• Ubu roi

    Alfred Jarry

    Le 9 décembre 1896, un jeune homme crée le scandale en faisant jouer au théâtre de l'OEuvre une farce truculente : Ubu roi.
    « Merdre ! » Sitôt le premier mot lâché, la salle siffle, hue, rit, proteste : le public est insulté, les conventions théâtrales sont bousculées, le grotesque s'introduit dans le théâtre d'avant-garde. En mettant en scène les tribulations du Père Ubu - personnage cynique et ordurier, prêt à tout pour s'accaparer le pouvoir -, Jarry donne naissance à un véritable mythe. Blague de potache témoignant de l'inventivité d'un lycéen rennais ou « pamphlet philosophico-politique à gueule effrontée », selon le mot d'un journaliste d'alors, Ubu roi est d'abord un feu d'artifice verbal qui, plus d'un siècle après sa création, n'a rien perdu de sa saveur.

    Dossier :
    1. De l'école au théâtre
    2. Jarry et la réforme théâtrale : articles, lettres et manifestes
    3. Ubu roi : un désastreux triomphe
    4. Fortune de l'oeuvre : mises en scène et illustrations.

  • Fortune cookies Nouv.

    Bretagne, demain :Une coupure d´électricité plonge la petite vie de Blanche et Hadrien dans le noir, ainsi que toute l´Europe. Un mystérieux appel résonne sur les ondes : le gouvernement cache qu´il se passe quelque chose au sud... la guerre ? Leur fille

  • Le Talon de fer (The Iron Heel, 1908) appartient au patrimoine littéraire mondial. Francis Lacassin le désignait comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d'anticipation publié durant la période la plus créative de sa vie (soit juste avant Martin Eden), Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et... impitoyable répression.

    Roman socialiste à thèse, récit d'amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

    Jack London (1876-1916), est l'auteur d'une oeuvre immense dont Libertalia retraduit tout le volet social.

  • Ils sont cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, nettoyeurs de tombes, chiffonniers... Des enfants laissés pour compte dans un pays où les plus pauvres ne peuvent que survivre. Survivre, Saturnino tente de le faire. Dans la rue, il lutte depuis la disparition de ses parents, pour gagner quelques pièces, pour protéger Luzia sa petite soeur, pour se souvenir des mots et des chansons que fredonnait leur mère. Un jour, Saturnino rencontre un vieil homme hors du commun qui se dit chef d'orchestre. Il invite les gamins des rues à venir chez lui. La musique a-t-elle le pouvoir d'effacer la peur et la solitude ? Maestro est né d'un article de journal : Il était question d'un chef d'orchestre bolivien qui avait réussi l'exploit de monter un orchestre avec des gamins des rues. Lors des émeutes de février 2003 à La Paz, les bâtiments de l'école de musique avaient pris feu et les enfants avaient sauvé les instruments et accueilli leur professeur en jouant...

  • Quelque cent mondes composent la Confédération de Naflin, parmi lesquelles la somptueuse et raffinée Syracusa. Or, dans l'ombre de la famille régnante, les mystérieux Scaythes d'Hyponéros, venus d'un monde lointain, doués d'inquiétants pouvoirs psychiques, trament un gigantesque complot dont l'instauration d'une dictature sur la Confédération ne constitue qu'une étape. Qui pourrait donc leur faire obstacle ? Les moines guerriers de l'ordre Absourate ? Ou faudrait-il compter avec cet obscur employé d'une compagnie de voyages, qui noie son ennui dans l'alcool sur la planète Deux-Saisons ? Car sa vie bascule le jour où une belle Syracusaine, traquée, passe la porte de son agence...

  • Dernier ouvrage de l'académicien Jacques Bainville publié de son vivant, ce texte paru en 1935 dresse l'histoire des dictateurs à travers les âges." La dictature n'a pas de causes uniformes. Elle peut être une réaction de défense contre l'anarchie et la ruine et contre les effets de la démocratie portée à sa dernière conséquence [...]. Elle peut être au contraire pour la démocratie égalitaire et anticapitaliste le moyen de vaincre les forces qui lui résistent et de s'imposer. Il y a donc des dictatures diverses. Il y en a pour tout le monde et un peu pour tous les goûts. Ceux qui en rejettent l'idée avec horreur s'en accommoderaient très bien et, souvent, s'y acheminent sans s'en douter. Ceux qui la désirent seraient parfois bien déçus si elle triomphait.
    " Qu'on l'appelle ou qu'on la déteste, il est donc essentiel de la connaître avec les visages divers qu'elle a pris au cours de l'histoire, puis, de nos jours, dans des pays si nombreux et si éloignés les uns des autres qu'on aurait probablement tort de n'y voir qu'une sorte de vogue quand elle est l'effet d'une loi ou d'une nécessité. "
    Jacques Bainville, 1935.
    Une histoire globale, toujours d'actualité.

  • Andrieu, jeune cinéaste français malmené par les médias, accepte une mission d'Amnesty International en Amérique du Sud pour redorer son image. Il doit rencontrer le colonel De La Pena, ministre de l'Intérieur du nouveau gouvernement de San Felicio, maître absolu de Castel Morro, le lieu où l'on interne et torture les opposants politiques depuis des décennies. Juan De La Pena est réputé pour sa violence, sa cruauté et ses accès de folie. Andrieu redoute cette rencontre mais quelque chose le pousse, qui n'a rien à voir avec ses soucis médiatiques : la curiosité face au mal, au mal absolu. Il y a certaines choses qu'il vaut mieux pouvoir ignorer , lui dit le colonel en guise de préambule. Le jeune émissaire d'Amnesty souhaite-t-il vraiment savoir ? Veut-il connaître la nature du mal ? J'avais quatorze ans. En tout cas, c'est ce qu'indiquent les registres de l'orphelinat où j'avais été placé avec ma soeur. De nos parents, elle ne parlait pas, et je n'ai jamais retrouvé nulle trace... Ainsi commence le récit de Juan De La Pena, qui est davantage celui d'un homme brisé, que d'un tortionnaire. À quatorze ans, il a été incarcéré à Castel Morro et a été soumis, ainsi que sa soeur, au supplice dont raffolait le maître des lieux de l'époque, le colonel Guarneri : prendre un prisonnier et lui proposer une tentative d'évasion qui lui coûtait invariablement la vie. La trappe de la liberté s'ouvrait sur une baie infestée de requins. Au moment d'être reconduit dans sa cellule, Juan De La Pena, au bord de la démence, a sauté. Il a sauté comme beaucoup d'autres, mais il est le seul qui ait jamais atteint la rive... Ce livre a reçu le Prix « Lire au College », 1999.

  • Legend T.1

    Marie Lu

    June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l´élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir assuré dans les hauts rangs de l´armée.Day est le criminel le plus recherché du territoire. Originaire des quartiers pauvres, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l´arrêter.Issus de deux mondes différents, June et Day n´ont aucune raison de se rencontrer... jusqu´au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June va le traquer... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?

  • Quand deux ennemis jures forment la plus improbable des alliances...
    June et Day ont echappe a leurs poursuivants. Refugies a Vegas, ils rencontrent un groupe de rebelles, les Patriotes, qui consentent a les aider a s´enfuir.
    Mais il y a une condition.
    Prets a tout, les deux adolescents acceptent : ils savent que, sans les rebelles, leurs heures sont comptees.
    Pourtant, June doute: et s´ils s´appretaient a plonger le pays dans la guerre civile ? Dechiree entre son sens du devoir, ses intuitions et ses sentiments, elle devra prendre la decision la plus difficile de son existence. Et Day aura-t-il suffisamment confiance en sa nouvelle complice pour remettre sa vie et celle des siens entre ses mains ?
    «Un deuxieme tome qui ne joue pas les seconds violons: il apporte a la serie son lot d´intrigues et de plaisir de lecture.» Los Angeles Times «Un thriller romantique dans un monde post-apocalyptique ou les apparences sont trompeuses: inoubliable.» KAMI GARCIA, auteure de 16 Lunes «Un scenario regle au millimetre, des personnages fouilles et de l´emotion: Legend merite tous les eloges.» The New York Times Book Review

  • Seize ans se sont écoulés... Le joug impérial s'est appesanti sur les mondes, avec son cortège de croix-de-feu et de miradors à pensées. Dans l'ombre du pouvoir, le sénéchal Harkot poursuit l'oeuvre obscure d'Hyponéros. Quel espoir reste-t-il ? Faut-il se raccrocher à des mythes ? celui des guerriers du silence qui échappent à l'inquisition mentale et voyagent sur les pensées recouvre-t-il encore une réalité ? C'est afin de rencontrer ces êtres légendaires qu'un garçon de huit ans, Jek At-Skin, entreprend un voyage improbable vers Terra Mater, la planète des origines.

  • Sous l'action des Scaythes effaceurs, l'humanité s'abîme peu à peu dans le néant. Son dernier espoir repose sur les guerriers du silence, ces êtres légendaires qui voyagent sur les pensées. Ils devront être douze. Douze à pénétrer dans les annales inddiques. Douze à unir leurs forces pour défier la lointaine citadelle Hyponéros. Mais douze disséminés à travers les mondes, pourchassés et persécutés, douze qui s'ignorent eux-mêmes pour la plupart. Pendant ce temps, Tixu Oty, arrivé sur un astre mort du centre de la galaxie, pénètre dans les arcanes de l'Hyponéros...

  • Hanoi blues

    Jeanne Cordelier

    "En 1997, dans la moiteur et l'atmosphère oppressante d'un Vietnam rongé par la dictature et la misère, Alice, épouse délaissée d'un diplomate, rencontre Khanh, un peintre vietnamien, dont elle tombe amoureuse. Son amour pour lui, lié à sa soif de justice et de liberté, va l'amener à prendre des risques dont elle ne mesure pas toujours la gravité. Une nuit, Khanh sera renversé par deux sbires du parti et Alice, malgré ses privilèges diplomatiques, se verra refoulée à l'aéroport." Biblioteca, Paris.
    "Chère Madame, À travers votre écrit les lecteurs peuvent mieux connaître le Viet Nam, son peuple, son âme au temps présent... À mon avis, depuis la fin du temps colonial, aucun auteur européen n'a essayé de refléter notre pays dans sa vie intérieure. À ce titre, votre roman fera date... Vous avez su appréhender la vie, les moeurs et coutumes vietnamiens souvent difficiles à saisir pour un occidental...
    Votre, Tin"

  • Foetus-party

    Pierre Pelot

    Bienvenue ! Bienvenue, cher visiteur !
    Dans " la ville " où les foetus préfèrent mourir plutôt que de venir au monde, le Saint Office dirigeant s'occupe de vous, vous loge, vous nourrit ! Et quels logements ! 16m² pour un couple - le luxe.
    Et quelle nourriture ! Cadavres recyclés, pâtés d'insectes...
    Bienvenue dans l'apocalypse en pente douce, le futur selon saint Pierre Pelot. Découvrez un monde où l'eau n'est polluée qu'à 70 % et où la récompense du jeu le plus populaire est une pilule-suicide.

  • L'affaire Bomarzo est une histoire de censure : la censure, par la dictature argentine en 1967, d'un opéra d'Alberto Ginastera et Manuel Mujica Lainez, accusé de « référence obsessionnelle au sexe, à la violence et à l'hallucination ». Ainsi, Bomarzo reste å ce jour l'emblème des persécutions idéologiques de la dictature militaire. D'abord soutenue par le général Onganía lors de sa création å Washington, cette oeuvre de musique contemporaine est, quelques mois plus tard, brutalement exclue de la scène musicale de Buenos Aires par ce même régime. Ses auteurs, pourtant plutôt conservateurs, sont rejetés, condamnés, traités de pervers. Aussi haletante qu'un thriller, la chronique de ce scandale nous fait revivre l'ampleur et la complexité du débat suscité par l'interdiction, et interroge le rôle de l'Église et de l'État comme régulateurs des rapports entre l'art et la morale. En observant le comportement des artistes et des intellectuels pendant ces années sombres, Esteban Buch dévoile les engagements et les compromissions de l'ensemble de la société argentine et, plus largement, éclaire les rapports entre musique et politique au xxe siècle.

  •  Plongez dans un monde dictatorial où la liberté individuelle est sacrifiée au nom de l´écologie et de la préservation de la diversité.   Extrait choisis :


     «  La misphère, cette petite bille greffée a la naissance sur le nombril des habitants, permettait aux tourneurs de programmer et maitriser le fonctionnement des organes du corps et notamment le cerveau et les hormones. Avec elle, rien n´est plus simple que d´effacer douleur, tristesse ou malheur »  « La régle première : Sous la Bulhavre, la vie est obligatoirement heureuse. » « Trouvez un abri, jeunes gens. Utilisez ce que vous avez appris. Soyez forts pour survivre. »   Revue de presse  Michel Abescat - Télérama du 18 janvier 2012 :


    Ils vivent sous une bulle. Un havre protégé du monde extérieur. Une sorte de cité idéale, construite après l'apocalypse. Pollution, diminution des ressources énergétiques, enchaînement des catastrophes naturelles : les humains ont bien failli disparaître de la planète, à l'instar des dinosaures autrefois. Le Tourneur de page,nouveau Noé, gourou et chef suprême, a réussi à créer une biosphère autonome, les a sauvés et ­réunis dans le meilleur des mondes possibles. Sous la Bulhavre, « la vie est obligatoirement heureuse », comme le récitent les enfants à l'école ; tout est propre, organisé, aseptisé, de la naissance à la mort. « Le Tourneur de page veille au bonheur de chacun », les émotions, les souvenirs eux-mêmes sont soigneusement contrôlés. Au dehors, pourtant, il y a l'Outre-Monde, mystérieux, inquiétant, interdit, dont deux frères, Alkan et Tahar, vont bientôt faire l'expérience...


    L'aventure est belle, vivement racontée. Muriel Zürcher tire avec brio son épingle d'un jeu déjà largement ex­ploré. On se souvient du récent Terrienne, de Jean-Claude Mourlevat. Le Tourneur de page est écrit à plusieurs voix, celles des deux frères en particulier, fûtés, piquants, sensibles. On suit avec bonheur leur prise de conscience progressive, et le roman, fort divertissant, distille en sourdine une véritable réflexion philosophique et politique. Bref, on tourne les pages !

        Nils C. Ahl - Le Monde du 1er décembre 2011 :

    Dans un futur pas très gai, sous le dôme d'une cité idéale qu'on nomme la "Bulhavre", le doute n'a pas sa place : "la vie est obligatoirement heureuse", affirme le "Manuel" d'un mystérieux "Tourneur de page" - à la fois apôtre, fondateur et guide suprême de ce dernier refuge de l'espèce humaine. Chaque individu est surveillé et contrôlé, la pureté génétique est la règle, même les souvenirs sont soumis à l'approbation des autorités. C'est dans ce contexte que deux frères, Alkan et Tahar, découvrent qu'il existe un autre monde, un "Outre-Monde", hors de la Bulhavre où le libre-arbitre n'est pas qu'un rêve. Sur un canevas classique et dystopique, Muriel Zürcher réussit un roman d'adolescence tout à fait convaincant. En effet, plutôt que d'édulcorer son contexte, elle en rend compte du point de vue d'Alkan et Tahar, laissant filtrer ce qu'il faut de politique et de critique sociale. Il ne s'agit que d'un premier tome, cependant, et l'on est curieux des suivants.

      Cet ouvrage a été numérisé avec le concours du Centre National du livre.

  • Désordres

    Rémy Lapierre

     "Je ne veux pas te tuer ! Je ne vais pas te tuer ! Je ne peux pas te tuer. Et puis ce n'est peut-être pas toi qu'ils vont venir prendre la prochaine fois. Ce sera peut-être moi. Ou Charles. Ou Sophie. Peut-être qu'ils ne vont plus jamais venir te prendre. On ne sait pas. On ne sait jamais ce qui va se passer." Rémy Lapierre

  • Le Père Ubu représente la bêtise triomphante. Il écrase la morale, les règles, les lois, les bienséances, les honneurs, les valeurs, les sentiments. Il écrase aussi l´intelligence, l´art, la beauté. Le Père Ubu, nous le connaissons tous : chef cruel, militaire crétin, État borné, tyran souriant, bandit impeccable, escroc en perruque, minable en tout genre. C´est pourquoi nous l´apprécions. Il est ce que nous refusons, ce que nous ne pouvons dire, et sans doute ce à quoi finalement nous aspirons.


  • En 1966, la répression en Argentine. La Nuit des Longs bâtons.



    Alex Nicol


    Préface


    Lorsque des camps de la mort nazie les quelques rescapés purent regarder le soleil en face, le monde entier cria : « plus jamais ça ! »


    Pourtant, la folie meurtrière qui anime le coeur des hommes reprit le dessus sur la civilisation et l'horreur s'exprima avec tout ce qu'elle a d'indicible dans le continent sud américain.


    Une fois encore la mécanique implacable de deshumanisation des intellectuels fut érigée en mode de pensée politique et la mort se devait d'être au rendez vous de ceux qui pensaient différemment.


    Pas une mort rapide, expéditive ; non, un raffinement de cruauté où la torture mentale et physique devait venir à bout de toutes les convictions. C'est cette lente descente aux enfers de la pensée unique que Bernard Coat nous conte avec ce talent de scénariste qui est le sien : des petites phrases courtes, incisives, sèches comme des coup de fouet ; des verbes qui jonglent entre le présent et le passé comme si le temps n'était plus une variable à prendre en compte ; des dialogues diaboliques entre la logique irrationnelle du bourreau et la foi en l'humanité de la victime. On ne sort pas indemne d'un texte tel que celui là. Du reste, on a du mal à se mettre dans la peau du personnage avec lequel pourtant on partage les mêmes valeurs. Mais face à l'écrasante destinée qu'édicte un pouvoir omnipotent, on se pose immanquablement cette question : « et moi, qu'aurais je fait ? »


    Il y a du Robert Merle et du Costa Gavras dans cette histoire. Et il y a surtout du Bernard Coat du meilleur crû.


    Et vous, qu'auriez vous fait ?... Page auteur



  • The autocratic regime of Sani Abacha (1993-1998) stands out as a watershed in the history of independent Nigeria. Nigeria´s darkest years since the civil war resulted from his unrestrained personal rule; very close to the features associated with warlordism. Nepotism, corruption, violation of human rights, procrastination over the implementation of a democratic transition, and the exploitation of ethnic, cultural or religious identities, also resulted in the accumulation of harshly repressed frustrations. In this book, some distinguished scholars, journalists and civil society activists examine this process of democratic recession, and its institutional, sociological, federal and international ramifications. Most of the contributions were originally presented at a seminar organized by the Centre d´Etude d´Afrique Noire (CEAN) in Bordeaux.

  • Une lutte de tous les jours sur fond de fascisme, intégrisme, voyages, montagne, société de consommation... Des sommets et des gouffres présente, dans un premier temps, la vie de Dimitri dans l'intimité quotidienne de l'Espagne fasciste de Franco, dominée par l'injustice et l'obscurantisme d'une Église qui hérite, comme prix de sa collaboration avec les généraux putschistes, le rôle de former la jeunesse dans un pays exsangue, inculte, pauvre et soumis par les armes et la délation. Le garçon, après une enfance minée par la maladie et le manque d'affection de presque toute sa famille, prend confiance dans les jeux de la rue où, en peu de temps, il devient un voyou sans frein ni loi. Grâce à l'incompétence des médecins, il peut fuir l'école pour éviter la violence de son instituteur, un prêtre sadique qui brutalise les enfants de condition modeste. Dès son premier travail, le jeune homme acquiert la confiance nécessaire pour s'épanouir, voler de ses propres ailes et mener sa vie au gré des sentiments et possibilités du moment. Peu d'années après, conscient de se trouver dans une impasse, Dimitri se réfugie dans la religion. Il ne doute point de l'efficacité de la prière et offre sa vie à Dieu : il veut devenir missionnaire et oeuvrer auprès des plus pauvres. Dès l'âge de dix-sept ans, il rédige et distribue ses premiers tracts contre la politique du dictateur Franco. Deux jours avant son entrée au séminaire, il rencontre un groupe de jeunes filles en fleur...

  • Dimitri, toujours en quête de beauté, trouvait l'émerveillement permanent dans les bivouacs sous les étoiles qui lui permettaient d'être en complète communion avec la nature. Là-haut, entre le ciel et la terre, dans un décor qui existait déjà bien avant l'avènement de l'être humain, il s'adonnait à la contemplation et à la méditation, et comprenait quelle était sa place dans l'immensité de l'univers... Chaque fin de semaine, Dimitri puisait ses forces dans cette nature sublime qui lui facilitait sa lutte face aux conditions de travail, devenues de plus en plus mauvaises jusqu'à se trouver privé d'emploi. Sa curiosité sans limite, lui permettait d'explorer des espaces de l'existence, situés au-delà des tabous de notre société, toujours puritaine. Porté par un formidable appétit de vie, il découvrit les charmes d'une autre face de la même nature dans les plages des mers tropicales, spécialement celles des Seychelles où il plongeait et replongeait dans la jouissance des sens. Plus tard, il affronta stoïquement les maladies et l'abandon des êtres parmi les plus proches... Vers la fin de sa vie, il luttait encore contre ce fascisme, version société de consommation qui laissait ses adeptes exsangues des valeurs morales parmi les plus élémentaires dont l'amitié, le respect et la dignité. Un jour, il prit son sac à dos, et partit vers des horizons mystérieux...

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