• À la fin du XIXe siècle, la lutte s'engage dans Paris entre le petit commerce et les grands magasins. Parmi ces derniers, le Bonheur des Dames, où tout est mis en oeuvre pour que la cliente succombe à la tentation de l'achat. Selon le mot du baron Hartmann, le financier de l'histoire, à l'une de ces dames : « Prenez garde, ma chère, il vous mangera toutes. » Il en est une, cependant, qui ne se laisse pas manger : Denise ; une nature d'acier sous ses airs timides. Elle tient bon et, dans ce Bonheur des Dames qui n'avait rien pour faire le sien, effectue une irrésistible ascension, prouvant qu'il est d'autres empires que celui du profit et qu'on les fonde parfois sur un refus.

  • Réalités psychiques, les personnages des romans vivent en nous avec plus ou moins d'intensité. À quelques-uns, nous réservons un accueil si particulier que nous aimerions nous introduire dans leur vie et leur univers. C'est bien ce que fait ici l'auteur en donnant vie à quelques figures, en majorité féminines, avec lesquelles il a noué des relations de vive affection. Ce qui l'autorise à leur conférer une autonomie particulière, allant jusqu'à infléchir, au gré d'une interprétation des oeuvres correspondantes, leurs destins.

  • « Je t'écris au courant de la plume », écrit Zola à Valabrègue en 1864. Placé sous le signe de l'authenticité, l'acte épistolaire est, chez Zola, un espace de révélation de soi et de l'oeuvre. Le portrait de l'écrivain souvent dépeint par l'histoire littéraire et la critique est celui du romancier ou du défenseur de Dreyfus. On connaît moins, en revanche, la relation que Zola entretient avec l'épistolaire, genre qu'il a pourtant pratiqué avec ferveur tout au long de sa vie. Sa correspondance (plus de 15 000 lettres !) constitue un riche éventail, témoignage de la venue au monde du romancier naturaliste comme de l'écrivain engagé, mais aussi du père de famille, de l'époux et de l'ami.

    À travers huit études, ce recueil cherche à rendre justice et à faire la lumière sur une partie peu connue de l'écriture zolienne. Les lectures proposées ici explorent la valeur de l'épistolaire chez Zola, l'usage de la lettre comme oeuvre de combat littéraire et personnel, de même que comme outil de rassemblement des troupes naturalistes.

  • « Grâce à la mort, nous avons appris à raconter des histoires, et grâce aux histoires, nous avons appris à apprendre.» Nous sommes en 2115. Puisque la fiction est le meilleur mode de programmation des êtres humains, on a demandé à une cohorte de 2000 cyborgs écrivains d'enseigner la mort aux robots dotés de conscience, deuxième génération, les T******-******-879. Ce livre leur enseigne comment mourir. Si vous ne faites pas partie de cette catégorie, veuillez ne pas tenir compte de ce livre. Il n'a pas été écrit pour vous.

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