Jeunesse

  • Ils sont cireurs de chaussures, vendeurs de journaux, laveurs de voitures, nettoyeurs de tombes, chiffonniers... Des enfants laissés pour compte dans un pays où les plus pauvres ne peuvent que survivre. Survivre, Saturnino tente de le faire. Dans la rue, il lutte depuis la disparition de ses parents, pour gagner quelques pièces, pour protéger Luzia sa petite soeur, pour se souvenir des mots et des chansons que fredonnait leur mère. Un jour, Saturnino rencontre un vieil homme hors du commun qui se dit chef d'orchestre. Il invite les gamins des rues à venir chez lui. La musique a-t-elle le pouvoir d'effacer la peur et la solitude ? Maestro est né d'un article de journal : Il était question d'un chef d'orchestre bolivien qui avait réussi l'exploit de monter un orchestre avec des gamins des rues. Lors des émeutes de février 2003 à La Paz, les bâtiments de l'école de musique avaient pris feu et les enfants avaient sauvé les instruments et accueilli leur professeur en jouant...

  • Andrieu, jeune cinéaste français malmené par les médias, accepte une mission d'Amnesty International en Amérique du Sud pour redorer son image. Il doit rencontrer le colonel De La Pena, ministre de l'Intérieur du nouveau gouvernement de San Felicio, maître absolu de Castel Morro, le lieu où l'on interne et torture les opposants politiques depuis des décennies. Juan De La Pena est réputé pour sa violence, sa cruauté et ses accès de folie. Andrieu redoute cette rencontre mais quelque chose le pousse, qui n'a rien à voir avec ses soucis médiatiques : la curiosité face au mal, au mal absolu. Il y a certaines choses qu'il vaut mieux pouvoir ignorer , lui dit le colonel en guise de préambule. Le jeune émissaire d'Amnesty souhaite-t-il vraiment savoir ? Veut-il connaître la nature du mal ? J'avais quatorze ans. En tout cas, c'est ce qu'indiquent les registres de l'orphelinat où j'avais été placé avec ma soeur. De nos parents, elle ne parlait pas, et je n'ai jamais retrouvé nulle trace... Ainsi commence le récit de Juan De La Pena, qui est davantage celui d'un homme brisé, que d'un tortionnaire. À quatorze ans, il a été incarcéré à Castel Morro et a été soumis, ainsi que sa soeur, au supplice dont raffolait le maître des lieux de l'époque, le colonel Guarneri : prendre un prisonnier et lui proposer une tentative d'évasion qui lui coûtait invariablement la vie. La trappe de la liberté s'ouvrait sur une baie infestée de requins. Au moment d'être reconduit dans sa cellule, Juan De La Pena, au bord de la démence, a sauté. Il a sauté comme beaucoup d'autres, mais il est le seul qui ait jamais atteint la rive... Ce livre a reçu le Prix « Lire au College », 1999.

  • Legend T.1

    Marie Lu

    June est un prodige. A quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l'armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Né dans les taudis qui enserrent la ville, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter. Issus de deux mondes que tout oppose, ils n'ont aucune raison de se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June se lance dans une traque sans merci. Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?

  • June et Day ont échappé à leurs poursuivants. Réfugiés à Vegas, ils rencontrent un groupe de rebelles, les Patriotes, qui consentent à les aider à s´enfuir. Mais il y a une condition. Prêts à tout, les deux adolescents acceptent : ils savent que, sans les rebelles, leurs heures sont comptées. Pourtant, June doute : et s´ils s'apprêtaient à plonger le pays dans la guerre civile ? Déchirée entre son sens du devoir, ses intuitions et ses sentiments, elle devra prendre la décision la plus difficile de son existence. Et Day aura-t-il suffisamment confiance en sa nouvelle complice pour remettre sa vie et celle des siens entre ses mains ?

  •  Plongez dans un monde dictatorial où la liberté individuelle est sacrifiée au nom de l´écologie et de la préservation de la diversité.   Extrait choisis :


     «  La misphère, cette petite bille greffée a la naissance sur le nombril des habitants, permettait aux tourneurs de programmer et maitriser le fonctionnement des organes du corps et notamment le cerveau et les hormones. Avec elle, rien n´est plus simple que d´effacer douleur, tristesse ou malheur »  « La régle première : Sous la Bulhavre, la vie est obligatoirement heureuse. » « Trouvez un abri, jeunes gens. Utilisez ce que vous avez appris. Soyez forts pour survivre. »   Revue de presse  Michel Abescat - Télérama du 18 janvier 2012 :


    Ils vivent sous une bulle. Un havre protégé du monde extérieur. Une sorte de cité idéale, construite après l'apocalypse. Pollution, diminution des ressources énergétiques, enchaînement des catastrophes naturelles : les humains ont bien failli disparaître de la planète, à l'instar des dinosaures autrefois. Le Tourneur de page,nouveau Noé, gourou et chef suprême, a réussi à créer une biosphère autonome, les a sauvés et ­réunis dans le meilleur des mondes possibles. Sous la Bulhavre, « la vie est obligatoirement heureuse », comme le récitent les enfants à l'école ; tout est propre, organisé, aseptisé, de la naissance à la mort. « Le Tourneur de page veille au bonheur de chacun », les émotions, les souvenirs eux-mêmes sont soigneusement contrôlés. Au dehors, pourtant, il y a l'Outre-Monde, mystérieux, inquiétant, interdit, dont deux frères, Alkan et Tahar, vont bientôt faire l'expérience...


    L'aventure est belle, vivement racontée. Muriel Zürcher tire avec brio son épingle d'un jeu déjà largement ex­ploré. On se souvient du récent Terrienne, de Jean-Claude Mourlevat. Le Tourneur de page est écrit à plusieurs voix, celles des deux frères en particulier, fûtés, piquants, sensibles. On suit avec bonheur leur prise de conscience progressive, et le roman, fort divertissant, distille en sourdine une véritable réflexion philosophique et politique. Bref, on tourne les pages !

        Nils C. Ahl - Le Monde du 1er décembre 2011 :

    Dans un futur pas très gai, sous le dôme d'une cité idéale qu'on nomme la "Bulhavre", le doute n'a pas sa place : "la vie est obligatoirement heureuse", affirme le "Manuel" d'un mystérieux "Tourneur de page" - à la fois apôtre, fondateur et guide suprême de ce dernier refuge de l'espèce humaine. Chaque individu est surveillé et contrôlé, la pureté génétique est la règle, même les souvenirs sont soumis à l'approbation des autorités. C'est dans ce contexte que deux frères, Alkan et Tahar, découvrent qu'il existe un autre monde, un "Outre-Monde", hors de la Bulhavre où le libre-arbitre n'est pas qu'un rêve. Sur un canevas classique et dystopique, Muriel Zürcher réussit un roman d'adolescence tout à fait convaincant. En effet, plutôt que d'édulcorer son contexte, elle en rend compte du point de vue d'Alkan et Tahar, laissant filtrer ce qu'il faut de politique et de critique sociale. Il ne s'agit que d'un premier tome, cependant, et l'on est curieux des suivants.

      Cet ouvrage a été numérisé avec le concours du Centre National du livre.

  • Nous sommes en Serdane, pays écrasé sous le joug d'une dictature brutale et corrompue.

    En rentrant un soir de leur cours de musique, Nalki, quinze ans, et sa soeur Perle, treize ans, sont accueillis par des policiers venus les arràter. Les deux adolescents sont séparés de leur parents et déportés dans un camp de redressement.

    Soumis au travail forcé, ils vivent des heures particuliärement difficiles et rêvent de trouver un moyen pour regagner leur liberté.

  • Après son évasion du camp de Blache (voir "Matricule 307", premier tome des aventures du jeune violoniste), Nalki décide de passer la frontière pour transmettre des documents susceptibles de renverser le pouvoir en place en Serdane.
    Il devra avant tout se défaire du Colonel Vladàn, qui ne renonce pas à le pourchasser.
    Les événements qui suivront ne seront pas de tout ceux que le garçon avait prévus...

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