• « Marcher de nos jours, et surtout de nos jours, ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète », écrivait Jacques Lacarrière. Revisitant une réflexion menée il y a une dizaine d'années, David Le Breton constate que le statut de marcheur a beaucoup changé. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité de loisir. L'imaginaire contemporain se réfère plutôt à l'idée de disponibilité et à la nécessité pratique d'entretenir son corps. L'auteur refonde ici son récit dans les témoignages et les philosophies de la marche, il redit avec bonheur que marcher est avant tout un long voyage à ciel ouvert dans le plein vent du monde et dans la disponibilité à ce qui advient, que tout chemin est enfoui en soi avant de se décliner sous nos pas et que la marche ouvre à chaque fois à une expérience et à une transformation heureuse de soi.

  • Les ingénieurs structurent notre quotidien. Ingénierie des procédés industriels, financière, juridique, sociale, voire humaine... Nous pourrions poursuivre à l'envie l'inventaire des domaines à travers lesquels l'ingénierie colonise notre manière d'agir. Pourtant, il n'en existe aucune définition satisfaisante. Son emprise est désormais telle qu'elle constitue une menace pour notre survie, à travers ses effets sur le vivant, le climat ou les ressources. Mieux comprendre l'ingénierie est devenue dès lors une urgence pour infléchir de l'intérieur la trajectoire suicidaire des systèmes productifs. Dans cet ouvrage, nous proposons un éclairage nouveau sur l'action des ingénieurs, leur rapport à la science et à l'éthique. Ce cheminement invite en retour à inscrire l'ingénierie dans une pensée écologique.

  • La porte ! Combien de fois ne l'avons-nous pas dit ou entendu et combien de fois la passons-nous par jour ? Savons-nous vraiment ce qu'est une porte et jusqu'où elle nous mène ? Tout le monde s'accordera pour reconnaître que dans sa définition même elle implique l'existence d'un "dehors" et d'un "dedans", de l'ouvert et du fermé, du bien-être et du danger, et que toute porte utilisée déclenche une philosophie du monde. Des Magdaléniens à nos portes actuelles nous n'avons cessé de la réinventer et de l'utiliser pour des causes différentes au point que l'on peut se demander quelle folie nous a pris pour rendre cette barrière à la fois si simple et si complexe. Les portes antiques ont définitivement marqué nos imaginaires, tout comme les ponts-levis du Moyen Âge. Les portes c'est aussi l'incroyable étiquette de la Cour, les octrois, les frontières, tout ce qui nous empêche et nous régule, sans compter les hommes qui les tiennent : Suisses, portiers, concierges, domestiques, mais aussi le décorum, les pompes mortuaires et les terribles portes de prison. Aujourd'hui fini les gonds, et à nos portes rivalisent désormais codes et cambrioles. Par leur essence même, portes, passages et seuils expriment les cultures : c'est ainsi qu'en Afrique les Jnouns font concurrence à Eshou et que les serrures dogons reflètent encore l'âme de leurs maîtres, que la Chine oriente toujours ses portes en s'occupant du Ciel alors que le Japon les construit en papier. En Océanie ce sont surtout les tabous qui gardent les portes pendant qu'en Amérique au-delà des malocas, des tipis et des iglous, elles sont devenues héroïnes de feuilletons télévisés. Dans cet ouvrage savant où le terrain et l'humour le disputent au livresque, où l'auteur fait, avec brio, part égale à l'écriture, à l'histoire et à l'ethnologie, les portes, les passages et les seuils apparaissent autant incontournables qu'inexorables dans notre vie de tous les jours.

  • A€ travers une exploration du "cinéma vomitif" (mondo, torture flicks, snuff movies et autres "mauvais genres"), cet essai se propose de réfléchir librement aux rapports ambigus que le spectateur entretient avec la violence extrême. L'étude de cette face sombre du 7ème art, généralement ignorée ou méprisée, permet pourtant de remettre en question un certain nombre d'idées reçues et de catégorisations hâtives.

  • Au moment où jamais dans l´histoire avons-nous assisté à une aussi intense marchandisation de la sexualité et des corps, principalement féminins, mais aussi enfantins, il importe de réfléchir sur les mécanismes de soumission mis en oeuvre par le capitalisme dans le domaine de la sexualité. Cette marchandisation induit des transformations qui impliquent un changement profond du vécu personnel de l´individu. D´où l´intérêt de la publication de cet essai qui regroupe deux textes importants écrits par Wilhelm Reich (1897-1957) concernant les rapports entre le marxisme et la psychanalyse, ainsi que les liens entre la psychanalyse et la lutte des classes.
    Si le marxisme, en tant que méthode d´investigation, s´intéresse aux phénomènes sociaux, pour sa part, la psychanalyse explore les phéno-mènes psychiques qui se produisent dans une société donnée. Elle met à nu la contradiction sociale au sein même de l´individu, tandis que le marxisme dévoile les contradictions au sein des sociétés. En ce sens, malgré des niveaux d´analyses différents, ces deux méthodes d´approche du réel peuvent se féconder mutuellement. L´exploration de Reich est plus qu´utile pour nous aider à décrypter, tant au niveau social qu´individuel, les tendances sociales actuelles.

  • Les mutations d e l'agriculture sont celles qui frappent ou frapperont l'ensemble des secteurs économiques. Leur analyse est nécessaire pour comprendre la société dans laquelle nous vivons et celle de demain.


    Mondialisation des échanges, importance croissante d e la science et d e la technologie, crise sociale constituent les principales lignes de fracture derrière lesquelles se dessinent les équilibres géopolitiques mondiaux, le rapport de l'homme à la science, au développement technologique et au travail.
    De plus, dans une société où domine la culture urbaine, l'agriculture bénéficie d'une place tout à fait particulière par le contact étroit qu'elle entretient avec la nature.
    Mais l'artificialisation des conditions d e production chez les agriculteurs les plus modernes semble s'opposer aux nouvelles attentes en matière d e protection des paysages e t au rôle symbolique donné à l'agriculture et à la nature dans l'imaginaire social. Ainsi, plus largement, l'agriculture est un révélateur des rapports, parfois ambigus, d e la société contemporaine avec la Nature.


    Face aux nouveaux défis qui se posent à l'agriculture, la recherche a un rôle déterminant pour aider à dévoiler les enjeux réels, réfléchir aux impacts sociaux des choix technologiques et penser les agricultures d e demain.
    Cela implique le développement de nouvelles approches et d e nouveaux thèmes et l'instauration d'un débat social entre les professionnels et la recherche.

  • The 2011 edition of National Accounts of OECD Countries: General Government Accounts is an annual publication, dedicated to government finance which is based on the System of National Accounts 1993 (SNA 1993). It includes tables showing government aggregates and balances for the production, income and financial accounts as well as detailed tax and social contribution receipts and a breakdown of expenditure of general government by function, according to the harmonized international classification, COFOG.
    These detailed accounts are available for the general government sector. Data also cover the following sub-sectors, according to availability: central government, state government, local government and social security funds.
    The publication covers 33 of the 34 OECD countries. Data are expressed in national currencies and cover the period from 2003 to 2010.
    The data in this publication are also available on line via www.oecd-ilibrary.org under the title OECD National Accounts Statistics, General Government Accounts (http://dx.doi.org/10.1787/na-gga-data-en).

  • Comment les scientifiques peuvent-ils participer aux controverses dont font l'objet certains développements techniques ? En injectant une sensibilité littéraire dans cette participation ! Telle est la thèse du petit ouvrage que vous tenez en main. Yves Citton propose de remplacer les débats délibératifs, inspirés de Jürgen Habermas et de la philosophie analytique, par des débats interprétatifs, nourris des sensibilités et des outils récents des savoirs littéraires. Ceux-ci permettent d'analyser les enjeux associés à la notion de pertinence et de questionner les jugements formulés au nom de la compétence. Au travers d'illustrations telles qu'un poème d'Henri Michaux ou une déclaration de faucheur volontaire d'OGM, l'auteur souligne la connivence profonde entre la recherche scientifique et l'interprétation littéraire. Et en guise d'ouverture finale, il suggère que notre société mondialisée gagnerait à pratiquer davantage la démocratie littéraire, en "littérarisant" ses dispositifs de communication et de débat.

  • Vivre bien, mieux, plus longtemps, avec soi-même et avec les autres ! Cette aspiration à un bien-être total, physique, psychologique, sociétal, ce désir de santé, sont devenus si puissants qu'ils bouleversent les représentations des consommateurs, des collaborateurs, de l'opinion publique.

    Les acteurs de la santé sont-ils conscients de ces évolutions et en tirent-ils toutes les conséquences ? Les industriels modifient-ils leur façon de concevoir et d'accompagner leur marketing et leurs actions corporate ? Les entreprises prennent-elles conscience de cette nouvelle responsabilité vis-à-vis de leurs clients et de leurs salariés ? Être en phase avec le désir de santé est devenu une des conditions de la réussite. Les enjeux sont à la mesure, ou à la démesure du phénomène : succès du produit, voire même valeur de l'action en Bourse !

    Sans avoir la prétention d'apporter une réponse définitive et unique à un phénomène aussi complexe et foisonnant, ce livre propose au lecteur des pistes d'action et de réflexion à travers des analyses, des cas marketing, des témoignages de grands acteurs du monde de l'entreprise.

    Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre.

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