• Paris, 1829
    Après un long veuvage passé à veiller sur ses deux enfants, Elisabeth replonge avec délice dans le tourbillon d'une vie mondaine qu'elle pensait à jamais disparue. Aux nouvelles rencontres se mêle un passé qu'elle aurait aimé effacer : Hugues de Beaufort, l'ancien soupirant, dont elle a souffert la brutalité. Si ce dernier la supplie de lui laisser une seconde chance pour racheter sa conduite, Elisabeth est sensiblement attirée, bien malgré elle, par Aloïs Chabot, l'ancien officier de Napoléon aussi irascible que séduisant, qui lui sert de voisin...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Voici un livre consacré aux femmes, originaires du Poitou et des Charentes, qui ont connu une destinée exceptionnelle. Certaines sont des gloires nationales : Aliénor d'Aquitaine, reine de France puis reine d'Angleterre ; Marguerite d'Angoulême, « la perle des Valois », reine de Navarre et femme de lettres ; Madame de Montespan et Madame de Maintenon, favorites du « Roi Soleil ». D'autres furent célèbres en leur temps : Adélaïde, épouse d'Hugues Capet, reine de France en 987 ; Ala ou Agnès de Poitou, impératrice d'Allemagne en 1043 ; Éléonore Desmier d'Olbreuse, la « Grand-mère de l'Europe » Ce livre fait revivre plusieurs femmes, un peu oubliées dans les livres d'histoire, mais qui forcent l'admiration : Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne puis carmélite ; les Dames des Roches et leur salon littéraire au XVIe siècle ; Henriette Aymer de la Chevalerie et la « Grand Maison » ; Léodile Béra dite André Léo romancière, journaliste, féministe et communarde aux côtés de Louise Michel ; Yvonne Brothier, cantatrice internationale... Et aussi deux Résistantes - Édith Augustin et Hélène Nebout - patriotes exemplaires ; des Saintes et des Abbesses du Moyen Âge ; Jeanne des Anges, la « possédée du diable » et Marie Besnard « la bonne dame de Loudun » Ce livre, qui rappelle la légende de la fée Mélusine, évoque aussi les femmes de lettres célèbres du XXe siècle : Claire Sainte-Soline et Marguerite Gurgand, originaires du pays mellois, Geneviève Fauconnier née à Barbezieux, prix « Fémina » pour son roman « Claude » exemple unique en France d'un frère - Henri - et d'une soeur - Geneviève - obtenant coup sur coup le « Goncourt » en 1930 et le « Fémina » en 1933 !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Sait-on que les cafés ont fait leur apparition pour la première fois au début du XVIe siècle en Arabie ? Qu'avant d'être adoptés par les Européens, avec la fortune que l'on sait, ils s'étaient répandus dans toutes les grandes villes de l'Empire ottoman ? Qu'ils y ont rencontré, pendant plus de deux siècles, une forte opposition de la part des Oulémas et de certains sultans ? Au commencement était le café, originaire du Yémen, pris dans les milieux soufis. L'invention des cafés marque le passage d'une consommation privée, et confrérique, à une consommation publique et sécularisée. D'abord réservés au noir breuvage, ces établissements nouveaux sont devenus des espaces de rencontre, de distraction, d'information, voire même des foyers de contestation. S'intégrant dans l'espace urbain, au coeur des quartiers communautaires, près des souks ou de la mosquée, ils sont vite devenus un des éléments caractéristiques des villes de l'Orient musulman, au même titre que les hammams ou les bazars. Lieux de la sociabilité masculine, ils autorisaient un certain jeu au milieu de règles rigides, et faisaient fonction de sas entre les univers disjoints d'une société compartimentée. Ces cafés d'Orient, qui ont tant fasciné les voyageurs occidentaux en mal d'exotisme, commencent à être mieux connus grâce à I`exploitation de sources locales. Ces dernières permettent un nouveau regard sur le rôle social, culturel et politique, qu'ils ont joué au sein des sociétés de la Méditerranée musulmane, du Maghreb jusqu'à I'lran. Fruit de la rencontre entre ethnologues, sociologues et historiens, cet ouvrage propose un itinéraire renouvelé, riche et évocateur, à travers ces lieux mythiques.

  • Les grosses forges sont apparues en Occident au XVe siècle et se sont développées au XVIe (le charbon de bois leur servait de combustible et le cours d'eau de force motrice). Par elles, le fer et la forêt eurent une histoire commune jusqu'à la fin du XIXe siècle. Dans beaucoup de régions françaises, les besoins en bois de feu modifièrent radicalement les structures de la forêt. La futaie aux arbres centenaires dut céder la place au taillis coupé à vingt ans. Et, de l'automne au printemps, la forêt, beaucoup plus peuplée et bruyante qu'aujourd'hui, s'animait du travail des bûcherons et des charbonniers. Ce monde de la forêt est décrit ici. Le loup y rôdait encore, les hommes y étaient de rudes gaillards, souvent en marge des lois, et ils ne furent pas absents des troubles qui marquèrent les soubresauts de la Révolution française. François Dornic, en parallèle, entre dans la vie quotidienne des « Maîtres de forges », ces pionniers de la révolution industrielle et montre en détail comment l'argent rencontrait la politique, comment les progrès techniques étaient une préoccupation comme les mariages avantageux. Il est enfin possible de voir la montée d'une nouvelle sidérurgie, au coke, née au XVIIIe siècle en Angleterre et introduite en France dans les années 1820-1830. Les hauts fourneaux au charbon de bois pourtant continuèrent longtemps de brûler dans les forêts. Ce livre est original parce qu'il aborde des domaines nouveaux, explorés depuis peu par les historiens : par exemple l'archéologie industrielle, qui cherche sur place les traces laissées par le travail des hommes. François Dornic suit aussi les premiers pas du capitalisme industriel dans ses opérations foncières et financières. Cet ouvrage est enfin une introduction à l'histoire des techniques qu'une riche iconographie vient compléter.

  • La fin des années 1980 marque une date dans l'histoire de l'Europe : la quasi-totalité des États reconnaît désormais que la démocratie politique doit être le fondement de la vie publique. Il aura cependant fallu près de deux cents années pour que, au même moment, l'ensemble de l'Europe manifeste et commence à concrétiser ce désir de vivre non pas sous des régimes identiques mais en plaçant son destin sous une même idée et des pratiques politiques semblables. Quelle démocratie ? La réponse à cette question viendra d'abord d'un regard rétrospectif posé sur une idée commune peu à peu élaborée à partir d'interprétations parfois contradictoires et d'histoires très diverses. Ce livre raconte ainsi une aventure collective, croisant les perspectives générales d'une idée et d'une pratique avec les destins particuliers de chaque espace national. Illustrant l'ensemble, l'éclairant souvent d'un jour nouveau, plus de deux cents documents ont, de plus, été sélectionnés par quelques-uns des meilleurs spécialistes. À travers ces essais, ces documents, et de nombreuses chronologies, s'esquisse, pour la première fois, l'histoire de la résistible progression de la démocratie en Europe.

  • Pendant un siècle, Paris fut la capitale du monde. Dans l'entrelacs de ses mille rues, où vivent plus de 600 000 habitants, naît la grande Révolution, produit d'une fermentation d'abord sourde, puis terrible. On y croise d'abord des bourgeois, puis des artisans, des ouvriers, et enfin des aventuriers et des étrangers venus observer le spectacle d'une aventure politique sans précédent. C'est le temps de la Terreur, des complots, de la disette, et des enrichis que le coup d'État de Brumaire dénoue en 1799. Vient alors le règne de Paris, capitale de l'Europe continentale, où même le pape, sous la contrainte, vient faire allégeance à Napoléon. Paris, versatile, qui acclame à tour de rôle l'Empereur et les Bourbons, avant de congédier le dernier. C'est le Paris de la Révolution qui resurgit, qui se divise entre les légitimistes du faubourg Saint-Germain, les orléanistes de la rive droite, et les républicains des faubourgs. Mais ces querelles n'assombrissent pas le règne de la Parisienne sur la mode ou les entreprises amoureuses, ni celui des Parisiens sur les affaires de l'esprit. Peu importe qu'on appartienne à la société du beau monde, ou que l'on côtoie les grisettes, c'est là que bat la modernité du temps. Et la fête impériale, en transformant les rues, les murs et les places, en creusant les entrailles de la ville, en étendant ses limites à ce qui n'était déjà plus sa banlieue, assure le rayonnement de la capitale jusqu'à une ultime révolution qui la laisse, en 1871, exsangue. Six fois en un siècle, des Parisiens étaient partis à l'assaut des Tuileries : cette fois, les flammes emportaient le rêve.

  • Une évocation de l'histoire urbaine, architecturale, scientifique, industrielle, sociale et intellectuelle de cet arrondissement, des origines à nos jours. Est évoquée également l'aventure des artistes de Montparnasse qui ont, au début du XIXe, inauguré de nouvelles formes d'expression.

  • Présente les structures et cultures des sociétés ibéro-américaines à travers des thèmes tels que le métissage, l'acculturation, l'altérité, les rapports entre les projets de société et l'imaginaire collectif, le rôle des acteurs sociaux.

  • Étude de la place de Paris en tant que thème poétique dans la littérature française, en prose ou en vers, des Lumières à la seconde moitié du 19e siècle. L'analyse chronologique est complétée par de nombreux index identifiant les thèmes, les images, les comparaisons géographiques, les personnes et les lieux associés à la Ville lumière.

  • Une étude de l'esclavage dans l'île de la Réunion et les îles Mascareignes : évocation de la vie quotidienne des esclaves et de leurs maîtres, histoire de la résistance individuelle ou collective à l'esclavage.

  • Mille ans de lutte et d'espoir : les événements, les hommes et les femmes à travers trois grandes étapes : les hommes se déchirent au nom de leurs dieux ; les hommes se déchirent au nom de leur drapeau ; notre monde, le monde un, l'utopie d'appartenir à une même communauté, celle des hommes.

  • Un album rendant hommage à l'action civilisatrice de l'armée française au Maghreb.

  • Le 3 mai 1814, Louis XVIII monte sur le trône de France, mettant fin à vingt-cinq ans de turbulences politiques. Pendant seize ans - exception faite de l'épisode des Cent Jours qui sonne le glas de l'Empire -, la première puis la seconde Restauration vont tenter de réorganiser l'État et de redresser le pays, d'abord en lui offrant la paix, en dépit des contradictions qui leur sont inhérentes. Singulière époque, en vérité, que celle où Louis XVIII puis Charles X - les deux frères de Louis XVI - gouvernent, avec un personnel politique constitué de nobles de retour d'émigration, de régicides et de bourgeois, une France tournée désormais vers la révolution industrielle, l'ère des chemins de fer et le grand dessein colonial du XIXe siècle. Certes, on pourra relever bien des maladresses dans la politique du nouveau régime, moins sans doute que ne l'a voulu une certaine « légende noire ». Le pouvoir des ultras, le fameux « milliard des émigrés », la loi sur les sacrilèges ou l'ébranlement que représente l'affaire du radeau de la Méduse ne suffisent pas, en effet, à comprendre cette période. Car la Restauration c'est aussi le mouvement romantique emmené par Hugo, ce sont les complots des Charbonniers, la naissance du monde ouvrier ou la passion que suscite l'indépendance de la Grèce, toutes choses qui font de ce moment de l'histoire de France un foisonnement d'événements, d'idées et de talents.

  • Le présent ouvrage semble venir à son heure, à un moment où le Vivarais, autrement dit l'Ardèche, fascine tant de gens, amoureux d'une nature belle, humanisée et non encore polluée. Il s'adresse à tous ceux qui ne veulent pas rester insensibles devant un paysage, qui désirent mieux comprendre pour mieux aimer. Fort de trente années d'intimité avec le Vivarais, Pierre Bozon a mûri ce livre substantiel et très documenté, qui se présente en un triptyque classique et fortement charpenté : une première partie analyse le milieu naturel, dont la variété extrême découle du chevauchement, sans doute unique en France, sur trois grandes régions, Massif Central, couloir du Rhône, Midi Méditerranéen et en montre les conséquences sur la diversité du Vivarais, et paradoxalement, sur son unité séculaire. La seconde partie examine les aspects humains et économiques et leurs structures profondes et elle décortique l'organisation de l'espace et les aménagements des campagnes, des bourgades et des villes. Enfin, le troisième volet, de beaucoup le plus long, brosse le tableau précis et suggestif des nombreuses petites unités régionales, qui constituent les diverses pièces d'un puzzle d'ailleurs solidement soudées. Au total, un ouvrage attachant, riche de 11 cartes et croquis et de 24 photos, qui soutiennent un texte dense mais toujours très clair, écrit dans un style sans pédantisme, dont la simplicité s'allie à une grande force d'évocation.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le champ d'étude, de la Révolution à la Première Guerre mondiale, s'insère dans un mouvement historique dont les séquences fournissent l'articulation du plan. Chaque partie est accompagnée d'un tableau chronologique et assortie de repères bibliographiques.

  • De tout temps ville de garnison et de religion mêlées, Langres ne fut pas seulement une cité austère où, des siècles durant, les casernes ont protégé les couvents, et les églises, confessé les régiments. Entre mornes fortifications militaires et tristes mortifications religieuses, la vie sut heureusement prendre et garder toute sa place à Langres. Auberges, bistrots, cafés, hôtels, lupanars, mastroquets et autres tripots furent, depuis le Moyen Âge, les hauts lieux animés et témoins de cette vie langroise. Sur les 120 cafés recensés à Langres vers le milieu du XIXe siècle, les trois quarts ont certes aujourd'hui disparu. Comme est close à jamais aussi la maison réputée de la rue Denfert-Rochereau, où soldats en permission et chanoines en perdition venaient s'égarer un moment entre les bras de quelques Marie-Madeleine « achetées » à Paris. Mais l'Hôtel de la Poste, le plus ancien établissement de la ville à ce jour, dresse toujours, lui, sa façade place Ziegler. C'est à la fois à la découverte de ces lieux de vie langrois, de leurs histoires et atmosphères, de leurs patrons et anecdotes, qu'Hubert Déchanet nous invite dans ce livre original et richement documenté. Alliant la rigueur de l'historien au bonheur du conteur, l'auteur nous entraîne dans une visite plaisante et surprenante d'une cité lingonne méconnue, où l'on trinquait A l'homme sauvage et où l'on s'enivrait Autant ici qu'ailleurs. La plus agréable façon qui soit de traîner les cafés de Langres.

  • L'ensemble de ces contributions internationales dessine l'identité sociale et politique, la richesse culturelle, les multiples processus de gestion, de l'espace pyrénéen.

  • Dans ce premier volume de "Marx, Engels et le journalisme révolutionnaire", Trinh Van Thao étudie la fonction du journalisme révolutionnaire dans la formation théorique et politique de K. Marx et F. Engels. Il analyse la conjoncture politique lors de la formation théorique et politique de Marx et d'Engels, puis applique cette analyse de la conjoncture à la formation même du marxisme ; il choisit pour son étude la date de 1848, qui est capitale dans la formation du marxisme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Histoire du rôle et de la place des francs-maçons en pays ligérien depuis les origines, vers 1740, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et leurs rapports tant avec la société locale qu'avec les autres sociétés secrètes. Issu d'une thèse soutenue en 1985 à Dijon.

empty