Langue française

  • Pour remettre les idées en place, ou à leur place, et les suivre pas à pas dans l'actualité, une collection qui met « les pieds dans le plat de l'opportunisme contemporain, lequel plat n'est, comme chacun sait, qu'une vulgaire assiette au beurre » (René Crevel). Que faire... de l'art et de la poésie quand un parti « communiste », auréolé par Octobre, vous somme de les sacrifier sur son autel au nom des intérêts supérieurs de la Révolution ? Benjamin Fondane s'interroge et questionne, en marge du Congrès des écrivains tenu à Paris en 1935. Tentative désespérée, car le stalinisme et le nazisme paralysent les esprits. La Révolution que Fondane affronte est en réalité une contre-révolution, ennemie mortelle de toute liberté de penser. Après avoir stigmatisé « Moscou la gâteuse », Louis Aragon, officie désormais en grand inquisiteur de la foi nouvelle. Dans sa préface, Louis Janover éclaire cet arrière-plan. Il montre aussi pourquoi, à l'heure du « tout capital », l'écrivain se retrouve, comme hier Fondane, confronté au problème de la révolution.

  • En 1925, une histoire d'amour conduit Catherine, une jeune Parisienne jusqu'aux montagnes du Moyen Atlas où la colonie française tente de s'implanter. L'auteur suit pas à pas son héroïne confrontée au choc des cultures : les us et coutumes des montagnes remplacent peu à peu les repères de Tarumit (la Romaine) qui s'adapte à sa nouvelle existence, forcée par les circonstances et l'humeur de Tawessart, la vieille Nanna Déhia, la grand-mère intransigeante dont le portrait laisse croire qu'elle porte en elle les gênes redoutables de cette fameuse reine qu'on appelle la « Kahéna ». L'écriture lumineuse de ce roman révèle une femme attachante qui triomphe d'une situation d'otage et entraîne le lecteur dans un jeu subtil entre fiction et réalité.

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