Flammarion

  • Il a été la plus grande star du cinéma français et ses films continuent de faire les belles heures de la télévision.
    Les acteurs de la nouvelle génération, Jean Dujardin en tête, ne cessent de clamer haut et fort leur dette envers ce comédien qui ne s'est jamais pris au sérieux - au risque de ne pas être pris au sérieux. Avec À bout de souffle, il a renouvelé la manière de jouer et les canons de la beauté masculine. Insouciant et turbulent, rebelle, d'un naturel saisissant, intrinsèquement moderne, il est devenu le héros blagueur et intrépide de films dont il n'hésitait pas à exécuter lui-même les cascades.
    Comment s'est forgé le mythe Belmondo ? Que cache-t-il derrière ses facéties et sa pudeur ? Comment cet homme surdoué pour la vie a-t-il surmonté les épreuves - notamment la maladie qui l'a rattrapé en 2002 ?
    Dans cette enquête intime, enrichie de rencontres de l'auteur avec la star, une quarantaine de proches racontent leur Belmondo : l'acteur, le pote, le séducteur, le mari... Belmondo, l'incorrigible ou le portrait d'une vie mais aussi d'une époque : l'âge d'or du cinéma populaire français.

  • Ils s'appellent Ferrat, Montand, Barbara, Brel, Reggiani, Aznavour, Ferré, Gainsbourg, Gréco...
    Rien ne les rassemble, sinon la musique. Une formidable envie de chanter. Et la nécessité de s'épancher dans des cabarets de fortune, qui, dès la Libération, sortent de terre comme des champignons. Ils se croisent alors. Apprennent à se connaître. S'aiment, se fâchent, mesurent leurs talents. Et ne caressent qu'un rêve : faire entendre leur voix.
    Ils ne sont pas à la mode. Ne font ni dans la chanson de crooner, ni dans les numéros de distraction. Non : ils racontent le mal de vivre. Chantent, les poètes maudits. Fraient avec l'existentialisme. Libèrent les moeurs. Se mêlent de politique. Surtout, ont de drôles de gueules. Tout en leur défaveur ! Et pourtant, ce sont les mêmes qui vont devenir beaux, puissants de charisme, atteints par le panache. Ovationnés par des salles debout. Et bientôt intronisés de leur vivant « monstres sacrés ».
    Les Magnifiques livre le portrait de cette authentique famille, artistique autant qu'humaine.

  • Corine de TÉLÉPHONE. Des années durant, Corine fut la seule fille du rock français. La seule fille au milieu d'un groupe de garçons dans le vent. En quittant leur formation respective, en 1976, Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka, associés désormais à Louis Bertignac et à Corine Marienneau, n'envisageaient sûrement pas que leur réunion allait devenir, une décennie durant, un incroyable phénomène, musical et culturel. Corine a représenté pour d'innombrables garçons plus qu'un fantasme, le rêve d'une fille libre et affranchie, capable de suivre ses potes jusqu'au coeur de la nuit. Dans le même temps, des filles, sans doute, encore plus nombreuses, ont envié cette amazone, si bien entourée... Nul ne soupçonnait ni même n'imaginait les difficultés, et parfois les blessures, d'un quotidien que tous se plaisaient à idéaliser. Après neuf ans de vie commune, les membres du groupe aspirèrent à mener des projets en solo. Vingt années plus tard, Corine revisite son histoire et, donc, celle de TÉLÉPHONE, assurément le plus populaire des groupes de rock français.

  • "Certaines périodes de mon existence, en particulier au moment de l'enfance et de l'adolescence, n'ont pas été très agréables à vivre et restent comme des cicatrices. Je n'ai rien à cacher de mes plaisirs ni de mes douleurs, j'en ai subi comme tout le monde. Mais si l'on décide d'écrire son autobiographie avec honnêteté, il faut tout dire."
    Issu d'une longue lignée de comédiens, Claude Brasseur est né en 1936. De son enfance, il garde le souvenir de dîners entouré de Jean-Paul Sartre, ou Ernest Hemingway. Après un détour par le journalisme, Claude Brasseur débute au théâtre dans les années cinquante puis fait ses premières apparitions au cinéma. À son retour d'Algérie, où il servit trois ans comme parachutiste, il donne la réplique à Jean Gabin dans Rue des prairies, et joue avec son père dans Les Yeux sans visage... Sa popularité, Claude Brasseur la doit à la télévision. Dans les années soixante-dix, le comédien séduit la France entière avec la série Vidocq. Son physique de baroudeur lui vaut souvent des rôles de flic, comme dans La guerre des polices, mais il sait également mettre son talent au service de comédies, comme Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis, La Boum ou Camping.
    Dans cette autobiographie menée sous la forme d'une conversation avec Jeff Domenech - l'auteur de Belmondo, du rêve à la réalité, et co-réalisateur de Belmondo, itinéraire présenté au festival de Cannes 2011 -, Claude Brasseur livre pour la première fois sa vie, ses coups de coeur et ses coups de gueule, avec humour, finesse et une grande humilité.

  • Le 23 juillet 2011, Amy Winehouse disparaissait tragiquement à l'âge de vingt-sept ans. Encensée par la critique et acclamée par des millions de fans à travers le monde, elle a vécu sous le feu des projecteurs, entre triomphes et tragédies, jusqu'à devenir une légende. Pour la première fois, son père et confident, Mitch Winehouse, nous dévoile la vision qu'il a d'elle : petite fille adorée, artiste superstar, combattante. À l'aide d'histoires personnelles et de souvenirs intimes, il brosse le portrait d'une fille aimante et espiègle, à la voix merveilleuse, bercée de jazz et derêves de gloire, puis raconte son ascension fulgurante et les périodes plus sombres de lutte contre les addictions. Illustrant ses propos d'extraits jamais publiés de son journal intime et de photos de famille inédites, Mitch revient sur les événements les plus marquants de sa courte existence. Véritable livre hommage à une icône trop tôt disparue, ce témoignage unique offre un regard sincère et bouleversant sur la chanteuse la plus talentueuse de sa génération, par celui qui la connaissait le mieux.

    Tous les bénéfices de la vente du livre seront reversés à la Fondation Amy Winehouse, que Mitch a créée en 2011 au nom d'Amy et qui vient en aide aux enfants et adolescents en difficulté.

    En couverture : © Elina Kechicheva / Contour by Getty Images. Vignette du dos : © Fred Duval / Film Magic / Getty Images

    L'édition originale de cet ouvrage contient un cahier photos hors-textes de 16 pages en couleurs, non repris dans la présente édition numérique.

  • Janvier 1954 : la parution du texte-manifeste de François Truffaut « Une certaine tendance du cinéma français » dans Les Cahiers du cinéma fait l'effet d'une bombe. Il y fustige la « qualité française », et fulmine contre ce cinéma fait d'adaptations littéraires et de mots d'auteur.
    Rupture dans le scénario, rupture dans le dialogue, dans le son, dans l'éclairage, dans la direction des acteurs, rupture totale avec la tradition de la « qualité française », avec le tournage en studio, avec la pudeur et le bon goût... Les cinéastes de la Nouvelle Vague tournent en extérieur avec du matériel léger autant par goût que par manque de moyens financiers.
    Jean-Luc Godard ne cessera jamais de rappeler l'importance de la synchronicité entre l'aspiration de sa génération de cinéastes et l'apparition de moyens techniques adéquats...
    Le Beau Serge et Les Cousins de Claude Chabrol, Les 400 coups de François Truffaut, ou À bout de souffle de Jean-Luc Godard... imposent la « Nouvelle Vague » du cinéma français.
    Une génération entière - plus d'une centaine - de réalisateurs, de scénaristes, de comédiens de techniciens... sera à l'origine du plus important mouvement artistique de l'histoire du cinéma.

  • Entre rêve et réalité, Bernard Lavilliers a plus d'une vie. Il existe en conséquence plusieurs manières de le raconter. On peut s'enfoncer avec lui au plus profond de la jungle amazonienne, se ganter de boxe, croupir dans d'infâmes geôles, se la jouer Borsalino... Ou, plus sagement, retrouver les traces d'un jeune homme dont l'ambition n'a d'égal que son talent. D'un chanteur qui, fardé pour l'éternité d'une palpitante légende, s'imposera comme un des géants de la scène et le restera.
    Ce livre est un choc et fera débat. Ce n'est pas l'histoire officielle, mythographie mille fois imprimée, qui y est racontée : c'est l'envers de la légende. Longue enquête de plus de six ans qui démêle le vrai du rêve, l'usage du rêve, où, pour la première fois, nombre de ses compagnons de route racontent leur Lavilliers, ce livre révèle la part d'ombre d'un artiste qui s'est inventé un nid pour y accoucher d'une oeuvre majeure.
    Après un long silence, la légende s'entrouvre enfin, mettant en lumière un personnage digne des plus beaux romans.

  • Ils ont fait la une de l'actualité. Les médias les ont starifiés, voire statufiés. On ne parlait que d'eux, on ne voyait qu'eux... Et puis, du jour au lendemain, ils ont quitté l'éphémère panthéon de la gloire moderne. Les projos de l'info ont éclairé ailleurs, et le public les a zappés.
    Qui sont-ils ? D'où venaient-ils ? Pourquoi et comment avaient-ils acquis leur célébrité ? De quelle façon eux et leurs proches avaient-ils vécu ce vedettariat ? Pour quelles raisons ont-ils disparu de l'actu ? Que s'est-il passé depuis ? Bref, que sont-ils devenus ?
    Dans « Tout le monde en a parlé », l'émission de Jimmy, comme dans le livre, je rallume la lumière sur eux et je leur fais raconter leur histoire.
    T. A.

    Illustration : © Valentin Robert

  • Brassens ?

    Bertrand Dicale

    D'où vient Brassens ? Quelles sont ses sources ? Comment ses chansons sont-elles écrites ? Quelle est la morale de Brassens ? Est-il vraiment de gauche ? Est-il vraiment si antireligieux ? Brassens est-il devenu un artiste officiel ?
    Cela fait belle lurette que l'on ne se pose plus de questions sur Georges Brassens, tant on s'est habitué au mythe du brave tonton libertaire et paillard, bouffeur de curés et pourfendeur d'hypocrites. Il était temps de réexaminer l'oeuvre du bon maître, même si cela contredit parfois le discours habituel des brassensologues.

  • "Hexagone : rappeler que Renaud débarque chez nous, dans nos soirées, nos bistrots, nos juke-box en 1975 avec ça. Constater que d'emblée il fait du Renaud : pas de galop d'essai, le poing sur la table d'entrée, dans toutes les gueules tout de suite. Hexagone est le titre le plus fort du premier album, Amoureux de Paname. Le mec dit que ça ne se passera pas comme ça. Le mec dit je ne me tairai pas. Le mec dit cette France-là n'est pas la mienne. Noter aussi qu'il n'a d'autre patrie que Paris qu'il appelle donc Paname, comme Piaf ou Ferré. Il est amoureux du Paris présent, du Paris qu'il arpente jour et nuit, le Paris du béton et de l'acier auquel les chanteurs en manque de chèvres et de foin font la gueule. Aux gratte-cul Renaud préfère les gratte-ciel. C'est dit tout de suite : ce mec est net."
    Dans cette « biographie », entreprise durant la tournée "Rouge Sang", Christian Laborde retrace, avec une précision qui n'exclut pas la fantaisie, le parcours artistique d'un chanteur, à la fois tendre et révolté, dont les refrains et les mélodies ne cessent de nous émouvoir. On découvrira, dans ces pages toujours rythmées, souvent touchantes, dans ce livre écrit par un complice du sieur Séchan, ce que l'auteur de Mistral gagnant trimbale dans son coeur, jette sur scène, encaisse dans sa vie.

  • "Un mystère, une énigme, c'est le genre de mots qui revenaient souvent dans les conversations avec ses amis, ses collaborateurs et musiciens d'hier ou d'aujourd'hui, chacun éprouvant ce sentiment d'en posséder une ou plusieurs clés mais rarement tout le trousseau. À l'origine de cette biographie, il y avait ainsi cette envie d'aller à rebours des clichés simplificateurs, sans chercher pourtant à tout prix le contre-courant. Tel était donc le délicat jeu d'équilibre qui se présentait à moi. J'avais acquis toutefois la conviction, avant même d'écrire la première ligne de ce livre, que la tâche m'en serait grandement facilitée par Daho lui-même..."
    Fruit d'une collaboration étroite de deux ans entre l'auteur et Étienne Daho, cette première véritable biographie aborde toutes les facettes, privées et publiques, d'un des artistes français les plus innovants et influents des vingt-cinq dernières années. Nourri du témoignage de ses principaux collaborateurs mais aussi de sa famille et de ses amis d'enfance, cette "histoire" porte un regard à la fois subjectif et panoramique sur un parcours qui démarre pendant la guerre d'Algérie et se poursuit à Rennes avant d'embrasser un succès jamais démenti. Mais au-delà de Daho, figure tutélaire de plusieurs générations d'artistes, c'est plus largement toute l'histoire de la musique en France qui apparaît en filigrane dans ce récit, de l'après-punk jusqu'à aujourd'hui.

  • Avril 2010. Le cinéaste américain Michael Cimino - Voyage au bout de l'enfer (1978), La Porte du Paradis (1980), L'Année du dragon (1985), Le Sicilien (1987)... - accepte une rencontre à Los Angeles avec le critique de cinéma Jean-Baptiste Thoret. Lors de cet entretien, le réalisateur lui propose alors un voyage à la recherche de « son Ouest ».
    Partir sur la route avec Michael Cimino, c'est se lancer dans un road movie de 2500 miles, de Los Angeles aux Rocky Moutains du Colorado, à travers les collines pelées du désert Mojave, Las Vegas, les ocres des buttes du Nevada, les premières neiges du Colorado et les stations services perdues au creux de l'americana...
    Cimino évoque dans ce livre unique ses débuts de cinéaste, sa passion de l'architecture, son amour de Ford, réagit aux lieux traversés, revient sur ses films, mais aussi ses projets avortés, ces nombreux scénarios écrits, puis ce silence que lui impose depuis quinze ans l'industrie hollywoodienne...

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