• L'Essai sur le don de Marcel Mauss est l'un des textes majeurs, si ce n'est le texte majeur, de l'anthropologie du XXe siècle. Par l'étude des systèmes d'échange de la kula et du potlatch, il démontre que le don fut historiquement l'un des moteurs de nos sociétés. À l'encontre de tout rationalisme le potlatch, pratiqué chez certaines tribus amérindiennes, amène au sommet de l'échelle sociale les individus capables de se défaire de tout ce dont ils possèdent. Un système qui se révèle radicalement opposé au nôtre, où les possédants détiennent le pouvoir.

    Dans cet ouvrage précurseur, Mauss bat en brèche bon nombre d'idées reçues sur les principes de l'échange et du don. Par-delà leur dimension économique une dimension spirituelle. "Nous n'avons pas qu'une morale de marchand " conclut Mauss.

    Marcel Mauss (1872-1950) est la grande figure de l'anthropologie française, ainsi que le neveu du sociologue Émile Durkheim. Il a construit pendant plusieurs décennies une oeuvre protéiforme et a marqué en profondeur l'ensemble des sciences humaines de son siècle. Son essai anthropologique sur le don a bouleversé notre regard historique sur l'économie. Il a su conjuguer son travail de recherche à des convictions socialistes, et s'engagea en particulier en faveur du colonel Dreyfus.

  • Le meilleur moyen d'alléger ses peines, c'est encore de les partager.
    Avec son sable fin et son ciel azur, L'Avenue du Parc Resort and Spa est l'endroit idéal pour se remettre d'un coup dur. À condition de donner sa chance à la chance.
    Alors que Samya tente de pardonner l'adultère de son mari, Alison aimerait oublier qu'elle s'est fait plaquer au pied de l'autel. Jessie s'est excusée mille fois pour le chat et le lave-linge, mais Jérémy est à bout : une pause s'impose. Apolline rêve d'un enfant qui ne vient pas. Quant à Mia, dix-neuf ans et déjà maman, elle se voit rejetée par sa famille. Geneviève, elle, perd peu à peu la mémoire.
    Ensemble, elles vont libérer leurs émotions et s'apporter un soutien inattendu.
    Avec, au bout du chemin, un gain inestimable : l'espoir.

  • Dans le monde de l'économie, le caractère fantasmagorique de la marchandise est nommé fétichisme par Karl Marx. Afin d'analyser les formes que prennent les rapports sociaux engendrés par l'échange marchand, l'auteur cherche à décrypter le secret de la valeur. De ces pages géniales, qui appartiennent au premier chapitre du livre I du Capital, sont directement issues la théorie de la réification de Luckacs et celle du spectacle de Debord.

    Théo­ri­cien révo­lu­tion­naire alle­mand et figure majeure du mou­ve­ment ouvrier, Karl Marx (1818-1883) fut également historien, sociologue et jour­na­liste. Enga­gé poli­ti­que­ment dans la Ligue des Communistes aux côtés de Engels puis dans l'Association inter­na­tio­nale des tra­vailleurs, on lui doit une description minutieuse des mécanismes du capitalisme et une théorie érudite de l'économie politique. Sa pensée se fonde sur l'humain en tant qu'être pensant mais avant tout agissant.

  • Incontestablement, Edgar Morin est l'un des intellectuels contemporains les plus importants, les plus en prise avec le monde qui nous entoure. Homme engagé, son oeil aiguisé - et souvent facétieux - semble se poser sur ce que beaucoup ignorent, ou choisissent d'ignorer.

    Ces dernières années, nos sociétés ont été bousculées, meurtries, secouées. Et, régulièrement, l'Aube a publié des dialogues de ce grand penseur avec différentes personnalités - Boris Cyrulnik, Éric Fottorino, Stéphane Hessel, François Hollande, Laurent Greilsamer, Denis Lafay, Christiane Taubira, Nicolas Truong -, pour nous aider à mettre en mots, à comprendre, à voir. Dans cet ouvrage, il s'agit bien de Penser nos désarrois, aussi divers soient-ils.

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages.

  • Simmel démontre ici le mécanisme psychologique qui a permis de transformer l'argent de moyen en fin. Or, en servant quantité de fins, l'argent devient "incolore", privé de valeur en soi. Simmel analyse des cas pathologiques, allant de l'avare au dépensier compulsif, aspects psychologiques complétés par de passionnantes observations d'ordre historique et sociologique. Il se penche également sur les liens générés par l'argent, source paradoxale de l'individualisme moderne. Si la possession d'argent procure une liberté personnelle, elle engendre une insatisfaction croissante, tant la dimension qualitative, inexprimable en termes économiques, s'efface au profit du quantitatif. L'argent n'en reste pas moins pour l'homme moderne un aiguillon de son activité, une promesse illusoire de bonheur.

    Philosophe et historien de formation, Georg Simmel (1858-1918) fut l'un des fondateurs, avec Max Weber, de la sociologie allemande. Auteur de Philosophie de l'argent(1900), il donna également des cours à l'université de Berlin et de Strasbourg. Son oeuvre connut d'emblée une réception très favorable aux États-Unis, puis en France.

  • Le magnétisme, c'est utiliser notre énergie ainsi que celle qui nous entoure pour aider à soulager douleurs et maladies.À travers ce livre accessible et attrayant, l'auteure, Anne-Sophie Casper, aborde de manière juste et précise le magnétisme. Imaginé en cinq parties - l'attirance, la rencontre, le contact physique, le partage et l'engagement - cet ouvrage déconstruit les fausses idées et vous aide à tester et développer votre magnétisme. Vous pourrez le pratiquer de manière professionnelle sur une autre personne comme sur vous-même.

  • Dans sa jeunesse, Simon Leys passa deux ans dans une « cahute » de Hong Kong avec trois amis étudiants - période bénie où « l'étude et la vie ne formaient plus qu'une seule et même entreprise ». C'est en souvenir de ce foyer régi par l'échange et l'émulation, surnommé le « studio de l'inutilité », qu'il a ainsi intitulé le présent recueil d'essais. Tous regardent ses trois domaines de prédilection : la littérature, la Chine, la mer.
    Simon Leys s'y laisse aller à la jouissance désintéressée de la littérature. Libre de tout carcan, il partage amours et désamours en matière de lettres, mais toujours en attaquant son sujet par un biais inattendu.
    Il y éclaire tour à tour la « belgitude » d'Henri Michaux, la vie personnelle de George Orwell, la genèse de L'Agent secret de Joseph Conrad, ou encore l'amitié entre Albert Camus et Czeslaw Milosz, brosse les portraits de personnalités remarquables et parfois méconnues - du prince de Ligne, « incarnation du xviiie siècle » à Soon Mayling, la femme de Chang-Kai-Shek -, revisite les heures les plus terribles du génocide cambodgien, dont il décrypte chaque rouage, quand il n'épingle pas, en faisant montre d'une réjouissante causticité, les considérations de Barthes sur son voyage en Chine en plein maoïsme triomphant.

  • Voici, pour la première fois, une enquête complète sur la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), théâtre de la fameuse série Le Bureau des légendes. La DGSE n'a qu'un but : défendre les intérêts de la France. Pour cela, la loi l'autorise à " entraver " clandestinement, à l'étranger, les ennemis de notre pays. Si la Boîte, comme la surnomment ses 7 000 agents, baigne dans le secret, l'ouverture est très nette, et, paradoxalement, plus personne ne parle aujourd'hui de la DGSE sans évoquer sa spectaculaire vitrine, Le Bureau des légendes, que notre enquête éclaire d'un jour nouveau. Assassinats ciblés, infiltration croissante des services russes, chasse aux " taupes " chinoises, cyberguerre, opérations secrètes en Afrique..., autant d'histoires inédites, enfin révélées dans ce livre. C'est aussi le quotidien des agents secrets qui est dévoilé : de leur entrée dans le service, sur concours ou par contrat, à leur plongée dans l'espionnage sous une identité fictive - la fameuse " légende "...

  • Cher legor,
    Tout est trop calme ce matin au Mojo. Es-tu certain que ce séjour aux antipodes me remettra les pieds sur terre?
    Nicolas

    Écoute Nicolas,
    Tu devrais te décider à écrire et oublier Leonor. À trop tirer sur ta libido, tu rebondis vers le rien. Tu n'es pas parti en Nouvelle-Zélande pour geindre. Fais-moi rêver, mec.
    legor

  • Mains de glace

    Patrice Guirao

    La police de Boston est sur les nerfs. Le corps nu du Dr Robert Bennett est retrouvé affreusement mutilé dans l'unité de médecine du campus. Ses deux mains ont disparu et son corps est gravé au cutter d'un « Notre père... ». Acte d'un déséquilibré, d'un sataniste ou atroce parricide ? À ce meurtre sordide, s'ajoutent des suicides inquiétants. Et que penser des menaces de mort envoyées au sénateur Milton et de ce corbeau qui annonce aux uns et aux autres que leurs enfants ne sont pas les leurs ? Merry, le capitaine de police est à cran, il compte sur ses meilleurs inspecteurs, Dan Mc Kee et Jade Disalvo. Deux limiers qui ont fait de leur devoir une priorité. Sans doute pour mieux éviter d'affronter leur vie et les démons qui les y attendent. La secte des Enfants des Planètes, elle, est toute prête à récupérer les âmes perdues.

    Patrice Guirao nous plonge dans un Boston glacial et angoissant, où le doute, les remords, la vengeance, l'avidité et la haine gangrènent les esprits, et martyrisent... certaines mains !

    Patrice Guirao est installé à Tahiti depuis 1968. Il est l'auteur de la Saga Al Dorsey - Crois-le !, Lyao-ly, Si tu nous regardes, Tu vois, parus aux éditions Au vent des îles et en poche aux éditions Pocket -, portée à l'écran par France Télévisions en 2017.

    Parallèlement à son travail sur le roman « Noir Azur » dont les intrigues se situent en Polynésie, il s'inscrit dans la grande famille des auteurs de thrillers avec des ouvrages comme À la lueur du sang et aujourd'hui #Mains de Glace.

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    La fraternité est l'un des thèmes majeurs du pontificat de François. Il en fait le thème de sa troisième encyclique après "Lumen Fidei" et "Laudato Si'".À toutes les soeurs et à tous les frères, à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui peuplent la terre.L'édition officielle de la Conférence des évêques de France.

  • On progresse plus vite à deux et chacun a un potentiel de savoirs et d'expérience à transmettre ou à recevoir.
    C'est sur ce principe que repose le mentorat, de plus en plus apprécié des entreprises et des organisations.
    Véritable outil de valorisation des compétences et de développement des talents de toutes les générations, cette pratique permet de concilier évolution individuelle, intelligence collective et objectifs de performance.
    Son postulat est simple : organiser des chaînes d'entraide et d'échange de savoirs dans un environnement professionnel contribue à la meilleure santé des individus, rend les organisations plus agiles et favorise l'apprentissage permanent.
    Mais l'expérience montre que le succès du mentorat repose sur la mise en place d'un « programme » structuré, comprenant plusieurs étapes spécifiques, et s'appuyant sur une méthodologie rigoureuse.
    À travers 42 fiches pratiques, de nombreux témoignages et des liens vers des vidéos de synthèse, cet ouvrage représente une véritable boîte à outils pour faciliter la mise en oeuvre de cette démarche.
    Il vous permettra de concevoir, déployer et accompagner des programmes de mentorat dans votre entreprise, votre administration ou votre association.

  • Bilan d'un ensemble de recherches statistiques et ethnographiques réalisées en Algérie autour des années 1960, cet ouvrage analyse les relations entre les structures économiques et les structures temporelles qui sont au principe des pratiques économiques, mise en réserve ou épargne, échange de don ou crédit, entraide ou coopération. Dans une économie précapitaliste, la logique de la reproduction simple et la vision cyclique de la durée qui en est corrélative interdisent toute appréhension d'un futur autre que celui qui est immédiatement inscrit dans le présent au titre de potentialité objective. À l'opposé, toute la logique d'un « cosmos économique » qui, comme celui qu'importe et impose la colonisation, est objectivement caractérisé par la prévisibilité et la calculabilité, exige une disposition prospective et calculatrice qui s'exprime aussi bien dans les calculs et les projets économiques de l'existence quotidienne que dans la projection d'un avenir révolutionnaire. L'analyse des variations des pratiques économiques et des représentations de l'économie en fonction de la position occupée dans le système économique permet d'établir les conditions économiques de possibilité des dispositions économiques dont la théorie économique crédite décisoirement tous les agents. Elle établit aussi les conditions économiques de la révolte contre les conditions économiques, apercevant dans la possession du minimum d'assurances sur l'avenir qui est la condition d'une appropriation rationnelle de l'avenir le principe de la différence entre les projets révolutionnaires des prolétaires et les attentes eschatologiques des sous-prolétaires.

    Cet ouvrage est paru en 1977.

  • La persécution des Juifs d'Europe par les nazis s'est accompagnée très tôt de projets d'échanges de prisonniers juifs contre des Allemands de l'étranger. Une politique qui aboutira à la création d'une catégorie spéciale de déportés, internés dans le camp de Bergen-Belsen à partir de 1943.Cet ouvrage retrace la genèse et le déroulement de cette politique sur fond de luttes d'influence au sein de l'appareil nazi. Les auteurs font appel aussi bien aux témoins et survivants de ce drame qu'aux historiens spécialistes de la période. Ils reconstituent ainsi dans les détails les négociations menées un an avant la fin de la guerre entre les SS Adolf Eichmann et Kurt Becher   émissaire personnel de Himmler  - et l'avocat juif Rudolf Kasztner, pour obtenir la libération de Juifs hongrois contre la remise aux nazis d'argent, de matériels et de ressortissants allemands. Plus la défaite approche, plus les dignitaires SS espèrent pouvoir négocier avec les Alliés pour cette opération. Un jeu pervers qui aboutira après bien des revers au sauvetage de 1  700 vies humaines.À la fois synthèse accessible de la recherche sur le sujet et récit incarné, Les Rançonneurs d'Hitler restitue un chapitre largement méconnu de l'histoire de la Shoah et éclaire la personnalité controversée de Rudolf Kasztner.  Thomas  Ammann  et Stefan Aust sont journalistes et auteurs. Tous deux ont travaillé pour la presse écrite et la télévision allemandes.  Les Rançonneurs d'Hitler  est leur premier ouvrage publié en France.    Ouvrage traduit de l'allemand par Hugues Van Besien 

  • Cet ouvrage est un ensemble de témoignages et de réflexions sur la parentalité dans le cadre de l'adoption, écrit par huit femmes dont sept élèvent seules leurs enfants. Adopter un enfant, cet événement extraordinaire, au sens propre du terme, déclenche une explosion de sentiments, bien sûr, mais pose aussi une multitude de questions. Durant plusieurs années, elles ont questionné collectivement leur vécu avec leurs enfants, puis ont décidé d'en faire un livre pour transmettre cette expérience partagée au plus grand nombre.
    Ces mères ne donnent pas de ficelles, pas de modèle, elles disent leurs émotions, leurs manières de guider leur enfant à travers ses propres questions sur son origine, son abandon et son adoption.
    Ce livre s'adresse aux parents adoptants, à leur entourage, aux professionnels concernés par l'adoption et à tous ceux et celles qui s'intéressent à la question de la parentalité. Ils trouveront, notamment, des réflexions autour du désir d'être mère, de la question des parents d'origine, de l'accompagnement d'un enfant dans ce double mouvement qu'est l'abandon/adoption. Il dit aussi la force d'un groupe spontané d'échanges entre pairs dans la durée.

  • Comment a-t-on l'idée de se passionner pour le langage ? De vouloir savoir comment la même chose se dit en différentes langues ? Est-ce bien la même chose, d'ailleurs, si elle ne se dit pas de la même façon ? Est-ce que bientôt la seule langue sera l'anglais ? Pourquoi continuer à enseigner des langues mortes ?Émile mitraille Claude Hagège de questions pour essayer de comprendre ce métier si original : celui de parler toutes les langues...Dans cet échange entre un adolescent et un linguiste, on (re)découvre la curiosité dont on peut témoigner à cet âge. La pertinence des questions amène l'intellectuel à exprimer sa pensée avec clarté et concision. Il en résulte un entretien au ton original, accessible et souligné par le trait intelligent de Pascal Lemaître, qui intéressera aussi bien les ados que leurs parents.

  • Nous donnons tous les jours, souvent sans même y penser. Nous offrons notre aide ou une friandise, nous donnons des indications, des nouvelles, des pièces de monnaie, des coups de main et, par-dessus tout peut-être, du temps. Mais, si nous employons quotidiennement ces mots : don, donner, cadeau, offrir, recevoir, nous ne savons pas pour autant dire ce que c'est que donner.
    Le présent livre se propose d'examiner les diverses définitions du don qui ont été proposées dans la philosophie et les sciences sociales. Ce faisant, on est progressivement amené à identifier chacune des modalités par lesquelles les humains peuvent transférer un bien à autrui. Parmi celles-ci, le don présente une caractéristique cruciale, qui le différencie notamment de l'échange : avec le don, celui qui reçoit peut se trouver absolument démuni, n'avoir rien, ni rien à donner en retour.
    Ce trait, pour être longtemps passé inaperçu dans les écrits sur le don, s'avère fondamental. Le livre se propose en effet de montrer que, pour cette raison, le don a joué un rôle décisif dans la préhistoire de l'espèce humaine, tout comme dans l'histoire de chacun d'entre nous : lorsque nous étions enfants.

  • Résister par l'insolence et par le rire, Guy Bedos s'y attache, en comédien et en observateur féroce de notre société.De sa jeunesse algérienne, il tient l'antiracisme. Du refus de l'indifférence, l'engagement pour les droits de l'Homme. Du goût pour la liberté, l'indocilité face aux pouvoirs. De l'exigence de démocratie, l'appel à l'« insurrection pacifique ».Guy Bedos projette son rêve d'une société meilleure dans la jeunesse qui s'indigne et qui agit. Rencontre avec un homme irrésistiblement drôle et tourné vers la vie.

  • Par tradition, la "culture de la gratuité" est associée à l'envers du marché, à un mode alternatif de penser les échanges, à des démarches d'émancipation sociale, au don. Mais elle subit aujourd'hui de puissants effets de brouillage. Le développement d'Internet entremêle inextricablement vraies et fausses gratuités. Les stratégies marketing annexent sans complexe l'attrait du mot "gratuit". Les télévisions ou les journaux "gratuits" sont le cheval de Troie du tout-marchand publicitaire, alors que de grandes gratuités sociales comme l'école publique ou l'assurance maladie subissent une crise grave et que la mécanique du profit semble occuper tout l'horizon. Quels enjeux de civilisation couvent sous cette question ? À quel prix peut-on encore dire avec Bruce Sterling: "Gratuit comme l'air, l'eau... gratuit comme la connaissance" ? Jean-Louis Sagot-Duvauroux tente de répondre à ces questions et propose une éthique de la gratuité.

  • Chaque année plus nombreux, des étrangers de passage, des migrants, se mêlent aux habitants de quartiers pauvres de nos villes. Ils circulent avec des titres de tourisme. Dans cette course sans fin, ils font des commerces les plus divers qu'ils vendent aux pauvres des quartiers pauvres. Cette mondialisation par le bas du poor to poor, pour les pauvres par les pauvres, est une extraordinaire soupape d'économie parallèle, trop souvent inconnue. Le fétichisme de la marchandise inhérent à la globalisation des économies libérales leur offre le rôle d'entrepreneurs commerciaux nomades et cosmopolites à travers les enclaves urbaines ethniques de leurs circulations, suggérant les contours de peuples trans­européens sans nation. Surtout, cette mondialisation structure des appartenances souvent communautaires, ethniques, religieuses, passant de communautés immigrées en communautés immi­grées. Une enquête documentée, passionnante et nécessaire.

  • Trente et un penseurs, parmi lesquels Jacques Derrida, Françoise Héritier, Edgar Morin, Jean-Luc Nancy, Michel Onfray ou encore Jacques Rancière, pour comprendre les errements et les raisons d'espérer d'une planète convulsée. Dix-neuf entretiens et débats avec les intellectuels les plus engagés dans la réflexion sur le temps présent dressent un état des lieux des questions qui taraudent notre modernité. Issu du Théâtre des idées, cycle de rencontres intellectuelles du Festival d'Avignon (2004-2012), ces dialogues singuliers s'attachent à faire vivre l'esprit critique, cette faculté de juger, de soumettre la réalité sociale, artistique ou politique au tamis du jugement argumenté, qu'il soit sérieux ou ironique, virulent ou tempéré. Des très actuelles "résistances intellectuelles" qui esquissent ce que pourrait être un service public des idées, c'est-à-dire un accès direct, libre et partagé à l'intellectualité.

  • « Puis-je vous parler ?... » « Vous avez un peu de temps ? » ...
    Parler, se dire, est vital pour chacun. On ne se trouve vraiment qu'en parlant à un autre. Parler suppose donc d'être accueilli par quelqu'un qui se rend compte de ce qu'écouter veut dire. Écouter, c'est se taire, ne pas juger, c'est accepter l'autre tel qu'il est, comme il est, différent de soi, sans pourtant se renier soi-même. C'est permettre à l'autre d'aller aussi loin qu'il veut, qu'il peut, dans l'expression de ce qu'il vit.
    Intervenir ? Oui, mais comment ?
    L'écoute ne s'improvise pas. Elle exige d'être réfléchie, travaillée, sans quoi l'autre très vite de parler retombe dans le silence.
    L'écoute est sans prix pour celui qui la pratique comme pour celui qui en bénéficie. Elle ouvre sur une richesse autre, sur le plaisir de l'échange, de la rencontre.

  • Dans une société de plus en plus moderne, où le numérique et les machines remplacent peu à peu les savoir-faire traditionnels, nous sommes à la recherche d'une vie plus authentique et d'une nouvelle autonomie Par souci d'économie, par conviction écologique ou simplement pour le plaisir de créer, un retour au travail de la main et à l'artisanat est possible ! Collectivement ou de façon autonome, la transmission des savoirs permet à chacun de s'impliquer et de changer les modes de consommation.Cet ouvrage donne de précieux conseils pour redécouvrir l'art du "faire soi-même" : jardinage, cuisine, auto-construction, réparation, création artistique... un ensemble de gestes à apprendre ou réapprendre pour transformer positivement son quotidien. Retrouvons dès aujourd'hui les savoir-faire oubliés et reprenons la main sur les pratiques de demain !

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