Gallimard (patrimoine numérisé)

  • Voici le jardin du philosophe. On y cueillera des fruits mûris sur le tronc de la sagesse commune et dorés à cette autre lumière des idées. Ils en reprennent leur saveur d'origine, qui est le goût de l'existence. Saveur oubliée en nos pensées ; car on voudrait s'assurer que l'existence est bonne et on ne le peut ; on en déçoit donc l'espérance par précaution, prononçant qu'elle est mauvaise. De là s'étend l'empire de l'imagination déréglée, en quoi Alain, se confiant à la sagesse du corps, restaure la souveraineté claire de l'homme heureux et qui n'attend pas pour l'être, ici et non ailleurs, que l'événement lui donne raison, acteur enfin et non spectateur de soi-même.

  • Avec Frêle bruit, Michel Leiris clôt La Règle du jeu. Dans ce dernier tome, construit presque musicalement, se mêlent à des souvenirs proches ou lointains et à des idées soit anciennes, soit venues chemin faisant, des tentatives plus ou moins expresses d'arriver à des moments de transparence. Aspiration au merveilleux, volonté d'engagement social, désir d'universalisme, telles sont les couleurs qui semblent dominer dans le jeu de l'écrivain.

  • Oublions un instant que J.-B. Pontalis est le coauteur du célèbre Vocabulaire de la psychanalyse. Ce qu'il nous propose aujourd'hui est un vocabulaire privé, un lexique à usage personnel, une invitation à en fabriquer un pour soi, le plus intime.
    Ici, il fait davantage confiance à la rêverie qu'au discours maîtrisé. Il commence par un éloge des fenêtres et conclut par celui des clairières. Des pensées, des moments, des rencontres sont évoqués sous la forme d'images venues du rêve, de mots venus du divan et souvent de brèves histoires qui sont autant de petits romans : vieille dame qui a perdu sa mémoire, l'homme fâché avec ses organes, le nom d'une fleur, une dormeuse, un livre dont une phrase vous a saisi. C'est la saveur de l'enfance, le souvenir et l'oubli, le goût de vivre et le chagrin, des larmes aux sanglots.
    À chaque page, on s'étonne d'une telle précision pour rester au plus près du sens, sans sacrifier l'émotion, la sensibilité, la nostalgie d'un 'pays natal' à jamais introuvable.

  • Les chambres closes d'où filtrent des odeurs bizarres et le cabinet de l'analyste où la parole se trouve en se perdant. Le cahier noir où vient échouer l'amour et le coup de téléphone d'une vieille dame. La villa des grandes vacances, ses jeux et ses rites que la mort vient troubler. La rencontre avec Sartre en classe de philosophie et celle de Lacan dix ans plus tard. Le Cours H honni et le lycée bien-aimé. Les villes étrangères. Les petits métiers.
    Autant de lieux et d'événements évoqués ici dans le désordre de la mémoire - 'C'était quand déjà ?' - et sous l'influence du présent. Autant de séparations et de commencements que trace et retrace le mouvement inachevé des mots, eux-mêmes séparation et parfois commencement.

  • Selon la mythologie, le fleuve grec Alphée, amoureux de la nymphe Aréthuse, traverse la Méditerranée et redevient fleuve en Sicile. Pour Roger Caillois, 'les hommes, eux-mêmes, passent ainsi par des pertes souvent durables, et en resurgissent ensuite, recouvrant mystérieusement, souvent à la fin de leur vie, leur paysage premier... [...]' D'une enfance quasi sauvage à l'océan livresque des connaissances humaines, pour aboutir au dernier refuge, l'indestructible monde minéral - tel est le parcours dont l'écrivain fait ici la confidence en nous livrant, au passage, son interprétation du monde.

  • 'Il nous faut croiser bien des revenants, dissoudre bien des fantômes, converser avec bien des morts, donner la parole à bien des muets, à commencer par l'infans que nous sommes encore, nous devons traverser bien des ombres pour enfin, peut-être, trouver une identité qui, si vacillante soit-elle, tienne et nous tienne.'
    J.-B. Pontalis.

  • 'Ne pas dater ces fragments. Ils sont pour moi en marge du temps qui passe, de la chaîne du temps. Même quand ils évoquent une circonstance, une rencontre, une lecture d'autrefois, ces circonstances, rencontres, lectures sont mon présent.
    Je sors ces fragments des marges de ma mémoire, elle-même fragmentée, lacunaire, pour les porter non au centre - personne n'a en lui de centre ou du moins ce centre introuvable n'occupe jamais le même lieu -, mais pour qu'ils viennent au jour du vif aujourd'hui.'
    J.-B. Pontalis.

  • L'autobus vert est arrivé, celui qui va à la Bastille, s'arrête au Père-Lachaise, a son terminus place Gambetta. L'homme monte, après un moment d'hésitation. Les portes en accordéon se referment. Il disparaît parmi les passagers, avec un singulier sourire, comme s'il voulait, lui dont je jurerais qu'il ne possède rien, se faire du premier venu un ami avant de le quitter, ce sourire en retrait de ceux qui partent, sont déjà ailleurs, un sourire dont j'aimerais croire qu'il s'adresse à moi, qui reste là, en arrêt, sur un trottoir mouillé de pluie.
    Pourquoi ne l'ai-je pas suivi ?
    Soudain toute la ville n'est plus comme lui qu'un fantôme.

  • Un livre de raison, tenu sur quatre saisons, comme il y a quatre humeurs et quatre âges. Choses vues, notations, réflexions et aphorismes : l'humeur noire domine, portée parfois à la fureur devant la dévastation d'une culture, la ruine de la langue, la vulgarité arrogante des médias, les signes irréfutables, glanés au jour le jour, d'un effondrement sournois du monde et de la venue d'un nouveau temps des barbares. Mais l'étonnement, l'émerveillement, la tendresse, l'enchantement percent plus d'une fois dans ce petit livre de pensées, quand il s'ouvre à l'intime et au chant.
    'Justification, peut-être, de ce journal, cette réflexion de Julien Green : "Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes.'
    Jean Clair.

  • Pierre Lampédouze, écrit en 1924, est le premier roman d'Henri Bosco. Du premier coup, il avait su créer un univers enchanté qui resterait le sien, pour toujours. Racine de l'oeuvre future, ce roman mène au lieu spirituel qu'est pour Bosco la Provence, 'ce pays si grave et si religieux, mais dont la gravité ressemble à la sagesse...'.

  • Il existe je ne sais quel composé de ciel, de terre et d'eau, variable avec chacun, qui fait notre climat. En approchant de lui, le pas devient moins lourd, le cur s'épanouit. Il semble que la Nature silencieuse se mette tout d'un coup ´r chanter. Nous reconnaissons les choses. On parle du coup de foudre des amants, il est des paysages qui donnent des battements de cur, des angoisses délicieuses, de longues voluptés. Il est des amitiés avec les pierres des quais, le clapotis de l'eau, la tiédeur des labours, les nuages du couchant.
    Pour moi, ces paysages furent ceux de la Méditerranée.

  • Né à Fougères, entré aux gardes-françaises à dix-sept ans, le marquis de la Rouërie a fait la guerre d'Indépendance des États-Unis d'Amérique à la tête d'un corps franc. Rentré en France à la veille de la Révolution de 1789, il crée en Bretagne une armée clandestine pour s'opposer aux excès de la Convention. Mort quelques jours après l'exécution de Louis XVI, La Rouërie n'a pu commander cette armée qui s'est dissoute dans les troupes de la chouannerie.
    Président du comité franco-américain qui a élevé à Fougères une statue de La Rouërie, Michel Mohrt raconte, dans ce livre, la vie du marquis dont la forte personnalité l'a séduit dès sa jeunesse.

  • 'Au fond, on ne peut rien dire de la sensation, sinon qu'elle nous comble. Mais quel vide en nous remplit-elle ? Que peut-on dire du parfum d'une fleur, sinon qu'il nous enchante ? Il n'a pas été créé pour nous et nous en prenons pourtant notre part, d'autant plus fortement peut-etre que, contrairement ´r l'insecte, nous trouvons en lui un univers libéré de la nécessité. De quelle harmonie le corps est-il le temple qui, si nous étions un peu plus s"urs de nous et plus attentifs aux sensations qui nous traversent, pourrait nous faire pressentir la nature de ce que sont les dieux ?'
    Ce livre, écrit dans la tradition de l'érudition libertine, recherche les traces d'un certain savoir fondé sur les sens. En une suite de digressions apparemment capricieuses, créant tout un réseau d'échos entre chaque thcme, il chemine, de la statue de marbre de Condillac aux cires de la Specola de Florence, du clavecin de Diderot ´r un sex-shop de la rue Saint-Denis, d'une gravure de Rembrandt ´r une peinture de Vermeer. C'est bien de rencontres qu'il s'agit, dessinées comme 'en passant' d'un trait lumineux. C'est aussi un roman d'apprentissage, ou l'auteur retrouve une identité et un nom.

  • Ce récit retrace l'expérience d'un dépaysement. Une ville étrangère en est le lieu : Mymia. Des femmes en sont l'instrument : Alix et Angèle, et d'autres, venues de plus loin, du temps immémorial de l'enfance.
    Le dépaysement est d'abord vécu dans un sentiment de vacance et de légèreté. Il vire progressivement au malaise, à la dépossession de soi, à l'exil. Les séjours, réels ou imaginaires, dans la maison natale sont également marqués par le 'loin'.
    Loin dit aussi l'éloignement du temps. C'est plus de vingt ans après l'épisode de Mymia que le héros s'en fait le narrateur. Il rouvre ainsi à son insu une plaie qu'il croyait fermée.

  • À dix-sept ans, élève de philosophie au lycée d'Alger, Albert Camus eut pour professeur Jean Grenier. Ainsi commença une amitié qui devait durer toujours. Et Camus a dit lui-même assez souvent l'influence qu'avait eue, sur sa pensée et sur son style, l'auteur des Îles.
    Le livre de Jean Grenier n'est ni une biographie ni un commentaire de l'oeuvre de Camus. C'est une suite de souvenirs strictement personnels, un témoignage dont la discrétion volontaire n'exclut pas la précision. Jean Grenier est ainsi amené à parler de questions qui se sont posées à Albert Camus touchant la politique, la religion, l'Algérie, la création littéraire, etc.
    Un portrait se dégage peu à peu de cette suite de souvenirs où la vérité est obtenue avec une grande sobriété de moyens et où sont abordés indirectement des problèmes qui nous concernent tous.

  • André Green, L'idéal : mesure et démesureGuy Rosolato, La psychanalyse idéaloducteMarie Moscovici, La dictature de la raisonPaul-Laurent Assoun, Freud aux prises avec l'idéalSophie De Mijolla-Mellor, Idéalisation et sublimationChristian David, Le roc de l'idéologiquePierre Fédida, L'asymptotiqueSerge Viderman, La toile, la mouche et l'araignéeFrançois Roustang, Le respect pour écouter, l'irrespect pour entendreMichel Mathieu, La neutralité mise ´r nu par ses idéauxMichel Schneider, Questions de légitimitéMonique David-Ménard, Insatisfaction du désir, satisfaction de la pulsion : d'un idéal ´r l'autre?Christopher Bollas, La révélation de l'ici et maintenantMichel de M'Uzan, Miscre de l'idéal du moiJean-Claude Lavie, Qui Je...?

  • François Gantheret, L'impensable maternel et les fondements maternels du penserMartine Bacherich, Vivre sans airJacques André, Le lien et le rienDidier Anzieu, Un soi disjoint, une voix liante : l'écriture narrative de Samuel BeckettFrançois Robert, Un mot, un seulLydia Flem, L'amour de l'amitiéLaurence Kahn, Lier le songe ou le délierJean Cournut, D'un reste qui fait lienAnne Bouchart-Godard, TMoure-moitJean-Claude Lavie, TPourquoi?tPatrick Lacoste, Les possessifsMichel de M'Uzan, La personne de moi-memeRoger Dorey, Le lien d'engendrementChristian David, Ruptures du lien transférentielMichel Schneider, Legato, ma non troppoSigmund Freud, Une lettre circulaireVaria, I : Marie Moscovici, Il est arrivé quelque choseJ.-B. Pontalis, Melanie Klein : qui a plus contribué...Sylvie Gribinski, Le 29 juin 1983 Manes Sperber dit...Patrick Lacoste, Long flottement au cours de cette séance...Christian David - Michcle David, La plupart des analysants ont...Christian David - Michcle David, La plupart des analysants ont...Henri Normand, Peut-on ´r juste titre estimer...Michel Gribinski, Il y a des façons d'écrire...François Gantheret, Tous les pecheurs de truite le savent...

  • J.-B. Pontalis, Le moment venuJean Starobinski, Chaque balle a son billetSuzanne Said, Part, contrainte ou hasard? Les mots du destin chez HomcreDidier Anzieu, La peau de l'autre, marque du destinD.W. Winnicott, LibertéMasud Khan, PrisonsMarie Moscovici, Les circonstancesMichel de M'Uzan, Les esclaves de la quantitéGuy Rosolato, Destin du signifiantMichel Schneider, Présentation de La question au destin d'Arthur SchnitzlerArthur Schnitzler, La question au destinPierre Fédida, Une méditation de la vengeanceChristian David, Un rien qui bouge et tout est changéDietrich Fischer-Dieskau, L'idée de destin en musiqueIsabelle Stengers, Comment parler de Tnouveaut en physique?Michel Schneider, PersonneVaria, III : J.-B. Pontalis, IntermcdeSylvie Gribinski, Just-so storyMichel Gribinski, Toucher est l'idéal, fallacieux, du sens propre...Marc Froment-Meurice, TQu'est-ce que Dieu?t...Jean-Claude Rolland, La jeune femme avait entrepris...Laurence Kahn, Si une petite fille vous explique...Dominique Clerc Maugendre, TJ'ai revét, dit-elle...Patrick Merot, Pli magiquePatrick Lacoste, VraimentOctave Mannoni, Question

  • Roger Grenier, VienneGérard Régnier, Les miroirs de TriesteEdmundo Gómez Mango, L'intime penséePhilippe Lejeune, Le journal de CécileMarcel Cohen, Désastres intimesMichel Gribinski, ClaudicationMarc Le Bot, L'autre mainFrançois Gantheret, Regarder, depuis l'horizonJean Clair, Le Sphinx de Delft et la déesse aux perlesFriedrich Huch, L'animal du reveFrançois Villa, Les étrangers du jour dans l'intimité de la nuitMichel de M'Uzan, Pendant la séanceChristian David, La quete de la délimitationPierre Fédida, La verticale de l'étrangerAmy Cohen - Francisco Varela, Le corps évocateur : une relecture de l'immunitéJacques André, L'inceste et la terreurNathalie Zaltzman, Tomber hors du mondeJean-Yves Tamet, TIl errait, et il ne comprenait pastGeorges-Arthur Goldschmidt, Traquer l'intimeJacqueline Chénieux-Gendron, Bavardage et merveilleAline Petitier, Le voyage du pauvreMichcle Hechter, Happy birthday to meJ.-B. Pontalis, Le compartiment de chemin de ferIn memoriam Masud Khan, 1924-1989 : Christopher Bollas, Portrait d'une personnalité psychanalytique peu ordinaireJ.-B. Pontalis, Masud, friendDidier Anzieu, Ce que je dois ´r Masud KhanJean-Yves Tamet, Le vif de la rencontreAdam Phillips, Retourner le reveVictor Smirnoff, By mail

  • Plutarque raconte que, des sept mille Athéniens faits prisonniers durant les guerres de Sicile, échappcrent aux travaux forcés dans les latomies, et donc ´r la mort, ceux qui surent réciter ´r leurs vainqueurs Grecs comme eux, quelques vers d'Euripide.
    Les nazis n'appliqucrent pas ce trait de clémence antique aux déportés des camps. Citer Goethe ou Schiller ne fut ´r ces derniers d'aucun secours.
    Pourtant la mémoire - la culture - joua un rôle majeur dans le destin des déportés. Savoir par cur un pocme met ´r l'abri du désastre. Ce que l'on garde en esprit, aucune Gestapo, aucune Guépéou, aucune C.I.A. ne peut vous le retirer.
    En septembre 1944, le peintre Zoran Music est déporté ´r Dachau. Il y réalise, au risque de sa vie, une centaine de dessins décrivant ce qu'il voit : les sccnes de pendaison, les fours crématoires, les cadavres empilés par dizaines, c'est-´r-dire l'indescriptible.
    Plus que la formule trop citée d'Adorno sur Auschwitz, la question que pose ce livre est la suivante : que pouvait alors la mémoire contre la mort, l'art contre l'indicible ? Non pas 'aprcs', mais dans le quotidien de la vie des camps ? Que peut-elle aujourd'hui dans une modernité qui, par son déni de la culture au nom de l'égalitarisme, et par sa tentation, au nom du progrcs biologique, de légaliser l'euthanasie et l'eugénisme, semble souscrire au nomos de la vie concentrationnaire meme ?

  • Au bord d'un lac des Adirondacks, montagnes au nord de l'État de New York, six amis, américains et français, sont réunis dans un chalet pour une partie de peche. Sur la rive opposée, dans un autre chalet, s'établissent un romancier américain et sa maîtresse.
    Entre ces huit personnages, des liens subtils se nouent, des intrigues s'ébauchent, dans un chassé-croisé ou l'amitié, la tendresse, l'amour-go"ut, le cynisme ont leur part.
    Aux caprices des hommes répondent ceux de la nature : la foret et ses habitants, dont l'ours invisible mais présent. Le lac est le miroir ou se reflctent ces jeux ambigus.

  • Un été d'avant-guerre : un pcre et un fils aiment la mer et naviguent. Ils vivent séparément leur solitude entremelée d'amours intenses et brcves en Bretagne, pays traditionaliste et moderne tout ´r la fois. Les problcmes qui, autour d'eux, agitent la petite société estivale se posent encore de nos jours. On peut les résoudre avec les moyens du bord qui, eux non plus, n'ont pas changé. De meme que les rapports du pcre et du fils sont ambigus, de meme ce roman nous propose une double vision du monde, en alliant de façon subtile le charme d'autrefois et les inquiétudes d'aujourd'hui.

  • La Télévision (c'était l'ancien ORTF) ayant demandé à Michel Mohrt d'écrire une adaptation de Bouvard et Pécuchet de Gustave Flaubert, en vue d'en faire un téléfilm, Michel Mohrt accepta d'enthousiasme. C'est cette adaptation, c'est-à-dire le découpage en scènes dialoguées du roman, que l'on trouvera dans ce volume. En s'inspirant des indications de Flaubert, qui n'a pas achevé son oeuvre, l'auteur a imaginé les scènes qui auraient donné à celle-ci une fin.
    Dans une introduction où il étudie l'humour particulier de l'écrivain, perceptible dès l'enfance et les premières oeuvres et qui trouve dans Bouvard et Pécuchet son expression la plus achevée, l'auteur explique pourquoi son scénario n'a pas été tourné.
    Ce texte aussi bien que l'adaptation elle-même et les indications en vue d'une réalisation composent une étude critique de l'oeuvre de Flaubert.

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