• Apeirogon

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

  • 7 août 1974. Sur une corde tendue entre les Twin Towers s'élance un funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes ordinaires. Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour partager leur douleur et découvrent qu'il y a entre elles des barrières que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise, Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n'avoir su protéger sa fille et ses petits-enfants... Une ronde de personnages dont les voix s'entremêlent pour restituer toute l'effervescence d'une époque. Porté par la grâce de l'écriture de Colum McCann, un roman vibrant, poignant, l'histoire d'un monde qui n'en finit pas de se relever.

  • Hamnet

    Maggie O'Farrell

    • Belfond
    • 1 Avril 2021

    Women's prize for fiction 2020Un jour d'été 1596, dans la campagne anglaise, une petite fille tombe gravement malade. Son frère jumeau, Hamnet, part chercher de l'aide car aucun de leurs parents n'est à la maison...
    Agnes, leur mère, n'est pourtant pas loin, en train de cueillir des herbes médicinales dans les champs alentour ; leur père est à Londres pour son travail ; tous deux inconscients de cette maladie, de cette ombre qui plane sur leur famille et menace de tout engloutir.
    Porté par une écriture d'une beauté inouïe, ce nouveau roman de Maggie O'Farrell est la bouleversante histoire d'un frère et d'une soeur unis par un lien indéfectible, celle d'un couple atypique marqué par un deuil impossible. C'est aussi l'histoire d'une maladie " pestilentielle " qui se diffuse sur tout le continent. Mais c'est avant tout une magnifique histoire d'amour et le tendre portrait d'un petit garçon oublié par l'Histoire, qui inspira pourtant à son père, William Shakespeare, sa pièce la plus célèbre.
    Livre de l'année 2020 Librairies Waterstones

  • En 1944, dans un hôpital soviétique, Rudik, six ans, danse pour son premier public : aucun des soldats mutilés n'oubliera cet instant éblouissant... Dès lors, ce fils de paysan sait. Il sait qu'il ne reculera devant rien : mentir à sa mère, braver la colère du père, endurer brimades et humiliations. Pour danser comme il le doit, il ira jusqu'à s'exiler à jamais. Travailleur acharné, obsédé de beauté et de perfection, Rudik fascinera tous ceux qui croiseront sa route, leur offrant le sentiment d'avoir côtoyé un ange ou un démon, un vrai génie, un monstre de sexe et d'excès.
    Une icône du xxe siècle : Noureïev.

  • La chaleureuse, la merveilleuse et bordélique famille Hayes est de retour !Rabbit Hayes est morte, laissant derrière elle une famille brisée par le chagrin.
    Désespérée, sa mère Molly se questionne sur sa foi tandis que son père Jack s'enferme dans le grenier durant des heures pour se perdre dans ses journaux intimes. Et peut-être son passé.
    C'est à Davey, son frère, qu'on confie la garde de Juliet, douze ans, que Rabbit élevait seule.
    Mais comment aider Juliet à surmonter son chagrin quand lui-même parvient à peine à faire face au sien ?
    Il faudra du temps et beaucoup de courage aux Hayes pour réinventer leur vie ensemble. Mais le souvenir radieux de Rabbit et l'amour inconditionnel qui relie chaque membre de cette famille peu conventionnelle sauront leur faire traverser cette épreuve.
    Il y aura des sourires qui transperceront la tragédie et beaucoup, beaucoup de fantaisie pour que chacun profite pleinement de cette vie, comme Rabbit l'aurait voulu.
    L'auteur à succès des
    Derniers Jours de Rabbit Hayes nous revient un roman éclatant de générosité et de résilience. Un livre émouvant sur la mort, la famille et la joie qu'il ne tient qu'à nous de faire subsister aux moments les plus désespérés.
    Sous un grand ciel bleu d'Anna McPartlin vous fera rire, pleurer et hurler de joie.

  • À travers l'extraordinaire portrait d'une famille d'ouvriers américains, du début du siècle à nos jours, Colum McCann impose un univers romanesque d'une rare puissance, et une prose d'une beauté rude et lumineuse.
    New York, 1916. Des terrassiers creusent les tunnels du métro sous l'East River. Des noirs, comme Nathan Walker, venu de sa Géorgie natale, des Italiens, des Polonais, des Irlandais... Pendant les dures heures de labeur dans les entrailles de la terre, une solidarité totale règne entre eux. Mais, à la surface, chacun garde ses distances, jusqu'au jour où un accident spectaculaire établit entre Walker et un de ses compagnons blancs un lien qui va sceller le destin de leurs descendants sur trois générations.
    Manhattan, 1991. Sous le bourdonnement trépidant de la ville, un certain Treefrog, qu'un secret honteux a réduit à vivre dans ces mêmes tunnels, endure les rigueurs d'un hiver terrible, aux côtés d'autres déshérités réfugiés dans ce monde obscur.
    Soixante-quinze ans séparent Nathan Walker de Treefrog, soixante-quinze ans marqués par le racisme, la pauvreté, les tabous sociaux et les bonheurs furtifs. Deux récits, d'abord parallèles, qui vont finir par se rejoindre et s'entrecroiser pour former une seule et même histoire d'amour et de rédemption.

  • - 62%

    Avec un art de la construction vertigineux qui mêle les lieux, les époques et les voix, Maggie O'Farrell donne vie à une galerie de personnages complexes et livre la bouleversante radiographie d'un mariage, des forces qui le soudent aux pressions qui le menacent. Encensé par une presse unanime, un roman puissant, à la fois drôle et poignant.
    Une maison au bout d'une piste, à des kilomètres de tout. Autour, rien que l'herbe verte, les trembles aux feuilles chargées de pluie et le ciel changeant du Donegal. Daniel Sullivan est linguiste, il s'en va donner un cours à l'université avant de prendre l'avion pour les États-Unis, son pays d'origine, pour se rendre à l'anniversaire de son père qu'il n'a pas vu depuis des années.
    À ses côtés, dans la voiture qui le conduit à l'aéroport, sa femme Claudette et leurs deux enfants. C'est là, dans cette voiture, que Daniel apprend à la radio le décès de Nicola, son premier amour. Une cascade de souvenirs se déversent et une question : se pourrait-il qu'il soit responsable de sa mort ?
    Le doute le ronge, implacable. Et une envie, deux en fait : découvrir la vérité sur Nicola ; revoir sa famille, son autre famille, ses deux grands enfants qu'il a abandonnés soudainement aux États-Unis dix ans plus tôt.
    Mais comment dire tout cela à Claudette, cette ex-star de cinéma fantasque, passionnée, qui a choisi d'organiser sa propre disparition pour échapper au monde ? Comment lui révéler l'homme qu'il est véritablement ? Et que peut-il encore promettre, lui qui n'a jamais su que fuir ?
    Si comme le veut le proverbe, assez de bleu dans le ciel promet une belle journée, alors chacun peut voyager sans crainte. Il y aura toujours l'amour pour les ramener à bon port...

  • Après le sacrifice de sa fille, une mère fomente la mise à mort de l'assassin. Enragée, elle crie sa joie de venger son enfant. Puis son fils est enlevé et passe des années en exil où, dans un douloureux monologue intérieur, il revit le meurtre de sa soeur. Au foyer, il ne reste qu'une fille, obsédée jusqu'à la folie par la place démesurée qu'occupent les disparus dans le coeur de leur mère. Clytemnestre, Oreste, Électre. Ils mêlent leurs voix en un choeur tragique pour raconter ce drame : l'assassinat d'Iphigénie par son père en échange d'une victoire à la guerre. Dans des paysages sauvages qui rappellent les contrées isolées d'Irlande, Colm Tóibín donne aux héros et aux héroïnes du mythe grec une humanité bouleversante, inattendue, qui nous hante longtemps. " Tóibín marie miraculeusement son respect pour les textes anciens à la sensibilité d'aujourd'hui. Une époustouflante modernité... " The Washington Post. " Le drame intime de l'implosion d'une famille dans ces temps incertains où les dieux abandonnent les humains... " Publishers Weekly.

  • Zoli

    Colum Mccann

    Sur un lac gelé, un bataillon fasciste a rassemblé une communauté tzigane. La glace craque, les roulottes s'enfoncent dans l'eau. Seuls en réchappent Zoli, six ans, et son grand-père, Stanislaus.
    Quelques années plus tard, Zoli s'est découvert des talents d'écriture. C'est le poète communiste Martin Stransky qui va la remarquer et tenter d'en faire une icône du parti. Mais c'est sa rencontre avec Stephen Swann, Anglais exilé, traducteur déraciné, qui va sceller son destin. Subjugué par le talent de cette jeune femme, fasciné par sa fougue et son audace, Swann veut l'aimer, la posséder. Mais Zoli est libre comme le vent.
    Alors, parce qu'il ne peut l'avoir, Swann va commettre la pire des trahisons...

  • - 50%

    " Un livre courageux, réconfortant, authentique, inspirant. " Marian Keyes
    Entre ses deux boulots, ses enfants et sa mère qui perd la tête, la vie n'est pas toujours facile pour Maisie. Mais, depuis qu'elle s'est décidée à quitter son mari violent, cette Irlandaise au caractère bien trempé retrouve peu à peu le chemin du bonheur. Jusqu'au jour où son fils Jeremy disparaît mystérieusement avec son meilleur ami.
    Que s'est-il passé le soir du 1er janvier ? Avec l'aide de Fred, son chevalier servant, et de Lynn, sa fidèle amie, Maisie tente de reconstituer le fil des événements. Dans ce quartier populaire des environs de Dublin, chacun affronte les coups du sort avec humour et ténacité. Mais le terrible secret qu'elle va découvrir bouleversera à jamais le cours de sa vie.
    Après les succès des
    Derniers Jours de Rabbit Hayes et de
    Mon midi, mon minuit, Anna McPartlin revient avec ce roman lumineux qui explore le thème du deuil et de la reconstruction, illustrant l'incroyable instinct de vie qui sommeille en chaque individu.
    On y retrouve avec bonheur la grâce de l'auteur qui parvient à nous transporter dans un univers à la fois drôle et poignant, où les vagues d'émotion déferlent comme autant d'ondes bienfaisantes. Un récit débordant d'espoir et de tendresse, qui touche en plein coeur.
    " Voilà un livre triste qui fait pourtant un bien fou. "
    Femme Actuelle pour
    Mon midi, mon minuit.
    " C'est un texte joyeux, lumineux et une bouleversante leçon de courage. "
    Le Parisien pour
    Les Derniers Jours de Rabbit Hayes.

  • Transatlantic

    Colum Mccann

    Après l'immense succès de Et que le vaste monde poursuive sa course folle, le retour de McCann avec son roman le plus ambitieux, le plus maîtrisé, le plus abouti. S'appuyant sur une construction impressionnante d'ingéniosité et de maîtrise, l'auteur bâtit un pont sur l'Atlantique, entre l'Amérique et l'Irlande, du XIXe siècle à nos jours. Mêlant Histoire et fiction, une oeuvre éblouissante sur le déracinement, la perte et le dépassement de soi.
    Après Et que le vaste monde poursuive sa course folle, le grand retour de Colum McCann. S'appuyant sur une construction impressionnante d'ingéniosité et de maîtrise, l'auteur bâtit un pont sur l'Atlantique, entre l'Amérique et l'Irlande, du XIXe siècle à nos jours. Mêlant Histoire et fiction, une fresque vertigineuse, d'une lancinante beauté. À Dublin, en 1845, Lily Duggan, jeune domestique de dix-sept ans, croise le regard de Frederick Douglass, le Dark Dandy, l'esclave en fuite, le premier à avoir témoigné de l'horreur absolue dans ses Mémoires. Ce jour-là, Lily comprend qu'elle doit changer de vie et embarque pour le Nouveau Monde, bouleversant ainsi son destin et celui de ses descendantes, sur quatre générations. À Dublin encore, cent cinquante ans plus tard, Hannah, son arrière-petite-fille, tente de puiser dans l'histoire de ses ancêtres la force de survivre à la perte et à la solitude. " Voilà tout ce qui intéresse Colum McCann : au coeur de la violence, des vies vécues malgré tout ; ces écheveaux invisibles qui entremêlent lieux, époques et personnages ; cette façon qu'a le passé de resurgir de la manière la plus étrange qui soit. " Publishers Weekly

  • Enniscorthy, Irlande, années 1950. Comme de nombreuses jeunes femmes de son âge, Eilis Lacey ne parvient pas à trouver du travail. Par l'entremise d'un prêtre, on lui propose un emploi en Amérique, à Brooklyn. Poussée par sa famille, Eilis s'exile à contrecoeur. Au début, le mal du pays la submerge. Mais comment résister aux plaisirs de l'anonymat, à l'excitation de la nouveauté ? Loin du regard de ceux qui la connaissent depuis toujours, Eilis goûte une sensation de liberté proche du bonheur. Puis un drame familial l'oblige à retraverser l'Atlantique. Au pays, Brooklyn se voile de l'irréalité des rêves. Eilis ne sait plus à quel monde elle appartient, quel homme elle aime, quelle vie elle souhaite. Elle voudrait ne pas devoir choisir, ne pas devoir trahir.Le chef-d'oeuvre de Colm Tóibín est aujourd'hui un film réalisé par John Crowley, sur un scénario de Nick Hornby, nommé aux Oscars dans trois catégories - meilleure actrice, meilleure adaptation, meilleur film.

  • Tout le talent, la poésie, l'émotion de Colum McCann déployés dans un court roman et quatre nouvelles reliés par la violence - quotidienne, guerrière, psychologique, politique ou sociale -, mais surtout par ces moments de grâce qui font qu'au bout du compte l'espoir reste.Un vieil homme perd la vie, agressé dans une rue de Manhattan ; un jeune garçon disparaît lors d'une baignade en mer d'Irlande ; une religieuse reconnaît à la télé son tortionnaire ; un jeune homme à cheval vient chercher vengeance sur un chantier ; une jeune femme sergent dans l'US Army passe le réveillon du Nouvel An sur le front afghan.

  • Irlande, fin des années 1960. Nora, qui élève seule ses quatre enfants depuis la mort de son mari, tente de refaire sa vie sous l'oeil critique des habitants de la petite ville où elle vit depuis toujours. Opiniâtre et indocile, elle s'affranchit peu à peu des cancans et s'autorise de menues libertés : prendre des cours de chant, s'acheter une chaîne stéréo... La profondeur des émotions que soulève en elle la musique s'accorde au réveil de sa sensibilité et de sa personnalité. Le récit de la renaissance de Nora dans une société irlandaise en pleine mutation est magistralement servi par une prose musicale, délicate et nuancée : " Ce sont les phrases renfermant de l'émotion qui m'intéressent, dit Colm Tóibín. À travers le rythme, il faut contenir l'émotion, la relâcher, la contenir, la relâcher. " Et derrière le portrait de Nora, c'est la vérité de sa mère qu'il tente d'atteindre. Il lui a fallu plus d'une décennie pour terminer ce livre, trop intimidant, trop personnel. " Aujourd'hui, peu de romanciers ont le courage, comme Tóibín, de montrer la vie telle qu'elle est plutôt que comme la voudrait l'art, et ce en nous émouvant profondément. " John Banville

  • Quatre lettres d'amour est un récit qui ne craint pas de s'aventurer sur le terrain du merveilleux, qui nous dit l'âme irlandaise, la magie d'aimer, l'enfance perdue et le miracle d'être vivant. Un récit où chaque signe du hasard est éloquent, où le destin et dieu se mêlent de la vie des hommes pour décupler la force de l'amour. Sur une petite île au large de Galway, Isabel Gore grandit paisiblement. Après une adolescence en internat, elle suit le schéma familial et fait un mariage de raison, avec un homme qui ne la mérite pas. Dans la banlieue de Dublin, Nicholas Coughlan voit son enfance se déliter le jour où dieu pousse son père à abandonner son travail pour devenir peintre, conformément à son aspiration profonde. Des années plus tard, le jeune homme se met en quête du dernier tableau peint par son père qui appartient désormais à la famille Gore. Lorsque Isabel et Nicholas se rencontrent c'est le coup de foudre.
    Alors que Nicholas dépérit d'amour, et qu'Isabel est retournée auprès de son mari, il va lui révéler sa flamme. Mais aucune de ses trois premières lettres, interceptées par la mère de la jeune fille, n'arriva à bon port. Incapable de renoncer, Nicholas écrira une dernière missive et le destin, encore une fois, s'en mêlera.

  • Amitié, jalousie, lutte des classes, émancipation féminine, drame amoureux... À l'aube du XX e siècle, au coeur d'une Irlande en ébullition, une saga inoubliable dans la droite ligne de Downton Abbey. Rosie a huit ans, elle est fille de métayer ; quand elle sera grande, elle servira la famille Ennis, comme sa mère et sa soeur avant elle. Victoria a sept ans, elle est la fille de lord et lady Ennis ; quand elle sera grande, elle quittera le domaine d'Ennismore pour faire un beau mariage.
    En attendant, Victoria se sent seule et rêve de partager ses secrets avec la fille du métayer qu'elle a rencontrée dans le parc de la propriété. Et pourquoi pas ? C'est décidé, dès septembre, la petite paysanne partagera les leçons de la demoiselle du château.
    Mais, dans une société écrasée sous le poids des conventions et des hiérarchies, est-il bien raisonnable de semer des aspirations égalitaires dans le coeur des jeunes filles ? Car un vent de révolte souffle sur l'Irlande et cette amitié qui éclôt pourrait bien bouleverser leur vie ainsi que celle de leur entourage... Rosie et Victoria trouveront-elles la force de lutter contre la marche de l'Histoire qui menace de les déchirer ?

  • La rivière de l'exil

    Colum Mccann

    À quoi rime la vie quand ceux qu'on aime sont loin, enfuis, à jamais perdus ? Quand on ne possède plus que rêves trahis et espoirs ténus ? Jeune ou vieux, sain d'esprit ou détraqué, fille des rues, amant exemplaire, pitoyable voleur, père créateur : dans ces nouvelles, chaque personnage s'avance jusqu'à la rédemption qui transcendera les coups bas du destin, la folie, la maladie, l'absence, la solitude, le deuil.
    Dense et incisive, la prose de Colum McCann ignore les frontières entre le réalisme, la poésie et l'allégorie. En filigrane de ces émouvants destins d'hommes et de femmes qui partagent l'attachement à leur Irlande natale, elle évoque avec générosité l'universel combat de tous ceux que la vie a exilés, loin de chez eux... ou loin d'eux-mêmes, tout simplement.
    Récompensée par les prestigieux prix de littérature irlandaise Hennessy et Rooney, La Rivière de l'exil confirme l'exceptionnel talent de l'auteur des Saisons de la nuit, best-seller unanimement acclamé par la presse et le public.

  • Servi par une prose limpide et incisive, Quand tu es parti explore la complexité des liens familiaux et affectifs, les terreurs qui vont de pair avec l'amour, mais aussi la déception, le deuil, et les effets pervers du mensonge. Premier roman de Maggie O'Farrell, paru en 2000, une oeuvre lumineuse et sensible, à redécouvrir.
    Nul ne sait ce qu'à vu Alice, ce matin-là, en arrivant à la gare d'Édimbourg, et qui l'a bouleversée au point de repartir immédiatement pour Londres. Au point, quelques heures plus tard, de vouloir mourir.
    Tombée dans un profond coma, au gré des flottements de sa conscience, la jeune femme se souvient : de l'amour fou avec John, un journaliste, fils d'un juif intégriste qui l'a renié ; de l'étrange enfant, puis de l'adolescente fragile et rebelle qu'elle a été ; de l'affection d'Elspeth, sa grand-mère, et des heurts avec sa mère, Ann, beauté froide et énigmatique.
    Et, tandis que la famille guette le moindre signe d'espoir, Ann est elle aussi rattrapée par le passé ; la genèse de ce drame affleure...

  • 1919. Dans une Angleterre qui se remet à peine du traumatisme de la Première Guerre mondiale, Tristan Sadler, 21 ans, fait le trajet de Londres à Norwich pour remettre des lettres à Marian Bancroft - celles que la jeune femme avait envoyées à son frère Will alors qu'il était sur le front.Tristan et Will étaient proches. Au fil des batailles et des drames qu'ils ont connus dans les tranchées, les deux hommes ont beaucoup partagé. Mais Will, pour s'être rebellé contre l'autorité, a été passé par les armes.Pour tous, il fait désormais figure de lâche. Tristan, revenu vivant, passe au contraire pour un héros. Mais il a un lourd secret, un remords qui le ronge.Osera-t-il en parler à Marian ? Ou devra-t-il seul porter ce fardeau jusqu'à la fin de ses jours ?

  • La mer

    John Banville

    " Anna est morte avant l'aube. À dire vrai, je n'étais pas là quand c'est arrivé. J'étais allé sur le perron de la clinique respirer à fond l'air noir et lustré du matin. Et pendant ce moment si calme, si lugubre, j'ai repensé à un autre moment, des années auparavant, dans l'eau, ce fameux été à Ballymoins. J'étais allé nager tout seul, je ne sais pas pourquoi, ni où Chloé et Myles étaient passés ; sans doute étaient-ils partis quelque part avec leurs parents, ce devait être une des dernières balades qu'ils ont faites ensemble, la toute dernière peut-être. " Après la mort de sa femme, Max se réfugie dans le petit village du bord de mer où, enfant, il vécut l'été qui allait façonner le reste de son existence. Assailli par le chagrin, la colère, la douleur de la vie sans Anna, Max va comprendre ce qui s'est vraiment produit, cet été-là. Comprendre pourquoi " le passé cogne en lui, comme un second coeur ". " John Banville est l'un des plus grands écrivains de langue anglaise. Captivant de bout en bout, profondément émouvant, extrêmement pénétrant, La Mer est son chef-d'oeuvre. " Synopsis " L'un des meilleurs romans, et des plus humains, de ces dernières années. " The Observer

  • " Voilà Tóibín en parfait contrôle de son art. "The Sunday TelegraphSans doute parce qu'ils étaient différents, trop sensuels et rebelles à l'hypocrisie, les protagonistes de ces neuf nouvelles ont quitté leur cercle familial et se sont exilés. Pourtant, ils ne souffrent plus d'être éloignés de leur passé. Au contraire. Malik, jeune Pakistanais immigré à Barcelone, découvre son homosexualité dans une communauté musulmane plus tolérante que son père. Pour Frances, l'Irlandaise devenue américaine, revenir au pays, c'est se réconcilier avec l'une des plus belles pages de sa vie amoureuse, avant de repartir définitivement. Carme, rejetée par ses parents franquistes, les retrouve alors qu'ils s'apprêtent à brader aux promoteurs la vieille demeure où règne encore le souvenir de sa grand-mère...
    La prose voluptueuse et lancinante de Colm Tóibín nous emporte vers ces moments de basculement subtil où, quittant l'ombre de leur exil intérieur, des personnages accèdent enfin à la clarté.
    " Par sa délicatesse de ton et la soudaine intimité de ses révélations,
    La Couleur des ombres fait écho aux précédentes oeuvres de Tóibín, les grandit et les rend uniques. "
    The Financial Times

  • Mon fils s'était laissé capturer. Au cours des heures que j'ai passées dans cette maison avec ses disciples, j'ai bien vu que, pour eux, c'était dans l'ordre des choses. Son arrestation faisait partie des étapes nécessaires de la grande délivrance qui surviendrait dans le monde. J'ai failli leur demander si cette délivrance signifiait qu'il ne serait pas crucifié, mais libéré au contraire. Je me suis ravisée. Tous ces gens ne parlaient que par énigmes, et j'ai compris qu'aucune de mes questions ne recevrait de réponse claire. J'étais revenue dans le monde des idiots, des bègues, des contorsionnés et des malcontents. Ils sont deux à la surveiller, à l'interroger pour lui faire dire ce qu'elle n'a pas vu. Ils dressent de son fils un portrait dans lequel elle ne le reconnaît pas, et veulent bâtir autour de sa crucifixion une légende qu'elle refuse. Seule, elle tente de s'opposer au mythe que les anciens compagnons de son fils sont en train de forger. " Tóibín est un écrivain merveilleux : sa prose, lyrique et émouvante, est un vrai miracle. " The Observer

  • Après cinq ans de bourlingue, Conor, vingt-trois ans, rentre en Irlande. Il y retrouve un père alcoolique, agressif, et dont l'unique préoccupation, désormais, est la pêche à la mouche. Pourtant, cet homme gangrené par la maladie a mené une existence extravagante : orphelin, photographe manqué, il a quitté son Irlande natale à dix-huit ans, parcouru un moment l'Espagne déchirée par la guerre civile, puis est parti tenter sa chance au Mexique, paradis rêvé aux femmes idéales... parmi lesquelles se trouve celle qu'il épousera.
    En une semaine, l'odyssée familiale va reprendre forme, et recréer le lien entre un père et un fils unis dans le souvenir de la mère, brusquement disparue lorsque Conor n'avait que douze ans...

  • Le mouchard

    Liam O'Flaherty

    Couronné par le très prestigieux James Tait Black Memorial Prize, paru pour la première fois en 1925 et adapté au cinéma par John Ford dix ans plus tard, un roman noir incontournable par une figure de proue de la " renaissance littéraire irlandaise ".
    Il gravit les marches l'une après l'autre, d'un pas régulier, en faisant craquer bruyamment l'escalier. D'un coup de pied il ouvrit la porte, sans retirer les mains de ses poches. Dans le vestibule, il se trouva nez à nez avec un policier coiffé d'un casque de nuit noir, en forme de cône. L'homme retirait ses gants. Gypo s'arrêta et le regarda droit dans les yeux. " Je viens réclamer la prime de vingt livres offerte par le Syndicat des fermiers pour des renseignements concernant le nommé Francis-Joseph Mac Phillip ", dit-il d'une voix basse et profonde. Dans le Dublin des années 1920 toujours traumatisé par une succession de conflits, l'errance hystérique d'un homme dévoré par la culpabilité, l'alcool et le mensonge qui, en vingt-quatre heures, vit une terrible descente aux enfers.

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