• "Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n'être jamais effacée". Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui brise tous les tabous pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de vengeance ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Ce portrait d'une femme exceptionnelle, qui s'élève contre la loi des hommes, allie noirceur et passion dévorante. David Vann offre une relecture moderne du mythe originel et fondateur de la civilisation occidentale dans toute sa complexe et terrifiante beauté.

  • L'Antiquité reste-elle d'actualité ? C'est la question à laquelle un de ses plus éminents spécialistes répond dans ce livre. En une succession de courts chapitres, il montre la proximité entre les civilisations grecque et romaine et la nôtre. À bien des égards, nos problèmes les plus contemporains furent également les leurs. Brexit, enseignants mal payés, déserts médicaux, sport business, technocratie, manifestations de rue : ce qui nous apparaît comme « l'enfer » de la modernité n'est qu'une forme de répétition de l'Antiquité classique. Ainsi découvrira-t-on que Donald Trump n'est pas l'inventeur des fake news, mais que l'Athénien Thémistocle ou Philippe II de Macédoine y ont eu recours bien avant lui, en dignes héritiers d'Ulysse ; qu'avant Notre-Dame, un autre lieu de culte illustre, le temple d'Apollon à Delphes, périt dans les flammes et provoqua un émoi international ; Delphes où bien avant l'ONU, une instance supranationale siégeait, l'Amphictionie. À travers ces exemples riches en anecdotes, curiosités et révélations, François Lefèvre fait revivre d'une plume alerte le monde antique et nous invite à réfléchir sur le nôtre, tant il est vrai que le passé, fût-il aussi reculé, éclaire le présent.

  • Lysistrata

    Aristophane

    Lysistrata, une comédie grecque antique d'Aristophane.
    La guerre, toujours la guerre... Des années que le Péloponnèse voit s'affronter Athéniens et Spartiates. Faut-il que les hommes soient idiots à la fin ! Les femmes grecques, en attendant, souffrent en silence. Alors que la solution est là, sous leur nez - ou bien plutôt sous leurs draps... Sur l'agora, Lysistrata a convoqué ses soeurs de toute la péninsule. Avec ce mot d'ordre : " Pour arrêter la guerre, mesdames, refusez-vous à vos maris ! ".
    Aussitôt la rumeur s'élève. La grève du sexe aura-t-elle lieu ?

  • 'Quoi? un essaim de femmes au coeur frêle,
    parler au peuple? et comment feront-elles?'

    Sur une place de l'Athènes antique, au petit matin, plusieurs femmes vêtues en hommes se réunissent. Secrètement, à l'abri des regards masculins, elles forment un plan : ce sont elles, désormais, qui seront à la tête de l'illustre cité et qui recomposeront à leur gré un modèle de société où elles jouissent de droits neufs...

    Satire politique habillée de grivoiseries, cette pièce est l'une des plus réjouissantes de la comédie grecque antique.

  • Électre

    Sophocle

    • Minuit
    • 18 Novembre 2020

    Électre a choisi la mémoire ; la vision de son père assassiné ne la quitte pas. La vie à laquelle s'accroche Clytemnestre, la mère meurtrière, lui est insupportable. Elle défend une cause juste, mais le nom de justicière ne lui revient pas. Elle se débat dans l'illusion d'une action qui ne débouche sur rien ; elle s'épuise sur un fond de néant. Son antagoniste est plus forte et paraît d'abord l'emporter, quand le dieu l'exauce en la trompant et que l'on annonce la mort de l'héritier redouté. Le plan de vengeance d'Oreste, soutenu par Apollon, se passe d'Électre, comme si l'intrigue se dédoublait, et que le droit formel relayait ou supplantait le droit naturel, qui amène Électre, la délirante, à transgresser toute limite. La pièce se termine par une double exécution, mais la condamnation du parricide des enfants d'Agamemnon n'est jamais exprimée. Elle se poursuit tout au long de la pièce dans l'impasse et la contradiction. Oreste sauveur, l'envoyé du dieu Delphes, est le seul gagnant. À la fin, la lumière sinistre d'une initiation parfaite irradie le sang d'un meurtre contre nature.

  • Ce fut la plus grande crise qui émut la Grèce et une fraction du monde barbare : elle gagna, pour ainsi dire, la majeure partie de l'humanité. (Livre I, i, 2)

  • Les Perses

    Eschyle

    Les Perses est la plus ancienne tragédie d'Eschyle qui nous soit parvenue mais aussi la plus ancienne tragédie tout court. Rien que pour cela, Les Perses devrait faire partie du patrimoine mondial de la littérature. Ecrite et représentée en - 472, quelques années après la victoire de Salamine, Les Perses montre la douleur et le désespoir du camp perse suite à la nouvelle de la défaite de Salamine. C'est un grand moment épique, une pure expression du pathos de l'époque. A la lecture des Perses, on s'interroge comme Eschyle sur la possibilité de la liberté humaine face au destin.

  • Athènes dans l'après-guerre. Dans la grisaille, la brume et les fumées de l'usine à gaz, les lumières de la ville apportent l'illusion d'échapper à la misère. Bèba s'occupe d'une verrerie artisanale, affligée d'un mari en dépression et de deux vendeurs inefficaces et improductifs. Bèba, c'est la jeunesse, ses luttes, ses espoirs et ses déceptions, la force et la résistance qu'elle oppose aux contrariétés de la vie, à ses déboires.

    Tendre, lyrique et poétique, d'une rare maîtrise du récit et de la langue, La Verrerie donne à cette histoire d'une femme, qui voit s'éteindre un à un ses rêves les plus chers, une profondeur et une vérité qui font de ce roman, classique de la littérature grecque, un texte fascinant à (re)découvrir.

    Mènis Koumandarèas est né en 1931 à Athènes. Il travaille comme journaliste, puis dans une compagnie d'assurances, avant de se consacrer à l'écriture et à la traduction (il a traduit Carson McCullers, William Faulkner, Lewis Carroll et Melville). C'est l'un des grands écrivains grecs du vingtième siècle. Il meurt assassiné le 6 décembre 2014 à 83 ans. Il est l'auteur de 7 romans (dont notamment La Verrerie, La Femme du métro, Le Beau Capitaine), 5 recueils de nouvelles, 2 volumes d'essais.

  • Amphitryon

    Plaute

    Pour faire triompher son bon plaisir, Jupiter descend sur terre et séduit Alcmène, la femme d'Amphitryon dont il a pris les traits. L'époux se retrouve trompé, l'épouse outragée et le serviteur de la maison molesté. Quand les dieux ont décidé de se jouer des hommes, ils nous convient à une bien étrange comédie...
    L'une des pièces les plus mystérieuses du répertoire de Plaute, qui inspirera, quelque deux mille ans plus tard, Molière et Giraudoux.

    Dossier :
    1. Tragédie, comédie et tragi-comédie
    2. Un thème légendaire: Alcmène, Amphitryon et la naissance d'Hercule
    3. Des dieux et des hommes
    4. Le thème du double
    5. Amphitryon 2000

  • Toutes les forces politiques se réclament aujourd'hui du mot « démocratie ». Or l'étude des discours des « pères fondateurs » des prétendues « démocraties » modernes aux États-Unis et en France révèle que ces derniers s'opposaient à un régime où le peuple se gouverne seul, et associaient cette idée au chaos et à la tyrannie des pauvres. Comment expliquer que le régime électoral actuel soit perçu comme l'ultime modèle « démocratique », alors qu'il a été fondé par des antidémocrates déclarés ?

    Après avoir puisé dans diverses sources du passé, l'auteur dévoile ici une étonnante aventure politique où s'affrontent des personnalités et des forces politiques qui cherchent à contrôler les institutions des régimes fondés à la fin du XVIIIe siècle. Deux siècles plus tard, alors que la planète entière semble penser que « démocratie » est synonyme de « régime électoral », toute expérience d'un véritable pouvoir populaire se heurte toujours au mépris des élites.

  • En 399 av. J.-C., Socrate est condamné à mort par la respectable cité d'Athènes. Comment ce modèle démocratique en est-il venu à exécuter « le meilleur, et aussi le plus sensé et le plus juste » des hommes (Phédon) ? Épisode fameux de l'Athènes classique, la condamnation du philosophe devient le péché originel de la démocratie et donne naissance à la figure de l'intellectuel victime de l'obscurantisme.
    Paulin Ismard mène une enquête fouillée et captivante sur l'événement qu'a constitué le procès de Socrate, et sur l'écho ininterrompu qui l'a suivi. Éclairant avec rigueur les raisons historiques de sa condamnation - la subversion socratique résidait tant dans les positions politiques du philosophe que dans son mode de vie et sa pédagogie -, l'auteur scrute ensuite les multiples lectures qui l'accompagnent : des Pères de l'Église aux sans-culottes, de Diderot à Maurras, tous, jusqu'à nos jours, ont observé leur époque au prisme de Socrate.
    Prix du Sénat du livre d'histoire 2014.

  • Histoire d'une démocratie : AthènesGrâce à une mise en valeur de la documentation archéologique, épigraphique et littéraire, on mesure le caractère original et exceptionnel d'Athènes dans l'ensemble de la Grèce ancienne.Après la grande crise sociale des débuts du VIe siècle, la démocratie s'est imposée à Athènes en s'accompagnant du développement d'une économie servile et de l'établissement d'un système d'échanges hégémonique. Quand les autres Grecs furent en mesure de secouer le joug athénien, la Cité, réduite à ses seules forces, devint une proie facile pour les Macédoniens.Cet ouvrage, dont la première édition date de 1971, reste une introduction magistrale à l'histoire d'Athènes.Claude MosséElle est aujourd'hui en France l'une des meilleures spécialistes de l'histoire grecque. Professeur émérite à l'université de Paris-VIII, elle est l'auteur de nombreux travaux d'histoire ancienne qui font autorité.

  • En nous présentant Périclès vu et dépeint par son ami le philosophe Anaxagore de Clazomène, Rex Warner trace de façon particulièrement originale la figure attachante entre toutes de celui que Thucydide qualifia de « premier citoyen de sa patrie. » De fait, Périclès, à la fois orateur de génie, stratège et homme d'État fondateur de la puissance athénienne, fut bien de ces héros de nature à inspirer au grand romancier britannique l'exceptionnel ouvrage que l'on va lire. On retrouvera ici un Périclès entouré des grands hommes de son temps : Sophocle, Eschyle, Thémistocle, Phidias. Sans rien perdre de la fidélité à l'Histoire, ce livre a le charme et la vie du roman. À la manière à la fois familière et magistrale avec laquelle Marguerite Yourcenar traita le portrait d'Hadrien, Rex Warner nous donne un récit certes imaginaire mais grâce auquel nous approchons au plus près l'homme que fut Périclès. Un véritable tour de force littéraire.

  • « Le rire est le propre de l'homme » selon Rabelais. On pourrait même jurer qu'il est le propre de notre époque. Après tout, l'humour et la dérision sont partout, sur la scène comme sur les bancs de l'Assemblée Nationale, en passant évidemment par nos écrans. Le rire, une passion moderne ? Son omniprésence dans l'Athènes de l'époque classique suffit à démentir ce postulat : la parrhèsia - la liberté de tout dire - y était portée comme un étendard, loin du politiquement correct de nos contemporains. C'est d'ailleurs là que, pour la première fois, des penseurs comme Platon ou Aristote, ont pris le rire au sérieux. Cet ouvrage les prend au (bon) mot. Son but ? Démêler les liens charnels qu'entretiennent dérision et politique dans la cité démocratique. Jean-Noël Allard fait dialoguer Aristophane et Bourdieu, Démosthène et Habermas, Xénophon et Durkheim ; et dessine le portrait d'une communauté profondément structurée par le rire. Entre joutes verbales et plaisanteries subtiles, invectives tribuniciennes et railleries démagogiques, caricatures comiques et injures dionysiaques, le lecteur découvrira, sans ironie, l'un des fondements oubliés de la démocratie : la moquerie comme art de vivre, la dérision comme institution.

  • Histoire de l'éducation dans l'Antiquité1. Le monde grec« L'éducation homérique, l'éducation spartiate, la pédérastie en tant qu'éducation, l'ancienne éducation athénienne, etc. Autant d'ensembles bien centrés sur un problème vivant. Rien de stéréotypé. Beaucoup de grosses questions abordées et, sinon résolues, du moins discutées avec pénétration. Pas de pédantisme. Un réel et solide savoir. Le constant souci de fournir au lecteur le moyen d'en vérifier les sources. D'un mot, un livre éclairant. Capital pour qui veut comprendre, en profondeur, les sociétés de l'Antiquité classique. »Lucien FebvreHenri-Irénée Marrou (1904-1977)Un des grands historiens de l'Antiquité tardive, spécialiste d'Augustin et de l'augustinisme, qui fut aussi critique musical sous le nom d'Henri Davenson. Il a notamment publié, au Seuil, L'Eglise de l'Antiquité tardive (1985) et Saint Augustin et l'augustinisme (2003).

  • Les oiseaux

    Aristophane

    "Les oiseaux" d'Aristophane est une satire utopiste, qui imagine un monde où les oiseaux deviennent les Dieux des hommes. Cyrano de Bergerac s'en inspira-t-il pour écrire "l'Autre monde" ? Nous le pensons. C'est une pièce à part dans le répertoire d'Aristophane ; certains ont même voulu y voir, à l'instar de "L'Assemblée des femmes" une utopie socialiste ?

  • "Prométhée enchaîné" est une des plus belles tragédies d'Eschyle. Représentée à une date inconnue, mais on la suppose tardive, aussi peut être l'écrivit-il en Sicile. Pour avoir dérobé le feu aux Dieux et l'avoir donné aux hommes, Prométhée est condamné par Zeus à être enchaîné à un rocher battu par les tempêtes dans les montagnes du Caucase. La pièce est une illustration d'un passage du célèbre mythe, mais c'est aussi une parabole sur le choix de l'homme face à la fatalité, sa liberté face à un destin qu'il ne contrôle pas. Alors, Prométhée enchaîné, pièce existentialiste ? Nous n'irons pas jusque là, nous dirons qu'Eschyle a probablement inventé l'humanisme. Découvrez cette pièce précédée d'une préface et biographie originales dans un inédit numérique.

  • "Les Grenouilles" d'Aristophane sont notre huitième publication des oeuvres complètes du grand comique Grec. Cette fois-ci, Dionysios descend aux Enfers afin d'en faire revenir le plus grand Tragédien Grec de tous les temps. Une fois le fleuve de l'Enfer croassant du concert des Grenouilles franchi, Dionysios, vêtu de la peau de lion prêtée par Héraclès, subit quelques brimades de la part de quelques morts un peu aigris, puis le spectateur assiste à une formidable joute oratoire qui oppose Eschyle à Euripide. Une vraie pièce littéraire, pour ceux qui doutent de l'incroyable étendue du registre d'Aristophane.

  • « Les Sept contre Thèbes » est une tragédie d'Eschyle écrite et représentée vers 467 avant Jésus-Christ. Faisant originellement partie d'une tétralogie thébaine, Les Sept contre Thèbes est une des plus belles tragédies classiques. L'action se situe à Thèbes, quand les armées des Argiens, conduits par Polynice, traître à la Cité et frère d'Etéocle, se massent aux portes de la ville, afin de la conquérir et de la détruire. A chacune des sept portes, Etéocle doit décider d'un chef Thébain qui en assurera la défense contre son adversaire argien. Indifférent aux suppliques des thébaines préoccupées de leur sort, Etéocle prépare la défense. Au terme du combat, Thèbes est sauvée, Polynice et Etéocle se sont entretués dans un combat fratricide. C'est alors qu'intervient un autre grand moment. Quand le héraut rend les ordres de la Cité, à savoir enterrer Etéocle, et jeter le corps de Polynice à l'extérieur des murs pour qu'il serve de pâture aux chiens, Antigone refuse. Les Sept contre Thèbes, c'est aussi le refus d'Antigone de se plier aux ordres de la Cité. C'est le début du mythe de la désobéissance individuelle. Découvrez cette version précédée d'une préface et d'une biographie originales dans un inédit numérique.


  • Description du livre


    Quelques jours à Athènes ou dans les Cyclades ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre séjour en Grèce.
    °Initiation à la langue : 21 leçons de grec
    °Les phrases et les mots indispensables
    °Toute la prononciation
    °Toutes les situations du voyage

  • Platon (c.428-c.347 av. J.-C.) est le nom propre qui signe l'avènement de la philosophie comme telle. Y sont attachés une méthode - le dialogue et, à sa suite, la dialectique -, ainsi qu'un objectif : celui de fonder le savoir vrai et la conduite juste sur des principes premiers. Ontologie et déontologie trouvent là leur acte de naissance ; elles sont un discours raisonné tenu de se justifier par une argumentation rigoureuse.
    Prolongeant de manière personnelle la leçon éthique de Socrate, les dialogues de Platon inscrivent le Bien dans une philosophie des Idées qui s'interroge sur la teneur de la vérité, la possibilité de l'atteindre ou non par la science, la nature des erreurs dont dérivent nos errances, le statut épineux du non-être. Convaincu du fondement métaphysique de tout état de choses, Platon ouvre simultanément des réflexions sur la justice, la cité idéale, l'amour, la beauté et le plaisir, qui seront autant de cadres pour la philosophie morale et politique à venir.
    Le présent livre explore la cohérence de la construction platonicienne en soulignant le pouvoir qu'ont les dialogues de mettre le lecteur sur le chemin de leurs thèses et d'ouvrir l'espace argumentatif de leur discussion. Le platonisme se montre ainsi sous son meilleur jour, celui d'une philosophie en prise sur le réel.

    Agrégé et docteur en philosophie, Ronald Bonan (né en 1961) enseigne actuellement en C.P.G.E. scientifiques au Lycée Vauvenargues d'Aix-en-Provence ainsi qu'au Département de Philosophie de l'Université de Provence (A.M.U.) où il prépare les étudiants aux concours d'enseignement et dispense un cours d'esthétique. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles en histoire de la philosophie (sur Merleau-Ponty, la science, l'esthétique) ainsi que de romans et pièces de théâtre (Le Canapé, Création au théâtre de Lenche à Marseille en 2010 ; Ambulances, Coaraze, L'Amourier, 2005) rapportant la courte mais marquante période de sa vie où il a changé de langue en passant brusquement de l'italien au français). Il a récemment publié aux Belles Lettres en 2011,Merleau-Ponty, chez Ellipses en 2011, Apprendre à philosopher avec Merleau-Ponty, aux Éditions Aléas en 2009, Pourquoi voyager avec Rimbaud ? Dialogues sur la réalité des apparences.

  • Un jour, on entre en Étrange pays, un pays où les jours sont hantés par les nuits - nuits de bloc opératoire, nuits où l'on taille dans la chair, ampute le corps, où l'on transpire la peur. Un jour, on entre en Étrange pays et tout se met à trembler.
    Alors on prend refuge dans une lumière, un sourire, un insecte qui déplie ses pattes, une bogue de châtaigne posée sur la table. Dans l'Étrange pays, l'ombre irradie au coeur de la lumière, la mort palpite dans la vie. On réapprend le souffle du vent, la caresse de la lumière sur les herbes, l'infinie tendresse.
    Un jour, on entre en Étrange pays et l'on marche, funambule, sur une frontière fragile, on marche dans les campagnes et dans les villes étrangères pour s'assurer : le monde est là, mon coeur.

  • Alcibiade (451-404) est l'une des figures les plus controversées de l'antiquité grecque. Neveu de Périclès, descendant de la grande famille des Alcméonides, Alcibiade inquiète autant qu'il fascine. Fréquentant Socrate, il joue plus au dandy arrogant qu'au philosophe d'autant que sa beauté et son charme lui valent d'être poursuivi par une foule de femmes. Excellent orateur, doté d'une intelligence de premier ordre, il brûle d'une ambition effrénée. Déçu de n'avoir pas été associé aux négociations lors de la paix de Nicias (421), il intrigue pour obtenir la direction de l'expédition de Sicile contre Syracuse (415) qui se solde par un désastre. Compromis dans la parodie des Mystères d'Eleusis, il s'enfuit et se réfugie chez l'ennemi spartiate (412) dont il devient le conseiller. Puis, il revient triomphalement dans sa patrie en 407, fort de ses succès militaires, où la cité, sous la domination des oligarques depuis leur coup de force de 411, lui accorde les pleins pouvoirs. En fin de compte, ce sont les Trente tyrans qui vont convaincre les Spartiates de le faire assassiner. Par précaution.
    En 404 avant J.-C., Athènes est vaincue et soumise à la dure loi des Spartiates. C'est aussi cette année-là que meurt Alcibiade. De la démocratie, il n'aura peut-être pas partagé les convictions. Il en aura du moins suivi le destin, dans un de ses chapitres les plus difficiles, mais un des plus éclatants.
    Plutarque, Thucydide, Lysias, Andocide, Platon, Xénophon, Aristophane, Athénée, Isocrate, Diodore de Sicile et Cornélius Népos nous racontent.

  • "Ce pourrait être ici ou ailleurs. C'est en Grèce à l'heure d'une crise que la société ne supporte pas."
    Deux inconnus se rencontrent dans un train en direction d'Athènes.
    L'un déverse brutalement son quotidien : les étrangers et la pauvreté ont littéralement envahi son quartier, Victoria, et il a même imaginé une « solution finale » au problème. Victoria dont le passé resurgit à travers quelques monologues entrecoupant son récit.
    Peur, résignation ou apathie, l'autre voyageur oscille, quasi silencieux, entre voyeurisme et politiquement correct.

    Yannis Tisrbas est né en 1976 à Athènes où il vit. Victoria n'existe pas est sa première oeuvre.

    « Un texte dense, à la puissance langagière bluffante. » Démosthène Kourtovik, Ta Nea
    « Sur la réalité de l'Athènes d'aujourd'hui, ce petit livre s'impose comme fort et prometteur de l'avenir littéraire de son auteur. » Kostas Agorastos, Bookpress

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