• Née d'un père français et d'une mère nicaraguayenne, Cualli a fait très tôt l'expérience de la différence, dès l'école maternelle où ses cheveux crépus lui donnaient l'impression de n'être pas tout à fait comme les autres. Plus tard, alors que ses copines rêvaient de sortir avec Ken, c'étaient les garçons androgynes et mystérieux qui l'attiraient. Et puis, quand est venu le temps des premières expériences sexuelles, la douleur ressentie - au lieu du plaisir qu'on lui avait promis - a nourri durablement son mal-être. Mais qu'est-ce qui cloche chez toi, Cualli ?
    Ce roman graphique est le récit des découvertes, des rencontres et des questionnements qui jalonnent la vie des jeunes femmes d'aujourd'hui. Apprendre à connaître son corps et ses désirs, c'est mettre des mots sur ses peurs et ses douleurs. Au fil des années et des garçons qu'elle fréquente, et dont elle dresse des portraits aussi amusants que tendres, Cualli se découvre et met des mots sur ses démons : dysmorphophobie, asexualité, endométriose, vaginisme... Autant de maladies complexes qui deviennent claires sous la plume de l'auteure, qui décrit en parallèle son cheminement féministe, inextricable de son expérience personnelle.
    Un récit illustré autobiographique intimiste, sans fard, avec beaucoup d'humour, qui fut pour l'auteure le moyen de se défaire de certains tabous et permettra probablement à d'autres jeunes femmes de s'y reconnaître et être rassurées.

  • Un roman essentiel du marquis de Sade, qui lui valut d'être jeté en prison !
    L'Histoire de Juliette, ou les Prospérités du vice, un des plus rares romans de Sade, suivit de peu Justine ou les Malheurs de la vertu. La publication de ces deux ouvrages valut au Divin Marquis (1740-1814) son arrestation sur ordre de Napoléon et son incarcération sans procès à l'asile de Charenton durant les treize dernières années de sa vie. Entre narration, dialogues philosophiques et scènes de coïts très violentes, Sade confirme avec Juliette son talent à exhiber la part la plus immonde des hommes tout en abordant des réflexions précieuses sur la société. Juliette, au contraire de sa larmoyante soeur Justine qui n'obtient que des injustices pour prix de sa vertu, est une nymphomane amorale dont les entreprises lui valent le succès et le bonheur. Sade confirme dans ces pages qu'il était un auteur inexorablement et absolument libre : c'est de cette subversion qui l'emporte sur l'obscénité qu'il dut payer le prix tout au long de sa vie...
    L'Histoire de Juliette " est assurément le roman le plus significatif, le plus réussi de Sade. Dans les précédents, les femmes n'y sont que des figurantes passives, tandis que dans celui-là on trouve une galerie de libertines implacables qui tiennent tête à des libertins fabuleux. [...] On ne peut aller plus loin dans l'horreur sexuelle qu'il ne l'a fait en pensée. La performance de l'écrivain fascine même lorsqu'on désapprouve son libertinage destructeur ". Sarane Alexandrian, Histoire de la littérature érotique, Seghers, 1989.

  • Le seul ouvrage qui traite des rapports entre danse et érotisme, devenu une référence.
    Les rapports entre danse et érotisme semblent manifestes. La danse à la réputation d'être un art sensuel, mais où sont les oeuvres érotiques ? Il y a des corps, il y a des sexes, mais finalement peu de créations qui relèvent de l'érotisme. À partir de ce paradoxe, l'auteur propose de revisiter l'histoire de la danse. De Salomé à Anna Teresa de Keersmaeker, du tango au butô, du mythe de la ballerine à celui du " danseur pédé ", il s'agit de défendre un érotisme chorégraphique dont certaines oeuvres contemporaines annoncent peut-être la venue.
    Ce livre, initialement paru en 2006, fait référence dans le domaine de la danse : écrit par un spécialiste du domaine, il s'agit du seul ouvrage théorique à aborder cette question. Quinze ans plus tard, à l'aune de l'évolution de la discipline, de MeToo, des créations les plus récentes, il était nécessaire d'en proposer une version revue et actualisée.
    Édition intégralement revue, corrigée et augmentée.

  • Voici la suite de l'Histoire de Juliette (Tome 1, Lectures amoureuses n° 227) qui poursuit ses pérégrinations sous la plume de Sade, dont l'imagination morbide s'affermit de page en page, de même que ses réflexions philosophiques gagnent en profondeur et en subtilité... Aucune forme de dépravation n'échappe à Juliette, entourée de libertins au moins aussi féroces qu'elle et de femmes dont les passions macabres dépassent l'entendement !
    Le crime paie-t-il ? Assurément pour Juliette, qui finit ses aventures riche de tous ceux qu'elle a dépouillés, aux côtés de Noirceuil, nommé Premier ministre par le roi en récompense de sa carrière criminelle. Juliette prend les rênes du gouvernement en sa compagnie, ressassant son principe que " le vice amuse et la vertu fatigue ". Sans conteste, Juliette est le personnage féminin le plus autonome et le plus intelligent de la littérature du xviiie siècle. Mais il faut avoir le coeur bien accroché pour s'en apercevoir...
    Faut-il encore présenter Sade (1740-1814) ? Sûrement pas. Mais relever que l'Histoire de Juliette est indisponible dans son intégralité depuis des lustres (hormis dans la Pléiade), ça oui ! La collection " Lectures amoureuses " comble enfin ce vide, Jean-Jacques Pauvert estimant que Juliette est " la plus importante entreprise de librairie pornographique clandestine jamais vue dans le monde ".

  • Découvrez les meilleurs détournements de films cul(tes)... à ne pas laisser à portée des enfants !Plus de 150 titres de films détournés pour le meilleur... et surtout pour le X !
    Après le célèbre Blanche-Fesse et les 7 mains, riez avec :

    Mon gros python, sacré graal !
    Fanfan la turlute
    Les Aristochattes
    Autant en emporte le gland
    La planète des seins

  • Notre société regorge d'interdits... Il est temps de jouer avec !
    S'inspirant des interdits les plus surprenants, ce livre propose 120 jeux réservés aux adultes : autant d'idées de scénarios, pour flirter avec les limites et jouer à les franchir. Les objets, les lieux, les rôles, les fantasmes les plus fous... Tout sera prétexte à des situations érotiques un peu transgressives - mais jamais dangereuses, bien sûr. Adultes et consentants, sans violence ni humiliation, vous allez jouer avec tout ce qui vous passera par la tête ou sous la main, pourvu que ce soit un peu dérangeant ou d'ordinaire interdit.
    Il est interdit de gaspiller la nourriture !Alors jouons avec les fruits et légumes,surtout s'ils ont des formes explicites.Il est interdit de proférer des injures publiques, abusons du " dirty talk ".Interdit de faire du topless ? Libérons les seins !Interdit d'usurper une identité, alors soyons un autre...Interdit de tricher aux examens ? Réinventons la salle de classe !Le livre propose également un glossaire de toutes les " paraphilies ", ces fétichismes érotiques bizarres, dont on ne soupçonne même pas l'existence : 200 termes expliqués et donnant lieu à des idées de scénarios, qui vous permettront de jouer et briller durant les dîners !

  • Parce quil me savait menacée, Gideon avait pris des risques insensés. Pour me protéger, il sétait chargé du pire des fardeaux. Son geste était la plus bouleversante des preuves damour, mais il nous séparait autant quil nous rapprochait. Prisonniers de nos secrets, nous étions plus que jamais prêts à défier le destin pour être ensemble. Je pressentais toutefois que ce passé qui nous avait déjà tellement meurtris pouvait, à tout instant, nous rattraper.


    Couverture : © Edwin Tse / © Penguin group

  • Si Le Secret de la petite chambre est écrit en une langue extrêmement raffinée et composé avec une grande habileté, sa haute tenue s'accompagnant d'un style délibérément archaïque, dans La Fille au chapeau rouge, c'est l'observation qui prend le pas sur le style : fioriture et outrance sont écartées au profit d'une description qui se veut sans fard.
    Ecrits au début des années vingt, interdits par la censure et publiés sous le manteau, ces récits érotiques attribués à deux écrivains majeurs de la littérature japonaise contemporaine, Kafu et Akutagawa, n'ont, singulièrement, pas encore paru au grand jour et sous une forme pleine et entière au Japon.

  • Savoir trouver les mots, ça s'apprend !
    Trouver les bons mots pour parler d'érotisme, de son désir, de son corps, de ses sentiments, faire monter l'excitation avec son partenaire pour le rendre fou, se lancer dans l'écriture d'un roman... Que ce soit pour séduire, pour parler de soi et de ses fantasmes ou pour tenir en haleine un lecteur, ce guide vous permettra d'améliorer vos connaissances en matière d'écriture érotique et de vous entraîner de façon concrète.
    Vous découvrirez notamment :
    o l'importance de la communication érotique dans votre vie quotidienne (même si vous n'êtes pas écrivain) ;
    o les techniques pour écrire une histoire passionnante et les pièges à éviter ;
    o les astuces pour relancer le désir entre vous et votre partenaire à distance ;
    o comment vous faire publier et connaître du public (que ce soit en roman, théâtre, musique, etc.).
    Émaillé de nombreux exercices et exemples issus de textes érotiques, ce livre est à mettre dans toutes les bibliothèques de ceux qui souhaitent apprendre à écrire l'amour et le sexe pour eux-mêmes, pour leur amant.e ou pour un public plus large.

  • Le plus célèbre roman de Saikaku met en scène un érotomane bourgeois à l'époque d'Edo. En soixante ans, Yonosuke aura connu charnellement 3742 femmes et 725 garçons, outrepassant - et de beaucoup ! - le score du don Juan de Mozart. Il se dégage de l'ensemble du récit une esthétique du monde des plaisirs, avec ses règles de bon goût, ses figures exemplaires, ses lieux privilégiés que sont le Shimabara de Kyôto ou le fameux Yoshiwara d'Edo. Gargantua érotique, Yonosuke au cours de son périple expérimente toutes les pratiques de la sexualité de son époque jusqu'à son départ, un beau matin, vers la mythique île des Femmes, pour un voyage sans retour. Une comédie humaine éphémère, pathétique, drôle ou cruelle dont le sexe est la seule boussole (Patrick Sabatier, Libération).

  • Créé par les Avocats du Diable, le Prix de la Nouvelle Érotique propose un nouveau défi littéraire : écrire durant la nuit la plus longue une nouvelle inédite en respectant la double contrainte d'un contexte et d'un mot final. Les nouvelles de cette quatrième édition déclinent la contrainte de « One Mort Time » et la chute « entonnoir ». Les meilleurs auteurs de littérature érotique se sont pris à ce jeu qui replace l'érotisme dans la littérature d'aujourd'hui.

  • La sexualité expliquée par un chat !
    Charly est bavard. Charly est câlin. Charly aime profiter du soleil matinal dans le jardin. Charly mange (beaucoup). Charly vit à Poitiers et a ses entrées dans le cabinet de Philippe, sexologue. Suivez-le dans ce livre, et découvrez en dessins comment il parviendra petit à petit à apporter des réponses à toutes celles et ceux qui se posent des questions sur leur sexualité !
    Charly existe en poils et en os, et partage sa vie entre le radiateur, la cuisine et les genoux de Philippe Arlin. S'il n'est pas sexologue dans la vraie vie, les conseils que vous trouverez dans ce livre, accompagnés du récit de ses aventures félines, eux, sont bien réels... en plus d'être utiles !

  • Ce petit roman pornographique datant vraisemblablement du milieu du XVIIe siècle vaut surtout pour l'originalité et la vitalité avec lesquelles son auteur conjugue surnaturel et érotisme. Toutes les postures y sont exposées avec force détails et sans aucune fausse pudeur, et le recours à un diablotin de moine ayant la capacité de changer de taille - ce qui lui permet de se faufiler vraiment partout - en autorise même d'inédites. Elles s'organisent autour d'une trame romanesque décrivant la désagrégation d'une famille mandarinale confrontée à quatre irrésistibles succubes à la beauté ensorcelante et à un moine à géométrie variable, métaphore à peine voilée du sexe masculin.

  • La secrète popularité de ce roman érotique écrit à la fin de la dynastie Ming ne s'est, semble-t-il, jamais démentie, comme en témoignent les nombreuses listes de proscription de « livres obscènes » où il figure en bonne place. L'action se déroule dans un passé lointain, dans ce que l'on appelle la « période des Printemps et des Automnes » (722-481 av. J.-C.). L'Histoire sert de cadre à une intrigue qui, en dépit de son caractère « résolument pornographique » - écrivait R. van Gulik à propos de ce livre - est soigneusement agencée et se fonde sur les enseignements des vieux manuels du sexe taoïstes. Belle de Candeur, pratiquant dans ses joutes amoureuses la « méthode de la Fille de Candeur pour recueillir les fruits de la bataille », obtiendra enfin - à force de rapports fréquents et prolongés avec des partenaires multiples et toujours renouvelés - l'immortalité.

  • Un dîner de cons

    Collectif

    Créé par les Avocats du Diable, le Prix de la Nouvelle Érotique propose un nouveau défi littéraire : écrire durant la nuit la plus longue une nouvelle inédite en respectant la double contrainte d'un contexte et d'un mot final.
    Du plus cru au plus sentimental, du fétichisme à l'humour lexical, les nouvelles de cette troisième édition déclinent la contrainte « Un dîner de cons » et la chute : « Commode ».
    Les meilleurs auteurs de littérature érotique se sont pris à ce jeu qui replace l'érotisme dans la littérature d'aujourd'hui.

  • «On dit du vin qu'il délie les langues. Que dire du plaisir?
    Au XVIIIe siècle la langue de l'Église, le langage du droit, le discours médical s'inquiètent de l'assaut des belles-lettres contre l'autorité. Les prêtres dénoncent en chaire l'affaiblissement de la foi et les progrès du vice. Dieu souffre en silence. Comment ne serait-Il pas indigné, demande l'abbé Cambacérès, devant "et les blasphèmes de l'impiété, et les triomphes de l'hérésie, et les progrès du libertinage, et tous les ravages que l'ennemi fait dans le champ de son Église." La langue est le lieu d'un combat.» Patrick Wald Lasowski.

  • Comment le féminisme peut se reconnaître dans la pornographie Objet de débats où la passion l'emporte bien souvent sur la raison, la pornographie semble à première vue s'opposer au féminisme. Or, les années 1980 voient éclore aux Etats-Unis un courant se définissant comme " pro-sexe " porté par des figures telles Annie Sprinkle ou Candida Royalle. Avec l'idée que la pornographie n'est pas systématiquement condamnable, la question suivante s'impose : peut-on parler de moyen d'émancipation ? La femme doit être libre de choisir la sexualité qui lui convient. Les films pornographiques conçus par des hommes et pour des hommes ne lui permettant pas d'obtenir une satisfaction complète, des réalisatrices, parmi lesquelles Erika Lust, Ovidie ou Emilie Jouvet, promeuvent une pornographie alternative où le plaisir féminin est - enfin - mis en exergue. Et brisent les standards pornographiques dominants ! Peu étudiées en France, les thèses défendues par les féministes pro-sexe n'ont encore que peu d'échos au sein du grand public. Basé notamment sur une dizaine d'entretiens de spécialistes et professionnels, ce travail cherche à élucider en quoi le féminisme peut se reconnaître dans la pornographie. Et inversement.

  • La prédiction

    Collectif

    Une nouvelle voix de la littérature érotique, censurée par InstagramAlma, trentenaire tout juste remise d'une rupture douloureuse, se livre à travers 10 histoires érotiques.
    Alma est libre. Alma danse et boit. Alma aime et jouit. Alma joue avec les hommes et s'amuse à devenir leur jouet. Libérée, curieuse, elle en a fait une quête. Elle veut tout connaître de son corps et de celui des autres.
    La Prédiction, projet artistique éclos sur Instagram, puis censuré à de nombreuses reprises, tourne une nouvelle page de la littérature érotique. Une littérature incarnée, actuelle, celle d'une jeune femme qui assume pleinement sa sexualité, avec ou sans sentiments, de façon jouissive et sans pudeur.

  • Lise, journaliste féministe et anticorrida, doit réaliser pour TF1 le portrait d'un torero à la réputation de séducteur irrésistible, le légendaire Manuel Ortega.
    Découvrant qu'Ortega est mêlé à une affaire de meurtre, persuadée de sa culpabilité, elle profite du reportage pour enquêter sur le torero. Et se retrouve plongée au coeur d'un univers qu'elle pensait exécrer.
    Mais le charisme du mystérieux torero opère à son corps défendant...

  • Vous voila prêt à aborder l'écriture érotique. Raconter le réel et le réalisable mais aussi le fantasme et la transgression. Trouver les mots justes, sensuels et sincères mais aussi les mots troublants, dérangeants, insupportables même.

    L'écriture érotique n'est pas si facile qu'elle peut paraître au premier abord. Sans nuance, elle se borne à la description crue de gestes sexuels et verse dans la pornographie. Trop subtile ou lyrique, elle s'élève en poésie, touche le coeur mais pas le corps. Comme le désir, fragile et fort, l'écriture érotique joue les équilibristes. Pas d'inquiétude cependant. Si elle sait se dérober, elle se laisse aussi dompter !

    Dans cet ouvrage, vous pourrez butiner d'un texte à l'autre, suivre patiemment l'ordre des pages ou aller directement à l'essentiel. Six chapitres s'offrent à vous, et avec eux, de nombreux exemples pour vous donner le ton et l'audace. Vous pourrez puiser dans chacun les propositions d'écriture selon vos désirs du jour.

    Que vos lectures soit bonnes et que vos écrits s'épanchent sans retenue !

  • Elles étaient des filles des villes, des cocottes, des grues, des poules, des mannequins dans des vitrines, des prostituées. Elle est, elle, la fille des champs, l'unique, "une femme en elle-même, et sans au-delà". De quelle amour le jeune philosophe Ferdinand Alquié l'aura-t-il aimée ?
    Jacques Lacan s'emploie à réduire sa hantise d'elle : il fait parvenir à son ami une fort émouvante lettre, à laquelle il joint le seul poème qu'il ait jamais écrit.
    Unique, Ariane ne l'est pas moins dans son accouplement à Dionysos. Inspiré par Lou Salomé, comme le montre ici Chantal Maillet, Nietzsche en dessine le portrait : libre, elle sait y faire avec son fil, dompter, apaiser la jouissance en excès dont souffre son amant ; elle en reçoit le don dans sa chair.
    Alquié, Lacan, Nietzsche esquissent ce que serait une érotique déshabitée de Dieu, une érotique où, fruit d'une conquête qui est aussi un deuil, l'Autre est reconnu inexistant.

  • Malgré ses études universitaires, Sabrina est femme de ménage pour une agence de location saisonnière à Campofelice di Roccella, dans la province de Palerme en Sicile. Elle partage ses journées entre ses aspirateurs, l'homme avec qui elle vit, leur famille respective et les traditions religieuses. Son avenir semble tout tracé : une vie de couple banale, des enfants et puis l'ordinaire... Jusqu'à ce jour ensoleillé et chaud de juillet qui voit arriver ce mystérieux locataire ! Des vagues déferlent alors sur sa petite vie tranquille, la ballottant comme une coque de noix entre Campofelice di Roccella, Cefalù et les îles Éoliennes. Elles l'entraînent dans un tourbillon de sentiments passionnés à la découverte d'un érotisme éblouissant ! Sa folie amoureuse semble vouée à l'échec avec la fin des vacances. Mais la vie réserve bien des surprises !

  • Gustav Klimt (Baumgarten, 1862 - Vienne, 1918) «Faire un autoportrait ne m'intéresse pas. Les sujets de peinture qui m'intéressent ? Les autres et en particulier les femmes... » Aucune référence au monde extérieur ne vient contrarier le charme des allégories, portraits, paysages et autres personnages que l'artiste peint. Des couleurs et des motifs d'inspiration orientale (Klimt a été très influencé par le Japon, l'ancienne Egypte et la Ravenne byzantine), un espace bidimentionnel dépourvu de profondeur et une qualité souvent stylisée de l'image, autant d'éléments utilisés par le peintre pour créer une oeuvre séduisante, où le corps de la femme s'expose dans toute sa volupté. A 14 ans, il obtient une bourse d'Etat pour entrer à la Kunstgewerbeschule (l'Ecole viennoise des Arts et Métiers). Très vite, ses talents de peintre et de dessinateur s'affirment. Ses toutes remières oeuvres lui valent un succès inhabituellement précoce. Sa première grande initiative date de 1879 : il crée cette année-là la Künstlerkompagnie (la compagnie des artistes) avec son frère Ernst, et Franz Matsch. A Vienne, la fin du XIXe siècle est une période d'effervescence architecturale. L'empereur François- Joseph décide, en 1857, de détruire les remparts entourant le coeur médiéval de la ville. Le Ring, financé par l'argent du contribuable, est alors construit : de magnifiques résidences y côtoient de superbes parcs. Ces changements profitent à Klimt et à ses associés, leur fournissant de multiples occasions de faire montre de leur talent.
    En 1897, Klimt, accompagné de quelques amis proches, quitte la très conservatrice Künstlerhausgenossenschaft (Société coopérative des artistes autrichiens) ; il fonde le mouvement Sécession et en prend la présidence. La reconnaissance est immédiate. Au-dessus du porche d'entrée de l'édifice, conçu par José Maria Olbrich est inscrite la devise du mouvement : «A chaque âge son art, à l'art sa liberté. » A partir de 1897, Klimt passa pratiquement tous ses étés sur l'Attersee, en compagnie de la famille Flöge. Durant ces périodes de paix et de tranquillité, il eut l'occasion de peindre de nombreux paysages qui constituent un quart de son oeuvre complète. Klimt exécute des croquis préparatoires à la plus grande partie de ses réalisations. Parfois, il exécute plus de cent études pour un seul tableau. Le caractère exceptionnel de l'oeuvre de Klimt tient peut-être à l'absence de prédécesseurs et de réels disciples. Il admirait Rodin et Whistler sans les copier servilement. En retour, il fut admiré par les peintres viennois de la jeune génération, tels Egon Schiele et Oskar Kokoschka.

  • Dans le salon très mondain de Lady Helling, toute la gentry écoute le sulfureux colonel Boldman exposer avec complaisance ses théories et pratiques quant à l'usage de la fessée et du fouet appliqué à l'éducation des jeunes filles. À l'écart, l'hôtesse se

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