• La femme et la nature Nouv.

    Dans cet essai provocateur de 1978, pierre angulaire de la littérature féministe et de l'écoféminisme, traduit pour la première fois en français, Susan Griffin explore une représentation traditionnelle qui a cours depuis l'Antiquité : la femme serait du côté de la nature ; l'homme du côté de la culture. Mais ce postulat essentialiste, elle le pousse jusqu'à l'absurde pour mieux en montrer le ridicule. Si un lien particulier existe entre la femme et la nature, c'est bien plutôt celui de l'oppression dont elles sont toutes deux l'objet. Usant de l'esthétique débridée du collage, portée par le souffle d'une écriture unique et qui se transforme presque en expérience physique, Susan Griffin dévoile non seulement comment, depuis la division fatidique entre l'âme et la matière chez Platon, la philosophie et la religion patriarcales ont, par le biais du langage et de la science, assis leur pouvoir sur la femme et la nature, mais aussi combien est destructrice l'impulsion qui pousse l'homme à vouloir se séparer du monde auquel il appartient.

    Polyphonie virtuose, patchwork entretissé de mille fragments, mêlant des sources allant du traité gynécologique au manuel de sylviculture en passant par les Écritures, des extraits de biographies et des essais scientifiques, ce livre est un texte dense et puissant, un poème en prose vibrant, un appel éloquent à réparer, à réunir ce qui a été séparé.

  • Une fois réconciliées avec notre âme de sorcière -; et ce nom lui-même collectivement intégré -;, une fois notre paysage intérieur transformé, alors que nous avons pu nous relier à notre colère, et parfois notre pouvoir, nous avons encore beaucoup à faire.
    Nous allons devoir renouer avec tout ce qui a été effacé, nié, oublié. Pour nous ouvrir au monde dans sa totalité. Nous reconnecter à ce qui constitue notre essence la plus profonde, prendre la vie à bras-le-corps, découvrir notre potentiel de création ainsi que de destruction, embrasser notre ombre. Et y aller !
    Ce n'est donc plus dans les bois (ou pas toujours...) que nous allons cacher nos rituels, mais bien au coeur de cités immergées dans la modernité. Grâce à la magie verte, la magie du chaos, la magie du sexe, nous allons poursuivre ici notre reconnexion à notre corps, à la nature, à la spiritualité et à nos soeurs, pour ensuite reconquérir ces espaces dont nous nous étions éloignées, qui nous faisaient encore si peur il y a peu : la place publique, la parole publique... Le moment est venu de s'engager. En fabriquant de l'espoir au bord du gouffre, en y insufflant de la joie, nous ferons notre part au coeur d'un monde qui divague, pour tenter de transformer la peur en conscience, et l'obscur en amour.
    La magie est un combat. C'est un art de la transformation, pour soi dans un premier temps, mais surtout pour le monde.

  • L'Ecologie profonde : un enjeu pour notre époque veut donner un nouveau souffle à la pensée écologique et culturelle. Il montre les limitations de l'environnementalisme, c'est-à-dire pourquoi l'écologisme superficiel, dans ses quatre dimensions (scientifique, militant, politique et pratique), est totalement insuffisant et pourquoi il est nécessaire de le compléter par l'écologie profonde. Il fait le lien entre la situation politique et la pensée philosophique. Dans une société de plus en plus conditionnée et coercitive, il résonne comme un cri de liberté. Il montre les limites de l'écologisme classique relayé par les médias mainstream et la nécessité de retrouver nos racines dans la terre, de modifier nos croyances et de renouveler la pensée écologique.
    Il se réfère à l'étude sociologique des « créatifs culturels » ; il prône la réhabilitation des valeurs féminines et le respect des animaux et de tous les êtres vivants.
    Il explique comment la montée générale de la violence nécessite de désacraliser la Science et la Technique, et notamment la déplorable révolution numérique. Il alerte sur les dangers du « tout numérique » pour notre culture, nos liens sociaux, notre santé physique et mentale, le risque de coercition et de perte de libertés.

  • Réveillez-vous, femmes divines
    Vous qui êtes unique en cette terre, orchidée d'une beauté sans pareille, il est temps que vous vous réveilliez à votre divinité. Au fond de vous, vous le savez bien, personne ne vous ressemble vraiment, personne n'a votre histoire, et pourtant vous n'avez pas pleinement conscience de votre unicité, de ce qui fait de vous une femme exceptionnelle qui a, comme toute autre femme, sa place dans le monde.
    Véronique de La Cochetière, nourrie de sa longue expérience de sage-femme et de praticienne en ostéopathie intrapelvienne, va vous ouvrir les portes de votre temple sacré : votre corps. Ignoré si facilement, trop souvent gouverné par votre tête, carcan psychologique du fruit de votre histoire, de votre éducation, des règles transmises par la société, ce corps qui ne peut accueillir que le plus beau va révéler votre féminitude, cet art d'être femme aujourd'hui. Faire la paix avec vos parents en acceptant de ne pas porter le poids transgénérationnel, ne pas surinvestir la compréhension de leurs actions, faire preuve d'humilité et de gratitude, faire la paix avec vos monstres, toutes ces personnes malveillantes qui ont attenté à votre vie et à votre bien-être par des violences physiques ou psychologiques, être en phase avec vous-même sont autant de chemins que l'auteure vous invite à découvrir grâce à des rituels et à un travail corporel basé sur plusieurs outils psychosomatiques. Reconnectée à votre essence divine, vous cheminerez sur cette terre mère en citoyenne du monde, fière de votre pouvoir de transmission et de cette force d'amour et de paix.

  • Par son passé agraire, son rapport complexe avec le territoire et la colonisation, ses lunes de miel, mais aussi ses tiraillements avec le nationalisme, le féminisme ou la mondialisation, la cinémato­graphie québécoise est un cas d'étude idéal pour les questions entourant l'imaginaire national et les discours de genre. L'autrice revisite le cinéma québécois depuis les années 1940, des classiques canadiens-français (Un homme et son péché) en passant par les films « de fesses » (Valérie), ou les satires de ces derniers (Q-bec my love), jusqu'au cinéma contemporain (Mariages, À l'origine d'un cri). Selon elle, les figures féminines du cinéma expriment une dimension importante et alternative des fictions nationales. On voit dès lors se tisser des liens entre les idées d'une nation et les représentations du corps féminin : Terre-mère, Femme-terroir, Femme-nation, Femme-nature... représentations qui évolueraient au gré des changements sociaux, politiques et culturels de la province.

    Une fine analyse politique et féministe, qui éclaire le cinéma sous un angle inédit et rafraîchissant, avec à l'appui les théories des Gender Studies anglo-saxonnes et de l'écoféminisme.

  • Alors que l'idéologie de la croissance et du progrès technique s'impose comme seul repère valable pour penser la vie collective, résister à cet aplatissement du monde exige qu'on y oppose du sens. Dans une société où la religion est de plus en plus évacuée, l'humanisme peut être un point de rencontre entre croyants et non-croyants de toutes traditions dans la quête pour la justice, la liberté et l'égalité. Mais tandis que le développement technologique effréné nourrit le fantasme du dépassement des limites de l'espèce humaine, comment renouer avec une conception entière de l'humain, réconciliant corps et esprit, nature et culture, individu et société? Avec les textes de Jean-Claude Ravet, Yvon Rivard, Vivian Labrie, Nicolas Le Dévédec et Marc Chabot, entre autres.

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