Hachette (réédition numérique FeniXX)

  • Épigramme, proverbe, sentence, maxime, aphorisme, fragment, anecdote. mot d'esprit... la brièveté peut prendre des formes nombreuses, hétérogènes, mais elle est toujours fulgurance, magie du mot, faite d'images rapides dont le raccourci aiguise l'éclat. Ces formes brèves instaurent ainsi des traits d'écritures spécifiques ; elles relèvent d'une rhétorique, d'une stylistique et d'une poétique particulière. Ce livre offre un parcours à travers ce continent peu exploré de la littérature. Des inscriptions lapidaires antiques aux télégrammes de l'âme de notre modernité, le lecteur est amené à découvrir La Rochefoucauld, Lichtenberg, Char, Michaux, Nietzsche, Erasme, Jean-Paul, Gracian, Chamfort, Pascal, La Bruyère, Blanchot, Leiris et bien d'autres. Enrichi de textes critiques, d'un index des formes et des auteurs, l'ouvrage constitue une précieuse introduction pour des étudiants débutants comme pour des lecteurs plus avertis.

  • À partir d'une réflexion sur la lecture de la lettre, l'ouvrage se propose de redonner au genre épistolaire sa place dans l'histoire et de présenter la diversité de ses formes. La lettre est un objet qui doit sans cesse reconquérir son statut littéraire. « Discours des absents », elle établit sa propre temporalité et place sa rhétorique au service d'une stratégie. Est-elle un moyen d'effacer la distance ou de tenir à distance l'autre, le destinataire idéal avec lequel s'est établi un contrat épistolaire ? Tendue vers ce destinataire, la lettre participe également à l'édification d'une image de soi : « miroir de l'âme », elle renvoie l'épistolier à lui-même. Accompagnatrice de l'oeuvre, il lui arrive d'entrer en concurrence avec elle. Aussi entretient-elle avec la fiction des rapports complexes, tantôt mystificatrice pour transformer le réel, tantôt instrument d'un récit romanesque, tantôt actrice principale du roman épistolaire.

  • À la question « Qu'est-ce que la comédie ? », une double réponse est ici proposée : succession dans le temps de formes nouvelles, vite dépassées. la comédie est également le constant réarrangement d'un petit nombre de composantes originelles essentielles. A la fois historique de la comédie et essai de poétique du genre. le présent ouvrage expose la mise en ordre du foisonnement diachronique des formes, en quelques types généraux, axés tantôt sur la schématisation des personnages ou des situations, tantôt sur la libération du langage. De la flatterie servile des goûts du public au désir de choquer, de la volonté d'instruire à celle de divertir, la comédie a de tout temps su se montrer réceptive aux préoccupations du moment. Ainsi s'expliquerait le retour du comique dans la comédie moderne, cette tendance actuelle à la dérision de la misère humaine, qui est sa réponse à la perception du tragique absurde de l'existence.

  • À partir d'une réflexion sur la lecture de la lettre, l'ouvrage se propose de redonner au genre épistolaire sa place dans l'histoire et de présenter la diversité de ses formes. La lettre est un objet qui doit sans cesse reconquérir son statut littéraire. « Discours des absents », elle établit sa propre temporalité et place sa rhétorique au service d'une stratégie. Est-elle un moyen d'effacer la distance ou de tenir à distance l'autre, le destinataire idéal avec lequel s'est établi un contrat épistolaire ? Tendue vers ce destinataire, la lettre participe également à l'édification d'une image de soi : « miroir de l'âme », elle renvoie l'épistolier à lui-même. Accompagnatrice de l'oeuvre, il lui arrive d'entrer en concurrence avec elle. Aussi entretient-elle avec la fiction des rapports complexes, tantôt mystificatrice pour transformer le réel, tantôt instrument d'un récit romanesque, tantôt actrice principale du roman épistolaire.

  • Épigramme, proverbe, sentence, maxime, aphorisme, fragment, anecdote. mot d'esprit... la brièveté peut prendre des formes nombreuses, hétérogènes, mais elle est toujours fulgurance, magie du mot, faite d'images rapides dont le raccourci aiguise l'éclat. Ces formes brèves instaurent ainsi des traits d'écritures spécifiques ; elles relèvent d'une rhétorique, d'une stylistique et d'une poétique particulière. Ce livre offre un parcours à travers ce continent peu exploré de la littérature. Des inscriptions lapidaires antiques aux télégrammes de l'âme de notre modernité, le lecteur est amené à découvrir La Rochefoucauld, Lichtenberg, Char, Michaux, Nietzsche, Erasme, Jean-Paul, Gracian, Chamfort, Pascal, La Bruyère, Blanchot, Leiris et bien d'autres. Enrichi de textes critiques, d'un index des formes et des auteurs, l'ouvrage constitue une précieuse introduction pour des étudiants débutants comme pour des lecteurs plus avertis.

  • À la question « Qu'est-ce que la comédie ? », une double réponse est ici proposée : succession dans le temps de formes nouvelles, vite dépassées. la comédie est également le constant réarrangement d'un petit nombre de composantes originelles essentielles. A la fois historique de la comédie et essai de poétique du genre. le présent ouvrage expose la mise en ordre du foisonnement diachronique des formes, en quelques types généraux, axés tantôt sur la schématisation des personnages ou des situations, tantôt sur la libération du langage. De la flatterie servile des goûts du public au désir de choquer, de la volonté d'instruire à celle de divertir, la comédie a de tout temps su se montrer réceptive aux préoccupations du moment. Ainsi s'expliquerait le retour du comique dans la comédie moderne, cette tendance actuelle à la dérision de la misère humaine, qui est sa réponse à la perception du tragique absurde de l'existence.

  • Employée souvent de façon générale et confuse, la notion d'humour semble se dérober à toute définition. Instable, subtil et ambigu, le concept se distingue mal des autres formes du genre comique, comme l'ironie ou les jeux de mots. Il n'est pas impossible, néanmoins, de cerner la spécificité de ce langage léger, fluide et différent qui relativise les valeurs affirmées par les discours sérieux. C'est pourquoi l'auteur combine une approche théorique en s'appuyant sur les notions de distance, de discordance de la signification, de décalage et d'écart, avec une interrogation historique sur l'humour, en référence surtout à sa tradition française et anglo-saxonne. Le phénomène humoristique apparaît alors comme l'expression d'une modernité littéraire dont il accompagne la naissance et le développement au XIXe siècle. Le lecteur pourra ainsi se repérer parmi les formes variées et contradictoires de l'humour, de l'humour noir au nonsense en passant par l'humour rose.

  • Plus qu'aucun autre genre littéraire, le fantastique a donné lieu à des amalgames sans nombre qui font, depuis l'origine, obstacle à son appréhension théorique et empêchent d'en fournir une définition pertinente. Dégager, au-delà des différences apparentes, une structure profonde commune à l'ensemble des récits traditionnellement admis comme fantastiques et en déduire une définition opératoire ; montrer que cette structure, loin de constituer une simple enveloppe extérieure, est l'expression d'une nouvelle vision de l'homme qui se fait jour au début du XIXe siècle, tels sont les enjeux de ce livre. Relire le fantastique aujourd'hui, c'est aussi s'interroger sur le rôle de premier plan qu'il a joué tout au long du siècle dernier, tant en sciences qu'en littérature, avant d'être relégué au rang de "genre mineur" ; c'est relire le XIXe siècle tout entier. De nombreux exemples empruntés à la littérature française et étrangère. une série de textes critiques et un résumé des oeuvres les plus connues font de cet ouvrage une précieuse introduction pour des étudiants débutants comme pour des lecteurs plus avertis.

  • Notion passe-partout, séduisante par l'incertitude même de ce qu'elle recouvre, la parodie est utilisée à tort et à travers dans les études littéraires comme dans la vie quotidienne. Le présent essai montre qu'elle recouvre une opération précise, liée à l'origine à une certaine technique de citation, et devenue par la suite un genre littéraire. De La poétique d'Aristote à Palimpsestes de Gérard Genette, des rhétoriques de l'Antiquité, aux dernières théories anglo-saxonnes, en passant par les formalistes russes et Bakhtine, l'auteur s'attache aux différentes conceptions de la parodie à travers les âges. Il en propose sa propre définition, en esquisse une poétique, parcourt ses objets privilégiés et s'interroge sur les mécanismes de sa lecture.

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