Phébus

  • Elle porte un prénom d´ange, chantant, ardent. Pourtant, le destin qui attend Séraphine Louis, née dans une famille pauvre de l´Oise à l´automne 1864, est des plus terre-à-terre. Orpheline, Séraphine entame une vie de domestique, comme celle de Félicie, l´héroïne d´Un coeur simple de Flaubert. De cette terne réalité, il s´agit de s´évader. Séraphine communie avec la nature, Séraphine rêve, Séraphine prie. Et un jour, cédant à un ordre impérieux de la Vierge, Séraphine peint. L´exaltée de Senlis est moquée pour ses toiles chatoyantes où les arbres, les fruits et les fleurs deviennent sensuels ou inquiétants. Mais le jour où un collectionneur parisien, Wilhelm Uhde, découvreur de Picasso, de Braque et du Douanier Rousseau, croise la route de la talentueuse femme de ménage, il l´infléchit singulièrement... Françoise Cloarec nous conte l´incroyable histoire vraie de Séraphine de Senlis, glissant doucement de la misère à la gloire, de l´originalité à la folie.

  • Poussé par un sentiment d´urgence, et une étrange panne d´électricité, un homme va tout abandonner pour traverser le continent et aller voir son père. Il veut arriver le plus vite possible, ne pas s´arrêter, même pas pour dormir, à peine pour manger. Son père va mourir il le sent et veut le revoir avant qu´il ne soit trop tard.
    Commence alors un long trajet pendant lequel il prendra en stop une femme mystérieuse et un homme volubile. Ils le forceront à faire des détours dans ce paysage inquiétant où la pénurie d´essence et de vivres, due à cette panne d´électricité qui n´en finit plus, agite les populations. La fatigue de la route fait monter l´angoisse aussi rapidement que défilent les kilomètres. Le ciel prend les couleurs d´un orage imminent et dans le rétroviseur apparaît l´ombre de la Bête. Celle d´un Minotaure menaçant qui, dans les dédales du labyrinthe, pourrait bien prendre le dessus sur Thésée.

    Christian Guay-Poliquin est né au Québec, en 1982. Il élabore actuellement un projet de thèse sur le récit de chasse et travaille dans la rénovation. Le crayon sur son oreille lui sert autant à marquer ses mesures qu´à noter ses idées. Le Fil des kilomètres est son premier roman.

  • Octobre 1918. La guerre s´achève. Toussaint rentre chez lui. Il va retrouver Jeanne, sa femme, et la petite fille qu´il n´a pas vue grandir. Mais ce n´est pas du fond des tranchées qu´il revient, c´est de l´hôpital du Val-de-Grâce, service des gueules cassées.
    Pour Jeanne, ouvrière fleuriste, ce retour signifie le début d´un nouveau combat. Si pendant quatre ans elle a su affronter l´absence, la peur et les privations, le silence de l´homme qu´elle aime et le bandeau que nuit et jour il garde sur le visage seront des ennemis autrement plus cruels.
    Le chemin qu´ils vont parcourir tous deux, ensemble et séparément, Angélique Villeneuve le livre ici avec pudeur, cherchant l´éblouissement dans l´ombre et les fleurs dans l´hiver.

    « Elle voudrait pouvoir approcher Toussaint, lever vers lui un visage clair, elle voudrait n´avoir qu´un seul sentiment et ne rien inventer, et puis voilà que tout s´embrouille, rien n´est comme elle a prévu et elle n´a rien prévu, pas voulu y penser, pas pu croire qu´un jour ça allait vraiment arriver. » Angélique Villeneuve, qui a vécu en Suède et en Inde, est née en 1965 à Paris où elle habite aujourd´hui.

  • Retenu, depuis trop longtemps à son goût, loin des sentiers, Bernard Ollivier, en marcheur et en amoureux de la nature, est reparti sur une route de pèlerinage peu connue, le chemin des Ducs de Normandie, allant de Rouen au Mont-Saint-Michel. Sur les traces de l´histoire, dans des départements qu´il connaît bien pour y avoir vécu, l´auteur de Longue marche dit son goût pour l´aventure moderne et intime de la randonnée. Tout au long des kilomètres parcourus - en duo pour la première fois de sa longue carrière de marcheur solitaire -, il constate les changements de sa Normandie natale. La fermeture des usines et l´exode rural n´altèrent pas l´éternelle beauté de ses bocages, de ses vallées, ni celle de la Suisse normande. Lieu de mémoire et de légendes, la Normandie demeure mystérieuse, gardienne de trésors qu´elle ne partagera, au creux d´un chemin, qu´avec ceux qui sauront lui donner du temps.

  • « Charlemagne venait d'avoir vingt ans. La République proclamée demandait un nouvel effort aux citoyens. Napoléon III était allé chercher la mort à Sedan et n'avait trouvé qu'une honteuse capture. Le décret du 14 octobre mobilisait les célibataires de son âge et les veufs sans enfants, jusqu'à quarante ans. En quatre mois, après Sedan, le pays qui n'avait plus d'armée réussit à organiser la mise en marche d'un million d'hommes. La guerre était dans l'ordre des choses: chaque génération en avait connu une; à l'exemple de ses aïeux, Charlemagne fit ses bagages, pansa les bêtes comme à son habitude, et prit le chemin de Mérives avant l'aube, tandis que la ferme sommeillait encore. » Né dans une ferme pauvre des environs de Lyon, Charlemagne va connaître le destin exceptionnel d´un enfant de la République littéralement brûlé par l´ambition. Puissant, dur au mal et sans grande considération pour les obstacles, cette force de la nature fera des sillons maigres de la terre de France le socle d´une industrie naissante. Se savoir obéi dès le plus jeune âge et porter cet étrange patronyme détermine-t-il la place d´un homme dans le monde? Mais que reste-il d´un empire, une fois le tyran tombé ?
    Vaste saga historique et familiale, L´Affaire des vivants, premier roman de Christian Chavassieux à paraître aux Éditions Phébus, est aussi le portrait épique d´un pays au carrefour de son histoire.

    Né en 1960, Christian Chavassieux vit près de Roanne, sa ville natale. Auteur de Mausolées paru aux Éditions Mnémos en 2013, il aborde des domaines aussi variés que le théâtre, la nouvelle, l'essai, la chronique quotidienne sur son blog, la poésie, et les écrits sur l´art. L'écriture est pour lui le terrain d'un engagement.

  • 10 août 1792. Aux Tuileries, une poignée de fidèles se rassemble autour du roi et de sa famille. Les jacobins s´apprêtent à porter le coup de grâce. La France est en révolution, autant dire en plein chaos. Pour Louis du Torbeil et son jeune beau-frère Jean de Pierrebelle, c´est une journée de larmes et de sang.
    Mais à Lyon, cité industrieuse, la colère monte contre Paris. Venu du pays entier, tout un peuple se rebelle. Bientôt, les armées révolutionnaires font le siège de la ville.
    Antoine de Meaux nous offre un premier roman flamboyant : la peinture d´un monde qui bascule. Les corps à corps de la guerre civile se mêlent aux amours naissantes. La sauvagerie des forêts offre son décor aux tristes jeux des marionnettes humaines. Le long du « fleuve guillotine », nul ne sera épargné.

    Né en 1972, écrivain, poète, Antoine de Meaux a découvert la figure de Michel Vieuchange en 1998. À partir du journal de route (Smara, carnets de route d´un fou du désert, Libretto, 2004) et des archives du jeune aventurier, son enquête l´a conduit de Nevers au Maroc, et jusqu´à Smara, au coeur du Sahara occidental. De ce périple de plusieurs années, il a rapporté un livre, entre biographie et récit de voyage, L´Ultime désert, vie et mort de Michel Vieuchange (Phébus, 2004, réédition Libretto, 2015). Il a également publié Charles de Foucauld, l´explorateur fraternel (Points sagesse, 2008), et un roman, Le Fleuve guillotine (Phébus, août 2015). Réalisateur, il a signé de nombreux documentaires pour la télévision, dont À la recherche de Michel Vieuchange (avec le réalisateur Jacques Tréfouël, Les films du lieu-dit, 2007). Depuis 2004, il est membre du comité éditorial de la revue Nunc.

  • « Cette histoire m´a été contée mille fois. On la raconte dans tous les trains, dans toutes les gares, sur les quais de chaque port. Elle se propage par les routes d´Asie et les pistes d´Afrique, elle se murmure à la bougie dans les contrées sans électricité, elle court par les sentes des montagnes les plus reculées, elle se confie dans les paradis des cocotiers. Elle connaît autant de déclinaisons que de narrateurs. Elle a frappé les grands explorateurs comme les jeunes premiers. Elle est une expérience en commun à tous ceux qui vibrent à l´appel du lointain. Elle est redoutée comme la peste, repoussée aux calendes grecques, et pourtant, elle est presque inéluctable. » Des Himalayas à Montevideo, de l´océan glacial Arctique aux steppes de Mongolie, le voyageur ne sera jamais à l´abri de l´amour, que ce soit celui d´un homme pour une femme ou celui d´une famille pour son fils prodigue. Il est « l´un des plus grands périls que réserve la route ». Ce qui pourra faire douter, renoncer ou même ôter toute capacité à jouir de l´ailleurs. L´amour et le voyage seraient-ils définitivement deux pôles incompatibles se déchirant de leurs forces l´explorateur ? Douze nouvelles pour répondre à cette question par l´un des grands globe-trotters de notre temps.




    Après des études de géographie menées de par le monde et des voyages au long cours, Cédric Gras a passé cinq années à sillonner la Sibérie et l'Extrême-Orient russe dont il a tiré Vladivostok et Le Nord, c´est l´Est, tous deux publiés aux Éditions Phébus. Il est actuellement directeur de l´Alliance française de Donetsk en Ukraine. Le Coeur et les Confins est sa première incursion dans la fiction.

  • Blaise Cendrars l'appelait le « document le plus extraordinaire, et le plus pittoresque et le plus vivant que l'on puisse lire sur les débuts de l'aviation ». Voici la première édition intégrale des Mémoires de Roland Garros.

  •   « Laissez-moi souffrir, laissez-moi guérir, laissez-moi seule. Ne croyez pas que m´offrir l´amitié pour remplacer l´amour puisse m´être un baume ; c´en sera peut-être un quand je n´aurai plus mal. Mais j´ai mal ; et, quand j´ai mal, je m´éloigne sans retourner la tête. Ne me demandez pas de vous regarder par-dessus l´épaule et ne m´accompagnez pas de loin. Laissez-moi. » De retour au sanatorium, une jeune femme trouve la lettre de rupture de son amant. Elle écrit alors ces pages, véritable cri pur et sans concession, de ce qu´est pour elle l´amour absolu...

    Encensé de toutes parts depuis sa première parution en 1933 sous le titre de Commentaire, ce texte a marqué son temps et frappe par sa modernité, son implacable lucidité et sa bouleversante analyse de la perte des illusions.



    « Une écriture qui se confond avec la vie. » Christine Ferniot, Télérama.



    « Premier livre écrit par une femme qui ne soit pas de soumission... Livre de tristesse noble ; livre de dignité ! Admirable ! » Clara Malraux.



    « Une flamme très pure défiant la vie. » René Crevel.



     

  • Mariée à 16 ans et violée le lendemain de ses noces par un ivrogne ayant le double de son âge, le destin de la jeune Rosa, paysanne normande du début du XXe siècle, semblait tout tracé : subir et se taire. Les hommes ont tout, peuvent tout, décident de tout. Sauf lorsque leurs passions les emportent au-delà du raisonnable et que la petite Rosa, devenue femme, les prend au piège de leurs rêves et de leurs vices. La grande Rosa tiendra alors le monde des hommes dans sa main...

  • Que Tal, la beauté féline, le corps souple, chat magnifique, fut l´amour de son maître. C´est une histoire peu commune et c´est aussi un questionnement troublant sur la part animale présente en chacun de nous.

  • « Elle veut un nom, une photo, une tombe peut-être. » La guerre d´Indochine approche de son terme scellé par la bataille de Diên Biên Phu. Dans le port de Saigon des enfants embarquent sur un paquebot, laissant derrière eux une mère au-delà des larmes,

  • Qui est Storr ?
    Le jour où Françoise Cloarec est contactée par un mystérieux couple de collectionneurs, elle ne se doute pas qu'elle va découvrir une oeuvre époustouflante, jamais sortie de l'ombre. Sous ses yeux ébahis se déploient soixante-douze dessins au crayon et à l'encre de couleur, représentant cathédrales lumineuses, bâtiments exotiques et cités utopiques tout droit sortis de l'imaginaire de Marcel Storr, cantonnier de la ville de Paris décédé en 1976 dont on ne sait presque rien. Qu'importe ! Écrire, n'est-ce pas se confronter à l'inconnu ?
    Pas à pas, l'auteur reconstitue le parcours d'un enfant de l'Assistance publique élevé à la dure par des paysans sans scrupules, puis d'un homme blessé, illettré et solitaire, dont le talent fou s'est épanoui malgré tout. Le soir, le balayeur fasciné par Paris et les États-Unis se transforme en architecte : il dessine ses propres villes et sa propre vie.
    Françoise Cloarec signe là une évocation biographique bouleversante, véritable porte ouverte sur l'univers d'un créateur visionnaire, qui n'eut pourtant « pas de mode d'emploi, ni de l'art, ni du monde, ni du coeur ».

  • Une libraire, ça crée des dettes. D'argent parfois bien sûr, mais surtout de coeur. Lorsque Yvonne meurt, les souvenirs affluent pour Abdel, un jeune professeur de Roubaix. Il se revoit enfant entre les murailles de bouquins, prêt à avaler tout Balzac sans rien y comprendre. De là à accepter la succession, il y a un pas... que l'inconscient fait à l'aveuglette. Le voici bientôt en butte aux problématiques économiques du métier. Mais aussi aux dangereuses archives photographiques de son aînée. En fouillant les cartons, c'est tout un pan de la guerre d'Algérie qui renaît, entre partisans du FLN, harkis et OAS. En quoi ce passé concerne-t-il les habitués de la librairie ? Sans trop se garder de l'amour, Abdel mène l'enquête. Généreux avec ses personnages comme avec le lecteur, Michel Quint nous offre un roman sur les racines d'une France multiculturelle, portée par la culture et l'entraide. Michel Quint est né le 17 novembre 1949 à Leforest dans le Nord-Pas-de-Calais. Parallèlement à sa carrière de professeur, il écrit pour le théâtre, avant de se lancer dans le roman noir. En 1989, il obtient le Grand Prix de littérature policière pour Billard à l'étage paru aux éditions Calmann Lévy et décide alors de se consacrer pleinement à l'écriture. En 2000, il rencontre le succès avec Effroyables jardins, qui fut tour à tour récompensé par le prix Ciné-Roman et le Prix de la Nouvelle de la Société des Gens de Lettres, porté à l'écran par Jean Becker et adapté au théâtre. Véritable best-seller, il a été traduit en vingt-cinq langues et vendu à plus d'un million d'exemplaires en France. Il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages dont L'espoir d'aimer en chemin, Max, Avec des mains cruelles et Fox-trot.

  • « Ils n'avaient jamais eu et ne voudraient jamais, lui hurlèrent-ils à la figure, ni d'un père, ni d'une mère. Et d'elle certainement pas, avec son gros corps lourd, son air de vache, sa cervelle piétinée. Ils oublièrent ce qu'ils étaient avant, un seul corps à eux trois. Ils devinrent comme des animaux et elle, dans le terrier, après l'effondrement, n'eut d'autre solution que de se dessiner, lentement, un espace humain où se tenir debout. Elle le trouva dans le geste. Elle le trouva dans le linge, dans l'éponge, dans l'évier. Mais elle le trouva, et elle se tint debout. »Dans une maison modeste et peuplée des fantômes du passé, une femme vit sous le joug d'enfants devenus grands. Qui sont ce Garçon, cette Fille, qui s'acharnent sur elle ? Quel drame s'est noué derrière ces murs ordinaires pour que tous trois en soient arrivés là ?Les souvenirs remontent. Ceux d'un temps où l'amour, la tendresse, avaient aussi leur place. Alors cette femme sans nom, dont l'existence n'est qu'apparente oppression, invente un territoire d'une bouleversante humanité et trace au fil des pages le chemin de la résilience.Dévoilant peu à peu les origines du drame, Angélique Villeneuve s'attache à l'intime, d'une écriture au ras du corps, parcourue de soudaines lumières.Angélique Villeneuve, qui a vécu en Suède et en Inde, est née en 1965 à Paris où elle habite aujourd'hui.

  • « Je monte. Il est l´heure. La bibliothécaire, assise derrière son bureau, règne sur la pièce déserte. Le moment est venu de lui expliquer la raison de ma présence ici, car la bibliothèque de neurosciences Jean Martin Charcot n´est pas une salle de lecture comme les autres. Ouverte aux étudiants de troisième cycle, aux médecins, aux chercheurs, aux praticiens hospitaliers et paramédicaux.
    À moi aussi, paraît-il, mais sur demande motivée.
    La veille au téléphone, j´ai menti à cette femme, ne pouvant me résoudre à avouer quelle sorte de quête était la mienne, sur quelles traces je me penchais. Sur quelles traces n´est pas vraiment l´expression appropriée, elle évoque un enquêteur, et un enquêteur n´a pas peur. Un enquêteur cherche la vérité, quand je ne suis pas certaine de désirer autre chose que l´apaisement de celle qui attend dans ma poche, dans le papier kraft. » Fleuriste dans une station balnéaire, Dominique a l´impression de passer à côté de son existence. À l´aube de la cinquantaine, elle hérite de souvenirs de famille, dont le troublant portrait d´une aïeule inconnue d´elle : Léontine. Le cliché, signé Albert Londe, photographe jadis associé au professeur Charcot à la Salpêtrière, la représente en pleine phase hystérique. Se plongeant dans les archives du célèbre hôpital, Dominique va en découvrir davantage sur cette lointaine parente, sur les siens... et enfin sur elle-même.

    Angélique Villeneuve, qui a vécu en Suède et en Inde, est née en 1965 à Paris où elle habite aujourd´hui.

  • Édition établie, On peut être un héros sans peur et sans reproche mais nourrir des regrets, même lorsqu'on s'appelle Giuseppe Garibaldi. Un soir après dîner, alors que l'artisan de l'unité italienne raconte ses exploits à de jeunes aristocrates anglaises, ...

  • « C´est curieux que je tombe sur toi... » Franck et Pierre-François, qui ne s´étaient pas revus depuis des années, se retrouvent dans le café qui jouxte un théâtre. L´heure de la représentation approche. Les gens se frôlent, s´ignorent ou se dévisagent. Entre ces êtres rassemblés par le hasard, se tisse une histoire moins attendue que celle qui sera jouée dans un instant sur scène. À la lisière de leur monde où toute rencontre amicale ou amoureuse semble facile, une femme rôde, insaisissable, qui réunit leurs destins par un fil invisible.


    Christophe Carlier a reçu, entre autres, pour L´Assassin à la pomme verte le prix du premier roman 2012. Il a publié en 2013 un livre sur les dessins de Sempé, en forme d´hommage ( Happé par Sempé , Serge Safran éditeur). Son second roman, L´Euphorie des places de marché (Serge Safran éditeur), est paru en 2014. Après avoir travaillé dix ans à l´Académie française, il a consacré un livre aux lettres que les candidats ont adressées à l´institution pendant plus de quatre siècles ( Lettres à l´Académie française , Les Arènes, 2010).

  • « - Que fais-tu avec ce fouet ? me demande Jacqueline en rentrant de son travail. - Rien. J'ai trouvé drôle de l'acheter. La dame de la boutique n'en revenait pas. - Mais il ne te servira à rien... Nous n'avons même pas de chien à la maison. - Pas encore, dis-je simplement. » Celle qui dit « Je » ne tourne pas autour des mots. « J'ai longtemps accepté sur mon corps ce que je rêvais d'infliger aux autres. Des coups. Des punitions méritées. » Un fouet dans sa main va l'aider à inverser en elle le courant du désir, à vivre le sexe autrement que comme une humiliation consentie. Elle écume les quartiers chauds de Paris, puis les quartiers chics - où les dames du meilleur monde, surprises à l'heure du thé, cèdent sous la menace à ses caprices. Perversité, diront les âmes sages. Peut-être, mais c'est qu'aussi la vie - et le monde - ont été conçus par un Dieu pervers... même si nous prétendons l'inverse pour tenter de nous rassurer à bon compte. Une perversité en tout cas qui refuse le mensonge. Et qui ne va pas sans style.
    Depuis Marc Cholodenko, rares ont été ceux, ou celles, qui ont osé pareille mise à nu, et qui l'ont fait avec cette belle rage.
    Martine Roffinella est née en 1961. Elle connait un premier succès retentissant avec Elle publié aux Éditions Phébus en 1988. Elle est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages (quasiment tous parus chez Phébus) portant sur les relations amoureuses et les rapports de domination et sur l'obsession qu'elles peuvent engendrer.

  • Nina, la « dominante », ne veut pas seulement séduire Doris - qui ignore encore quelle sera tout à l´heure la « dominée ». De leur rencontre érotique, Martine Roffinella ne dissimule rien : aucun geste, aucune parole, aucun fantasme - car les fantasmes, ces trésors par excellence cachés, inavoués, ne demandent à l´heure de l´amour qu´à être mis dans la lumière la plus crue, à se dire et à se montrer. Partage de l´inavouable. Conçu comme une lente montée vers le plaisir, Unes voudrait rappeler que l´acte d´amour entre deux femmes ne se différencie en rien de celui qui lie à l´ordinaire un homme et une femme. Et que la « petite mort » n´est pas le privilège des hommes.

    Martine Roffinella est née en 1961. Elle connait un premier succès retentissant avec Elle publié aux Éditions Phébus en 1988. Elle est l´auteur d´une dizaine d´ouvrages (quasiment tous parus chez Phébus) portant sur les relations amoureuses et les rapports de domination et sur l´obsession qu´elles peuvent engendrer.

  • « La Corse. Boisée. Montagneuse. Désertique. Magnifique. Mer bleue. Minuscules coques blanches des bateaux jetées dans l'eau comme une poignée de graviers. Côtes brunes. Nouvelle palettes de couleurs. » Le peintre Jérôme Magnier-Moreno a mis dix ans pour écrire une histoire qui ne parle de rien - ou presque; un jeune homme parti pêcher le long du GR20... Un premier roman initiatique procurant une impression unique de liberté. Jérôme Magnier-Moreno est né en 1976 à Paris. Après des études d'architecte-paysagiste, il devient peintre en 2001, réalisant des paysages à la fois figuratifs et abstraits qu'il signe du pseudonyme RORCHA, en référence au test projectif du psychiatre suisse Hermann Rorschach. Parallèlement à son travail d'atelier, il trouve dans l'écriture une approche complémentaire de la réalité et du paysage qu'il exprime dans Le Saut oblique de la truite, son premier roman.

  • La reine Marie-Antoinette a longtemps désespéré d'être grosse, comblant son manque d'enfants par l'adoption d'orphelins. Comme ce gosse recueilli au bord d'une route et qu'elle prénomme Martin. Il a une bouille de chérubin, et un sourire permanent qui ne trahit pas ses angoisses intimes. Parce qu'il ne parle pas, il gagne très vite à Versailles une réputation de petit sauvage. C'est au Hameau, près du Petit Trianon, qu'il grandit, vacher d'une ferme modèle où la monarque aime s'imaginer une bergère. Mais est-ce réellement sa place ?
    Christian Chavassieux nous emporte dans la tourmente révolutionnaire. De la grouillante rue parisienne aux cuisines d'un luxueux restaurant, du bureau d'un architecte utopiste à la Vendée des massacres, il ressuscite les goûts et les dégoûts d'une époque d'espoirs et de trahisons. Sans que la précision de la documentation n'empiète sur le plaisir de raconter une histoire. On ne peut pas lâcher ce roman d'apprentissage sur un enfant de la patrie à la recherche d'une famille.
    Né en 1960, Christian Chavassieux vit près de Roanne. Il est notamment l'auteur des romans de science-fiction, Mausolées et Nefs de Pangée chez Mnémos, et du roman historique L'affaire des vivants, prix Lettres Frontières 2015, chez Phébus.

  • PRIX FRANCE-QUÉBEC 2013 Le jour se lève sur Griffintown après le temps de survivance, les mois de neige et de dormance.
    Hommes et chevaux reprennent le chemin de l´écurie. L´hiver a eu raison de quelques-uns. Certains, comme John, reprennent le collier

  • Parti à la rencontre des exclus qui vivent « en bas » de nos grandes villes, dans ce métro devenu terre d'asile, Bernard Ollivier raconte, avec tendresse et lucidité, cette vie parallèle, cette vie en marge, dans laquelle tout un chacun peut un jour basculer...
     

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