• Tiggy D'Aplièse a toujours senti les choses, un instinct dans lequel son père adoptif décédé, l'excentrique milliardaire Pa Salt - surnommé ainsi par ses six filles, adoptées aux quatre coins du monde - lui disait d'avoir confiance. Suivant cet instinct, elle déménage en Écosse, dans les vastes Highlands, pour travailler sur le domaine de l'énigmatique Laird Charlie Kinnaird, et prendre soin de la faune locale.
    Cette décision la met sur le chemin d'un ancien gitan qui la guide sur les traces de ses origines... jusqu'à la ville de Grenade et la communauté gitane du quartier de Sacromonte. Quels sont ses liens avec cette communauté qui a dû fuir pendant la guerre civile ? Et avec « La Candela », la plus grande danseuse de flamenco de sa génération ?
    Alors que Tiggy découvre son histoire et commence à appréhender l'étendue de son pouvoir, elle devra choisir : rester avec sa famille retrouvée ou retourner à Kinnaird, auprès de Charlie...
    Lucinda Riley est née en Irlande. Après une carrière d'actrice au théâtre, au cinéma et à la télévision, elle écrit son premier roman à 24 ans. Ses livres ont depuis été traduits dans plus de trente langues et se sont vendus à quinze millions d'exemplaires dans le monde entier. Elle figure fréquemment en tête de liste des auteurs bestsellers du New York Times et du Sunday Times.

    Les quatre premiers tomes de sa série Les Sept soeurs se sont hissés en tête des meilleures ventes dans toute l'Europe.


    Traduit de l'anglais par Marie-Axelle de la Rochefoucauld

  • Rodrigue et Chimène sont sur le point de se marier mais une grave querelle oppose leurs pères : à la suite d'une rivalité, le Comte, père de Chimène, gifle don Diègue, père de Rodrigue. L'affront ne peut être réparé que par la mort du Comte, mais don Diègue, trop vieux, remet son épée à Rodrigue pour venger son honneur. Rodrigue doit alors faire face à un douloureux dilemme : perdre Chimène ou son honneur. Que fera Rodrigue ?Bibliocollège propose :
    o le texte intégral annoté,
    o des questionnaires au fil du texte,
    o des documents iconographiques exploités,
    o une présentation de Corneille et de son époque,
    o un aperçu des genres de la tragi-comédie et de la tragédie,
    o un groupement de textes : « Amour de théâtre, amour impossible ».

  • Qu'est-ce que le cante jondo ? García Lorca, infatigable passeur de l'Andalousie profonde, tâche d'y répondre dans une conférence mémorable. La siguiriya gitane constitue le modèle fondamental du cante jondo, qui désigne les plus ancestrales chansons du répertoire andalou.

    La force lumineuse du propos de García Lorca tient dans sa capacité à ne pas voir dans le cante jondo une curiosité folklorique mais bien une authentique manifestation de la plus pure poésie : une poésie anonyme et populaire, forgée au fil des siècles. L'Andalousie se révèle un véritable magma lyrique, où les vers des poètes espagnols bouillonnent dans le même creuset que les poètes persans et arabes.

    García Lorca réussit ainsi le tour de force de proposer une véritable leçon d'histoire, de musique, et de poésie.

    Né en Andalousie en 1899, Federico García Lorca est sans conteste le plus grand poète espagnol contemporain. Il étudie le Droit et les Lettres à l'université de Grenade. Installé à Madrid, il côtoie Dalí, Buñuel... Il ne devient célèbre qu'en 1927, avec la publication des Complaintes gitanes. Il rejoint Grenade au début de la guerre civile. Bien qu'exempt de toute action politique, il est fusillé, probablement à cause de ses critiques envers les gardes civils de Franco.

  • Texte d'une conférence prononcée en 1930, Jeu et théorie du duende "donne une leçon simple sur l'esprit caché de la douloureuse Espagne." Mot espagnol sans équivalent français, le "duende" dérive, au sens étymologique du terme, de l'expression : "dueño de la casa" (maître de la maison). Le duende serait un esprit qui, d'après la tradition populaire, viendrait déranger l'intimité des foyers. Son second sens est enraciné dans la région andalouse. Le duende désignerait alors "un charme mystérieux et indicible", rencontré dans les moments de grâce du flamenco, apparentés à des scènes d'envoûtement. Ces significations se rejoignent dans l'évocation d'une présence magique ou surnaturelle. Le duende provient du sang de l'artiste. "C'est dans les ultimes demeures du sang qu'il faut le réveiller", écrit Lorca. Le duende serait une sorte de vampirisation qui injecterait un sang neuf à l'âme. De ce fait, il flirte avec la mort. En tant que forme en mouvement, García Lorca énonce que "le duende est pouvoir et non oeuvre, combat et non pensée". Là où le duende s'incarne, les notions d'intérieur et d'extérieur n'ont plus lieu d'être. Si le duende est universel et concerne tous les arts, c'est dans la musique, la danse et la poésie orale qu'il se déploie pleinement, puisque ces arts nécessitent un interprète. Or, le duende n'existe pas sans un corps à habiter. Ce minuscule décalage du regard qui donne à voir l'intervalle entre les choses, bouleverse le mode de pensée cartésien.Edition bilingue.

  • Espagne, Andalousie, XVIe siècle. La Reconquista est terminée. Charles Quint règne sur une Espagne réunifiée et catholique.
    Sinan est un enfant qui vit avec sa soeur jumelle, Rufaida à Grenade. Musulmans convertis par nécessité à la religion catholique, sa famille les envoie à Montpellier pour échapper à une Inquisition toujours plus féroce. Là-bas ils tomberont dans une France embrasée par les guerres de religion...

    Mélangeant récit historique et fantasy, Jean-Laurent Del Socorro nous offre une nouvelle fois un grand roman, dans le sillage de Royaume de Vent et de colères avec l'un de ses personnages dans le rôle clef.

  • Peu de régions auront autant que l'Andalousie sollicité l'imagination et le rêve. Peut-être même est-elle la région d'Europe où les vérités et les légendes ont fait le plus de ravages dans les esprits parfois les plus éminents.
    On a fini par attribuer à toute l'Espagne certains de ses traits : les patios, le fl amenco, Carmen, les gitans, les courses de taureaux, l'architecture hispano-mauresque, la fi ction d'un lieu où chrétiens, juifs et musulmans auraient vécu en harmonie au Moyen Âge... Paré des charmes exotiques d'un Orient lui aussi fabriqué, ce pays attachant, étranger à l'Europe et quasi africain, est une invention, l'envers de la « légende noire » de l'Espagne, des écrivains romantiques français et anglais, ce qui n'a pas empêché le national-catholicisme franquiste, avec son rejet des Lumières et du monde moderne, d'entretenir à sa façon ce même cliché d'un
    paradis perdu. Aujourd'hui encore, la nostalgie d'une Andalousie supposée « communautariste » ne manque pas de rencontrer quelques échos.
    L'histoire réelle, elle, nous raconte que les délimitations ne remontent pas au-delà du XIXe siècle et qu'il est difficile de soutenir que l'Andalousie ait jamais connu l'unité. Le passé s'y articule autour de trois pôles, Grenade, Cordoue et Séville (mais pas Cadix, ville moderne qui se prête mal à l'exotisme...), aux destins bien différenciés. Quant à faire de la conversion/expulsion des juifs et plus tard des morisques l'épisode le plus signifi catif de la politique intolérante de la monarchie espagnole, c'est commettre un anachronisme
    que la recherche historique la plus récente a mis en évidence.

  • Composées entre 1924 et 1927, ces Complaintes gitanes, sont l'oeuvre la plus populaire de García Lorca (1899-1936). Elles sont le recueil de vieilles légendes, de récits fabuleux ou épiques, de chansons puisées dans la tradition orale, qui plongent au coeur de la tradition des coplas andalouses. Chaque complainte figure un petit drame, tantôt gracieux, tantôt érotique, tantôt sanglant. Mélange de veine populaire et d'écriture savante, ces brefs poèmes, véritables précipités de l'âme espagnole constituent un miracle d'équilibre et sont à juste titre tenus pour un des chefs-d'oeuvre de la poésie du xxe siècle.

  • Syrie, an 900.Un étranger à cheval traverse nonchalamment le souk al-Kibir de Damas. Soudain, sa main tombe sur le bras du jeune garçon qui tente de s'emparer de la bourse qui bat le flanc de sa monture.Ainsi débute la quête du prince Ahmed revenu sur sa terre d'origine avec le fol espoir de retrouver sa femme et son fils qu'il a été contraint d'abandonner dix années auparavant pour suivre son seigneur réfugié à Cordoue.Annie Messina entremêle les histoires avec la maîtrise du conteur oriental. Elle nous tient en haleine telle Shéhérazade captivant le Sultan durant mille et une nuits.

    Après Le Myrte et la Rose paru aux Éditions Viviane Hamy en 1992, - devenu depuis un véritable classique de la littérature italienne -, découvrez Le Palmier de Rusafa, qui démontre une nouvelle fois l'immense talent d'Annie Messina et sa profonde connaissance de la civilisation arabe.

    Sicilienne, fille d'un consul général à Alexandrie, elle passa plus de vingt ans en Égypte avant de s'installer à Rome. Son attrait pour les contes orientaux lui vient de son enfance.

  • Arrivé en 1829 dans une Grenade oubliée au milieu des montagnes et desservie par de mauvaises pistes qui sont autant de coupe-gorge, un Américain distingué, logé dans un palais à demi en ruine, va progressivement transformer un prétendu récit de voyage en recueil de contes digne des Mille et Une Nuits de l´Andalousie : un hommage à la gloire d´une Espagne maure anéantie par la violence de l´histoire et toujours vivante dans les coeurs et les imaginaires.

  • La place importante de l´islam dans l´Europe d´aujourd´hui vient bouleverser le modèle de tolérance hérité des Lumières, fondé sur la mise à l´écart des vérités religieuses jugées nécessairement irrationnelles. De cette tolérance, al-Andalus apparaît souvent comme le modèle : sous la conduite de penseurs rationalistes, comme Averroès, l´Espagne musulmane médiévale serait parvenu à l´harmonie entre les religions, au prix d´une séparation nette entre les croyants.
    Au-delà des imprécisions historiques propres aux mythes, cette légende se trompe sur l´essentiel. Car l´Espagne médiévale est d´abord un lieu où l´on discute avec passion de la vérité des doctrines religieuses ; si l´on y dialogue, si l´on y traduit, si l´on y polémique, c´est que chacun pense avoir raison et pouvoir en convaincre l´autre.
    La véritable leçon de l´Andalousie, pour nous, est peut-être là : le véritable respect ne cherche pas à gommer les différences pour parvenir au consensus. Il serait alors urgent de faire revenir les questions religieuses dans le cercle de la raison, dont on les a exclues un peu hâtivement.

  • Le journal de route d'un officier supérieur anglais, lord Blayney, fait prisonnier en Andalousie, alors qu'il mène des opérations de harcèlement contre les troupes françaises donne une vision inédite de la guerre d'Espagne. Un lord anglais, qui plus est, prisonnier des Français (qui le rapatrient de Malaga vers Irun) est particulièrement intéressante. Fort imbu de son importance, de sa supériorité anglo-saxonne sur les Espagnols et les Français ; mais, au-delà du cliché, il nous révèle finalement beaucoup, grâce à cette "distanciation", de ce que fut réellement cette guerre et les mentalités des différents belligérants.
    Lord Blayney, né en 1770 en Irlande , mort à Dublin en 1834, a participé à de nombreuses campagnes militaires : en Egypte, en Sicile, aux Indes, en Afrique et Amérique du Sud et enfin en Espagne. Il restera prisonnier de guerre en France, de 1811 à 1814.

  • Dans la corrida classique, d'origine andalouse, le taureau est mis à mort. Dans la course camarguaise, les règles proscrivent son exécution ; il est traité comme un héros qui porte les valeurs de la collectivité. Frédéric Saumade, à partir d'études de terrain effectuées en Andalousie et en Camargue, met au jour toute la cohérence qui, au-delà de la différence des jeux d'arènes et des techniques d'élevage, relie ces pratiques. Dans les deux cas, le bovin « sauvage » apparaît comme une métaphore de la société. L'homme entre en contact avec la bête afin d'établir avec elle un dialogue traduit dans le rite et le langage tauromachiques. Cette relation est considérée selon une double temporalité : celle de l'histoire, constitutive de la mythologie taurine, et celle qui suit et répète le cycle des saisons. Ainsi se révèlent une éthique traditionaliste - replacer l'homme dans une nature idéalisée - et des aspirations modernes exprimées dans le spectacle urbain des arènes.

  • Los estudios aquí reunidos versan sobre el contacto intelectual entre musulmanes y judíos que tuvo lugar en el Occidente islámico medieval. El eje crucial de dicho contacto fue la lengua árabe, pues la arabización de los judíos posibilitó la comunicación diaria y literaria entre dos comunidades. ¿En qué consistió esa comunicación en el campo intelectual? ¿Hasta qué punto las partes implicadas se vieron afectadas por igual? ¿Qué disciplinas se prestaron mejor a tal encuentro cultural? ¿Cuáles fueron los márgenes entre los que se canalizó este para asegurar el mantenimiento, dentro de su inevitable devenir, de las identidades culturales propias? Las respuestas a estas y otras preguntas conciernen a la función identitaria de la lengua, al desarrollo de la gramática hebrea y de la exégesis de los textos sagrados hebreos, a la poesía ascética y las expectativas mesiánicas, a la obra de autores tan destacados como al-Harizi, Maimónides, Ibn Jaldun e Ibn Adret. Si los especialistas encontrarán materia de interés en el libro, la aportación de la obra no se limita a esos campos, pues atañe al lector no especialista que sienta curiosidad por el apasionante proceso de un encuentro entre culturas.

  • Minas de Riotinto, 4 février 1888 : des milliers de mineurs et d'habitants des villages alentour manifestent contre les calcinations de pyrites à l'air libre pratiquées par la Rio Tinto Company, dont les fumées toxiques affectent gravement la santé publique, l'agriculture, l'environnement. Placée au milieu d'une foule pacifique, l'armée tire sans sommation, faisant près de 200 morts, bilan travesti par les autorités, sans équivalent dans l'Europe du temps. À partir de centaines de documents d'archives inédits, cet ouvrage inscrit le drame de « el año de los tiros » dans une décennie de luttes locales tout en décryptant les stratégies et responsabilités des différents pouvoirs, compagnie minière, politiques, experts. Le conflit et le massacre conduisent à une réflexion sur le fonctionnement même du régime de la Restauration et, au-delà de l'Espagne, sur les comportements des populations et de l'ensemble des acteurs devant une catastrophe environnementale.

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