• 50 citations essentielles en lien avec le programme du bac !

    Vous voulez frimer dans les dîners avec de grandes phrases mais avez peur de dire une énormité ? Vous souhaitez donner du corps à vos devoirs de philosophie, mais ne savez pas comment ? Ou bien vous avez tout simplement envie de comprendre les citations que vous avez entendues des milliers de fois, mais dont le sens profond vous échappe ? Rien de plus simple ! Dans cet ouvrage, à travers 50 citations brillamment expliquées, vous comprendrez les 50 plus grands concepts inhérents à la philosophie.
    50 citations dont :
    o " Je pense donc je suis. "
    Descartes
    o " Dieu est mort. "
    Nietzsche
    o " Connais-toi toi-même. "
    Socrate
    o " Il n'y a pas de matière. "
    Berkeley

  • La rhétorique des Anciens avait tout pour intéresser Nietzsche : elle fut décisive pour l'élaboration d'une prose ouvragée, donc de la littérature ; elle touchait aux relations de puissance entre les hommes et aux conditions historiques, sociales et politiques d'une culture ; elle s'incarnait dans une éloquence magnifiée par des personnalités singulières, rivalisant dans des joutes mordantes ; enfin, elle fut prise rapidement dans un conflit avec la philosophie, conflit dont Platon traça les lignes de front pour la suite des temps. Les cours sur la rhétorique que Nietzsche donna à l'Université de Bâle nourrissent sa réflexion sur la culture, la puissance, les types psychologiques, la littérature et le langage, tout autant qu'ils l'ont aidé à modeler son propre style d'écrivain. Le présent volume offre pour la première fois en France la traduction de la totalité de ces cours dans leur version intégrale, élaborée de manière critique à partir des manuscrits, et accompagnée de présentations et d'explications facilitant leur compréhension par le lectorat non spécialiste de l'Antiquité gréco-romaine.

  • C'est au XVIIIe siècle que s'élèvent en Europe les premières voix qui dénoncent l'esclavage. Sa condamnation dans le monde entier n'intervient qu'au milieu du xxe siècle. C'est dire si le chemin qui devait mettre fin à une pratique presque aussi vieille que l'humanité a été long et difficile. Mais, illégal, l'esclavage subsiste : exploitation des plus démunis au mépris des lois, travail forcé des enfants, asservissement des femmes... nombreux sont ses avatars modernes, atroces et odieux. Et, aujourd'hui comme au temps de l'abolition, il semble nécessaire de rappeler que l'« esclavage est un attentat contre la dignité humaine » ARISTOTE HARRIET BEECHER-STOWE ALEJO CARPENTIER CÉSAIRE CONDORCET ÉDOUARD GLISSANT HUGO ARTHUR KOESTLER LA BOÉTIE MARIVAUX MÉRIMÉE MONTESQUIEU ABBÉ RAYNAL ROBESPIERRE ROUSSEAU SÉNÈQUE MADISON SMARTT BELL HENRY DAVID THOREAU VOLTAIRE.

  • éthique à Eudème

    Aristote

    Voici venu le temps de l'Éthique à Eudème.
    Comme l'Éthique à Nicomaque, cette autre Éthique attribuée à Aristote a pour objet l'achèvement de l'humanité dans l'homme, achèvement qui se confond avec le bonheur. Mais tandis que le premier traité est expressément lié à un projet politique, le second insiste sur la dimension intime - et néanmoins universelle - de l'éthique : « Si la beauté d'une vie réside dans des choses obtenues par hasard ou par nature, beaucoup de gens ne pourraient l'espérer : leur effort ne permettrait pas de l'obtenir, elle ne dépendrait pas d'eux et ne pourrait être leur objet d'étude. En revanche, s'il consiste en une certaine qualité qu'ont une personne et ses actes, le bien de la vie pourrait être plus commun et plus divin. » Cette affirmation du choix individuel comme principe de la conduite éthique est à la source de la longue réflexion occidentale sur la responsabilité morale et juridique. C'est ainsi que l'Éthique à Eudème, longtemps restée dans l'ombre de l'Éthique à Nicomaque, fait l'objet aujourd'hui d'une véritable redécouverte, à laquelle entend contribuer la présente édition.

    Virginie Berthemet, © Flammarion (d'après la mosaïque dite d'Alexandre, musée national archéologique de Naples).
    © Flammarion, Paris, 2013.

  • Des présocratiques à Plotin en passant par Socrate, Platon, Aristote, Épicure et les stoïciens, Jean-François Mattéi nous convie à un voyage initiatique dans la philosophie antique. C'est à cette source que la raison occidentale se nourrit depuis des siècles. On y assiste à la naissance de la philosophie, de la physique, des mathématiques, ...

  • Depuis quelques années, un nouvel humanisme, une éthique et un droit de la vulnérabilité sont en train de naître sous nos yeux. Mais qu'est-ce que la vulnérabilité ? Pourquoi cette idée prend-elle tant d'importance aujourd'hui dans les débats politiques, juridiques, philosophiques et éthiques ? Comment comprendre qu'une politique de protection des personnes vulnérables puisse devenir aussi source d'exclusion, voire de restriction des droits ?

    Fruit d'un travail entre chercheurs et acteurs de terrains engagés dans les domaines du droit, de la psychanalyse, de la santé, de l'éducation et du travail social, cet ouvrage resitue la notion de vulnérabilité dans son contexte d'apparition historique, culturel et philosophique. Il soulève les problèmes et les opportunités que pose son usage dans le champ social. Tout en évitant le piège d'en  faire l'éloge, les auteurs analysent à quelles conditions une prise en compte renouvelée des vulnérabilités en société peut être vue comme une bonne nouvelle.

  • La publication de ce cours inédit de Bergson est un événement. Donné au Collège de France en 1902-1903, il a été intégralement pris en note, au mot près, par les sténographes de Charles Péguy. Il représente donc le trait d'union entre l'oeuvre écrite à laquelle le philosophe tenait exclusivement et l'enseignement oral d'où provient sa renommée, cette fameuse « gloire » de Bergson qui a si profondément marqué le premier XXe siècle. Au prisme de sa pensée de la durée, Bergson y revisite les philosophies de Platon, Aristote, Plotin, Descartes, Leibniz et Kant, et prépare là ce qui deviendra un chapitre majeur de L'Évolution créatrice.
    Édition établie, annotée et présentée par Camille Riquier, sous la direction scientifique de Frédéric Worms.

  • Les traités d'Aristote sur le mouvement des animaux sont des textes fondamentaux pour les sciences du vivant et pour la théorie de l'action. Ils instituent une zoologie dynamique, qui explique pourquoi et comment les animaux se déplacent, et qui préfigure l'analyse contemporaine de la locomotion par la biomécanique animale. Ils montrent aussi que les animaux, l'homme y compris, se meuvent en vue des fins qu'ils se représentent : échapper à un danger, capturer une proie, atteindre un plaisir, accomplir une action moralement bonne. Ils tissent un lien étroit entre la physiologie, la théorie du mouvement animal, l'étude des facultés psychiques de désir et de connaissance, et l'analyse de la conduite. Tout en ouvrant des débats qui sont pour nous de pleine actualité, ils permettent ainsi d'aborder les questions majeures de la philosophie d'Aristote.
    © Flammarion, Paris, 2013.
    Virginie Berthemet © Flammarion

  • Les temps changent.Notre époque, habitée par une quête de sens et le souci de rapports plus égalitaires, remet en question les formes organisationnelles verticales.Pour relever les défis posés par les nouvelles générations et un contexte toujours plus innovant et complexe, Fabienne Alamelou-Michaille est convaincue qu'il est indispensable pour les dirigeants et managers de développer la dimension spirituelle qui réside en chacun de nous.À partir de l'expérience de dix-sept dirigeants, très divers dans leurs enracinements spirituel (chrétien, juif, musulman, agnostique...) et professionnel (luxe, banque, industrie, start-up...), elle propose une méthode claire et des exercices concrets pour la mettre en valeur. Mettre l'humain au coeur des préoccupations entrepreneuriales n'est pas une utopie inatteignable mais un formidable moteur de croissance pour l'entreprise et pour ceux qui l'animent.Avec les propos des managers suivants (P.-D.G., D.G., hauts fonctionnaires, chirurgien, etc.) : Moulay Youssef Alaoui (Somadu), Bertrand Badré (Banque mondiale, Blue like an Orange Sustainable Capital), Éric Boël (Tissages de Charlieu), Hubert de Boisredon (Armor), Michel Bon (Carrefour, France Télécom), Pierre-Olivier Brial (Manutan), Isabelle Falque-Pierrotin (CNIL), Afchine Fazel (AP-HP), Clara Gaymard (RAISE), Jean-François Guthmann (haut fonctionnaire), Étienne Leroi (N. Schlumberger), Pascal Lorne (GoJob), Jay Nirsilmoo (KPMG), Stanislas de Quercize (Cartier), Augustin de Romanet (Groupe ADP), Philippe Savinel (Pernod et Ricard), Didier Schil (groupe Atlantic).

  • « Le psychanalyste, c'est la présence du sophiste à notre époque, mais avec un autre statut », dit Lacan en 1965. Est-ce cela qui le poussa à consulter Barbara Cassin sur la doxographie ?
    Dans le fil de cette rencontre, les outils de l'helléniste servent à montrer les similitudes entre parole analytique et discours sophistique et selon quelles voies Jacques le Sophiste fait passer du « sens dans le non-sens » (lapsus et mots d'esprit) au « foncier non-sens de tout usage du sens ».
    Aristote est ici interpellé par un Lacan, sophiste moderne, qui pointe la « connerie » du Stagyrite à l'endroit du principe de non-contradiction.
    Comment parle-t-on, comment pense-t-on la manière dont on parle, quand on place avec Lacan l'énoncé « Il n'y a pas de rapport sexuel » en lieu et place du premier principe aristotélicien ?

  • Les évolutions contemporaines de la médecine, technologiques ou managériales, numériques ou politiques, sapent les conditions d'une médecine authentiquement clinique : il importe alors d'en dégager les lignes de force qui ont traversé les âges, pour déterminer ce que nous voulons vraiment pour demain. Tel est le but de ce livre, qui repart de l'expérience fondamentale du clinicien : la consultation.
    De quoi est faite la consultation ? Quelle crise affronte le thérapeute, quelle réalité délimite son champ d'action ? Comment intègre-t-il le principe d'incertitude? Quelle est la tension entre la créativité de l'intelligence pratique et le refuge dans la standardisation ?
    Refusant la dichotomie stérile entre science et art, l'auteur décrit la clinique comme un ensemble de gestes et de paroles ajustés à une situation singulière, et élabore une conception de l'éthique comme tact. Le traitement du corps est indissociable de l'accueil de la parole, comme sont indissociables l'absence de garantie et la confiance, ainsi que l'autonomie du patient et la liberté du médecin.

  • Les conquêtes d'Alexandre répandirent le grec jusqu'aux confins de l'Ancien Monde. Outre les Hellènes, des Égyptiens, des Syriens, des Hébreux, des Romains même allaient commercer, composer, chanter, philosopher et dogmatiser dans la langue nouvelle. Cette carrière universelle qui s'ouvrait à la culture née jadis en Hellade inaugura un nouvel âge, cette époque dite « hellénistique » qui allait assister au si au bouleversement de l'ordre politique du monde : les cités-États de l'âge classique s'effacèrent devant les grandes monarchies des successeur d'Alexandre, lesquelles à leur tour durent se fondre dans la domination romaine.
    C'est l'histoire de cette révolution culturelle que retrace le présent ouvrage, suite de l'Histoire de la littérature grecque d'Homère à Aristote publiée dans la même collection. Il évoque notamment toutes les formes nouvelles de culture qui, surgissant au cours de cet âge nouveau, en font le père de la modernité : la chronique se transforme avec Polybe en histoire universelle, elle-même charpentée par la première philosophie de l'histoire, d'inspiration stoïcienne ; Plutarque invente la réflexion historique, cependant que les lettres voient naître le roman, la poésie bucolique, la comédie de moeurs, la vogue de la satire et de la parodie. La science, avec Archimède et Ptolémée, accomplit des progrès décisifs tandis que la philosophie procède à de vastes synthèses prétendant rendre compte de l'ordre du cosmos.
    Enfin l'époque hellénistique accueille avec ferveur les cultes orientaux, qui viennent s'unir aux traditions locales pour créer des formes syncrétiques de religiosité nouvelle. La principale de ces religions est le christianisme, qui use du grec pour propager son message dans tout le bassin méditerranéen. La façon dont il se mêle à l'héritage culturel hellénique, notamment à sa philosophie néoplatonicienne, est déterminante pour toute la civilisation ultérieure.
    Cette vaste aventure de l'esprit est dépeinte dans un récit qui, alliant la richesse à la clarté, révèle les racines de l'Occident moderne.

  • Dans les coulisses des représentations d'une tragédie grecque, un figurant observe l'envers du décor : la machination et la révélation propres au théâtre, les tensions et les détentes des comédiens. Il rumine des pensées d'Aristote et du spectacle, de Benjamin et du Trauerspiel. Il entend la diction du poème, ses déclamations, ses clameurs. Il partage la solitude muette d'une statue de plâtre, témoin du recommencement perpétuel, fragile et immémorial de la scène. Journal tenu pendant les représentations des Phéniciennes d'Euripide mises en scène par Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe au Théâtre national de Strasbourg en 1982. Collection « Détroits » fondée par Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe.

  • Penseur singulier et inclassable, auteur de La gnose de Princeton, Raymond Ruyer développa en plein XXe siècle le projet d'une métaphysique panpsychiste contemporaine des dernières avancées de l'embryologie, de la cybernétique et de la physique quantique. Salué par Merleau-Ponty et Deleuze, Ruyer est redécouvert aujourd'hui, notamment grâce aux travaux de Fabrice Colonna qui signe la préface de cette nouvelle édition de Néo-finalisme. Raymond Ruyer y entreprend rien de moins qu'une réhabilitation du thème finaliste que la philosophie et la science modernes semblaient avoir définitivement remisé. Appuyée sur les résultats de la science, la réflexion philosophique conduit à reconnaître qu'une finalité réelle et créatrice est à l'oeuvre dans les replis de la nature partout où se manifeste une activité organisatrice de structures spatio-temporelles. Les questions les plus fondamentales de la métaphysique s'en trouvent transformées : le sens de la vie corporelle, la signification de la liberté, la possibilité d'un Dieu.

  • Alors qu'il entend dire l'essentiel de l'homme en tant qu'animal rationnel, le mot sujet sert aussi bien à désigner un cadavre en anatomie. De la liberté à la servitude, son spectre sémantique est si large qu'il frise l'homonymie. Le droit, la politique, la médecine, les lettres, les arts ne sauraient s'en passer. Sa carrière philosophique ? Prestigieuse ! Jacques Lacan en a fait d'emblée un leitmotiv de son enseignement. En lançant par la suite sa formule nouvelle d'un sujet représenté par un signifiant pour un autre signifiant, il ne lui a plus accordé identité ni réflexivité. Cette subversion, dont les étapes constitutives sont ici examinées, l'a placé dans de curieuses compagnies, tantôt avouées (Maine de Biran), tantôt inaperçues (averroïsme latin), parfois de circonstance (Foucault). En recoupant ces références disparates, le présent essai redonne à la trouvaille de Lacan son espace épistémique singulier. Et sa puissance d'appel.

  • Moïse Maïmonide (1135-1204), la plus grande figure du judaïsme médiéval. Médecin, savant, talmudiste, philosophe au savoir immense, il a réexposé l'ensemble de la tradition juive en référence à Aristote, qu'il a contribué à faire découvrir à l'occident chrétien.
    On examine ici son OEuvre philosophico-religieuse - particulièrement son grand code, le Michné Torah [Répétition de la Loi] et le Guide des Égarés qui l'a rendu célèbre - en tâchant de faire ressortir l'unité de son inspiration: la volonté d'accueillir la Révélation du Sinaï avec force et mesure, préservant les droits et exigences de la Raison en tous domaines, en toutes circonstances, ne cédant jamais sur la Raison sous prétexte de Foi. On examine également ses traités de médecine pour en montrer l'étonnante actualité. On s'intéresse enfin à son influence - de Thomas d'Aquin à Leibniz, Spinoza et Mendelssohn - et à sa postérité, de Leo Strauss à Yeshayahou Leibowitz.

  • La psychologie d'Avicenne établit que l'homme est constitué de deux substances hétérogène : l'âme, substance simple et spirituelle et le corps, substance matérielle et corruptible. L'âme est un principe séparé qui confère l'actualité au corps à titre de perfection mais elle n'est instaurée dans l'existence que lorsqu'un corps est disposé à la recevoir. Elle tire de cet attachement un bénéfice en réalisant son accomplissement propre en partie grâce aux données sensorielles transmises par le corps. Cette doctrine confère au corps un rôle important dans la construction de l'individualité de la personne et dans l'acquisition de la science tout en affirmant l'indépendance de l'âme. Cette double exigence génère de nombreuses tensions : le problème de l'unité de la personne et de son individualité, la question de l'accès d'une substance immatérielle au sensible, l'impossibilité pour l'âme d'un retour complet sur soi. Cet ouvrage analyse les efforts conceptuels élaborés pour résoudre ces difficultés et tente de saisir la signification de l'exigence philosophique d'Avicenne pour lequel l'effort intellectuel est non seulement une thérapie de l'âme, mais la voie même du salut individuel.Texte de couvertureQue ce soit l'étude du mouvement ou celle de la digestion, l'approche avicienne se caractérise par une attention soutenue aux phénomènes physiologiques et à l'influence des états mentaux sur le psychisme. A cet égard, sa réflexion sur l'imagination est remarquable en ce qu'elle met en oeuvre des données relevant de disciplines aussi diverses que la cosmologie, la physiologie et la médecine pour rendre compte du mode de fonctionnement de l'une des puissances les plus complexes de l'homme. Dans la perspective avicienne, l'attachement de l'âme au corps, s'il s'agit d'un état naturel pour l'âme, n'en reste pas moins qu'une étape dans son existence qui doit être dépassée. Il voit dans l'effort intellectuel de l'homme la condition de ce dépassement. L'analyse de la doctrine de l'âme humaine permet de saisir la signification même de l'exigence philosophique d'Avicenne pour lequel la pratique de la philosophie est non seulement une thérapie de l'âme, mais la voie du Salut.

  • Les trois opuscules réunis dans ce volume concernent les sciences de la terre. Le plus célèbre, Du monde, centré sur l'organisation du cosmos, se présente sous la forme d'une lettre à Alexandre, sans doute le roi de Macédoine. L'authenticité de ce texte a depuis longtemps été mise en cause par nombre de spécialistes, mais l'agitation savante ressurgie dans les années 1970 lui a fait gagner en notoriété. Le traité sur les vents, bref fragment conservé de l'abondante littérature anémologique des Grecs, est lui aussi pseudo-aristotélicien.
    C'est le traité Des plantes qui a connu l'histoire la plus mouvementée, au grand amusement des philologues: il fut composé en grec, sans doute par le péripatéticien Nicolas de Damas (1er s. av. J.-C.). On l'a perdu sous cette forme, mais il fut traduit en syriaque, puis en arabe, puis en hébreu et en latin, puis en grec. Cette version traduit le latin d'Alfred de Sareshel (XIIe-XIIIe s.), qui joua un rôle fondamental dans la diffusion de la pensée d'Aristote en Occident.

  • Comment Descartes a-t-il pu comparer les animaux à des machines ? Que voulait dire Platon en professant de se préparer à mourir ? Qu'est-ce que vivre selon Nietzsche ? Qu'est-ce que la morale selon Kant ?
    Dix philosophes incontournables sont présentés par Charles Pépin : leur vie, leurs oeuvres majeures, leurs thèses principales, leurs phrases de trop ou leurs conseils pour bien vivre.
    Au-delà d'un manuel pour les bacheliers, cet ouvrage est dédié à tous. Les plus curieux, désireux de mieux comprendre le monde, apprendront à être libres avec Hegel, joyeux avec Spinoza, ou courageux avec Aristote.

  • Que peut au juste le corps ? Telle est l'interrogation qui sous-tend depuis longtemps la réflexion philosophique et qui rend nécessaire aujourd'hui encore l'élaboration d'un "Connais-toi toi-même" corporel.Cet ouvrage est à la fois une synthèse et une méditation philosophique tout autant qu'un hymne à la joie du corps. Programme d'agregSOMMAIREIntroductionPremière partie : Des corps au corps humainI -- Le corps ou les corps ? - L'essence du corps -- Le problème des corps immatérielsII -- Le corps vivantIII -- Le corps humain, corps et espritDeuxième partie : La puissance du corps humainIV -- La puissance pratique du corps humain - La puissance technique du corps - La puissance artistique - La puissance éthique du corpsV -- Le corps sexué - Le désir sexuel - Le problème de la différence des sexesConclusion -- Bibliographie

  • Fruit de la science du 19e siècle, canon officiel des savoirs ou idéologie sujette à caution, le structuralisme mathématique, après avoir longtemps imposé ses vues jusque dans les sciences humaines, doit aujourd'hui céder la place. La succession est difficile, mais c'est dans ce nécessaire renouveau de la pensée mathématique que se joue sa légitimité intellectuelle et sociale. SOMMAIREIntroductionI -- Le style en mathématiques II - De Platon à Husserl III -- Les origines des mathématiques modernes IV -- Axomes et intuitions V -- Le courant structuraliste VI -- Structures et catégories VII -- A la rencontre du réel Conclusion -- Index -- Bibliographie

  • L'évidence de la différence sexuelle présente quelque chose de révoltant pour l'esprit : comment deux êtres si semblables peuvent-ils être si dissemblables ? Et la conjonction occasionnelle de ces deux-là dans l'acte qui les fait tout à la fois s'unir et se heurter n'annule pas l'écart.
    Une fois bien ou mal effectué ledit rapprochement, chacun des partenaires peut ressentir comme un lointain écho de la forte parole de Maxime le Confesseur : « Car l'union, en écartant la séparation, n'a point porté atteinte à la différence ». À quoi revient alors de voir dans cette différence, non plus le gond qui ferait l'un porte, l'autre chambranle, mais un hiatus irréductible, un bâillement sans commissures, une solution de continuité sans appel : « Il n'y a pas de rapport sexuel » ?

  • Comment Aristote en est-il venu à théoriser l'action et à penser son principe comme une prohairesis ? Que signifie cette prohairesis ? En rupture avec l'interprétation classique qui en fait un « choix délibéré », voire une « décision », Le Principe de l'action humaine selon Démosthène et Aristote montre que la prohairesis doit être pensée comme la « saisie anticipée » d'une fin, un « dessein » dont la structure ouvre la temporalité spécifiquement humaine de l'action. Première étude systématique de la prohairesis chez les auteurs grecs, depuis son apparition jusqu'à l'époque d'Aristote (Thucydide, Aristophane, Phérécrate, Lysias, Isocrate, Isée, Xénophon, Platon, Démosthène, Lycurgue, Eschine, Hypéride, Dinarque, Démade, Aristote), appuyée sur une saisie approfondie de la notion de hairesis à partir d'Homère, ce livre met à la disposition des lecteurs les résultats d'une enquête terminologique exhaustive et les accompagne d'une interprétation philosophique. L'analyse de l'Iliade et des discours des orateurs attiques y rencontre l'explication conceptuelle des traités éthiques d'Aristote, et Démosthène s'y révèle comme un personnage déterminant pour l'élaboration de la philosophie aristotélicienne de l'action. Anne Merker est agrégée de philosophie, et actuellement professeur de philosophie à l'université de Strasbourg. Elle a publié La Vision chez Platon et Aristote (2003), Une morale pour les mortels. L'éthique de Platon et d'Aristote (Les Belles Lettres, 2011 ; Prix Joseph-Saillet 2013, Académie des Sciences morales et politiques) et Aristote, une philosophie pour la vie (2016).

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