• Le feu

    Henri Barbusse

    Pour les hommes du 231e régiment d'infanterie, les différences d'âge et de condition sociale n'importent plus. Tous sont venus s'enterrer dans les tranchées boueuses de Crouy, sous la pluie et le feu de la mitraille allemande. Leur seule certitude face aux armées ennemies : "I' faut t'nir".
    Barbusse fut l'un des leurs. Tiré de ses carnets de guerre, ce roman, prix Goncourt 1916, révéla à ceux de l'arrière le quotidien des poilus : leur courage, leur camaraderie, leur argot, mais aussi la saleté, l'attente et l'ennui. Cette guerre, l'état-major, le gouvernement et la presse patriotique la censurent. Il faudra un roman comme Le Feu pour en dire toute la barbarie mécanique, mais aussi l'espoir : celui d'en sortir vivant...
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    Dossier :
    1. Propagandistes et bourreurs de crâne
    2. Dire la "vérité" de la guerre
    3. La réception du Feu (1916-1919)
    4. Oublier, condamner, commémorer.

  • 1917, à quelques kilomètres du front où s'affrontent Français et Allemands. C'est là que survivent Pierrot, 12 ans, et son grand-père, dans la ferme familiale. Grâce à sa chienne Miette, le jeune garçon trouve le courage et la force d'affronter la souffrance et la mort. L'amitié qui les lie est ce qu'il reste de plus précieux à Pierrot. Mais la guerre les sépare : Miette est réquisitionnée pour servir de chien-messager sur le front... Un roman d'amitié et d'aventures au coeur de la Première guerre mondiale !

  • Chemin des Dames, 1917, l'offensive du général Nivelle tourne à l'hécatombe. Dans l'enfer des combats, un conseil de guerre s'apprête à juger le soldat Jonas, accusé d'avoir assassiné son lieutenant. Devant l'officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d'un drame qui les dépasse. Coupable? Innocent? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple? Le capitaine Duparc n'a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille.

  • Alsace, 1914.
    Nicolas et Christophe sont cousins. Nicolas est français, Christophe est allemand. Ils sont alsaciens.La guerre est déclarée. Christophe et Nicolas sont prêts à rejoindre leur régiment. L'un est fièrement vêtu de l'uniforme bleu et rouge de l'armée française, l'autre porte l'uniforme vert-de-gris allemand. Ces uniformes qui font désormais d'eux des ennemis. Dans les tranchées, Nicolas puise du courage et de la force dans les mots de Nanosh Balatta, auteur du Gipsy Book. Mais la guerre s'éternise, et rien ne se passe comme prévu...Comment réagir lorsque l'ennemi au bout de sa baïonnette est son cousin ?Le Gipsy Book est un livre de sagesse écrit par un vieux gitan, Nanosh Balatta. Il est passé de main en main, a voyagé dans le temps, changeant chaque fois la vie de ceux et celles qui le lisaient.

  • Août 1917. Louis, jeune soldat en convalescence à l'hôpital, reçoit une lettre de l'Infanterie le nommant lecteur dans une commission de contrôle postal aux Armées.
    Lui qui a subi durant trois ans l'enfer des tranchées se retrouve dans un bureau, comme les embusqués si critiqués. Désormais, il va ouvrir jusqu'à quatre cents lettres par jour. Traquer les indiscrétions et le découragement, caviarder les passages indésirables, saisir les courriers pacifistes, désigner les soldats aux propos jugés non conformes au moral des troupes et de l'arrière. Les mois se succèdent, marqués par l'arrivée d'une séduisante jeune femme et la visite de Fernand, son compagnon de tranchées.
    Jusqu'au jour où, poussé par un événement inattendu, Louis regarde autrement les mots qui défilent quotidiennement sous ses yeux.

    Un roman poignant, qui donne la parole aux anonymes du front : les lettres ouvertes par Louis sont toutes extraites de courriers saisis par l'armée durant la guerre de 1914-1918.

  • Emilie

    Aïssa Lacheb

    Nauroy, 1917, les Allemands occupent les restes du village de?truit, le Cornillet et les monts de Champagne. La guerre fait rage sur le front ouest. De la mer du nord a? la frontie?re suisse, tout n'est que ruines. Dans cette de?solation, E?milie, une orpheline de dix ans, se?me des fleurs sur les tombes des soldats...

  • Lédition originale de louvrage a été imprimée à compte dauteur dans les années qui ont immédiatement suivi la Grande Guerre.
    A la fin du conflit, à son retour au foyer Ambroise Harel a profondément changé. La guerre et ses drames ont profondément transformé lagriculteur breton en un être assoiffé de vie et douverture sur le monde. Cest un véritable globe-trotter qui quitte sa ferme de Langon, aux environs de Redon, pour parcourir le monde. Exerçant les métiers les plus divers et les plus inattendus, notre homme parcourra les cinq continents avant de rentrer au pays et de choisir dentrer dans la gendarmerie pour retrouver un peu de lesprit quil avait connu dans les tranchées.
    Mais lhomme est fatigué. Réformé pour cause de maladie, Ambroise Harel décèdera à Redon en 1936, laissant enfoui dans ses tiroirs quelques exemplaires de ses mémoires. Il faudra attendre plus de 70 ans pour quun heureux hasard fasse que le livre réapparaisse au grand jour apportant un témoignage de tout premier ordre sur cette période importante de notre histoire.
    De plus, Ambroise Harel nous a laissé un exemplaire de ses mémoires annoté par ses soins. Des précisions et corrections dun grand intérêt puisque consignées plus de 10 ans après les faits et bénéficiant donc du recul et de lanalyse objective générés par le temps.

  • En 1914, la résistance de la place-forte de Maubeuge fut la plus longue. Elle suscita une vive polémique politico-militaire autour du gouverneur Fournier, laissant cours à deux légendes : l'investissement par 60 000 Allemands et si « Maubeuge avait tenu 24 h de plus » le sort de la guerre eut été changé. Le journal du viie CAR de von Zwehl publié en 1921, ignoré pendant un siècle et retrouvé à Zurich consultable grâce à une traduction et une étude critique, met en évidence les erreurs d'estimation du plan Schlieffen, la présence de 25 000 Allemands, les retards d'approvisionnement en munitions, la perte de 25 à 30 % des effectifs du viie CAR à l'issue de sa marche forcée le 13 septembre au matin sur le Chemin des Dames. L'édition de cette source, ignorée pendant un siècle, est complétée par des extraits des rapports des généraux von Bülow et von Kuhl sur le contexte militaire et deux articles de journaux mettant en avant la puissance de l'artillerie lourde. Il appartiendra au public de mesurer la réflexion de Jean Jaurès : « Dans les grandes plaines du Nord... qu'y-a-t-il pour répondre ? Le seul camp retranché de Maubeuge, un îlot surnageant dans une grande nappe d'invasion ! »...

  • Qui a inventé la devise « Travail Famille Patrie » ? Ce ne sont pas les fondateurs du régime de Vichy en 1940. C'est, entre 1932 et 1934, le colonel de La Rocque, chef des Croix-de-Feu, une association d'anciens combattants décorés pour héroïsme pendant la guerre de 14-18. Cette ligue nationaliste est au coeur des polémiques sur l'existence d'un fascisme authentiquement français. Au nom de leurs sacrifices dans les tranchées, les Croix-de-Feu exigent un gouvernement assez fort pour garantir la sécurité de la France contre l'ennemi allemand, mais aussi contre les « ennemis de l'intérieur », communistes et pacifistes. Pour réveiller le patriotisme et intimider l'extrême gauche, les Croix-de-Feu multiplient défilés et rassemblements de plusieurs dizaines de milliers de militants. Ces attroupements sont organisés dans le plus grand secret et impressionnent par leur mise en scène (milliers de voitures en convois, manoeuvres d'avions privés). Les animateurs du Front populaire veulent y voir la préparation d'un coup d'État pour instaurer une dictature fasciste.
    En fait, La Rocque veut faire revivre l'Union sacrée de 14-18 pour réconcilier tous les Français au-delà des divisions sociales et partisanes. Les Croix-de-Feu se sentiraient liés par leur code de l'honneur : leurs exploits guerriers pour la victoire les obligeraient désormais à des exploits civiques pour empêcher toute révolution de type bolchevique. Après l'émeute antiparlementaire du 6 février 1934, La Rocque lance ses hommes dans une croisade caritative contre la misère, dans l'espoir de reconquérir la classe ouvrière. Les soupes populaires remplacent peu à peu les démonstrations de force. En 1936, La Rocque refuse toute riposte lors de la dissolution de son « mouvement » par le gouvernement Blum, puis s'intègre au système institutionnel en créant le Parti social français. Finalement, les Croix-de-Feu refusent le totalitarisme fasciste, parce qu'ils ont encore confiance dans la volonté des Français de se sacrifier pour la Patrie.

  • Le désespoir d'une mère cévenole dont les fils font la Première Guerre Mondiale
    Les larmes de Mélanie est un roman sur fond d'histoire vraie, celle de la grand-mère de l'auteure, Mélanie, dont les deux fils partirent faire la guerre de 14/18.
    A partir de documents retrouvés au sein de sa famille, Françoise Vielzeuf a remonté les traces de son père et de son oncle qui durant 4 ans, ont connu le quotidien des batailles et des garnisons. De Verdun au chemin des Dames, comment cette maman cévenole a vécu l'angoisse de voir ses fils partir au front durant ces longues années ?
    Avec justesse et sensibilité, Françoise Vielzeuf nous fait partager la vie quotidienne de cette famille de paysans cévenols, la sienne, dont les jours étaient faits de durs labeurs, de joie lorsque les deux fils rentraient en permission et de peur, lorsqu'ils repartaient assumer leur devoir militaire.
    Un bond dans le temps de 100 ans pour ne rien oublier du passé.

  • L'édition originale de l'ouvrage a été imprimée à compte d'auteur dans les années qui ont immédiatement suivi la Grande Guerre.
    A la fin du conflit, à son retour au foyer Ambroise Harel a profondément changé. La guerre et ses drames ont profondément transformé l'agriculteur breton en un être assoiffé de vie et d'ouverture sur le monde. C'est un véritable globe-trotter qui quitte sa ferme de Langon, aux environs de Redon, pour parcourir le monde. Exerçant les métiers les plus divers et les plus inattendus, notre homme parcourra les cinq continents avant de rentrer au pays et de choisir d'entrer dans la gendarmerie pour retrouver un peu de l'esprit qu'il avait connu dans les tranchées.
    Mais l'homme est fatigué. Réformé pour cause de maladie, Ambroise Harel décèdera à Redon en 1936, laissant enfoui dans ses tiroirs quelques exemplaires de ses mémoires. Il faudra attendre plus de 70 ans pour qu'un heureux hasard fasse que le livre réapparaisse au grand jour apportant un témoignage de tout premier ordre sur cette période importante de notre histoire.
    De plus, Ambroise Harel nous a laissé un exemplaire de ses mémoires annoté par ses soins. Des précisions et corrections d'un grand intérêt puisque consignées plus de 10 ans après les faits et bénéficiant donc du recul et de l'analyse objective générés par le temps.

  • Un guerrier d'occasion Journal du fantassin Pierre Perrin (1914-1918) En 1914, comme des centaines de milliers d'autres jeunes français, Pierre Perrin quitte sa vie ordinaire pour devenir un « guerrier d'occasion ». Pendant quatre ans, il sera fantassin

  • Debout les morts ! Pâques rouges
    Lieutenant Jacques Péricard
    Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire. Il contient 27 illustrations.
    Jacques Péricard, combattant de la Grande Guerre, était journaliste et écrivain.
    Il effectua son service actif au 90e Régiment d'infanterie. Réserviste au 62e régiment d'infanterie territoriale en 1914, il est versé sur sa demande dans une unité d'active, le 95e RI, en octobre 1914. D'abord adjudant, il est nommé sous-lieutenant le 24 mai 1915, pour sa bravoure au Bois-Brûlé où il a crié « Debout les morts ! » le 8 avril. Ce cri est devenu célèbre par la suite.
    Debout les morts ! Pâques rouges est le deuxième de deux volumes consacrés à la guerre de 14-18. Il a été publié dès 1918 ! Vous retrouverez le premier tome de ses souvenirs dans la même collection : Debout les morts ! Face à face.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Condé

    Jeremy Bouquin

    • Ska
    • 29 Octobre 2020

    Un flic à la gueule cassée enquête sur des crimes en marge de la Grande boucherie...
    Un poste arrière, un cabanon en bois, une barre qui traverse une route défoncée.
    Les civils doivent passer par là pour se faire enregistrer. Fouille obligatoire : son sac, ses fringues, il sort tout. On n'entre pas sur un champ de bataille comme dans un grand magasin !
    Au loin gronde un souffle sourd, on canarde.
    Le sergent tousse gras. « Les gaz moutarde », qu'il explique :
    - Vous venez pour quoi ? il demande au gaillard défiguré face à lui.
    - Police...
    Le militaire rend les papiers officiels, lève la barrière.
    - Ah ! c'est vous... [...]


    Un texte stupéfiant et implacablement évocateur d'un malheur universel pris sur le vif.
    Jérémy Bouquin, on le connait, c'est un style unique en forme de série d'uppercuts qui, ici, se marie parfaitement avec le sujet. La noirceur de la Grande Guerre trouve une évocation originale à la hauteur de la trace laissée dans l'inconscient collectif.

  • La grande déculottée

    Jan Thirion

    • Ska
    • 1 Mars 2016

    Les orgasmes de la Capitaine Pubis ont tout pour devenir une arme de destruction massive. Eruptif ! Les joues rougissent à l'approche de la capitaine Pubis qui prend son temps pour reluquer de haut en bas chaque pioupiou. Nom de nom, ce qu'elle est jeune ! pensent tous les gars du secteur, bloquant leur respiration. Ils voudraient éviter de lui souffler dans le nez leur haleine de fosse à purin. Incommoder un si mignon petit nez serait passible du peloton pour haute trahison. « Tu crois que c'est vrai ou qu'on rêve ? - Si c'est un rêve, je ne veux jamais en sortir », rétorque Marcaillou à son voisin de droite. Il faut tout le talent de Thirion pour faire en sorte que cette fantaisie ne ressemble pas à un crachat sur la mémoire des poilus de Verdun alors qu'on fête le centième anniversaire de cette bataille atroce. Un peu de légèreté, s'il vous plait, la Mort ! Ah si le plaisir avait pu vaincre finalement cette folie belliciste ! Une nouvelle oscillant entre érotisme sauvage et humour noir....à dévorer ! EXTRAIT Loin du front, les civils s'impatientent et houspillent les hommes du front : mais qu'est-ce que vous attendez pour leur voler dans les plumes à ces oiseaux de malheur ? S'ils s'écoutaient, ils attaqueraient eux-mêmes et l'affaire serait vite pliée. Les civils, voilà les vrais hommes ! Sur la ligne de feu, on en a marre, marre de se faire canarder, marre de recevoir des bombes sur la tête qui vous transforment de beaux garçons en hachis puant, mélangé à la boue épaisse des champs de bataille. Rien de mieux pour faire fuir les filles. À part les galonnés qu'on ne voit qu'en photo dans les journaux, la plupart des soldats affichent moins de trente ans. Vingt-six et quatre mois pour Marcaillou. Les plus âgés sont en bouillie ou sont retournés chez eux, fracassés de partout. Face à cet ennemi qui s'entête, on rage en sourdine. On voudrait les voir, les va-t-en-guerre en chaussons, survivre dans cet enfer. Tout va mal donc. Enfin, peut-être pas. A PROPOS DE L'AUTEUR Né en littérature avec des nouvelles SF publiées en revues et anthologies d'une lointaine galaxie. De la nationalité des mots et des arts graphiques depuis l'enfance. Longtemps addict au jeu d'échecs. Sevré après deux livres écrits sur le sujet. Stylo et pinceau en bataille, avec une incursion dans le théâtre, des illustrations de livres, des piges dans les journaux, des travaux d'édition, des expos confidentielles et une route qui mène de Paris au Sud-Ouest, en passant par la Lorraine et l'Alsace. L'enseignement pour finir et assurer les arrières, et l'écriture de romans pour recommencer sa vie à chaque fois.

  • RetroNews vous propose une collection de journaux d'époque au format PDF dans leur intégralité sur les grands événements historiques.
    Cette première édition de 38 pages contient 10 journaux reproduits dans leur intégralité à partir des originaux conservés à la Bibliothèque nationale de France.
    Pour la première édition de cette collection, RetroNews a choisi de commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale avec une sélection de dix grandes dates et dix journaux publiés entre 1914 et 1918.
    Il y a cent ans, quasiment jour pour jour, prenait fin la Grande Guerre, la « Der des Ders ».
    Retrouvez réunis dans cette édition exceptionnelle les dix journaux publiés au moment de dix dates majeures du conflit :

    L'entrée en guerre d'août 1914,
    la première bataille de la Marne,
    Verdun,
    la Somme,
    la censure dans les journaux,
    l'entrée en guerre des États-Unis,
    le Chemin des Dames,
    la Révolution russe de 1917,
    les offensives de l'été 1918,
    et enfin, le jour J, la signature de l'armistice le 11 novembre.


    Découvrez les nouvelles du jour telles qu'on les lisait dans la rue pendant la guerre !
    Les journaux :

    L'entrée en guerre d'août 1914 (Le Petit Journal, 2 août 1914),
    la première bataille de la Marne (Le Petit Parisien, 12 septembre 1914),
    Verdun (L'OEuvre, 25 février 1916), - la Somme (Le Petit Journal, 19 septembre 1916),
    la censure dans les journaux (L'Homme libre, 4 janvier 1915),
    l'entrée en guerre des États-Unis (Le Matin, 6 avril 1917),
    le Chemin des Dames (La Presse, 1er août 1917),
    la Révolution russe de 1917 (Le Petit Journal, 9 novembre 1917),
    les offensives de l'été 1918 (Le Petit Parisien, 17 juillet 1918),
    et enfin, le jour J, la signature de l'armistice le 11 novembre (Le Populaire, 12 novembre 1918).

    Comment l'information était perçue par celles et ceux qui lisaient les nouvelles du jour en 1936, durant la grande aventure de l'aviation, ou prenaient connaissance des avancées du front en 1917 ? En lançant une collection de journaux réimprimés dans leur intégralité, RetroNews, le site de presse de la BnF, a souhaité vous faire redécouvrir les grandes séquences qui ont jalonné l'histoire, mais aussi toutes les autres "nouvelles du monde". À travers la Une bien sûr, celle qui fait la grande histoire, les gros titres, mais aussi à travers les petites annonces, les faits divers, les feuilletons littéraires, les réclames d'antan. Retrouvez l'intégralité des journaux ainsi que des reproductions d'affiches, illustrations et Unes du passé.

  • Nous sommes en 1915 dans le Sud de l'Italie. Un jeune berger est témoin d'un meurtre perpétré par la mafia. Il doit fuir son île et traverser son pays en guerre. Son périple le mène d'abord en Sardaigne, puis à Rome et enfin sur le front de l'Isonzo, face à l'ennemi autrichien. Pendant cette quête de soi, il va apprendre à aimer la mer, à connaître les hommes et croiser l'amour. Quelques rencontres décisives, comme celle d'Antonio Gramsci, créateur du Parti Communiste Italien ou de la statue de Giordano Bruno, prêtre dominicain brûlé vif au début du XVIIème siècle, l'aident à grandir et à devenir ce qu'il est.

  • Debout les morts ! Face à face
    Lieutenant Jacques Péricard
    Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire. Il contient 34 illustrations.
    Jacques Péricard, combattant de la Grande Guerre, était journaliste et écrivain.
    Il effectua son service actif au 90e Régiment d'infanterie. Réserviste au 62e régiment d'infanterie territoriale en 1914, il est versé sur sa demande dans une unité d'active, le 95e RI, en octobre 1914. D'abord adjudant, il est nommé sous-lieutenant le 24 mai 1915, pour sa bravoure au Bois-Brûlé où il a crié « Debout les morts ! » le 8 avril. Ce cri est devenu célèbre par la suite.
    Debout les morts ! Face à face est le premier de deux volumes consacrés à la guerre de 14-18. Il a été publié dès 1916 ! Vous retrouverez la suite de ses souvenirs dans la même collection : Debout les morts ! Pâques rouges.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Durant la Grande Guerre, la mobilisation financière des Français pour soutenir les combats a été à la hauteur de la mobilisation humaine. Dans ce contexte et pour gagner une guerre totale et mondiale, les banques nationales deviennent des acteurs clés du financement du conflit. Ce livre présente des destins bancaires très contrastés. Alors que la Société générale se recentre sur ses activités en France, Paribas se tourne résolument vers les États-Unis et se renforce en Europe centrale. Une autre banque parisienne, le CIC, s'offre une expansion régionale dans la continuité de l'avant-guerre. Certaines banques du Nord se régénèrent à Paris, développent un réseau national et sortent de la guerre renforcées, malgré les vicissitudes de l'occupation allemande. Les banques alsaciennes, quant à elles, souffrent cruellement lors du conflit puis du rattachement à la France. Le financement de l'économie est en outre profondément et durablement modifié, notamment car le marché boursier est en sommeil. La place des banques françaises dans le monde demeurera, pour des décennies, en retrait de sa position d'avant-guerre. Les nouveaux liens, entre collaboration nécessaire et tutelle de fait, qui se tissent entre l'État et les banques dureront jusqu'aux réformes bancaires des années 1980. Parallèlement, les difficultés humaines engendrées par la guerre ainsi que le développement du travail des femmes incitent les banques à mener une politique sociale novatrice et modifient l'organisation de ces entreprises, en particulier au Crédit Lyonnais. Le métier de la banque de détail évolue également (mécanisation accrue, titres d'emprunts à diffuser auprès du plus grand nombre, démocratisation des chèques...). Enfin, le conflit (avec l'épargne bloquée dans les Caisses d'épargne, la monnaie dévaluée, les impôts augmentés...) bouleverse la relation des Français avec leur argent.

  • « L'assassinat de François Ferdinand a déclenché le début des hostilités », « La guerre devait être courte », « Ce fut principalement une guerre des tranchées », « Verdun, la boucherie », « Sans les États-Unis, la guerre aurait été perdue », « Toute une génération a été inutilement sacrifiée »... Dépassant le cliché d'une Grande Guerre patriotique sacrifiant ses soldats à la gloire militaire de quelques chefs irresponsables, l'auteur revient sur ce conflit à l'origine de profonds bouleversements politiques, économiques et sociaux au XXe siècle.

  • Gueule cassée

    Sebastien Gehan

    • Ska
    • 1 Mars 2016

    Rescapé de l'enfer de Verdun, il n'est pas seulement défiguré, il est mort vivant. Une nuit, la septicémie l'avait enlacé dans une longue étreinte mortelle. La fièvre le faisait divaguer. Léon avait tendu l'oreille. C'était incompréhensible, même si le mot « maman » revenait souvent. Léon ne connaissait que trop ce dialecte des derniers instants. Ce sursaut de vie sortait de tous les corps agonisants en un torrent de paroles insensées avant le râle fatidique. Alors Léon s'était rendormi. Même la mort, il s'en foutait. Peut-on encore mesurer l'horreur de la guerre quand le temps recouvre peu à peu les souvenirs ? Les combattants de la Grande guerre sont revenus bousillés, cassés dans leur chair et dans leur crâne. Sébastien Gehan évoque avec délicatesse et talent les affres d'un « revenant » au visage défiguré. EXTRAIT Le soldat Luc Martin revient du front de Verdun pour une permission de quelques jours dans son village. Arrivé à la maison, il dépose son sac, s'assoit bien fatigué et s'abandonne à ses pensées. Ses yeux ciel d'orage s'embuent. Une vague de tristesse s'abat sur lui comme un torrent brise les digues sous la force de flots trop longtemps contenus. La source de ce chagrin lui est aussi inconnue que ces lieux. Il repense au train, à ces wagons jetés sur les rails, à cette étrange sensation de son corps ballotté au milieu de tous ces visages inconnus, à l'impression déplaisante de n'être qu'un bouchon de liège lâché sur un fleuve de métal et de fumées noires. Il se remémore les paysages entraperçus au cours de son périple, ces myriades de champs émeraude, ces échardes de forêts, ces bras de rivière indolents. Il se rappelle les odeurs de l'hôpital, l'éther, le chloroforme, la Javel jetée à grands baquets pour nettoyer les flaques de sang sombre comme le goudron. Il repense à ces visages familiers, sans noms, sans prénoms, bandés de partout, tantôt momies silencieuses, surtout momies hurlantes de douleur. A PROPOS DE L'AUTEUR C'était un 17 juin 1973. Peu de monde s'en souvient malgré mes cris, mais je suis né ce jour là. Mes études d'histoires-géo m'ont tellement passionné que j'ai fait cinq années d'un DEUG de Sciences-Humaines. J'ai écrit des tas de nouvelles. Plus de 70. Autant de romans inachevés traînent dans mes cartons. J'ai écrit deux pièces de théâtre, des contes pour enfants, et d'autres vraiment pas pour les enfants. J'ai gagné quelques prix dans des concours de nouvelles dont celui des Ancres Noires en 2007. Mais le plus beau prix restera toujours celui que Jean-Bernard Pouy m'a décerné en m'appelant "collègue". J'habite Le Havre. Gueule cassée est ma première publication « officielle ».

  • La Première Guerre mondiale a constitué à la fois un tournant et un bouleversement pour les finances publiques des pays belligérants : en mobilisant de nouvelles ressources financières, le conflit a tout d'abord remis en question les équilibres monétaires et financiers ; il a également ouvert un long cycle de déficit budgétaire, d'endettement et d'inflation. L'étude de ce front financier a fait l'objet d'une première publication de travaux inédits sur une question jusque-là peu étudiée. À l'échelle des institutions politiques et financières, la Grande Guerre a déstabilisé le système de gestion des finances publiques et engendré désorganisation administrative, désordres comptables puis improvisations et innovations multiples. L'émergence d'un nouveau visage de l'État dans les pays européens engagés dans la guerre a fait l'objet d'une deuxième publication, qui complète ainsi la première par le regard neuf qu'elle offre sur le fonctionnement interne des administrations en temps de guerre. Faisant suite à ces deux ouvrages, ce troisième volume entend se centrer sur l'appel à la fiscalité qui a pris le relais de l'appel à l'épargne pour financer la guerre. Quels types de taxes les gouvernements ont-ils développé ou créé ? Le patriotisme financier manifesté lors des emprunts s'est-il prolongé dans un consensus autour de l'impôt ou bien s'est-il conjugué avec des résistances, voire le développement de fraudes, face à l'augmentation des contributions fiscales ? Dans ce volume, l'analyse comparative des effets de l'élévation de la fiscalité dans les différents pays belligérants nourrit la réflexion historique et permet de tracer là encore des similitudes et des différences parfois inattendues entre les pays. Une bibliographie thématique réunit les références des trois volumes et s'enrichit des dernières parutions scientifiques sur la Grande Guerre.

  • Manipulation, soumission ou incrédulité : la guerre comme en 14, d'un petit village du bord de Marne jusqu'aux tombeaux ouverts du front... « Ce que j'ai pu consommer de Bretons... » disait Nivelle sans la moindre émotion, oubliant un peu vite que dans la poitrine de chacun d'entre eux, battait un coeur d'homme, qui avait tout autant que le sien le droit de continuer de battre...

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