• Les Femmes savantes
    Molière
    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Les Femmes savantes est une pièce de théâtre en cinq actes et en alexandrins de Molière, comédie de moeurs notamment sur l'éducation des filles, créée au théâtre du Palais-Royal le 11 mars 1672.
    La pièce raconte l'histoire d'une famille déchirée en deux, où la mère (Philaminte), la belle-soeur de cette dernière (Bélise) et une de ses deux filles (Armande) sont sous l'emprise d'un faux savant aux dents longues (Trissotin). Ce dernier, beau parleur, les subjugue de ses poèmes et savoirs pédants mais, en vérité, s'intéresse plus à l'argent de la famille qu'à l'érudition des trois femmes. Source Wikipédia.
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  • John Cowper Powys se défie de l'affliction autant que de la sérénité. Le philosophe avance, en funambule, sur un fil tendu au-dessus du gouffre de la solitude. Dans une approche présentée comme « libre, sceptique et indépendante », il se propose de « retourner aux sensations fondamentales de la conscience planétaire ». Pour ce faire, en grand érudit, il invoque les présocratiques, Rousseau, le stoïcisme, et renoue avec les philosophies orientales, deux décennies avant la Beat Generation.

    Mais l'auteur se fait surtout intraitable critique. Son désir de « rappeler la philosophie », comme sa dénonciation de l'impuissance des grands systèmes philosophiques, résonnent avec force. La recherche de la solitude et le mépris du destin font dès lors office de vaccin contre l'amertume de l'existence.

    John Cowper Powys est né en Angleterre en 1872 dans une famille de onze enfants. Il oriente ses premiers écrits vers la recherche poétique, puis officie de nombreuses années comme conférencier aux États-Unis. Notamment célébré pour ses romans, il est aussi l'auteur d'une riche oeuvre philosophique. Plusieurs fois nommé pour le prix Nobel de littérature, il fut admiré par des personnalités aussi diverses que Glenn Gould ou Henry Miller.

  • Nicolas Bouvier est devenu l'incarnation d'un art de voyager, L'Usage du monde s'est imposé comme la référence de la littérature du voyage. Mais la critique sur son oeuvre n'englobe pas les relations de Bouvier à l'histoire, à la géographie, à tous ces savoirs qu'il dit vouloir ignorer afin d'être plus disponible à ce qu'il découvre. L'éloge de l'ignorance et la logique du désencombrement sont pourtant loin de mettre fin au désir de connaissance, explique Liouba Bischoff : ils visent surtout à fonder un rapport authentique au monde.L'auteure explore les carnets inédits de Bouvier et l'ensemble de son oeuvre dans le but de comprendre ce paradoxe. Elle démontre brillamment et sans jargon, quel usage des savoirs Bouvier a développé, dans ses voyages comme dans son oeuvre.

    Liouba Bischoff, maître de conférence à l'École normale supérieure de Lyon, est spécialiste des récits de voyage et des rapports entre littérature et sciences humaines (géographie, histoire, anthropologie.Elle a écrit sur Jean Rolin, Nicolas Bouvier, Lorenzo Pestelli.

  • Le syndrome de Gilles de la Tourette est-il héréditaire ? Qu'est-ce que la clupéophilie ? Comment appréhender les expériences de mort imminente ? Autant de questions abordées par Oliver Sacks dans Chaque chose à sa place. Qu'il parle de natation, des musées londoniens, de ses dissections de seiches, qu'il décrive des cas neurologiques ou aborde des sujets aussi variés que la vie extra-terrestre, les fougères et autres plantes de Park Avenue, c'est toujours avec le même précieux mélange d'érudition, de sensibilité et d'humour qu'il dépeint, explique ou théorise. Le lecteur découvrira l'homme derrière l'écrivain neurologue, un formidable pédagogue capable de nous passionner en toute chose.

  • Pourquoi sommes-nous plus déprimés et anxieux que jamais ?

    Nous vivons une époque intrigante. Nous sommes plus riches et en meilleure santé que tout autre peuple de l'histoire de l'humanité. Nous avons accès à la technologie, à l'éducation. Et pourtant, un sentiment général de désespoir nous envahit : tout semble foutu.

    Si quelqu'un peut mettre un nom sur notre malaise et nous aider à le résoudre, c'est bien Mark Manson. Dans son nouveau livre, s'appuyant sur la psychologie et sur la sagesse philosophique, Manson dissèque la religion et la politique, examine nos relations avec l'argent, les divertissements et Internet, et constate qu'une trop bonne chose peut psychologiquement nous dévorer vivant. Il défie ouvertement nos définitions de la foi, du bonheur, de la liberté - et même de l'espoir.

    Avec son mélange habituel d'érudition et d'humour, Manson nous met au défi d'être plus honnêtes avec nous-mêmes, et connectés avec le monde d'une manière que nous n'avons probablement même pas envisagée avant.

    Voici un nouveau guide à contre-courant de tout ce que vous avez lu auparavant, pour mieux apprivoiser la douleur dans nos coeurs et le stress de notre âme.

  • Jean Pic de la Mirandole (1463-1494) symbolise l'intellectuel de la renaissance par excellence et incarne l'un des figures les plus significatives du XVe siècle. Jeune homme surdoué, il entre à l'Académie de Bologne à seulement 14 ans. Sa culture, son éloquence et la pertinence de son jugement en font très rapidement l'un des penseurs les plus influents de son époque. Il se lie d'amitié avec Marcile Ficin et au contact d'Averroès conçoit l'incroyable projet de rédiger une oeuvre monumentale qui réunirait l'ensemble des traditions culturelles depuis leur origine jusqu'à son époque, une gigantesque encyclopédie de tous les savoirs. Suspectées d'hérésie, les 900 conclusions, rendues publiques en 1486, valurent à leur auteur une fuite à Paris et un emprisonnement à Vincennes.
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    Les Neuf cents Conclusions constituent l'un des textes les plus fondamentaux, controversés, et finalement mythiques de l'humanisme. Condamné pour hérésie, arraché aux mains de son premier éditeur et brûlé en public, ce livre fut l'oeuvre d'un jeune homme de 23 ans. Se prononçant sur des questions logiques, morales ou métaphysiques, puis établissant des règles d'interprétation philologique, magique et cabalistique, cette oeuvre opère un véritable bouleversement dans l'histoire de la philosophie.

  • « Philosophie indienne », cela existe-t-il ? Des manuels scolaires, aujourd'hui encore, affirment que non. Certains penseurs aussi, comme Heidegger.           

    Pourtant, quelques générations auparavant, des philosophes européens se sont enthousiasmés. Schopenhauer et Nietzsche en Allemagne, Cousin et Renouvier en France, d'autres encore ont jugé qu'il fallait prendre en compte la philosophie indienne.           

    Que s'est-il passé, d'un siècle à l'autre ?
    Pourquoi l'Inde a-t-elle pratiquement disparu de la scène philosophique ?
    Existe-t-il, oui ou non, de la philosophie en Inde ?

    Telles sont les questions que cet essai tente de poser, en mêlant érudition, ironie et écriture limpide.

  • Comment envisager, en ce début de xxie siècle, notre manière d'aborder la connaissance ? Les sciences et les arts peuvent-ils trouver un terrain d'entente pour avancer de concert ? Le tournant des Lumières offre des éléments de réponse. À ce moment si particulier de l'histoire de la pensée européenne, quelques « hommes de savoir » connus (D'Alembert, Bernardin de Saint-Pierre, Alexandre de Humboldt) ou plus oubliés (Ramond de Carbonnières, Pizzi, Reichardt, Cabanis, Ebel, Michaud) ont permis à la science, à l'histoire et à la littérature de nouer un fructueux dialogue. En se penchant sur leur formation, leurs lectures, leur statut social, mais aussi leurs écrits, où s'entrecroisent démarche scientifique, pratiques d'écriture et vision du monde, on fait ici sortir de l'oubli des « passeurs » parfois injustement tournés en dérision par notre siècle encore empreint de positivisme. Ces monographies intéresseront quiconque cherche à comprendre le temps présent à la lumière du passé.

  • " L'Homme de cinq heures est une prodigieuse réflexion sur la modernité, la lecture et bien sûr l'écriture, alimentée non seulement par cette cascade de souvenirs et de lettres, mais aussi par un puissant flot d'idées, de couleurs, de sons et surtout d'émotions. " Le Monde des Livres

    " Le fleuve tirait languissamment les dernières lueurs de cette fin d'après-midi d'automne et, là-haut, les nuages se livraient à d'étranges joutes avec le vent capricieux. Paul Béhaine songea à des tableaux impressionnistes, saluant mentalement l'Apollinaire, jadis flâneur des deux rives. L'esprit libre, il ne prêta attention au personnage qui s'approcha de lui que quand il entendit ces mots, plus chuchotés sur le mode de la confidence que proclamés :
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    – Ne les écoutez pas ceux qui le disent et le répètent ! [...] On m'a fait dire qu'on ne pourrait plus commencer un roman par "la marquise sortit à cinq heures'. [...] j'avoue que j'ai été agacé de lire dans le
    Premier Manifeste du surréalisme que Breton m'avait attribué cette affirmation dont personne, au demeurant, n'a jamais pu vérifier la véracité. J'ai beau être le fantôme de moi-même, je sais encore ce que je dis et me souviens parfaitement de ce que je n'ai pas écrit. Malgré mon grand âge, le mécanisme de mon cerveau n'est pas grippé au point de ne plus pouvoir fonctionner.

    – Puis-je savoir qui vous êtes monsieur ? demanda Paul.

    – Je m'appelle Paul Valéry. Mettons. "

    Pourquoi notre narrateur décide-t-il de partager le destin de cet homme rencontré une fin d'après-midi ? C'est en dénouant le mystère des
    Cinq heures du soir qu'il résoudra celui de l'étrange Monsieur V, l'inconnu de la Bibliothèque nationale qui disait se nommer Paul Valéry, poète et académicien mort en 1945, " donc physiologiquement inapte à discuter sur un pont enjambant la Seine dans ces années du XXe siècle finissant. "

  • Au cours de sa carrière, un chercheur est amené à produire, consulter et conserver différents types de documents. Carnets, agendas, brouillons de toutes formes, livres annotés forment bien souvent la grande partie des fonds d'archives disponibles. La prise en compte et l'étude de ces documents témoignent d'une activité prenante, mais permettent surtout de saisir les évolutions, les tâtonnements et les manières de faire propres à tel ou tel chercheur. En décidant d'explorer certaines pratiques concrètes qui se matérialisent dans les archives, Jean-François Bert met l'accent sur l'aspect ordinaire de l'activité savante afin de comprendre le processus de la recherche, dans sa singularité et souvent sa grande complexité. Cet ouvrage, synthétique et richement documenté, donne les outils essentiels à une meilleure compréhension et à un usage profondément renouvelé des archives de chercheur. Cet ouvrage a été réalisé avec le soutien du Labex Hastec.

  • En août 2011 s'est tenue à Cerisy-la-Salle une décade « Narrations d'un nouveau siècle : romans et récits français, 2001-2010 » dont ce livre constitue les actes. À quoi ressemble une littérature qui accorde la part belle au roman mais sans exclusive générique, dans la concurrence de récits empruntant à tous les genres et de multiples arts ? Une littérature française parce qu'écrite en langue française, mais travaillée de l'intérieur et renvoyée à sa propre étrangeté par les évolutions de cette langue et les porosités multiculturelles que suscitent aujourd'hui des échanges mondialisés ? L'ouvrage rassemble les points de vue d'universitaires européens, canadiens et américains. Il se veut un observatoire critique des évolutions en cours de la littérature et un laboratoire théorique ouvert à différentes approches permettant d'en mesurer les enjeux en temps réel.

  • « Jésus de Nazareth n'est pas l'inventeur du christianisme ; celui dont les Églises sont héritières a été mis en place au début du second siècle ; il diverge radicalement du "christianisme" de la première génération et donc de celui de Paul. » André Sauge, après un premier tome consacré aux récits de la mort de Jésus de Nazareth, poursuit ici son travail d'analyse textuelle, soumet les sources disponibles à la sagacité de son regard critique et se livre à une véritable enquête sur la « fabrique » du Nouveau Testament. Faisant suite à Jésus de Nazareth contre Jésus Christ, dans lequel l'auteur s'attachait à la figure historique de Jésus, La Fabrique du Nouveau Testament est une enquête au long cours (qui peut aussi se lire indépendamment), tout autant qu'une invite adressée au lecteur - convaincu comme l'auteur qu'à l'occasion d'une étude critique il n'existe pas de texte sacré - à pénétrer dans l'officine judaïque où s'est élaboré le christianisme.

  • Réduire en art, du latin ad artem redigere : rassembler des savoirs épars, fragmentaires et souvent non-écrits, les mettre en ordre méthodique à l'aide des mathématiques, de la rhétorique, de la figuration. Contribuer ainsi au bien public. Si la définition est complexe, c'est que l'opération par laquelle on voulut, à l'époque moderne, diffuser par l'écrit et par le dessin les savoirs ainsi formalisés ne l'était pas moins. L'enjeu était à la fois simple et capital : faciliter les choix techniques des « de l'art » et rendre accessibles au plus grand nombre des savoirs jusqu'alors partagés par les seuls « gens du métier ». La tradition en était lointaine, puisqu'elle remontait à l'époque romaine et les modèles convoqués à partir de la Renaissance avaient pour nom Cicéron, Vitruve, Columelle, Végèce... C'est donc une vaste entreprise de mise en forme et de diffusion des savoirs pratiques que ce livre dépeint. De nombreux domaines s'y trouvent explorés : la danse, la gravure, la pédagogie du dessin, l'architecture, la peinture, mais aussi les mathématiques, la grammaire, l'art des mines, la juridiction de l'art de bâtir, l'escrime ou encore, la conduite de la guerre de siège. Derrière cette diversité, une unité : dans chacun de ces domaines, les injonctions formalisatrices de la réduction en art ont été appliquées. Mais aussi discutées, voire dénoncées.

  • « Nous nous sommes arrêtés en même temps, brusquement, comme par un court-circuit dans le cerveau. Ou était-ce parce que nous avions senti intuitivement que nous avions atteint le sommet, dépassé la toute dernière borne, franchi l'ultime limite de la normalité humaine ? Nous étions devant l'abîme d'un sentiment tout nouveau et grandiose, inconnu du commun des mortels. Une sensation nouvelle et indéfinissable, indicible, intraduisible en langage humain. Un projet prométhéen qui pouvait soit nous détruire ou bien nous associer au festin divin. Et nous nous sommes regardés comme pour la première fois avec de nouveaux yeux. »

  • À Besançon, le nom de Chifflet évoque celui d'une rue et aussi, pour les habitants les mieux renseignés, celui d'un ancien hôtel particulier. L'héritage de cette extraordinaire dynastie de savants franc-comtois ne saurait pourtant se limiter à cette éponymie. Leurs compétences s'étendaient au droit, à la médecine et à l'histoire. Leur esprit de curiosité est à l'origine de la constitution de plusieurs disciplines académiques, telles l'archéologie ou la numismatique. Localement, les Chifflet ont donc joué au sein du milieu humaniste un rôle de premier plan. Cependant, ces érudits rayonnent bien au-delà de l'échelon local. La dynastie Chifflet était en contact avec tout ce que l'Europe comportait de savants et de lettrés. Les savants bisontins ont ainsi formé un véritable réseau intellectuel. Sous l'égide de la Maison des Sciences de l'Homme de Franche-Comté, ont eu lieu entre mars 2003 et juin 200S quatre journées d'étude consacrées au réseau Chifflet ». Ce volume réunit la majeure partie des communications présentées lors de ces journées.

  • Suite du premier volume consacré à la collection Ad usum Delphini dans son ensemble, à son élaboration et à ses aspects bibliophiliques et pédagogiques, ce second volet aborde l'analyse de chacun des volumes publiés concernant les auteurs anciens. Les différents collaborateurs se sont attachés à la fois à éclaircir la personnalité et la carrière de ces savants du XVIIe siècle, parfois jeunes ou peu connus lors de leur participation à l'équipe dauphine, à examiner leur travail philologique, mais aussi à le replacer dans son contexte historique et dans l'histoire de l'édition des classiques. Il ne s'agit pas de dire ici si ces éditions sont « bonnes » au regard de notre temps, mais à examiner leur facture, les motifs de leurs réussites comme de leurs silences, ce qu'elles ont apporté à l'histoire du texte autant que ce qu'elles ont figé dans sa transmission. L'ensemble des deux ouvrages forme la première étude exhaustive scientifique sur le fond de la collection Ad usum Delphini.

  • Le métier d'historien est un métier ingrat, difficile : comment être objectif, impartial, honnête ? Comment faire preuve de tolérance, d'érudition ? Comment lutter contre l'obsolescence ? Comment penser par soi-même ? Quelles règles du jeu doit-on observer ? Autant de questions épineuses qui se posent à l'historien débutant, qui entreprend une thèse, comme à l'historien non professionnel. Les conseils donnés dans ces quelques leçons sont aussi précis que possible, ils insistent sur la nécessité pour l'historien d'observer ses devoirs d'état et de respecter certaines valeurs morales.

  • La collection Ad usum Delphini, entreprise considérable d'édition de classiques latins et de dictionnaires de quelque soixante-dix volumes in-quarto, qui coûta si cher au Trésor royal, qui occupa tant de place dans les bibliothèques, qui pesa tant sur la vie de ses directeurs, l'illustre Montausier, gouverneur du Dauphin fils de Louis XIV, et le savant Huet, n'est même plus une idée, tout juste une expression consacrée par l'usage. Ultime geste de sauvegarde de la culture latine, qui se voulait destiné à la génération de 1670 comme aux suivantes : ultime et inutile, la barque ayant sombré avant le navire. Un échec, donc, mais bel échec dont il fallait retracer l'histoire, souligner l'originalité éditoriale et pédagogique, mesurer les implications et les enjeux moraux, politiques, idéologiques, pour retrouver ce qui constitue son véritable sens : une formation intellectuelle destinée, bien au-delà du cadre scolaire, à l'honnête homme, et la certitude qu'il n'est de véritable connaissance du monde et des hommes qu'à travers la littérature antique.

  • L'historien ne travaille que sur des choses douteuses, incertaines, il ne peut en tirer que des conclusions « probables ». Qu'est-ce que le probabilisme en histoire? Quelle est l'importance du jeu du probable? Comment constater nos ignorances? Comment, avec l'âge, l'expérience renonce-t-on aux explications « certaines » et glisse-t-on à un certain probabilisme ? Autant de questions auxquelles dans ces vingt-quatre leçons Guy Thuillier tente d'apporter des réponses. Le probabilisme n'est pas un corps de doctrine, comme le souligne François Monnier dans sa préface, mais une expérience personnelle, chacun doit la mener pour son compte, et inventer ses méthodes pour mettre en doute ses idées, suspendre son jugement. L'historien est condamné à vivre dans le doute, l'incertitude, l'inquiétude ; rien n'est stable, tout est provisoire.

  • Comment décrire les principes de l'histoire économique ? Comment fixer des règles du jeu ? Comment faire la part du probable, de l'erreur ? Comment évoquer le rôle des personnalités créatrices ? Que sera cette histoire en 2050 ? Quels conseils donner aux jeunes chercheurs ? Dans ces quinze leçons Guy Thuillier cherche à répondre à ces questions difficiles et à montrer la complexité de cette histoire très technique, qui exige beaucoup de l'historien.

  • « Ah ! les liasses de Pascal... Ah ! les groupies déchaînées du bas-ventre... Ah ! les dithyrambes dans « Télérama »... Ah ! les numéros un aux hit-parades des ventes... Ah ! les après-midi de dédicace où tous et chacun bravaient l'étouffement... Car tout le monde me lisait, jeune homme, depuis ma crémière en pâmoison jusqu'à Jean-Paul Sartre agonisant... »

  • Les fondements bouddhistes sont-ils justes ? Ses idées phares, ses dogmes, les moyens qu'il veut mettre en oeuvre pour accompagner l'homme dans sa recherche spirituelle et sa libération, sont-ils sûrs, inattaquables, absolument vrais ? Ainsi posée, la problématique qui guide la réflexion de Claude Hérault peut apparaître pour le moins abrupte, et même laisser résonner quelques velléités iconoclastes. Ce n'est pourtant pas à un travail de sabotage que se livre l'auteur dans ces pages, mais plutôt à une relecture et une rectification du message bouddhiste qui, pour être suivi par de nombreux croyants, peut encore sembler incomplet et mériter d'être approfondi.

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