plus tard, Gabriel Domenech est élu. Cela se passe en septembre 1958. Beaucoup de choses viennent de se produire en France, à commencer par l'effondrement de la IVe République. Les Bas-Alpins demandent à l'auteur de continuer sur sa lancée et de poser sa candidature à la députation. Contre Marcel-Edmond Naegelen... C'est cette extraordinaire aventure d'un reporter de province devenant député malgré lui qui est racontée dans ce livre. Un livre que Gabriel Domenech a écrit avec le sourire, sans épargner personne, pas même lui : ce n'est pas de devenir député qui est difficile, mais de le rester.

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  • Grand voyageur, attiré par les Nations en voie de développement, qu'il appelle les « pays en marge et en marche », Raymond Boisdé, sans encombrer ses récits de chiffres ou de théories, écrit les moeurs des populations dans le cadre des merveilleux paysages exotiques qui les abritent et en dévoile la psychologie collective. Les enseignements à tirer de ces textes alertes et objectifs sont autant d'ouvertures sur l'avenir des peuples lointains dont les attitudes nous concernent de plus en plus. Complétant la série des écrits où il a traité en sociologue d'une autre actualité cruciale - celle des rapports nouveaux entre les techniciens et la politique - ce livre complète le Rendez-vous des Continents qui, avec le récit d'un séjour en Chine populaire, rassemble des souvenirs de voyages dans toutes les parties du monde. Après avoir traité des cinq grands ensembles continentaux (L'URSS, les USA, l'Europe, l'Amérique Latine et la Chine), voici donc le « Sixième Monde », avec ses images et ses mirages.

  • Qu'est-ce que le chantier ? Un grand ensemble sans âme et sans histoire ? Un ghetto suburbain où l'on s'enlise dans le renoncement et dans l'ennui ? bans doute, mais surtout, l'image chaotique d'un univers concentrationnaire où l'homme, humilié, traumatisé, fourbu, dépérit de jour en jour sans réaction et sans défense. Le drame de l'enfance abandonnée, la délinquance juvénile, le dérèglement psychique de « Roquette » et de ses « copines », la dépravation innocente et perverse de Rosalie, l'abattement des uns, la folie des autres, le calvaire de tous... voilà les signes avant-coureurs d'une débâcle morale dont l'étendue et les conséquences demeurent imprévisibles. Au centre de ce cauchemar, une image, celle de Maryse, rappelle la lumière vers laquelle Jean Maurel reviendra lavé de ses erreurs dans la souffrance, mais le chantier demeure, le désarroi subsiste, la catastrophe est peut-être pour demain... Comment la prévenir ? L'homme s'est satisfait tour à tour de la religion, de la philosophie, de la science, mais à l'ère atomique, il ne dispose pour se survivre que d'un seul moyen, d'une seule mystique, d'une seule réalité : l'amour universel... Ainsi, par-delà l'horreur de la promiscuité, de la folie et de la mort, ce qui prédomine dans ce roman terrible et généreux, dans cet opéra à goût de lys et de nitroglycérine, qui oscille entre le rêve et l'hallucination, l'apocalypse et l'espérance, c'est une foi inébranlable en l'homme et en son devenir.

  • Pourquoi Santuzza évite-t-elle depuis trois mois son mari, Martin ? Il l'ignore. Et puis, il est tellement pris par la politique qu'il s'en désintéresse. Toutefois, un matin, voyant sa femme nue, de dos, dans le baquet où elle se lave, il a le sentiment qu'elle aime quelqu'un d'autre. Là-dessus, Santuzza, fidèle à un voeu ancien, va se joindre à une procession de la Madone. Et Martin, resté seul, passera six heures, le temps de ce roman, à se saouler et à s'abolir dans un mouvement immobile qui lui fera revivre les dix dernières années, depuis sa rencontre avec Santuzza à Naples jusqu'à cet instant fatal où, à travers l'eau, il eut la révélation de son infortune. Roman-poème, roman de la mémoire, Le cri dans le désert est aussi un hymne perpétuel à l'amour. Ici, c'est la Médina, ses fêtes, ses querelles ; là, Tunis la pouilleuse et. la fascinante ; ici et là ce sont des portraits qui semblent tout droit venus de Goya. Et cela bouge, et vibre longuement, puissamment, en larges mouvements de foule, et, sous le vacarme de la joie ou du deuil, de la foi ou de la licence, Albert Deza, plus maître que jamais de son art, nous fait entendre, superbe et tragique, le grand silence de ceux qui viennent de rencontrer leur destin. A cet immense emportement, il fallait une prose somptueuse. Ce quatrième roman, écrit d'un seul souffle, naît, se déploie, explose au rythme d'une syntaxe sans cesse renouvelée. Pendant trois cents grandes pages, Albert Deza réussit ce miracle de maintenir son lecteur en état de passion.

  • Pris dans l'engrenage de la vie de Paris, un homme de trente-sept ans brusquement craque. Efforts, espoirs, ambitions, tout s'arrête devant le verdict d'un cardiologue. Stéphane est le prototype de millions d'hommes énergiques, rompus aux nécessités de la vie moderne qui les absorbe et parfois les détruit. Il n'a jamais eu le temps ni le pouvoir de prendre le recul nécessaire lui permettant de « faire le point ». Ce point, maintenant, est fait. Que va devenir Stéphane ? Sa réaction est violente ; il liquide tout et, ayant pris Paris en haine, s'enfuit vers le Pacifique dont il a toujours rêvé. Stéphane n'est pas un velléitaire, il ira jusqu'au bout des choses et cependant vivra son évasion avec une lucidité qui le différencie du simple fuyard. De Tahiti à la Nouvelle-Calédonie, jusqu'à L'ILE, c'est la condition humaine de l'évadé, ses rencontres, ses problèmes, ses découvertes et l'examen d'une conscience qui, finalement, guidera Stéphane là où il ne pouvait pas ne pas atterrir. Que la majorité des hommes ici concernés reconnaissent en Stéphane l'un des leurs, et l'auteur aura atteint son but. Un tour du monde en voilier (Expédition Moana) et un an dans les îles du Pacifique Sud, après ce voyage, devaient permettre à Bernard Gorsky de situer lieux et êtres dans un climat de vérité. Une autre expédition dans le Pacifique, en 1961, lui fournit le sujet de ce roman, Le Maillon et la Chaîne, et d'un film de long métrage tourné sur place. Il porte le même titre que le livre et sort en même temps que lui.

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  • Ce roman est l'histoire d'une femme racontée par elle-même, qui eut 20 ans en 1940. A 20 ans de distance, l'occasion s'offrait de mesurer le retentissement exact du drame de l'occupation, de montrer en quoi les Français furent atteints dans leur être intime par les événements d'alors. Le rationnement, la difficulté des transports, le marché noir, la Résistance ne sont là que comme toile de fond. L'intrigue s'attache avant tout au destin de l'héroïne entraînée en une suite d'aventures passionnelles dont sa situation et l'époque où elle vit sont en partie la cause. Le retentissement qu'elles provoquent révèle chez cette fille, entre la vingtième et la vingt-cinquième année une évolution inattendue dont témoigne la confession qu'elle livre ici. Témoignage sur une jeunesse, La colombe du Luxembourg fournit ainsi de surcroît un chapitre singulièrement typique de notre chronique nationale.

  • Novembre 1956, en Hongrie. La révolution agonise sous les chenilles impitoyables des blindés de la répression. Dans une région montagneuse du pays, un petit groupe d'insurgés s'apprête pour son dernier combat. Assoiffés de grandeur, tourmentés à la fois par la volonté de ne pas faillir et par le désir vague de s'en tirer tout en faisant oeuvre utile, ces six hommes et deux femmes souhaitent- que se présente à eux un objectif qu'ils briseront, ou contre lequel eux-mêmes se briseront. Un journaliste américain, Steve Marton, a été obligé de se joindre pour quelque temps au groupe. Il n'a aucunement le désir d'épouser les passions de ces hommes, encore moins celui de participer, de quelque façon que ce soit, à leur action. Mais l'objectif tant attendu se présente soudain. Des tanks stationnent dans un vallon proche. Ils sont au nombre d'une vingtaine, protégés par un puissant armement et disposés de façon à rendre impossible toute tentative d'approche. Curiosité professionnelle ? Steve Marton décide d'aller les observer. Son opinion est vite faite : il est impossible d'attaquer un pareil objectif. Tenter cela serait une folie qui conduirait le groupe à une extermination aussi complète qu'inutile. Mais les tanks maudits sont là, tout à côté. Leur présence exacerbe les passions dans le groupe des insurgés. « N'existe-t-il vraiment aucun moyen ? » C'est la question qui, désormais, hante chacun.

  • Colette Lambert, que nous avions quittée à Palerme où elle faisait ses adieux au détective anglais Stephen Cummings, profite d'une tournée de conférences que doit prononcer en Grande-Bretagne son frère, le professeur André Lamy, pour rejoindre Stephen à Londres. Dans l'idée de Colette, il s'agit d'un voyage d'amour qui lui permettra de voir plus clair dans les intentions de Steve et dans sa propre inclination. Mais le destin va en décider autrement. A peine arrivée dans la capitale britannique, Colette se trouve mêlée à une aventure qui, après avoir paru incompréhensible, précise ses menaces et accumule attentats et assassinats. Avec son intuition coutumière, aiguisée ici par un sentiment total de dépaysement, la jeune femme découvrira le coupable qu'elle réussira à faire arrêter. Seul son projet de mariage se soldera par un échec. Provisoire, il est vrai. Car le coeur ne saurait abandonner ses droits. Le nouvel ouvrage de R. Las Vergnas se présente à la fois comme un document discrètement malicieux sur la vie quotidienne de l'Angleterre et comme un récit à « suspense » qui, après avoir flâné dans les brumes et sous la pluie lancinante de cette île aux moeurs impénétrables, accélère son mouvement pour s'achever sur un rythme de galop. Roman policier psychologique et littéraire, Rendez-vous à Piccadilly confirme les dons de poésie et d'invention de l'auteur. Il ne pourra que gagner au personnage de Colette Lambert, dont la richesse et la vérité se nuancent à chaque volume, de nombreux et fidèles amis.

  • Dans cet ouvrage, le premier d'une série sur l'histoire de la langue française, l'auteur s'est attaché à montrer que dans le perpétuel devenir de notre langue, des écrivains, des grammairiens et des amateurs de haut goût ont individuellement contribué par leur art, leur savoir et leur discernement, c'est-à-dire par l'influence de leurs oeuvres, de leurs codes, ou des modes qu'ils lancèrent, à influer, parfois profondément, sur l'évolution du langage et à l'infléchir, soit en l'accélérant, soit en la modifiant. Il est rare que de grands écrivains, par le succès même de leurs ouvrages, un La Fontaine, un Voltaire, un Chateaubriand n'aient pas suscité certains courants de langage ; et l'on peut joindre à leur liste celle des critiques littéraires qui firent plus ou moins longtemps autorité : un Boileau, un Sainte-Beuve, un Jules Lemaître, par exemple. Il en est de même des grammairiens tels que Vaugelas ou Lancelot, des lexicographes comme Furetière, Littré, Pierre Larousse, des historiens de la langue comme Ferdinand Brunot. Il en est de même aussi de ceux ou de celles qui inventèrent le goût d'une époque, comme la marquise de Rambouillet, et de ces amateurs que consultèrent les grands écrivains, comme Bouhours au temps de Racine, comme Joubert à celui de Chateaubriand. C'est pour préciser cet apport que Maurice Rat a consacré cet ouvrage aux GRAMMAIRIENS ET AMATEURS DE BEAU LANGAGE, où faisant presque toujours leur portrait-car la connaissance de l'homme est souvent indispensable à celle de l'oeuvre - il a indiqué leur rôle, parfois primordial, dans l'évolution de l'usage.

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