Seuil (réédition numérique FeniXX)

  • La propriété la plus troublante de la vie est sans doute le renouvellement continu de ses formes. Son caractère d'innovation permanente est au coeur des problèmes scientifiques, philosophiques et moraux, que pose la biologie moderne. C'est dire l'importance d'une réflexion générale sur les mécanismes de cette innovation. Innovation dans les structures biologiques elles-mêmes d'abord. Innovation, bientôt, par la sexualité qui transforme les comportements et l'organisation sociale des espèces ; à travers l'histoire naturelle de la sexualité, souvent pittoresque, qui nous est contée ici, se présente une véritable "évolution buissonnière". Innovation, enfin, dans les sociétés humaines, sur la base de mécanismes nouveaux de stockage et de réemploi de l'information. A ce niveau, son analyse conduit l'auteur à nous présenter sa propre position dans le grand débat d'aujourd'hui, sur l'importance des contraintes biologiques dans les comportements humains. Dans un style vif et allègre, se trouvent ici liées indissolublement information scientifique et réflexion philosophique.

  • L'étude du comportement animal peut-elle nous aider à mieux comprendre le comportement humain ? Les névroses expérimentales ouvrent-elles la voie à l'édification d'une psychopathologie expérimentale ? Les modèles psychopathologiques utilisés en psychiatrie sont-ils compatibles avec nos connaissances des moeurs animales analysées par l'éthologie ? Autant de sujets d'actualité qui, en dehors de leur intérêt épistémologique, sont susceptibles d'avoir des conséquences pratiques en psychopharmacologie et peut-être en prophylaxie et thérapeutique humaines et animales ; on les trouvera abordés, avec sûreté et prudence, dans le livre du docteur Cosnier.

  • « On n'arrête pas le progrès », disait-on jadis. Mais peut-être s'arrête-t-il tout seul ! L'origine de la crise profonde que subit l'Occident aujourd'hui ne serait-elle pas à chercher dans l'épuisement de l'innovation technologique ? Quand on compare la situation actuelle aux prédictions enthousiastes des futurologues des années 60, et que l'on fait un bilan objectif du développement technique jusque dans ses domaines « de pointe » (l'informatique, l'espace, la santé), un constat d'échec s'impose. Si le déclin technologique n'est pas encore évident, c'est paradoxalement grâce aux techniques anciennes qui donnent un second souffle à nos industries : le train (TGV) et les tramways, la céramique et la brique, la fonte et le fer, le coton et la laine - autant de secteurs parmi les plus modernes et les plus productifs aujourd'hui. La mise en évidence du potentiel de ces « techniques d'hier pour demain », voilà le second thème de ce livre. Mais ce plateau technologique sera provisoire, et nous abordons un tournant historique décisif - la fin de la civilisation industrielle occidentale. Bien qu'exceptionnelle, notre civilisation n'a aucune raison d'évoluer autrement que celles qui l'ont précédée. Toutes ont cru échapper à la décadence, aucune n'y est parvenu. L'inéluctable loi des cycles historiques joue désormais contre nous. Seule notre ignorance des mécanismes de l'évolution technique peut nous laisser croire le contraire. Nourri d'exemples détaillés empruntés à tous les domaines de la technique, appuyé sur une vision historique à long terme, cette analyse lucide de notre avenir est peut-être la seule qui puisse nous en donner une relative maîtrise.

  • Dans les sociétés dites avancées, il est courant qu'on vante l'"objectivité" et la "neutralité" de la science. A croire qu'elle est tombée du Ciel ! Il y aurait d'un côté les activités religieuses, philosophiques et artistiques, toujours tributaires de l'histoire des hommes et donc toujours opaques ; et de l'autre, des savoirs scientifiques transparents, fondés sur une Méthode parfaitement rationnelle. Certes, ces savoirs sont fort utiles aux industriels et aux militaires. Et ils constituent des références privilégiées pour tous les experts et technocrates qui se multiplient autour de nous. Mais on nous dit qu'il faudrait voir là un simple hasard : la science pure, hélas, étant fréquemment "utilisée" de façon impure... Est-ce si simple ? Pierre Thuillier nous invite à comprendre que la science, loin d'être étrangère à la culture ambiante, y est profondément enracinée. Car la science est construite par des hommes : elle s'appuie sur divers présupposés philosophiques et recourt aux formes les plus variées de l'imagination. En outre, souvent, les intérêts cognitifs interfèrent avec des intérêts éminemment terrestres. Pour le montrer, Pierre Thuillier analyse des cas significatifs - qui nous mènent des alchimistes, de Newton et de Marat au Colloque de Cordoue, et qui concernent aussi bien le statut des mathématiques que le sexisme de l'institution scientifique...

  • S'adressant aux enseignants, aux psychologues et aux "parents des petits écoliers", l'auteur s'inscrit en faux contre les Sganarelles qui prétendent rationner ce qui appartient à toutes et à tous : l'intelligence. Il démystifie un domaine où règne la plus grande confusion : les rapports entre le QI, la biologie et la reproduction des inégalités sociales. Son exposé, ironique et rigoureux, montre que la démocratisation de l'enseignement est à la fois nécessaire et possible. Certains pensent que les inégalités sociales actuellement observées dans l'enseignement résultent de limitations biologiques et qu'une réduction de ces inégalités ne pourrait se faire qu'au prix d'un nivellement vers le bas. Par une étude originale d'enfants de travailleurs manuels adoptés par des cadres, et en s'appuyant sur les statistiques nationales, l'auteur montre que la réalité est exactement contraire. Les inégalités ne peuvent être maintenues qu'au prix d'un gaspillage considérable.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Démocratie : chacun croit savoir de quoi il s'agit. Discours du plus illustre des chefs d'Etat ou du plus obscur conseiller municipal, elle s'y trouve encensée, affirmée ou proclamée.

  • Le franc-parler scientifique se fait rare, mais il existe encore. Ce livre voudrait le prouver. Montevideo, 1985 : un pays sort de la dictature ; les scientifiques respirent, prennent en main leur avenir, renouent avec l'Occident. Mille questions les traversent : que s'est-il passé d'important, que faire quand on est libre mais désargenté, comment jouer maintenant sa vie d'homme de science, comment provoquer la découverte ? Jacques Ninio, chercheur biologiste, invité en Uruguay, est soumis au feu roulant des questions formulées par un auditoire assoiffé de savoir, confiant dans le progrès, et soucieux d'y jouer un rôle moteur. Il y répond avec le souci de faire passer un maximum de concepts importants, et son goût très particulier de l'argument insolite ; il tempère aussi leur enthousiasme en croquant avec espièglerie les travers de la biologie contemporaine. Quelques années plus tard, Jacques Ninio revit avec nous cet épisode singulier. Dans son livre, qui se présente comme une relation de voyage où sont enchâssés les quatre entretiens originaux, il montre aussi comment les questions se posent en France en cette fin de millénaire, et dresse un portrait sans fard de la biologie actuelle, ses percées et ses dérives, dans l'esprit sincère et frondeur qui avait animé les entretiens.

  • A travers cinq siècles de cultures, l'unité des questions nouées dans les discours sur l'infini, discours mathématiques ou cosmologique, discours philosophique et discours théologique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les langages formels et les grammaires génératives fournissent des exemples de théories qui s'expriment autrement qu'en énonçant des lois. On peut transposer cette méthode aux autres sciences si l'on fait appel à la notion de codage. Construire par des transformations successives un signal final qui sera, dans un code, le représentant du phénomène, tel est le but que peuvent se proposer les théories scientifiques de l'avenir. Mais que penser alors de notre science actuelle, de ses lois, de sa causalité, de sa logique ? André Regnier a dressé ici un bilan féroce de nos habitudes scientifiques. Il a aussi donné, sur l'origine de la logique, quelques idées qui permettent de mieux comprendre l'évolution en cours.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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