• Jésus, l'histoire d'une parole

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    • Bayard adulte
    • 7 Octobre 2020

    Il y a plus de deux mille ans, Jésus de Nazareth, juif de Galilée, livra à ses contemporains une parole toute nouvelle, des mots et des enseignements étranges et forts, hors du commun.
    Comment cette parole fut reçue, comment elle bouleversa une société tout entière et comment fut-elle transmise jusqu'à nous ? C'est ce que Serge Bloch, illustrateur mondialement reconnu, et Frédéric Boyer, auteur de nombreux romans chez P.O.L, nous racontent dans ce livre, à travers un texte et des illustrations saisissantes, une vision personnelle et moderne de la vie de Jésus et de la mémoire qu'elle a laissé.
    Un récit illustré ultra contemporain, entre le beau livre et le roman graphique, qui parvient à restituer la force, la modernité, et plus encore, l'immense portée littéraire des Évangiles.

  • Avec la bible au fil des jours

    André Miquel

    • Editions du cerf
    • 6 Janvier 2022

    Au soir de sa vie, le grand arabisant et islamologue, ancien professeur au Collège de France et président de la Bibliothèque nationale, renoue avec les Écritures de son enfance. La sagesse biblique à destination des jeunes générations. Arrivé au soir de sa vie, ayant traversé le siècle, le grand savant qu'est André Miquel nous dit ce que sont la Bible et l'Évangile, comment il s'en nourrit et quelle sagesse il en tire. Entrant en dialogue avec Dieu, sa parole et sa création, il nous offre ici autant de méditations qui ressortent comme des célébrations.
    D'une écriture alerte et libre, glanant là où il transparaît le désir d'éternité, c'est en chrétien qu'André Miquel nous invite à goûter ce qu'ont d'impérissable les textes sacrés. Sa prose visionnaire révèle la vie comme don. Elle puise dans l'expérience, heureuse souvent, douloureuse parfois, d'une existence consacrée à l'altérité.
    Événements, lectures, réflexions, souvenirs, commentaires s'assemblent en une constellation mêlant introspection et encouragement. C'est à toutes les générations que ce témoin crucial de l'histoire s'adresse, afin de leur transmettre son amour du Verbe fait chair.
    La confession d'un lettré éminent et d'un croyant convaincu qui a su garder une essentielle humilité et une joyeuse vivacité. Un questionnement incessamment renouvelé de la merveille du monde. Une ode dont la fraîcheur bouleverse, dont le souffle vivifie.

  • Les bons chrétiens

    Jean de Saint-Cheron

    • Éditions salvator
    • 25 Septembre 2021

    Alors que moins de 2% des français vont à la messe le dimanche, « cathos de droite » et « chrétiens de gauche » continuent régulièrement de croiser le fer, se disputant en quelque sorte l'appellation contrôlée de "bons chrétiens", Jean de Saint-Cheron interroge cette expression devenue aujourd'hui presque ridicule.

    En plongeant dans l'Évangile, mais aussi dans l'histoire de l'Église et du monde moderne, il s'efforce de montrer que le christianisme est le plus pur des réalismes, seul capable de proposer à l'homme un horizon crédible de vérité et de bonheur : la sainteté. Celle-ci est pourtant le grand "obstacle" infranchissable, tant pour ceux qui se disent chrétiens que pour le monde sans Dieu. Avec un humour pamphlétaire, l'auteur met aussi en garde contre le confort de l'identitarisme chrétien ; car ce monde est le lieu de notre salut, et l'on ne saurait le rejeter d'un revers de main.

    Une traversée de la matière et de l'esprit, tenant l'une sans jamais lâcher l'autre, où des géants tels que Pascal, Houellebecq, Nietzsche ou Bernanos nous aident à voir clair sans jamais désespérer.

    Jean de Saint-Cheron est diplômé de Sciences Po Paris et en lettres. Il travaille actuellement pour la revue Magnificat.

  • Ernetti et l'énigme de Jérusalem

    Roland Portiche

    • Versilio/albin michel
    • 1 Avril 2021

    Une expédition clandestine à la recherche du Temple de Salomon révèle un énigmatique cube de pierre, vieux de trois mille ans.
    À l'intérieur : un secret qui pourrait remettre en cause la véracité de la Bible et déstabiliser des milliards de croyants.
    Une seule solution pour éviter le chaos : mener l'enquête dans le passé. Sur ordre du pape Jean-Paul II, le père Pellegrino Ernetti remonte le chronoviseur, cette extraordinaire machine capable de voir dans le temps, qui aurait été conçue en 1964 et demeure le secret le mieux gardé du Vatican.
    Ce qu'elle va dévoiler emmènera le père Ernetti plus loin encore qu'à l'époque du roi Salomon, jusque dans l'Égypte ancienne, sous le règne de l'éblouissante Néfertiti, qui pourrait bien détenir la clé de l'énigme.

  • La Galilée

    Pierre Loti

    • Bibebook
    • 14 Mars 2013

    Parmi ses nombreux récits, le triptyque Le Désert, Jérusalem, La Galilée tient une place particulière puisque ce voyage n'est pas lié comme la plupart à une mission militaire ou diplomatique, mais résulte d'une démarche personnelle de Loti. Il espère en foulant la Terre Sainte retrouver la foi de son enfance. Ce récit relève plus du journal intime. Le troisième volet de son triptyque commence le 17 avril 1894, lorsqu'il quitte Jérusalem, en direction de Damas puis Beyrouth où doit prendre fin son voyage en Terre Sainte. De sa quête presque naïve d'un signe de Dieu ou du Christ pour retrouver la foi, réel but de son voyage en Terre Sainte, Loti ressort plus proche encore de la mort, idée qui, en absence de foi en une religion, le terrifie.

  • Jésus en BD

    , ,

    • Bayard jeunesse
    • 11 Octobre 2017

    o L'auteure raconte ainsi sa démarche :« Je veux proposer un évangile à la portée des enfants, évangile au sens "bonne nouvelle". Je veux aider les lecteurs à comprendre pourquoi les chrétiens disent que Jésus est le fils de dieu. En ce sens, ils vont trouver dans cette BD plus que "sa vie", qui il est profondément. »Le savoir-faire de la scénariste, rédactrice en chef du magazine FILOTEO, spécialisée dans l'écriture pour les enfants, en fait une BD à la portée des jeunes lecteurs dès 9 ans. Ni complexe, ni simpliste, elle intéressera aussi les adolescents et les adultes.Un gros travail de documentation pour se plonger dans la vie quotidienne en Palestine au temps de Jésus a été fait : textes et images sont donc précis et documentés.L'ensemble a été validé par plusieurs biblistes et historiens.

  • La Bible ; traduction oecuménique

    Collectif

    • Bibli'o
    • 1 Janvier 2010




    Avant-propos à l'édition 2010
    L’idée d’une version de la Bible qui soit commune aux confessions chrétiennes francophones est ancienne : elle remonte à Richard Simon au xxe siècle. Mais elle n’a pris vraiment corps et atteint le grand public que dans les années soixante du xxe siècle.
    Le test de l’épître aux Romains
    Pour vérifier que l’entreprise était viable, on essaya de traduire en commun l’épître aux Romains, selon le principe « qui peut le plus peut le moins ». On sait que l’interprétation de cette épître a donné lieu, dans le passé, aux affrontements les plus vifs entre protestants et catholiques.
    Le projet initial avait en fait été de procéder à une révision œcuménique de la Bible de Jérusalem. Mais les premiers essais, sur l’épître aux Romains, confiés aux professeurs P. Bonnard (Lausanne) et P. Prigent (Strasbourg), ont rapidement conduit les responsables à constater qu’on était déjà au-delà d’un simple travail de révision, et qu’en réalité on avait commencé une œuvre nouvelle.
    Il fut donc décidé de constituer une équipe paritaire de six traducteurs. On était en 1965. L’entreprise se trouvait alors encouragée du côté catholique par la récente promulgation de la Constitution dogmatique Dei Verbum du concile Vatican II. Au bout d’un peu plus d’un an de travail commun on put considérer que le pari était gagné : un fascicule comportant introduction, traduction et annotation communes de l’épître vit le jour. La démonstration était faite : puisqu’on pouvait traduire ensemble l’épître aux Romains, on pouvait se lancer dans la traduction de toute la Bible ! En outre un constat aussi intéressant qu’inattendu était apparu : les clivages ou désaccords de traduction ne se faisaient pas entre confessions mais entre traducteurs, qu’ils soient catholiques ou protestants. Un débat fraternel – un tel travail en commun ne se fait pas sans créer des liens solides – permit de résoudre les difficultés à la satisfaction de tous.
    Une traduction de toute la Bible enfin possible
    On se mit donc au travail pour l’ensemble de la Bible. A cet effet on constitua des équipes, toutes paritaires, de spécialistes. Pour cette tâche considérable on réussit à mobiliser presque 120 traducteurs, l’indispensable coordination étant assurée, tant pour le Nouveau Testament que pour l’Ancien, par deux équipes, elles aussi paritaires. Les noms du père François Refoulé et du pasteur Georges Casalis, infatigables chevilles ouvrières de l’entreprise, doivent être ici cités, même si le principe du travail collectif et de l’anonymat des traducteurs a toujours été respecté (on trouvera en regard de la page de titre la liste de tous ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre). Le Nouveau Testament put paraître en 1972, et l’Ancien en 1975.
    A côté de cette édition dite « avec notes intégrales » (et références marginales) voyait aussi le jour une édition de volume plus réduit, dite « avec notes essentielles », ces dernières portant exclusivement sur les problèmes de texte ou de traduction, ainsi que sur le cadre historico-culturel à connaître pour pouvoir situer le texte lu. Il va de soi que les textes de ces deux éditions parallèles étaient strictement identiques et qu’ils devaient le rester au fur et à mesure des révisions.
    Une première mise à jour (1988)
    Après un usage d’une quinzaine d’années il devint évident qu’un toilettage de l’ensemble était nécessaire. Plusieurs raisons justifiaient cette mise à jour – qui s’impose d’ailleurs périodiquement à toute édition de la Bible.
    En premier lieu, les éditeurs avaient reçu de lecteurs exigeants des remarques ou des suggestions concernant la traduction ou son annotation. Justifiées ou non, ces remarques devaient toutes être examinées.
    En second lieu, le grand nombre de traducteurs était la cause d’une certaine diversité dans la traduction de certains mots ou de certains passages parallèles. Certes les évangiles synoptiques avaient été traduits de manière synoptique – c’est-à-dire que des libellés grecs identiques avaient été rendus en français de manière identique –, mais cela n’avait pas été le cas par exemple pour les passages parallèles des livres des Chroniques et des Rois. Une harmonisation s’avérait nécessaire.
    En troisième lieu, la Bible représente une telle masse de textes à traiter que, malgré le soin rigoureux apporté à leur travail par les équipes engagées, un certain nombre de mises au point restaient indispensables.
    Le fait mérite d’être souligné : à de rares exceptions près il a été possible de réunir à nouveau les mêmes équipes responsables pour la grande vérification qui donna le jour à une deuxième édition de la TOB, parue en 1988.
    Le problème du Pentateuque en 2004
    Une quinzaine d’années plus tard des spécialistes de l’Ancien Testament ont alerté le comité de l’AORB1 sur le fait que la conception qui prévalait quelques décennies plus tôt concernant la composition du Pentateuque avait vieilli et se trouvait de plus en plus contestée : il n’était plus possible de regarder, comme c’était encore le cas aux débuts de la TOB, l’ensemble des cinq premiers livres de la Bible comme une sorte d’œuvre composite empruntant à quatre documents antérieurs, qu’on appelait respectivement « yahviste », « élohiste », « deutéronomiste » et « sacerdotal ». L’AORB décidait alors de confier l’indispensable mise à jour à une équipe – toujours œcuménique – de cinq spécialistes du Pentateuque, chargée de reprendre les introductions et l’annotation du Pentateuque, en tenant compte des avancées de la science. La traduction, elle, ne subit que d’infimes ajustements. L’équipe des rédacteurs sollicités profita de l’occasion pour actualiser aussi les introductions générales à la Bible et à l’Ancien Testament, et pour réviser le tableau chronologique et en écarter les datations par trop aventureuses, comme par exemple celles des patriarches.
    En 2003 ce travail a été publié en un fascicule séparé, donnant le Pentateuque sous sa nouvelle présentation avant que celui-ci ne soit intégré dans l’édition datée de 2004. L’édition dite « avec notes essentielles » était parallèlement mise à jour.
    La nouvelle édition de 2010
    Après cette révision du Pentateuque, une nouvelle édition de la TOB devenait nécessaire pour au moins deux raisons.
    En premier lieu, une participation plus active de la partie orthodoxe se devait d’apparaître ici ou là dans l’annotation de certains passages et surtout dans l’adjonction des livres deutérocanoniques en usage dans la liturgie des Eglises orthodoxes : 3 et 4 Esdras,3 et 4 Maccabées, Prière de Manassé, Psaume 151.
    En deuxième lieu, après la révision de 2004, qui portait sur le seul Pentateuque, il convenait de mettre à jour le reste de la traduction, d’autant que la science biblique a continué de progresser : elle permet aujourd’hui une approche plus précise de la datation de certains livres et un éclairage historico-culturel parfois plus précis du texte biblique grâce aux nouveaux progrès de l’archéologie.
    Enfin, dans le prolongement des travaux d’un Paul Ricœur sur le phénomène de la lecture, par exemple, on est mieux à même de comprendre aujourd’hui comment un livre aussi complexe que celui d’Esaïe présente une unité jusqu’alors plus ou moins méconnue. Sur la base de ces constats les introductions, d’une part, et l’annotation, d’autre part, ont été l’objet d’un certain nombre de retouches.
    Quant à la traduction elle-même, elle a été revue dans une double perspective.
    En premier lieu, pour faire droit aux remarques de certains lecteurs, on a, quand cela se justifiait, procédé à des retouches ponctuelles.
    Citons, à titre d’exemple, le cas de Gn 4.21, où on a remplacé cithare (désignation anachronique) par lyre ; ou de Gn 1.1, où l’on est revenu, sur le fond, à la traduction de 1975, tout en faisant apparaître l’aspect de titre ou de sommaire du premier verset de la Bible. Dans certains cas, on a préféré au décalque, fidèle à la forme du texte original, une traduction plus fidèle au sens. Ainsi en Mc 10.23, au lieu de « Qu’il sera difficile… ! », on lira « Qu’il est difficile… ! », car le futur a ici une valeur de sentence plus que de temps. N’entrons pas dans les détails des améliorations du français ou de l’orthographe – en particulier pour certains noms propres –, ni de la correction de coquilles ayant survécu aux relectures des éditions précédentes, ni de la rectification éventuelle de la ponctuation ou de la remise en place d’un numéro mal placé de verset, de référence marginale, voire d’un changement de sous-titre.
    Outre ces retouches ponctuelles on a procédé à un certain nombre de retouches systématiques.
    Les premières ont porté sur les noms divins. La quasi-totalité d’entre eux comportait en effet les qualificatifs « puissant » ou « tout-puissant ». Or ces qualificatifs sont en réalité étrangers aux noms divins respectifs pour lesquels il faut trouver un équivalent français. Ainsi la séquence très fréquente Adonaï (Elohim) Sabaoth, littéralement le Seigneur (Dieu) des armées, qui était rendue par « le Seigneur (Dieu), le tout-puissant » a été revue en le Seigneur (Dieu) de l’univers, qui rend mieux l’étendue des compétences du Dieu de la Bible.
    Dans la même perspective l’appellation Shaddaï, qui était rendue par « le Dieu Puissant », a été tout simplement transcrite. Les meilleures études récentes, en effet, reconnaissent ignorer complètement sa signification. A la première occurrence (Gn 17.1) une note apporte sur ce point les précisions utiles.
    Le titre pantokratôr, qui apparaît non seulement dans les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, mais aussi dans le Nouveau Testament, est uniformément rendu par le Souverain.
    Certaines expressions idiomatiques ont été conservées dans leur forme décalquée, mais leur signification est élucidée dans une note, ou bien elles ont été rendues par un équivalent français adéquat. C’est ainsi que le décalque « parler au cœur » a été rectifié en « parler contre le cœur », avec note explicative, voire carrément traduit comme en Gn 34.3 : « Il se prit d’amour pour la jeune fille et regagna sa confiance. »
    La « guerre sainte » est devenue guerre de Dieu pour des raisons que chacun comprendra. « Conclure une alliance en faveur de » est devenu conclure une alliance avec, les « pasteurs » sont devenus des bergers, etc.
    Le qualificatif « jaloux », quand il est accolé au nom divin, ayant toutes chances d’être compris au sens de « envieux », a été systématiquement remplacé. On lit maintenant : un Dieu exigeant. Quant à la « jalousie » de Dieu, elle a fait place à son zèle dans les cas où Dieu prend le parti de son peuple, et à son ardeur quand il s’en prend à lui.
    Le verbe « prophétiser », quand il décrit l’activité du prophète, porte-parole de Dieu, ouvrait la porte à un contresens, dans la mesure où il était compris au sens usuel de « prédire ». Il a donc été avantageusement remplacé par parler en/comme prophète.
    En ce qui concerne le Nouveau Testament, à la suggestion de l’Amitié judéo-chrétienne de France, la traduction systématique du grec Ioudaioi par « Juifs » dans l’évangile johannique a été entièrement revue. En français, en effet, le terme « juif » n’a que deux acceptions : (1) adepte de la religion juive, (2) descendant de Jacob. Or le grec de l’évangile johannique a, quant à lui, un éventail de quatre acceptions disponibles : outre celles du français, il peut désigner aussi, selon les cas, soit les Judéens (3), soit les autorités du judaïsme (4), en l’occurrence les membres du sacerdoce jérusalémite. Les acceptions (3) et (4) ne pouvaient donc pas être rendues comme les acceptions (1) et (2). Une équipe œcuménique a cherché à identifier l’acception convenable pour les soixante-huit cas où le terme « juif » se trouve dans l’évangile de Jean, proposant chaque fois l’équivalent français que le contexte rendait satisfaisant.
    Editeurs et réviseurs espèrent avoir ainsi rendu plus aisée et donc plus profitable la lecture de la Bible.
    Notes
    1 ♦ Association œcuménique pour la recherche biblique, qui gère éditions et révisions de la Traduction œcuménique de la Bible (TOB).

  • Suivre saint Joseph

    Maxime Charles

    • Editions du cerf
    • 31 Mars 2022

    1870. Le pape Pie IX proclame saint Joseph protecteur de l'Église universelle.
    1970. Mgr Maxime Charles, grande figure du clergé français, commente à Montréal l'importance de la dévotion à Joseph, chef de la sainte famille.
    2020. Le pape consacre sa Lettre apostolique Avec un coeur de père à Joseph, icône de l'humilité méconnue se mettant au service du Christ.
    L'influent ecclésiastique, qui est à la source d'un important courant de renouveau spirituel et intellectuel du monde catholique dans le Paris contemporain, livre ici une réflexion audacieuse sur le sens de la fidélité rigoureuse et créative à la foi de l'Église. Mais il en tire également nombre d'enseignements solides et concrets, à même d'unifier tous les aspects, qu'ils soient matériels, familiaux, professionnels ou autres, de l'existence ordinaire.
    Dans un style vivant qui laisse transparaître le talent oratoire de Mgr Charles, voici un ouvrage accessible, rassérénant, pacifiant, qui constitue un traité pratique de l'espérance au quotidien.

  • Une passion, trois récits

    Camille Focant

    • Editions du cerf
    • 31 Mars 2022

    Jésus est mort. Le scandale est absolu pour les disciples. Trois récits de la Passion en sortent. Ce sont des interprétations qu'interprète à son tour ce commentaire en miroir. Comment passe-t-on de l'angoisse, de l'abandon, du silence à la résurrection ? Une étude qui révèle le laboratoire de la foi. Intelligent et bouleversant. Jésus est mort sur la croix puis, le troisième jour, il est ressuscité d'entre les morts : tel est le point nodal de la foi chrétienne. Or, si chacun des récits de la Passion s'accorde sur les grandes lignes de l'évènement, leurs formes varient. Comment ? Et pourquoi ?
    En une étude rigoureuse et passionnante de Marc, Matthieu et Luc, Camille Focant s'attache à relever les particularismes et à exposer les concomitances dont leurs textes témoignent. Héritée de la tradition orale, le récit à la fois traumatique et fondamental est chaque fois appréhendé de manière singulière et renvoie à la part unique d'humanité de chaque évangéliste.
    Du coup, les trois récits ressortent faussement dissemblables car ils sont tous trois animés par la même authenticité émotionnelle, charnelle, intellectuelle, spirituelle, mais aussi par la même certitude de foi sur l'évènement qui a gratifié l'humanité d'une nouvelle naissance.
    Un maître livre aux fortes résonances pascales.

  • Jésus et la colère

    ,

    • Bayard jeunesse
    • 27 Janvier 2021

    Chemin de fer
    À la fin des deux histoires :
    1 page : dialogue entre Jésus et l'enfant. Pour aider l'enfant à faire le lien entre la scène d'évangile et sa vie.
    1 page : prière de l'enfant à Jésus
    1 page « cadeau » avec un poème

  • L'Evangile inouï

    Dominique Collin

    • Éditions salvator
    • 26 Juin 2021

    Et si nous entendions l'Évangile d'une autre oreille ?

    C'est l'invitation de Dominique Collin dans ce nouvel essai très tonique. Partant de l'idée répandue que l'Évangile a passé avec feu la chrétienté, il argue qu'il est possible d'en entendre l'inouï : « ce que l'oreille n'a pas entendu » (1 Co 2, 9).
    Quel inouï annonce la « Bonne Nouvelle » ? Une possibilité d'être Soi au lieu d'être asservi à son « moi » infantile et régressif.
    Il y a urgence, dit l'auteur. Dépossédée de son futur, notre époque est tentée par l'attraction du rien. Nous ne nous en sortirons pas sans changer notre manière de penser. Car l'Évangile est cette parole qui n'a pas pour fonction de résoudre des problèmes, mais de donner l'envie de penser différemment.
    Face au chaos qui vient, reste à entendre l'inouï du « bon sens » ouvert par l'Évangile. Bon sens de penser à l'Autre. Bon sens de vivre une conversion à la joie.

    Bon sens de tendre l'oreille à l'Évangile inouï.


    Dominique Collin, né en 1975, est philosophe et théologien. Dominicain, il donne de nombreuses conférences sur la signification actuelle du christianisme. Il a notamment écrit Mettre sa vie en paraboles aux Éditions Fidélité en 2010, préfacé par Maurice Bellet. Il a publié en 2018, chez Salvator, un essai très remarqué : Le christianisme n'existe pas encore.

  • Jésus et la confiance

    ,

    • Bayard jeunesse
    • 5 Février 2020

    Une tempête sur un lac au temps de Jésus, une classe verte de poney aujourd'hui.
    Dans les deux histoires, c'est en faisant confiance que chacun reprend courage et retrouve la paix intérieure.

  • Pierre, apôtre de Jésus

    ,

    • Mame
    • 16 Août 2012

    Pierre est pêcheur. Un jour qu'il est dans sa barque, sur le lac, un homme l'appelle du rivage : c'est Jésus. Pierre quitte tout pour le suivre.
    Avec les onze autres apôtres, il ne sait rien encore de ce qui va lui arriver : Jésus va changer sa vie, et lui, devenir son ami pour toujours. Il deviendra le berger de l'Église et le témoin de Jésus ressuscité.Les grands saints ont consacré leur vie à l'amour de Dieu et des autres. Leur histoire ouvre la grande aventure de la sainteté.Idéal pour les 5-7 ans.

  • Le christianisme n'existe pas encore

    Dominique Collin

    • Éditions salvator
    • 13 Mars 2021

    Le titre provocateur de ce livre fait écho à une citation du philosophe Søren Kierkegaard (1813-1855). L'auteur la reprend à son compte pour expliquer que le christianisme historique et culturel est une sorte d'illusion qui permet aux chrétiens d'éviter de se demander s'ils sont encore fidèles à l'Évangile.
    Quand donc le christianisme existera-t-il ? Quand il cessera de s'interroger sur son futur et se souciera davantage de ce qui manquerait d'essentiel à l'homme si l'Évangile n'était pas proclamé comme Évangile.

    Pour sortir de la panne de transmission de la parole chrétienne dans le monde actuel, Dominique Collin plaide avec brio pour un christianisme sachant parler évangéliquement, à tout homme, croyant ou non, pour l'inviter à exister enfin.


    Dominique Collin, né en 1975, philosophe et théologien dominicain, donne de nombreuses conférences sur la signification actuelle du christianisme. Il a notamment écrit Mettre sa vie en paraboles (Éditions Fidélité, 2010), préfacé par Maurice Bellet.

  • RE/TRAIT t.4 ; la fragilité

    Marie-Laure Dénès

    • Editions du cerf
    • 24 Février 2022

    Re/Trait? C'est le guide individuel de la méditation spirituelle, au quotidien, à domicile, spécialement conçu pour vous qui n'avez pas l'opportunité de vous consacrer à une retraite dans un lieu dédié. C'est le manuel pratique découpé selon chaque moment de votre journée, doté de questionnaires, d'intentions de prières, d'espaces réservés à votre écriture personnelle. C'est la collection unique en son genre qui suit les grands rendez-vous liturgiques ainsi que vos temps de loisirs privilégiés en paraissant quatre fois l'an : après la Pentecôte, avant l'Assomption, lors de l'entrée en Avent et à la veille de la Semaine Sainte. C'est une brochure de vie, aisée d'emploi, facile à consulter, à transporter, à partager. Ce sont les meilleurs prédicateurs rompus à l'exercice qui vous accompagnent dans chaque étape de votre cheminement.
    RE/TRAIT 4 : LA FRAGILITÉ. Loin du messie guerrier que beaucoup attendaient, le Sauveur du monde se donne à voir sous les traits d'un messie crucifié. Et si, aujourd'hui encore, la fragilité était le plus court chemin pour rencontrer Dieu ? Et si nous abandonnions notre obsession de l'efficacité pour entrer dans une dynamique de fécondité ? Dans une époque qui a porté à la pleine lumière nos vulnérabilités personnelles et sociétales, consentir à la fragilité devient chemin de vie, pour laisser se déployer la puissance transformatrice de l'Évangile en chacun de nous.

  • La Bible expliquée

    Collectif

    • Bibli'o
    • 1 Janvier 2004




    Avant-propos à l'édition 2010
    L’idée d’une version de la Bible qui soit commune aux confessions chrétiennes francophones est ancienne : elle remonte à Richard Simon au xxe siècle. Mais elle n’a pris vraiment corps et atteint le grand public que dans les années soixante du xxe siècle.
    Le test de l’épître aux Romains
    Pour vérifier que l’entreprise était viable, on essaya de traduire en commun l’épître aux Romains, selon le principe « qui peut le plus peut le moins ». On sait que l’interprétation de cette épître a donné lieu, dans le passé, aux affrontements les plus vifs entre protestants et catholiques.
    Le projet initial avait en fait été de procéder à une révision œcuménique de la Bible de Jérusalem. Mais les premiers essais, sur l’épître aux Romains, confiés aux professeurs P. Bonnard (Lausanne) et P. Prigent (Strasbourg), ont rapidement conduit les responsables à constater qu’on était déjà au-delà d’un simple travail de révision, et qu’en réalité on avait commencé une œuvre nouvelle.
    Il fut donc décidé de constituer une équipe paritaire de six traducteurs. On était en 1965. L’entreprise se trouvait alors encouragée du côté catholique par la récente promulgation de la Constitution dogmatique Dei Verbum du concile Vatican II. Au bout d’un peu plus d’un an de travail commun on put considérer que le pari était gagné : un fascicule comportant introduction, traduction et annotation communes de l’épître vit le jour. La démonstration était faite : puisqu’on pouvait traduire ensemble l’épître aux Romains, on pouvait se lancer dans la traduction de toute la Bible ! En outre un constat aussi intéressant qu’inattendu était apparu : les clivages ou désaccords de traduction ne se faisaient pas entre confessions mais entre traducteurs, qu’ils soient catholiques ou protestants. Un débat fraternel – un tel travail en commun ne se fait pas sans créer des liens solides – permit de résoudre les difficultés à la satisfaction de tous.
    Une traduction de toute la Bible enfin possible
    On se mit donc au travail pour l’ensemble de la Bible. A cet effet on constitua des équipes, toutes paritaires, de spécialistes. Pour cette tâche considérable on réussit à mobiliser presque 120 traducteurs, l’indispensable coordination étant assurée, tant pour le Nouveau Testament que pour l’Ancien, par deux équipes, elles aussi paritaires. Les noms du père François Refoulé et du pasteur Georges Casalis, infatigables chevilles ouvrières de l’entreprise, doivent être ici cités, même si le principe du travail collectif et de l’anonymat des traducteurs a toujours été respecté (on trouvera en regard de la page de titre la liste de tous ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre). Le Nouveau Testament put paraître en 1972, et l’Ancien en 1975.
    A côté de cette édition dite « avec notes intégrales » (et références marginales) voyait aussi le jour une édition de volume plus réduit, dite « avec notes essentielles », ces dernières portant exclusivement sur les problèmes de texte ou de traduction, ainsi que sur le cadre historico-culturel à connaître pour pouvoir situer le texte lu. Il va de soi que les textes de ces deux éditions parallèles étaient strictement identiques et qu’ils devaient le rester au fur et à mesure des révisions.
    Une première mise à jour (1988)
    Après un usage d’une quinzaine d’années il devint évident qu’un toilettage de l’ensemble était nécessaire. Plusieurs raisons justifiaient cette mise à jour – qui s’impose d’ailleurs périodiquement à toute édition de la Bible.
    En premier lieu, les éditeurs avaient reçu de lecteurs exigeants des remarques ou des suggestions concernant la traduction ou son annotation. Justifiées ou non, ces remarques devaient toutes être examinées.
    En second lieu, le grand nombre de traducteurs était la cause d’une certaine diversité dans la traduction de certains mots ou de certains passages parallèles. Certes les évangiles synoptiques avaient été traduits de manière synoptique – c’est-à-dire que des libellés grecs identiques avaient été rendus en français de manière identique –, mais cela n’avait pas été le cas par exemple pour les passages parallèles des livres des Chroniques et des Rois. Une harmonisation s’avérait nécessaire.
    En troisième lieu, la Bible représente une telle masse de textes à traiter que, malgré le soin rigoureux apporté à leur travail par les équipes engagées, un certain nombre de mises au point restaient indispensables.
    Le fait mérite d’être souligné : à de rares exceptions près il a été possible de réunir à nouveau les mêmes équipes responsables pour la grande vérification qui donna le jour à une deuxième édition de la TOB, parue en 1988.
    Le problème du Pentateuque en 2004
    Une quinzaine d’années plus tard des spécialistes de l’Ancien Testament ont alerté le comité de l’AORB1 sur le fait que la conception qui prévalait quelques décennies plus tôt concernant la composition du Pentateuque avait vieilli et se trouvait de plus en plus contestée : il n’était plus possible de regarder, comme c’était encore le cas aux débuts de la TOB, l’ensemble des cinq premiers livres de la Bible comme une sorte d’œuvre composite empruntant à quatre documents antérieurs, qu’on appelait respectivement « yahviste », « élohiste », « deutéronomiste » et « sacerdotal ». L’AORB décidait alors de confier l’indispensable mise à jour à une équipe – toujours œcuménique – de cinq spécialistes du Pentateuque, chargée de reprendre les introductions et l’annotation du Pentateuque, en tenant compte des avancées de la science. La traduction, elle, ne subit que d’infimes ajustements. L’équipe des rédacteurs sollicités profita de l’occasion pour actualiser aussi les introductions générales à la Bible et à l’Ancien Testament, et pour réviser le tableau chronologique et en écarter les datations par trop aventureuses, comme par exemple celles des patriarches.
    En 2003 ce travail a été publié en un fascicule séparé, donnant le Pentateuque sous sa nouvelle présentation avant que celui-ci ne soit intégré dans l’édition datée de 2004. L’édition dite « avec notes essentielles » était parallèlement mise à jour.
    La nouvelle édition de 2010
    Après cette révision du Pentateuque, une nouvelle édition de la TOB devenait nécessaire pour au moins deux raisons.
    En premier lieu, une participation plus active de la partie orthodoxe se devait d’apparaître ici ou là dans l’annotation de certains passages et surtout dans l’adjonction des livres deutérocanoniques en usage dans la liturgie des Eglises orthodoxes : 3 et 4 Esdras,3 et 4 Maccabées, Prière de Manassé, Psaume 151.
    En deuxième lieu, après la révision de 2004, qui portait sur le seul Pentateuque, il convenait de mettre à jour le reste de la traduction, d’autant que la science biblique a continué de progresser : elle permet aujourd’hui une approche plus précise de la datation de certains livres et un éclairage historico-culturel parfois plus précis du texte biblique grâce aux nouveaux progrès de l’archéologie.
    Enfin, dans le prolongement des travaux d’un Paul Ricœur sur le phénomène de la lecture, par exemple, on est mieux à même de comprendre aujourd’hui comment un livre aussi complexe que celui d’Esaïe présente une unité jusqu’alors plus ou moins méconnue. Sur la base de ces constats les introductions, d’une part, et l’annotation, d’autre part, ont été l’objet d’un certain nombre de retouches.
    Quant à la traduction elle-même, elle a été revue dans une double perspective.
    En premier lieu, pour faire droit aux remarques de certains lecteurs, on a, quand cela se justifiait, procédé à des retouches ponctuelles.
    Citons, à titre d’exemple, le cas de Gn 4.21, où on a remplacé cithare (désignation anachronique) par lyre ; ou de Gn 1.1, où l’on est revenu, sur le fond, à la traduction de 1975, tout en faisant apparaître l’aspect de titre ou de sommaire du premier verset de la Bible. Dans certains cas, on a préféré au décalque, fidèle à la forme du texte original, une traduction plus fidèle au sens. Ainsi en Mc 10.23, au lieu de « Qu’il sera difficile… ! », on lira « Qu’il est difficile… ! », car le futur a ici une valeur de sentence plus que de temps. N’entrons pas dans les détails des améliorations du français ou de l’orthographe – en particulier pour certains noms propres –, ni de la correction de coquilles ayant survécu aux relectures des éditions précédentes, ni de la rectification éventuelle de la ponctuation ou de la remise en place d’un numéro mal placé de verset, de référence marginale, voire d’un changement de sous-titre.
    Outre ces retouches ponctuelles on a procédé à un certain nombre de retouches systématiques.
    Les premières ont porté sur les noms divins. La quasi-totalité d’entre eux comportait en effet les qualificatifs « puissant » ou « tout-puissant ». Or ces qualificatifs sont en réalité étrangers aux noms divins respectifs pour lesquels il faut trouver un équivalent français. Ainsi la séquence très fréquente Adonaï (Elohim) Sabaoth, littéralement le Seigneur (Dieu) des armées, qui était rendue par « le Seigneur (Dieu), le tout-puissant » a été revue en le Seigneur (Dieu) de l’univers, qui rend mieux l’étendue des compétences du Dieu de la Bible.
    Dans la même perspective l’appellation Shaddaï, qui était rendue par « le Dieu Puissant », a été tout simplement transcrite. Les meilleures études récentes, en effet, reconnaissent ignorer complètement sa signification. A la première occurrence (Gn 17.1) une note apporte sur ce point les précisions utiles.
    Le titre pantokratôr, qui apparaît non seulement dans les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, mais aussi dans le Nouveau Testament, est uniformément rendu par le Souverain.
    Certaines expressions idiomatiques ont été conservées dans leur forme décalquée, mais leur signification est élucidée dans une note, ou bien elles ont été rendues par un équivalent français adéquat. C’est ainsi que le décalque « parler au cœur » a été rectifié en « parler contre le cœur », avec note explicative, voire carrément traduit comme en Gn 34.3 : « Il se prit d’amour pour la jeune fille et regagna sa confiance. »
    La « guerre sainte » est devenue guerre de Dieu pour des raisons que chacun comprendra. « Conclure une alliance en faveur de » est devenu conclure une alliance avec, les « pasteurs » sont devenus des bergers, etc.
    Le qualificatif « jaloux », quand il est accolé au nom divin, ayant toutes chances d’être compris au sens de « envieux », a été systématiquement remplacé. On lit maintenant : un Dieu exigeant. Quant à la « jalousie » de Dieu, elle a fait place à son zèle dans les cas où Dieu prend le parti de son peuple, et à son ardeur quand il s’en prend à lui.
    Le verbe « prophétiser », quand il décrit l’activité du prophète, porte-parole de Dieu, ouvrait la porte à un contresens, dans la mesure où il était compris au sens usuel de « prédire ». Il a donc été avantageusement remplacé par parler en/comme prophète.
    En ce qui concerne le Nouveau Testament, à la suggestion de l’Amitié judéo-chrétienne de France, la traduction systématique du grec Ioudaioi par « Juifs » dans l’évangile johannique a été entièrement revue. En français, en effet, le terme « juif » n’a que deux acceptions : (1) adepte de la religion juive, (2) descendant de Jacob. Or le grec de l’évangile johannique a, quant à lui, un éventail de quatre acceptions disponibles : outre celles du français, il peut désigner aussi, selon les cas, soit les Judéens (3), soit les autorités du judaïsme (4), en l’occurrence les membres du sacerdoce jérusalémite. Les acceptions (3) et (4) ne pouvaient donc pas être rendues comme les acceptions (1) et (2). Une équipe œcuménique a cherché à identifier l’acception convenable pour les soixante-huit cas où le terme « juif » se trouve dans l’évangile de Jean, proposant chaque fois l’équivalent français que le contexte rendait satisfaisant.
    Editeurs et réviseurs espèrent avoir ainsi rendu plus aisée et donc plus profitable la lecture de la Bible.
    Notes
    1 ♦ Association œcuménique pour la recherche biblique, qui gère éditions et révisions de la Traduction œcuménique de la Bible (TOB).

  • La Bible ne fait pas l'éloge du pacifisme, elle nous appelle à devenir des fabricants de la paix. Car sortir de la violence est aussi un combat. Alors que dominent toujours plus les brutalités et les exactions, cette exhortation du frère dominicain Bernard Marliangeas représente un guide sûr pour retrouver le vivre-ensemble. La Bible ne fait pas l'éloge du pacifisme, elle nous appelle à devenir des fabricants de la paix. Car sortir de la violence est aussi un combat.
    Alors que dominent toujours plus les brutalités et les exactions, et qu'aucun progrès n'a le pouvoir de les effacer, comment relever le défi d'être les témoins d'un pardon radical qui fait sortir du cercle infernal de la vengeance ? Comment redécouvrir la réalité de la faute dans le sacrement de la pénitence et de la réconciliation ?
    C'est dans la Bible que Bernard Marliangeas va chercher les réponses à ces questions décisives. Il le fait en exégète, mais aussi en anthropologue, en éthicien, en sociologue. Et par-dessus tout en frère.
    Une exhortation pour renverser la malédiction de la haine.

  • Marc ; l'histoire d'un choc

    David-Marc d' Hamonville

    • Editions du cerf
    • 24 Octobre 2019

    C'est du silence monastique que l'abbé d'En Calcat tire cette traduction et ce commentaire d'un plus court des évangiles qui porte sur le secret divin. À lire et à relire.
    Pourquoi une nouvelle traduction de l'évangile de Marc ?
    Pourquoi un nouveau commentaire de l'évangile de Marc ?
    Le pari de David-Marc d'Hamonville est de donner à entendre l'oralité parfois brutale, haletante, précipitée, du plus court des témoignages sur Jésus.
    Car l'évangile de Marc est à l'image du choc qu'est la Révélation, un choc qui laissa d'abord ses témoins sidérés, dépassés par l'événement, incapables de le transmettre sinon par la stupeur qu'il inspire.
    Verset par verset, à travers une lectio divina aussi libre qu'attentive aux détails, cherchant à mieux cerner le visage du Christ qui surgit, l'auteur laisse résonner les questions que pose cette énigme.
    Une brillante introduction pour redécouvrir, avec Marc et les premiers disciples, l'inouï de la venue fracassante de Dieu dans le monde.

  • Le choix de Marthe

    Céline Pérol

    • Editions du cerf
    • 4 Mars 2021

    Il est facile de ne pas aimer Marthe, Marie ayant la " meilleur part ". Pourtant, son destin a été fabuleux après l'Évangile. Théologiens et artistes en ont fait la figure suprême de l'accueil des étrangers. Une plongée littéraire au coeur de l'action et de l'hospitalité. Quel sera le destin Marthe après sa rencontre décisive avec Jésus ? Comment, arrivée de Terre sainte en Provence, la patronne des femmes charitables a-t-elle écrasé la Tarasque, un redoutable dragon qui terrifiait le midi ?
    Récits légendaires, représentations picturales et cultes du Moyen Âge ont cultivé, remodelé et célébré cette aventure évangélique. Mais que dit-elle de la place de la femme dans l'Église ? Y a-t-il une spiritualité au féminin ? Un lien particulier de l'autre sexe au sacré ? Et si ces questions, devenues brûlantes, trouvaient une explication dans l'interprétation de la figure de Marthe ? En décryptant l'Écriture, l'hagiographie et le mythe, Céline Perol rectifie cette réduction et ce stéréotype fatal. Car Marthe est tout d'abord le symbole d'une libre hospitalité dont la franchise et la générosité sont difficilement accessibles aux hommes.
    Un guide pour les femmes engagées qui voient en Marthe le modèle d'une spiritualité accomplie.

  • Les énigmes de l'Evangile : 30 paroles étonnantes de Jésus

    Alain Roy

    • Éditions médiaspaul
    • 26 Août 2021

    Un intendant malhonnête louangé par son maître, un serviteur congédié pour prudence excessive, des gamins joueurs de flûte, un figuier stérile, un grain de sénevé, des outres vieilles et des outres neuves... Autant d'images de l'Évangile qui demeurent opaques à de nom¬breux lecteurs.

    Jésus était un poète. Pour s'exprimer, il n'avait recours ni à des concepts ni à des abstractions philosophiques mais inventait des images, des comparaisons, des histoires. Il voulait ainsi amener les gens à considérer autrement la vie.

    Deux mille ans ont passé depuis ces paroles déjà désar¬mantes. Aujourd'hui, il faut en plus souffler la poussière déposée sur elles par le temps, qui les a recouvertes et en masque le sens. Certaines d'entre elles ne nous atteindront que si nous éclairons un peu leur symbolisme et leur force d'évocation. C'est
    à cette tâche que s'emploie ce petit livre.

    Dieu est mystérieux. Comment se surprendre que cer¬taines de ses Paroles le soient aussi ?

  • " Dans ce livre je vais tenter de disserter joyeusement de la mort, tout en sachant que nous y sommes tous condamnés. Autant en être conscient tout de suite plutôt que d'avaler un jour son bulletin de naissance en s'apercevant trop tard que la vie est brève : "Merde, il fallait mourir, je ne m'en étais pas rendu compte !' Jésus est vainqueur de la mort. C'est la puissance du chrétien. Quand la mort frappe, il est beau de savoir que nous allons vers quelqu'un qui s'appelle Dieu. Alors elle n'est plus à craindre car elle sera une merveilleuse rencontre avec celui que nous avons tant prié sur terre, et qui nous aime. À ceux qui contestent la mort, je dis simplement que la plus grande aventure de la vie, c'est l'amour. Un magicien prodigieux que nous, chrétiens, appelons Dieu-Amour, nous a créés, nous a faits pour aimer. Dites donc, ce serait un sacré pourri s'il nous mettait sur terre et qu'ensuite, à notre mort, tout soit terminé... Certains disent que ce sera le plus beau jour de notre vie. Personnellement je le pense. Anticiper ce grand jour, c'est refuser de vivre une vie close sur elle-même, c'est s'ouvrir, pendant notre séjour sur terre, au mystère de l'au-delà. Croyants, nous sommes des vivants appelés à une autre vie. Préparons-nous dès à présent à ce passage vers l'Amour. " G uy Gilbert

  • Pour lire l'Evangile selon saint Jean

    Jean-Pierre Lémonon

    • Editions du cerf
    • 3 Septembre 2020

    Comment aborder le plus singulier, le plus mystique et le plus catéchétique des évangiles, celui du " disciple aimé " ? C'est une initiation totale à l'Evangile de Jean que livre ici, en savant aguerri et en pédagogue innovant, Jean-Pierre Lémonon. La première étude exégétique à être interactive!
    Comment aborder le plus singulier, le plus mystique et le plus catéchétique des évangiles, celui du " disciple aimé " ? C'est une initiation totale à l'évangile de Jean que livre ici, en savant aguerri, Jean-Pierre Lémonon. L'historien met en effet toute sa science au service d'une rare pédagogie, entraînant le lecteur à la découverte des extraordinaires richesses du texte johannique. Mieux, il donne à chacun les moyens de construire sa propre interprétation. Chaque passage fait ainsi l'objet d'un triple traitement : un décryptage littéral ; un commentaire herméneutique ; une contextualisation théologique. Aidé par des questionnaires et des notices, le lecteur aborde ainsi, d'une manière incroyablement neuve, le choix des Douze, la montée de Jésus à Jérusalem, le retour à la vie de Lazare, la venue du Paraclet, le message pascal : tout ce qui fait de cet évangile l'un des textes les plus riches et les plus poétiques de la Bible.

  • Qu'est-ce que la vérité ? Les philosophes grecs ont fait de ce terme leur maître-mot. L'évangéliste Jean en a fait, lui, la clé de l'Incarnation de Dieu. Comment la vérité ne correspond-elle pas à un système abstrait, mais à une expérience existentielle et spirituelle ? Un livre d'exégèse qui est aussi un livre de vie.
    Qu'est-ce que la vérité ? Cette interrogation, qui hante l'humanité historique, garde tout son mystère. Elle surgit, sincère, ironique ou désabusée, dans la bouche de Ponce Pilate face à Jésus et ouvre ainsi à sa mort et sa résurrection. Or, elle articule également l'entier évangile de Jean ainsi que ses trois épîtres.
    En éminent spécialiste des écrits johanniques, Yves-Marie Blanchard nous fait plonger au plus profond de la révélation du salut. Omniprésent, le vocabulaire de la vérité couvre de l'être même de Dieu (grâce et vérité), tel que révélé en Jésus Christ (chemin, vérité et vie), à l'agir concret des croyants (faire la vérité) dans la médiation du Paraclet (Esprit de vérité). À l'inverse, le mensonge, qu'il soit à l'égard de Dieu, de soi-même ou des autres, représente le mal absolu qui conduit au meurtre du frère, selon l'exemple maudit de Caïn.
    Qu'est-ce que, dès lors, la vérité, sinon le fondement de toute forme de liberté spirituelle, à la fois en parole et en acte ?
    Une magnifique étude exégétique qui, à l'heure du
    fake, se double d'un indispensable message et enseignement des plus contemporains.

  • Découvrir les Evangiles en un week-end

    Jean-Philippe Fabre

    • Mame
    • 20 Septembre 2019

    Dans la lignée du succès de Découvrir la Bible en un week-end, cet ouvrage propose un parcours à la fois simple et précis dans les évangiles et les Actes des Apôtres en quelques demi-journées.Sa singularité consiste à mettre en lumière l'originalité de chaque évangile en appréhendant le contexte historique et spirituel dans lequel chaque livre a été écrit. Cet opuscule vous ouvre à l'éclairage particulier que chaque évangéliste a apporté sur la vie de Jésus et les tout débuts de l'Église. Toujours désireux d'être le plus pédagogique possible, il vous propose de nombreux repères historiques, géographiques et lexicaux pour lever les zones d'ombre que vous pourrez rencontrer. En trois séquences, à l'aide de lectures guidées et de commentaires inspirés, vous serez ainsi sensibilisés à une nouvelle manière de lire l'Évangile, enthousiasmante et profonde.

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