Perrin

  • La monarchie moderne. Aux origines du macronisme ?La Monarchie de Juillet, publiée en 1921 par Sébastien Charléty, reste l'ouvrage de référence sur le régime de Louis-Philippe Ier, devenu avec le temps le symbole même du capitalisme triomphant et du pouvoir de l'argent.
    Charléty dresse un portrait de l'époque plus proche de la réalité, comme le démontre Arnaud Teyssier dans sa belle préface. Une réalité qui n'est pas sans éveiller des échos en nous : un monarque intelligent, cultivé et volontaire, soucieux de réconcilier deux France séparées par l'Histoire, mais aussi un politique manipulateur, toujours porté à tirer les institutions vers un pouvoir personnel. Un pays d'apparence prospère, mais où le mouvement du monde creuse un fossé chaque jour plus profond entre les plus riches et les plus modestes. Une société en pleine mutation sur fond de bouleversement économique. Un régime qui se croit assez fort pour maintenir l'ordre en France et l'harmonie en Europe, mais qui a trop peur du peuple pour croire dans les vertus du suffrage universel et saisir la force des passions souterraines qui agitent le pays.
    Louis-Philippe fut à bien des égards un roi courageux et tenace, qui avait longtemps vécu et appris avant d'accéder au pouvoir, et régna tout de même près de dix-huit ans sur une France qui ne savait plus vraiment ce qu'elle espérait de la politique.
    L'exemple de la monarchie de Juillet, telle que la fait revivre cet ouvrage si vivant, nous rappelle enfin qu'un régime qui se veut porteur d'optimisme et de prospérité peut s'effondrer subitement s'il oublie non seulement la " charpente sociale " et son tissu nécessaire de solidarités, mais aussi la part de rêve et de passion qui, pour un peuple, fait la " véritable nourriture de son âme ".

  • L'engrenage qui tua le roi de France.1789 est la dernière année de Versailles comme lieu de pouvoir. Les rituels de la vie de cour, qui semblent imperturbables, sont bousculés par les événements révolutionnaires suivant un rythme et une densité sans précédent. Le 17 juin, le roi perd son pouvoir au profit de l'Assemblée nationale. Cette révolution politique et institutionnelle est suivie d'une révolution populaire le 14 juillet, d'une révolution sociétale le 4 août, d'une révolution idéologique le 26 août, d'une révolution sociale les 5 et 6 octobre. En moins de quatre mois, un système plus que millénaire est abattu.
    Avec un art du récit sans pareil, Alexandre Maral restitue l'enchaînement, serré, des événements à la lumière de la perception qu'en ont eue les habitants du lieu - souverains, courtisans, députés, citadins. Il prend appui sur des archives, des périodiques, des témoignages personnels et des dépositions - sources inédites - et explore les moindres détails de cette dynamique conflictuelle, examinant ainsi sur un processus qui contient en germe la proclamation de la République et la condamnation à mort du souverain.

  • 5 000 ans d'histoire chinoise à travers le destin des 30 empereurs les plus représentatifs. L'art chinois nous est familier, mais curieusement l'histoire de la Chine nous est mal connue. Et pourtant elle est instructive, et qui plus est passionnante. Qui peut se flatter de connaître et de comprendre un pays s'il en ignore l'histoire ? C'est encore plus vrai en ce qui concerne la Chine et ses cinq mille ans d'histoire. Les Chinois, eux, connaissent bien leur histoire, et aussi la géographie de leur pays, qu'on leur a doctement enseignées dès l'école primaire. Rien d'étonnant puisque, comme le souligne l'historien Pierre Ryckmans : " En Chine, l'histoire joue le rôle qui, dans les autres civilisations, est normalement dévolu à la mythologie ou à la religion : c'est à elle que l'on demande une explication totale du monde, une définition du destin de la collectivité, un jugement de valeur sur la condition humaine. "
    Ce qui frappe de plus dans cette histoire, c'est sa violence. Dans une certaine mesure, on pense à la célèbre tirade de Shakespeare dans
    Macbeth : " L'Histoire humaine est un récit raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien. " Cependant, et ce livre entend le démontrer, l'histoire de la Chine n'est ni folle ni absurde. Elle est somme toute cohérente et représentative de la personnalité de l'Empire du Milieu. On peut comprendre - on doit essayer de comprendre - la Chine d'aujourd'hui à travers son histoire. Plus que pour toute autre nation ou civilisation, ce pays s'explique par son passé et par son ADN, l'empreinte génétique de son peuple, forgée au fil des siècles.
    Parmi les 208 empereurs chinois ayant régné, répartis en 24 dynasties, nous en avons sélectionné 30, incluant les " empereurs républicains " récents, Sun Yat-sen, Chiang Kai-shek, Mao Zedong, Deng Xiaoping et Xi Jinping. Tous ont en commun d'avoir réfléchi de près au sujet éternel, particulièrement en Chine, de l'exercice du pouvoir, tous ont été obsédés par une réflexion sans fin sur le pouvoir et ses modalités, à savoir l'exercice du bon gouvernement.

  • Le rôle crucial de l'armée française au Sahel de 1860 à 1960, comme préfiguration de son rôle d'aujourd'hui.Ce livre retrace pour la première fois la conquête de la zone sahélienne amorcée en 1860. Dans un espace immense s'étirant de la Mauritanie au Tchad, et face à une situation particulièrement complexe et mouvante, l'armée a inventé de toutes pièces des unités spécialement adaptées aux contextes ethnique, religieux, climatique et sanitaire de cette partie de l'empire et est parvenue à mettre un terme aux rezzous (pillages). Passé ces guerres endémiques s'ouvre une nouvelle ère, à compter des années 1930, celle de l'" apprivoisement " opéré par les méharistes et les médecins " du bout de la piste ", qui offrirent à ces territoires une stabilité jamais connue par la suite.
    Puisant dans une documentation inédite extraite des archives de l'armée à Vincennes et de celles conservées à Dakar, cet ouvrage est d'une brûlante actualité à l'heure où l'engagement militaire français dans la ceinture sahélienne (actuel dispositif " Barkhane ") semble dans l'impasse. Il donne ainsi à comprendre les racines de ce conflit vieux de plus d'un siècle.
    Directeur de recherche au CNRS, Emmanuel Garnier est par ailleurs professeur et chercheur invité aux universités de Cambridge, de Genève et au MIT. Ses recherches sont consacrées à l'histoire des risques naturels, militaires et sanitaires en Europe, Chine et Afrique. Il a publié entre autres Terre de conquêtes. Les forêts vosgiennes sous l'Ancien Régime
    et Les Dérangements du temps, 500 ans de chaud et froid en Europe.

  • Comment et pourquoi, au Moyen Age, les rois de France ont expulsé puis rappelé, à six reprises, les juifs de France.
    De Philippe Auguste (en 1182) à Louis XII (en 1501), les rois de France ont chassé puis rappelé les juifs à plusieurs reprises, semblant hésiter sur le sort qu'il fallait leur réserver dans le royaume. Les intellectuels chrétiens développaient une argumentation de plus en plus violente face au judaïsme, religion jugée fausse et inférieure, mais concevaient le maintien des juifs en chrétienté, et le pape se portait garant de leur sécurité. Ces faits, pourtant au coeur de la genèse de l'État moderne au Moyen Âge, demeurent largement méconnus et sont souvent laissés de côté par les médiévistes. Retrouver le fil des événements, cerner la volonté politique des décideurs au-delà de leur détestation personnelle des juifs et de l'antijudaïsme dominant dans la société chrétienne, saisir le point de vue des intellectuels et le sentiment des sujets chrétiens, tenter de comprendre comment les victimes réagissaient et, finalement, inscrire l'histoire particulière des juifs dans l'histoire générale du royaume de France au temps des derniers Capétiens et des premiers Valois, telles sont les ambitions de ce livre.

  • Une biographie renouvelée du personnage le plus controversé de l'histoire russe.
    Raspoutine est une fable partagée par des millions de Russes et d'Occidentaux, un mythe fondé sur l'existence avérée d'un homme du même nom, Grigori Efimovitch Raspoutine. Mais qui est réellement cet homme qui a si bien accompagné le tsarisme en déliquescence qu'il a fini par le symboliser plus fortement que le dernier des Romanov ? Grigori Efimovitch naît selon toute probabilité en janvier 1869 dans une région de Sibérie occidentale qui confine aux monts Oural. Certaines sources le décrivent à l'envi comme un voleur, un bagarreur, un alcoolique et un menteur, quand d'autres attestent de sa fréquentation acharnée des lieux de pèlerinage, des monastères et des écoles de théologie. Toujours est-il qu'à l'automne 1903, il débarque pour la première fois dans la capitale, Saint-Pétersbourg, et qu'un an et demi plus tard, il fait son entrée au palais impérial. Grigori a trente-six ans, il lui reste onze années à vivre dans l'adoration et la rumeur, la crainte et la détestation. Grâce à une multitude d'archives neuves et une vaste bibliographie, notamment en langue russe, Alexandre Sumpf fait le récit de ce parcours singulier, avant de décrypter les différents visages d'une diabolisation qui en dit long sur les métamorphoses successives de la Russie au XXe siècle.

  • Un autre regard porté sur l'Empire byzantin.Byzance, à en croire la
    Désencylopédie en ligne qui parodie ironiquement Wikipédia, " est un truc que personne ne connaît, dont personne n'a rien à faire, et qui a pour principale propriété d'être incroyablement compliqué et ennuyeux ". C'est évidemment une plaisanterie, mais qui correspond à ce que beaucoup pensent sans oser se l'avouer. L'objectif de cet essai vise donc à porter un autre regard sur Byzance et à souligner la modernité d'un empire qui, pendant un millénaire, a fait face à des défis qui sont toujours les nôtres : le despotisme, le fanatisme religieux, la guerre ou le rapport complexe entre l'Orient et l'Occident. A ce titre, l'auteur a choisi de se concentrer sur les moments essentiels de l'histoire de Byzance, en mettant en lumière ses principaux enjeux et en dénonçant ses principaux clichés : non, Istanbul n'est pas le nom turc de Constantinople, non, Théodora n'était pas une simple montreuse d'ours et non, Byzance ne rime pas forcément avec exubérance, décadence et manigances.

  • Le premier dictionnaire en langue française qui revient sur chaque épisode marquant de la vie (publique et privée) de Churchill.S'il existe de nombreux livres - essais et biographies - s'intéressant à l'emblématique Winston Churchill, aucun volume rassemblant le maximum de données sur cette figure de proue aux multiples facettes n'avait jusqu'alors été publié. C'est précisément l'ambition de ce dictionnaire. Au moyen de courts chapitres et notices, Antoine Capet offre une synthèse complète de tous les faits qui ont marqué la vie, publique et privée, de Churchill. Puisant aux meilleures sources, chaque notice permet aux lecteurs de s'informer rapidement sur tel ou tel événement de son exceptionnelle carrière militaire, politique et littéraire, sur ses liens d'amitié ou d'hostilité vis-à-vis de ses compatriotes et des autres décideurs qu'il a connus de près, sur sa difficile vie familiale en dehors de son bonheur conjugal, ou encore sur ses goûts et loisirs d'homme privé. Cet ouvrage aide à mieux cerner la vie et l'oeuvre d'un être exceptionnel, avec ses multiples contradictions, ses vertigineuses faiblesses, ses dons étincelants et ses éclairs de génie.

  • Un ouvrage décapant : contre toute attente, ce sont les guerres qui ont façonné Célestin Freinet et sa pédagogie, et non le refus de l'autorité.
    Si l'armée et la caserne représentent bien les contre-modèles de l'École défendue par Célestin Freinet, la guerre ne compte pas pour rien dans les attentes et les pratiques pédagogiques du célèbre pédagogue. Ce paradoxe fut toujours ignoré.
    Aspirant officier de la Première Guerre mondiale, gravement blessé au Chemin des Dames en octobre 1917, membre du parti communiste à partir de 1926, au coeur d'une guerre scolaire en 1932-1933, engagé avec son école sur le front intérieur de la guerre d'Espagne, interné dans les camps français jusqu'en octobre 1941, maquisard sédentaire et membre de la commission départementale de Libération des Hautes-Alpes, l'ouvrage avance, à rebours d'une certaine science de l'éducation, que les pratiques pédagogiques inventées par Célestin Freinet sont inséparables des expériences de guerre de son auteur.

  • Une exception française : l'histoire des ordres, des honneurs et de l'honneur.Avec la Légion d'honneur, créée en 1802 par Bonaparte, un État disposait pour la première fois d'un système de récompenses honorifiques ouvert à tous, civils comme militaires. Son histoire vient de loin. Il y eut d'abord les ordres militaires et religieux, au statut particulier, puis les ordres de chevalerie des princes et souverains, encore réservés à des groupes restreints. C'est seulement avec Louis XIV, en 1693, qu'apparut pour la première fois un ordre de mérite, celui de Saint-Louis, destiné aux officiers nobles et roturiers catholiques. On attendra encore plus d'un siècle, après la Révolution qui fit table rase des ordres de chevalerie, pour créer un ordre de récompense universelle.
    /> Pour la première fois, Bertrand Galimard Flavigny raconte comment, étape après étape, s'est mis peu à peu en place le système des récompenses honorifiques et ses évolutions jusqu'à nos jours.

  • Le premier ouvrage qui appréhende la monarchie française à travers le prisme d'un élément fondamental : le corps de nos souverains.L'autorité a besoin de s'incarner dans un individu de chair et d'os. Loin de se réduire à une simple enveloppe charnelle, le corps des souverains a joué un rôle déterminant dans l'exercice du pouvoir, du Moyen Âge au xixe siècle. En passant par les règnes de Saint Louis, François Ier, Louis XIV ou Napoléon, cet ouvrage redécouvre les ressorts vitaux d'un régime politique constamment tributaire du physique, de l'apparence et des représentations d'un individu à la fois banal et extraordinaire, à la fois éphémère et légendaire. Entre la cérémonie fondatrice du sacre et les funérailles qui cultivent le paradoxe d'une royauté " qui ne meurt point ", mariages, cérémonies curiales, rituels thaumaturgiques et épisodes de maladie rappellent, chacun à leur manière, que la nature mortelle des monarques a toujours posé problème. Avec une écriture fluide et passionnée, l'historien Stanis Perez retrace, archives à l'appui, la longue histoire d'un corps à la fois biologique et politique qui s'est efforcé d'incarner l'État, puis la Nation en gérant les fatigues, les crises et les aléas d'une existence souvent hors du commun. Au fil des règnes, cette étude met aujourd'hui en lumière des permanences insoupçonnées dans la manière d'incarner l'État depuis Philippe Auguste.

  • Une manière originale d'aborder l'histoire de l'Empire romain.
    Il est d'usage de prétendre que l'approche de la mort reflète toute une vie. Les empereurs romains, dont les derniers jours sont racontés dans cet ouvrage, n'échappent pas à cette constatation. Ils sont soixante-dix depuis César en 44 av. J.-C. - il n'en a pas la dignité, mais il laisse son nom et sa renommée à tous ses successeurs - jusqu'à Romulus Augustule en 476 ap. J.-C. Assassinats, maladies, lentes agonies, suicides, ou parfois même fins glorieuses face à l'ennemi, rythment les derniers souffles de ceux qui régnèrent pendant un demi-millénaire sur l'ensemble du monde connu. Pour chacun de ces empereurs, c'est le bilan de leurs vies et de leurs règnes, qu'au milieu de leurs fièvres, de leurs cauchemars et de leurs rêves, de leurs souffrances, de leurs peurs, de leurs remords et de leurs colères, ils tentent d'évaluer. L'auteur, au plus près de la documentation, leur a souvent donné la parole tout en cherchant à comprendre ce qu'ont pu être leurs ultimes pensées. Leurs morts éclairent leurs vies. Elles humanisent en quelque sorte l'Empire romain, dont ils ont été les maîtres absolus. Soudain dépouillés de tout, ils peuvent être enfin vus dans leur vérité la plus nue.

  • Le Vatican face aux trois grands totalitarismes du XXe siècle." Le pape, combien de divisions ? " Cette repartie ironique de Staline à Pierre Laval, qui lui demandait un geste envers le Vatican, témoigne du sentiment de supériorité que le maître de l'URSS éprouvait à l'encontre de la papauté et qu'il partageait avec Hitler et Mussolini. En effet, de quelles troupes les papes disposent-ils pour combattre les Etats totalitaires et leur volonté de contrôle absolu des sociétés et des individus ?
    En réalité, le Vatican eut d'autres moyens pour survivre aux sanguinaires ambitions du fascisme, du nazisme et du communisme. Face aux dictateurs du XXe siècle, les papes ont emprunté des chemins parfois sinueux, alterné condamnations et discussions, signé des accords avec des régimes dont ils pourfendaient l'idéologie non seulement pour préserver l'Eglise et ses fidèles, mais aussi au nom d'une certaine conception de l'homme.
    C'est l'histoire de cette étrange mais réelle confrontation que raconte ce livre. S'appuyant sur les avancées historiographiques les plus récentes, l'auteur couvre pour la première fois toute la période des totalitarismes de 1917 à 1989, décrypte les évolutions de la diplomatie vaticane et apporte une réponse claire, précise et documentée à la méprisante question de Staline.

  • Deux grands succès de François Kersaudy et Yannis Kadaris, Les Secrets de IIIe Reich et Les derniers secrets du IIIe Reich, rassemblés en un seul volume et augmentés d'un chapitre inédit.Ce recueil, revu et augmenté, des deux ouvrages à succès -
    Les Secrets du IIIe Reich et Les Derniers Secrets du IIIe Reich - propose au lecteur un voyage exceptionnel dans les coulisses de l'Allemagne nazie, en éclairant quinze de ses rouages les plus mystérieux. Dans cette excursion, les guides sont des témoins directs des événements relatés, ayant tous exercé des responsabilités essentielles au sein du régime hitlérien. C'est grâce à eux que le lecteur pourra comprendre comment ce régime a pu survivre pendant douze ans, alors que tous ses dirigeants ne cessaient de se combattre ; il découvrira ce qui s'est véritablement produit durant la Nuit des longs couteaux ; il aura le fin mot de l'affaire Rudolf Hess, qui a donné lieu à tant de publications fantaisistes ; il suivra l'émouvante carrière de l'amiral Canaris, qui fut le grand protecteur de l'opposition allemande à Hitler, avant de mourir en martyr quelques jours avant la chute du régime ; il assistera aux tribulations des protagonistes allemands et alliés au milieu du décor vertigineux de la forteresse alpine ; il apprendra tout sur la santé chancelante d'Adolf d'Hitler ; il saura enfin ce qu'il est advenu de Martin Bormann, l'" éminence brune " du Führer, disparu mystérieusement dans la nuit du 1er au 2 mai 1945. Un chapitre inédit lui permettra même de suivre les tentatives d'Hitler pour faire assassiner Churchill. Comme l'a résumé un critique : " Chaque chapitre est une aventure en soi... "

  • La dévotion mariale, une des formes essentielles de la religiosité actuelle, au-delà même du monde chrétien.Aujourd'hui le culte de la Vierge est aussi florissant qu'il l'était hier, et l'intérêt du présent dictionnaire sans équivalent est de montrer la richesse et la multiplicité de ses facettes.
    Marie est présente dans les maisons et les églises, mais aussi dans les bandes dessinées, les contes pour enfants, le cinéma... Elle est celle vers laquelle, depuis des siècles, s'élèvent des prières. Elle est universelle avec des sanctuaires connus de tous, mais aussi locale avec ses fontaines sacrées, ses arbres mystérieux. Elle est priée par des dévots, mais aussi par des footballeurs ou des marins. C'est devant Notre-Dame d'Aparecida que sont déposés tous les mois 19 000 objets et ex-voto. C'est en son nom que les Loups de la Nuit parcourent les routes de Russie et d'Europe centrale sur leurs motos, c'est toujours en clamant son nom, un rosaire à la main, que les Philippins se sont élevés contre la dictature. Marie est de toutes les causes, de tous les temps et de tous les continents.
    Pour décrire les innombrables modalités du culte rendu à Notre-Dame, ce dictionnaire de 150 entrées en développe quatre types. Les premières sont des articles généraux, synthèses de sujets déjà bien étudiés (Apparitions, Immaculée Conception, Mariolâtrie...). Les secondes abordent les dévots, confessions constituées (Orthodoxes, Protestants...) ou groupes sociaux moins évidents (Motards, Footballeurs, Marins...). Les troisièmes visitent des sanctuaires (Aparecida, Fatima, Guadalupe, Lourdes...). Enfin, les dernières laissent la parole aux critiques ou aux remises en cause.
    L'ensemble dessine les contours d'une histoire qui s'articule autour de trois moments forts : le début du XVIe siècle lorsque la figure mariale s'affirme comme un étendard face au protestantisme et qu'en conséquence, les dévotions personnelles ou collectives s'amplifient ; le milieu du XIXe marqué par l'émergence de nouveaux hauts lieux et par la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception ; le milieu du XXe, temps où le concile Vatican II recentre une piété mariale que d'aucuns jugent envahissante.

  • La créature de Frankenstein, " Elephant Man ", Jack l'Éventreur ou les terroristes suscitent effroi et fascination.Qu'ils viennent de territoires inconnus ou s'inscrivent dans notre quotidien, ces monstres peuplent notre imaginaire, construisent nos mythes et nourrissent nos peurs. Dans cet ouvrage, Laurent Lemire s'intéresse à cette anormalité, mais nous révèle aussi que la monstruosité ne se cantonne pas à ces créatures difformes et parfois inhumaines. Elle fait bel et bien partie de notre réalité.
    Partant des mythes et des légendes, l'auteur analyse les monstres de tous types, y compris les plus anodins, les plus inattendus et interroge le rapport qu'ils entretiennent avec l'Homme, mettant ainsi en lumière la part sombre ou bizarre de l'humanité. Le monstre montre toujours quelque chose. Reste à savoir quoi...
    Dépassant de loin le simple mais instructif glossaire, l'auteur voyage avec bonheur à travers l'Histoire, la mythologie, les sciences humaines, mais aussi la criminologie et le droit, renouvelant le genre et tissant le lien qui va du merveilleux à l'horreur.

  • Une dynastie française.De l'hélice Éclair de la Première Guerre mondiale au Rafale du XXIe siècle, des avions de transport des années 1930 aux avions d'affaires Falcon, de l'électronique à l'informatique, en passant par la banque, la presse, le cinéma, l'immobilier, la viticulture, sans oublier la politique, Marcel et Serge Dassault incarnent un siècle de passion d'entreprendre - cas unique au monde.
    Qu'en est-il de leur enfance, de leur éducation, des drames de la guerre ? Quelle est leur vie quotidienne ? Comment ont-ils bâti un tel empire industriel ? Quels défis ont-ils relevé ? Quels sont leurs réussites mais aussi leurs échecs ? Quelles sont leurs idées politiques et sociales ? Plusieurs " affaires " politiques, industrielles, juridiques, familiales ont émaillé leur vie. Quelles ont été leurs conséquences ?
    L'auteur répond à toutes ces questions à l'issue d'importantes recherches dans les archives publiques et privées, qui ont permis de découvrir des éléments inédits, mais aussi grâce à des entretiens avec des membres de la famille Dassault, des personnalités politiques et industrielles, des collaborateurs, des partenaires, des concurrents, des amis, des adversaires de deux hommes très différents dans leurs comportements, mais beaucoup plus proches qu'il n'y paraît.

  • Si le Mussolini "politique" est aujourd'hui bien connu, rien n'existait sur le Duce en guerre. Voici la première synthèse sur le sujet.Depuis son accession au pouvoir en 1922, Mussolini n'a eu de cesse de réclamer la révision des traités de paix consécutifs au premier conflit mondial. Lorsqu'en juin 1940 il déclare la guerre à la France, il est convaincu que l'Italie peut, en menant une guerre parallèle à celle de l'Allemagne, devenir à moindres frais la principale puissance du bassin méditerranéen. Le conflit se propageant, le Duce engage son armée sur plusieurs théâtres d'opération, alors qu'elle souffre pourtant de graves carences dont il est informé, mais qu'il minimise. Après quelques mois, les Italiens sont partout en difficulté. La guerre parallèle souhaitée se transforme en guerre subalterne subie, le sort de l'Italie et de son chef dépendant désormais entièrement des résultats allemands.
    L'erreur majeure du dirigeant fasciste fut sans aucun doute d'avoir cru que la participation à la guerre d'Hitler aurait permis de placer l'Italie dans une position internationale en réalité bien trop élevée au regard des moyens dont disposait le pays. Le comportement de Mussolini comme chef de guerre, les choix qu'il a opérés, les directives stratégiques qu'il a données, ou non, son amateurisme, aussi, ne peuvent être compris qu'en étudiant son caractère, la nature exacte de son pouvoir, ses rapports avec l'armée et, surtout, l'idéologie qui l'anime. C'est ce à quoi s'emploie Max Schiavon dans ce livre novateur et original, nourri aux meilleures sources internationales.

  • De Washington à Obama, une saga présidentielle !
    Depuis George Washington, quarante-quatre présidents se sont succédé à la Maison Blanche. Instruits comme Wilson ou autodidactes comme Lincoln, nés dans des cabanes en rondins du Midwest ou grands aristocrates de la côte Est, militaires, avocats ou encore ingénieurs, tous ont marqué les Etats-Unis de leur empreinte. Les noms des plus illustres tels TR, FDR et JFK ont bâti la mémoire collective. Qui n'a jamais entendu parler du Watergate et de Nixon, de Reagan le " grand communicateur " ou encore de " W " Bush, l'un des plus vilipendés ? Qui a oublié les assassinats de Lincoln au théâtre Ford à Washington ou celui, plus récent, de Kennedy à Dallas ? Cette galerie de portraits met aussi en lumière ceux que la postérité a négligés, comme John Tyler, James Buchanan, Grover Cleveland ou Herbert Hoover. Des one term presidents aux quatre mandats de Roosevelt, Georges Ayache retrace le parcours de ces personnalités et dresse le bilan de leur action. Dans sa diversité, l'histoire de ces présidents américains fait écho à celle de l'Amérique, avec ses vertus et ses excès, ses ombres et ses lumières.

  • Avant DSK et Cahuzac, les politiques déchus déchaînaient déjà les passions.Bien avant DSK et Cahuzac, les politiques défrayaient la chronique ! Que ce soit Albert de Broglie, Joseph Caillaux, Alexandre Millerand, André Tardieu, Jules Moch, Georges Bidault, Michel Poniatowski ou encore Edith Cresson, tous ont déchaîné les passions, tutoyé les sommets, avant de subir les affres de la chute.
    Ces personnalités ont pourtant servi au plus haut niveau de l'Etat et ont joué un rôle parfois décisif dans l'histoire de notre pays, avant d'être tour à tour trahies, abandonnées et diabolisées, à l'exemple de Jules Moch. Ce socialiste féru d'ordre, plusieurs fois ministre sous la IVe République, a compté parmi les quatre-vingts parlementaires qui refusèrent les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, a pris une part active à la reconstruction et au refus du stalinisme, avant de sombrer en raison de sa gestion musclée des grèves de 1948.
    Intelligence, esprit visionnaire, force de caractère et sens du bien commun font souvent de ces incompris, bannis de l'Histoire, des personnages hors normes. Sans chercher à les réhabiliter, Maxime Tandonnet en dresse des portraits dont la force est de mêler vie intime et convictions publiques. Il mène également, à travers ces huit maudits, une réflexion sur le monde politique et s'interroge sur la notion d'homme d'Etat.

  • L'une des plus illustres familles aristocratiques dont l'histoire se confond avec celle de la France. "Roi ne puis, prince ne daigne, Rohan suis."L'origine des Rohan, famille du Bas-Poitou, remonte au début du XIe siècle. Au fil du temps, elle s'est subdivisée en plusieurs branches, la plus importante étant les Rohan Chabot, portant le titre de duc à partir de 1648. Le présent ouvrage retrace pas à pas l'histoire de cette grande famille dont l'apogée se situe peu avant la Révolution. Les Rohan sont alors à la tête d'une fortune incalculable : possédant une bonne partie de la Bretagne, ils multiplient les charges, les fonctions et les honneurs à la Cour. Ils s'illustrent aussi bien dans la politique que la haute administration ou la guerre. Ils connaissent un relatif déclin au cours du XIXe siècle, mais sont toujours actifs. Josselin de Rohan, l'actuel duc, 14e du nom, vit à Josselin, en Bretagne, le berceau historique de la famille et perpétue les traditions et les valeurs qui se sont transmises en son sein de génération en génération.
    Professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne, Eric Mension-Rigau a publié plusieurs ouvrages, dont
    Aristocrates et grands bourgeois,
    Le Donjon et le Clocher,
    Boni de Castellane.

  • De Otto von Bismarck à Fritz Lang, en passant par Charlemagne, Karl Marx, ou encore Marlène Dietrich, Phillipe Meyer retrace avec une écriture dynamique la vie des génies qui ont fait l'Allemagne.Voici réunis les plus grands prodiges que l'Allemagne ait connus.
    Issus de toutes les époques et de tous les milieux, ces beaux esprits sont ici décrits comme de véritables icônes nationales. Nombre de ces génies sont célèbres dans le monde entier, mais certains sont paradoxalement méconnus. Bien loin de se cantonner aux hommes politiques et aux dirigeants, Philippe Meyer fait la part belle aux auteurs, aux médecins, ou encore aux peintres. La proclamation de l'Empire allemand en 1871 grâce à Otto von Bismarck, les théories controversées d'Hannah Arendt sur le totalitarisme, l'invention d'une littérature traditionnelle allemande par les frères Grimm, le développement d'une architecture gothique par le Prussien Karl Friedrich Schinkel, ou bien les immenses avancées de la métaphysique opérées par Emmanuel Kant ne sont qu'un aperçu de toutes les réalisations accomplies par les virtuoses qui constituent la matière de ce livre.
    Grâce à l'écriture assurée et passionnée de Philippe Meyer, cet ouvrage original est l'occasion pour chacun de mieux connaître son si proche voisin à travers ces hommes et ces femmes qui ont, chacun à leur échelle et à leur manière, transformé l'Allemagne.

  • La vie ordinaire des personnages extraordinaires.L'histoire se conjugue spontanément au tragique et préfère l'exceptionnel à l'ordinaire. Ce constat vaut particulièrement pour les figures de proue dont on connaît les grandes heures, les mots célèbres, les conflits et les fins, surtout lorsqu'elles sont dramatiques, mais à peu près rien de la vie quotidienne qui constitue pourtant l'ossature de leur existence. Quelles étaient leurs habitudes ? Comment se déroulaient leurs journées ? A quelle heure se levaient-elles et se couchaient-elles ? Les chefs d'Etat qui ont changé le monde étaient-ils, comme Staline et Napoléon, des travailleurs acharnés ? Avaient-ils des loisirs, des passions avouées ou secrètes ? Aimaient-ils les fastes du paraître, comme Louis XIV, ou préféraient-ils vivre à l'écart en tentant de préserver leur intimité, à l'instar de Nicolas II ? Etaient-ils aussi exubérants que Churchill ou réservés que Robespierre ?
    Autant de questions - et bien d'autres - laissées sans réponses jusqu'à ce livre novateur imaginé par Franz-Olivier Giesbert et Claude Quétel : sous leur direction, les meilleures plumes du
    Point et des historiens de renom conjuguent leurs talents pour raconter, avec un rare bonheur d'écriture, la journée type de vingt dirigeants emblématiques du Moyen Age à nos jours.

  • Un fauteuil " mondial " pour deux.
    Pour la première fois, historiens d'envergure et grandes plumes du Figaro racontent les duels au sommet qui ont bouleversé le monde depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Couvrant les époques comme les continents, ils mettent en scène des affrontements emblématiques qui conjuguent conflits militaires, désaccords idéologiques, oppositions religieuses et naturellement rivalités personnelles ; la haine et l'ambition formant avec la peur les principaux moteurs de l'histoire depuis toujours. Sous la direction d'Alexis Brézet et de Vincent Trémolet de Villers, vingt grands récits écrits d'une plume alerte offrent un regard novateur sur les figures de proue qui ont fait l'histoire, les rivaux qu'elles ont brisés et les mutations de la puissance dont elles ont été l'incarnation, de la gloire de Rome au " moment américain " en passant par l'âge d'or européen qui court de la Renaissance aux deux guerres mondiales. Une place particulière est réservée à la France, du duel fondateur entre Philippe Auguste et Jean sans Terre à celui dramatique opposant Napoléon III à Bismarck, en passant par la rivalité entre François Ier et Charles Quint, celle entre Louis XIV et Guillaume d'Orange, enfin l'illusoire partage du monde suivi de la lutte sans merci entre Napoléon et le tsar Alexandre Ier.

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