Sciences humaines & sociales

  • Qu'il s'agisse de l'anorexie sexuelle, de la dépendance affective, des addictions sexuelles, de l'amour de la haine, de la recherche de l'amour impossible ou encore de la dissociation du désir sexuel et du sentiment amoureux, nombreuses sont les configurations cliniques qui parlent de cette grande difficulté à aimer et à être aimé.

    Lorsque le lien amoureux est malmené ou blessé, certaines « défenses anti-amour » sont susceptibles de se mettre en place pour prévenir le risque de l'amour et de ses douloureuses séparations. Tandis que certaines stratégies sont délibérées, volontaires et conscientes, d'autres, plus inconscientes, sont beaucoup plus complexes à débusquer.

    À partir de ses recherches cliniques sur la vie amoureuse et les sexualités, Vincent Estellon explore la psychopathologie du lien, de ses formes les plus quotidiennes jusqu'aux plus extrêmes, en mettant en relief combien ces différentes figures prennent comme origine la terreur d'aimer et d'être aimé. Insistant sur l'importance d'un soin psychanalytique, il propose de se servir de la relation thérapeutique pour revitaliser la confiance dans le lien mise à mal par ces maladies d'amour.

  • Cet ouvrage répond à une nécessité contemporaine : à la dominance techno-scientiste de la médecine et au dogmatisme de nombre d'Écoles de psychanalyse, l'auteur oppose la subversion de la clinique psychanalytique.
    Jean-Richard Freymann reprend tous les tableaux cliniques à l'aune de la conflictualité du discours, pour essayer de rendre compte des enseignements de la pratique. En suivant l'ancienne nosographie, il saisit l'occasion d'un débat avec la psychiatrie d'aujourd'hui pour interroger les limites de nos classifications et ce qu'elles peuvent avoir de précaire.

    Chaque chapitre est organisé autour d'une question à partir de laquelle il revient aux fondamentaux en s'appuyant sur la clinique contemporaine. Il s'interroge sur la place de l'inconscient freudien aujourd'hui, malmenée par le discours dominant des DSM, et les conséquences que cela provoque méthodologiquement, culturellement, et dans la formation des nouveaux « cliniciens ».

  • Le diagnostic d'état limite, souvent posé aujourd'hui, a-t-il quelque valeur pour le psychanalyste ? En le prenant au sérieux, d'un point de vue lacanien, Jean-Jacques Rassial a ouvert dès la première parution de cet ouvrage en 1999, des travaux de recherche et d'enseignement en psychopathologie clinique.

    En effet, proposée initialement par la psychiatrie et la psychanalyse anglo-saxonne sous le nom de borderline, cette figure clinique a pour valeur sa justesse descriptive du sujet moderne qui échappe aux classifications psychopathologiques traditionnelles.

    S'appuyant sur le cas freudien de l'Homme aux loups, la théorie lacanienne du sinthome et sa propre clinique des adolescents et des jeunes adultes, l'auteur propose de concevoir cet état limite du sujet comme un état de la structure et non comme une structure clinique spécifique. Il s'interroge sur la valeur épistémologique de cette notion pour la psychanalyse et examine sa sémiologie, non réductible à la psychose ou à la névrose, ainsi que son voisinage avec les perversions.

    À partir de cette modélisation, il propose quelques voies concernant la cure psychanalytique du sujet contemporain, considéré comme témoin et victime du malaise dans la civilisation.

  • Dans le domaine de la psychopathologie, comme dans les autres champs scientifiques, cliniciens et chercheurs partagent implicitement le postulat d'Einstein concernant l'intelligibilité de leurs objets d'investigation.

    Si le clinicien accumule des observations aléatoires et tente d'en donner sens, voire causalité, le chercheur grâce à un « filet d'hypothèses » va à la pêche des faits afin d'en confronter les invariants et de développer une pensée théorique toujours provisoire et révisable.

    Entreprendre une recherche, c'est chercher à apporter un supplément de connaissance à l'intérieur d'un champ scientifique choisi. Dans ce champ, le chercheur va naviguer, au cours de sa pratique quotidienne, entre son terrain de recherche et ses premières hypothèses. Développer une recherche, c'est aussi transformer ce qui pourrait ne rester qu'une intuition personnelle en un énoncé porteur d'une visée générale grâce à une démonstration de validation bien choisie et aboutie.

    Il existe souvent un lien profond (et le plus souvent non conscient) qui unit le sujet de la recherche clinique à son objet choisi. Quel que soit ce lien, le déroulement processuel suppose certaines étapes rigoureuses et incontournables.

    Enfin tout spécialement dans le domaine de l'enfance, la recherche en psychopathologie poursuit un but implicite : « issue du terrain clinique, elle a vocation idéalement d'y retourner » et d'y permettre la mise en place d'outils de prévention et de soins.

  • Cet ouvrage articule clinique du bilan et théorisations psychopathologiques pour penser les manifestations de plus en plus fréquentes de la dépression, de l'inhibition ou du recours à l'agir dans l'enfance et l'adolescence.

    La clinique de l'enfant et de l'adolescent nous confronte de plus en plus à des manifestations psychopathologiques marquées par l'expression de la dépression, de l'inhibition ou du recours à l'agir. Celles-ci s'inscrivent dans divers registres de fonctionnement psychique qu'il s'agit d'évaluer dans une perspective diagnostique, de prise en charge et de pronostic. Cet ouvrage apporte sa contribution, dans le domaine de la psychologie clinique d'orientation psychanalytique, à la compréhension de ces troubles limites chez l'enfant et l'adolescent. Il permet l'articulation et la discussion de la clinique du bilan psychologique et des théorisations en montrant les particularités inhérentes à ces deux périodes de la vie.

    Michèle Emmanuelli est psychologue clinicienne, psychanalyste, membre de la SPP, professeur de psychologie clinique et de psychopathologie à l'Institut de psychologie, université Paris-Descartes. Elle est présidente de l'association Clinique des apprentissages (CLINAP) et de la Société du Rorschach et des méthodes projectives de langue française. Elle a publié plusieurs articles et ouvrages sur l'examen psychologique, les épreuves projectives et sur l'adolescence chez Dunod et aux PUF. Elle est également membre du comité de rédaction de la collection « Monographies et débats en psychanalyse » aux PUF.
    Catherine Azoulay est maître de conférence en psychologie clinique (université Paris-Descartes) et psychanalyste, membre de CLINAP.

  • Cet ouvrage illustre les apports du bilan psychologique d'orientation psychanalytique en pédopsychiatrie et donne à voir les manifestations des troubles obsessionnels chez l'enfant et l'adolescent. En cela, il s'inscrit dans un questionnement très actuel sur ces troubles, dont il montre la réalité clinique et son expression.

    Face au DSM qui morcelle l'approche du patient en se focalisant sur une symptomatologie visible, souvent comportementale, et escamote la névrose des classifications, les auteures montrent l'importance du bilan psychologique d'orientation analytique pour approcher le fonctionnement psychique, l'organisation psychopathologique qui se trouvent derrière les manifestations du registre obsessionnel, aujourd'hui décrites en termes de TOC et proposer des pistes thérapeutiques adaptées.

  • Le renouvellement et le progrès des conceptions, des pratiques et des résultats en psychanalyse freudo-lacanienne.

    Le psychanalyste se doit d'être un homme ou une femme de son temps. Le psychanalyste n'est pas enfermé dans sa tour viennoise effectuant répétitivement son acte fossilisé quels que soient les événements, les idées qui émergent à l'extérieur dans le social, dans le politique, dans le religieux, dans les avancées de la science. En quoi ces idées accrochent-elles la psychanalyse en l'obligeant à reconsidérer son écoute, sa pratique ? De quelle manière aussi la psychanalyse influe-t-elle sur les autres disciplines ?

  • Dépassant la stricte définition psychopathologique des états limites, la problématique des limites ouvre un champ d'investigations passionnant tant au plan clinique que théorique et technique. Les auteurs mettent ici en relief différentes figures et formes de la psychopathologie des limites et de la métapsychologie.

    Durant ces 50 dernières années, le trouble borderline a navigué entre les névroses et les psychoses, a été appréhendé comme un type de personnalité pathologique, a été rapproché des maladies bipolaires, des désordres narcissiques, des personnalités psychopathiques... Dans tous les cas, les auteurs reconnaissent l'actualité de cette clinique et soulignent la richesse des débats interrogeant les limites du système de classification nosographique, les limites des diverses techniques de soin, les limites de l'analysabilité.

  • L'adolescence est-elle une seconde chance ? Une (bonne) rencontre pourrait-elle éviter la folie à celui (ou celle) dont c'est la destinée ? le psychanalyste se pose ces questions à partir de son propre voisinage avec la folie.

    Patrick Delaroche, Jean-Paul Mouras, psychanalystes (Paris)

  • Il s'agit d'un ouvrage avant tout clinique, qui explore les moments de traversée et d'invention des thérapeutes et des soignants confrontés à la clinique des psychoses et des situations limites .
    Patrick Chemla, psychiatre et psychanalyste, anime le centre Antonin Artaud et l'association La Criée à Reims.

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    Préface Jean Claude Rouchy 

    Prologue de Mireille Bitan

    Traduit de l'anglais par Geneviève Welsh, psychiatre, psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris

    Le dispositif psychanalytique de groupe donne la possibilité de voir en action les processus puissants à l'oeuvre dans l'intimité d'une psychanalyse individuelle. Le groupe donne un cadre à la fois « public» et « privé » à mi-chemin entre l'individu et la société. Chaque membre apprend par sa propre expérience et par l'observation des autres, en tentant de se débrouiller avec ses désirs personnels et les attentes et exigences du groupe.

    En s'appuyant sur la connaissance psychanalytique du développement psychosocial des êtres humains, et notamment, les travaux de Freud, Klein et Bion, Caroline Garland aborde les aspects théoriques et cliniques de la psychanalyse de groupe d'une façon claire et vivante.

    À partir de nombreuses vignettes cliniques, l'ouvrage décrit la technique de l'analyste menant le groupe, le traitement de patients présentant des difficultés psychopathologiques (psychose, personnalités borderline) et l'abord particulier des réfugiés. L'auteure apporte des réponses aux questions théoriques et techniques rencontrées par tout thérapeute, débutant ou chevronné,  dans la conduite de groupes analytiques. Elle  indique les conditions nécessaires pour devenir analyste de groupe et ouvre des pistes de réflexion stimulantes pour l'étude des grands groupes dans leurs tendances à la construction et à la destruction.

    Mise en vente le 23 avril 2015

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