• L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense. Traduit en 27 langues.L'impact de Tristes Tropiques sur la pensée du vingtième siècle est immense.
    Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l'Asie qu'à l'Amérique.
    Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du voyage philosophique illustrée par la littérature depuis le XVIème siècle jusqu'au milieu du XIXème siècle, c'est à dire avant qu'une austérité scientifique mal comprise d'une part, le goût impudique du sensationnel de l'autre n'aient fait oublier qu'on court le monde, d'abord, à la recherche de soi.

  • Un hommage à l'esprit de résistance jivaro contre toute politique d'assimilation.
    On les appelle Jivaros. Ils préfèrent se dénommer Achuar, les Gens du Palmier d'eau. Isolés dans la jungle de Haute-Amazonie, aux confins de l'Equateur et du Pérou, cette tribu légendaire fut protégée durant des siècles de l'incursion des Blancs par son inquiétante réputation de chasseurs de têtes. Plus qu'une condition de leur indépendance, la guerre est pour ces Indiens une vertu cardinale ; elle donne du prestige, renforce la solidarité, raffermit l'identité ethnique et permet le renouvellement rituel des âmes. Grâce à elle, les Achuar sont encore plusieurs milliers, fiers de leurs traditions et farouchement attachés à leur mode de vie. Ce livre est une chronique de leur découverte et un hommage à leur résistance.
    L'auteur y relate au quotidien les étapes d'une intimité affective et intellectuelle croissante avec ce peuple dont il a partagé l'existence pendant près de trois années comme anthropologue. Tableau des temps ordinaires comme des événements tragiques, ce récit évoque aussi un apprentissage initiatique mené à l'écoute des mythes et des chants magiques, de l'interprétation des rêves et de l'enseignement des chamans. Une pensée riche et poétique s'en dégage, bouleversant nos conceptions de la connaissance, du sentiment religieux et des rapports à la nature. Des fondements de la violence collective à la logique de la sorcellerie, des principes de l'autorité politique à la définition de l'identité culturelle, de la philosophie de l'échange à l'intelligence de l'environnement, ce témoignage exceptionnel sur une manière libre, et presque oubliée, de vivre la condition humaine tire d'une expérience singulière un enseignement pour le temps présent.

  • C'est l'inquiétude face aux changements climatiques qui a incité Matt Hern, Am Johal et le bédéiste de réputation internationale Joe Sacco à entreprendre un road trip partant de la très progressiste et écologique Vancouver pour se rendre au coeur des champs de sables bitumineux du nord-ouest du Canada. Leur projet ? Aller à la rencontre des gens qui vivent de l'extraction de la ressource naturelle réputée la plus polluante de la planète et des hommes et femmes qui sont aux premières loges du désastre écologique qu'elle provoque.

    Mêlant le carnet de voyage, l'analyse politique et la théorie écologiste, Réchauffement planétaire et douceur de vivre dévoile avec finesse les impacts des changements climatiques sur les diverses communautés qui peuplent un territoire colonisé par l'industrie. Au fil de ce périple, il apparaît manifeste que toute écologie doit partir d'un processus de décolonisation, et chercher une nouvelle façon d'être dans le monde, quelque chose comme ce que Kojève appelait la « douceur de vivre ».

  • Prix des Libraires du Québec 2019 | Essai

    La vérité a souvent un goût amer. Nous ne savons comment accepter nos histoires. Faut-il s'en tenir aux faits et dire la vérité ? Cet ouvrage monumental si richement documenté est précieux, il nous tire de l'oubli et du silence. Que savons-nous de l'esclavage au Canada ? Que savons-nous de la répression exercée sur les femmes et les hommes noirs ? Que savons-nous du racisme systémique ? Que savons-nous de la détresse des Autochtones, des sans-papiers, des personnes réfugiées ? Enfin fort peu... Parce que l'État construit et déconstruit les récits à travers les institutions. Les citoyen.ne.s sont ainsi condamné.e.s à reproduire une histoire qui nous échappe.

  • Kuei, je te salue est la rencontre littéraire et politique de la poète Innu Natasha Kanapé Fontaine et du romancier québéco-américain Deni Ellis Béchard, qui ont décidé d'entamer une conversation sans tabou sur le racisme entre Autochtones et Allochtones.

    Idle No More, Commission de vérité et réconciliation, enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées... Comment cohabiter si notre histoire commune est empreinte de honte, de blessures et de colère? Comment contrer cette méconnaissance de l'autre qui aboutit au mépris? Comment faire réaliser aux Blancs le privilège invisible de la domination historique? Comment guérir les Autochtones des stigmates du génocide culturel?

    Pour ouvrir le dialogue et amorcer la nécessaire réconciliation entre nos peuples, Natasha et Deni reviennent sur leur trajectoire personnelle et tentent de débusquer les mots et les comportements qui empruntent encore trop souvent les chemins du racisme. Dans cet échange épistolaire au souffle poétique, Natasha raconte sa découverte des pensionnats autochtones, son obsession pour la crise d'Oka, la vie sur la réserve de Pessamit ; Deni parle du racisme ordinaire de son père, de la ségrégation envers les Afro-Américains, de son identité de Québécois aux États-Unis. Chaque lettre est un «rendez-vous de la parole qui s'ouvre».

    En croisant leurs mots avec franchise, ces deux grands écrivain.e.s nous offrent un livre humaniste et universel sur le rapport à l'autre et le respect de la différence.

  • Dans la spiritualité amérindienne, toutes les formes de vie sont liées les unes aux autres et significatives. L'être humain, qui dans la philosophie occidentale domine la nature, n'est plus ici le seul donneur de sens. Il est convié au respect et à l'admiration, attitudes qui l'ouvrent aux riches mystères de l'existence.
    Tel est l'esprit de la formule MI TAKU OYASIN qui clôt chacune des cérémonies des peuples autochtones. Tel est aussi l'esprit de ce petit livre né d'une contemplation amoureuse de la faune, de la flore et des traditions ancestrales qui sont celles de l'auteure. Occasion d'une rencontre avec la pensée amérindienne, il s'adresse aux lecteurs de tous horizons à la recherche d'une sagesse et d'un art de vivre.
    Une belle initiation à la spiritualité amérindienne, vécue de l'intérieur. Une sensibilisation aux enjeux de préservation de la planète.

    Claire Payment détient un baccalauréat en musique et est professeure affiliée à l'école de musique Vincent d'Indy. Son premier livre Perles de sagesse amérindienne a été publié chez Médiaspaul en 2010.

  • Les femmes sont absentes de l'histoire officielle de l'Amérique - ne le dit-on pas assez ? Les Amérindiennes certainement, mais aussi toutes les autres, sans distinction culturelle : Inuites, Canadiennes, Anglaises, Noires, Françaises et Métisses. Plusieurs d'entre elles sont des êtres d'exception dont le contact avec ce vaste continent a révélé l'intelligence et le caractère. Elles ont fait l'Amérique rétablit la mémoire de quinze de ces « remarquables oubliées », héroïnes aux exploits invisibles, résistantes, pionnières, aventurières, diplomates, scientifiques, exploratrices ou artistes...

  • Les Dialogues avec le Huron Adario, reprenant la formule de l'entretien philosophique, portent un regard critique sur les moeurs ­occidentales. Ils soulèvent tous les problèmes qui seront âprement discutés par la suite : nature et légitimité des pouvoirs politique et judiciaire, croyances et pratiques ­religieuses, bonheur et civilisation. Les Dialogues de ­Lahontan ont ainsi pavé la voie à un autre grand texte de l'époque : Les Lettres persanes de Montesquieu.

  • Metis

    Michel Noël

    Fils d'une Blanche déracinée et d'un Métis tiraillé entre le progrès et les traditions de ses ancêtres, Pien observe, sent, vibre. Le jeune garçon côtoie des bûcherons, des « Sauvages», un curé déchu, des cultivateurs pauvres... Tous des héros de la survie. Son monde, un coin du Nord du Québec ouvert au déboisement farouche des années 50, est hostile. Mais c'est un univers qui forge des coeurs passionnés.

  • Cet ouvrage est né d'un désir de réconciliation entre les Autochtones et le peuple québécois.
    Un des objectifs est de rétablir des ponts afin que, de part et d'autre, un lien d'entraide et de fraternité soit davantage présent, au-delà des préjugés et des différences de cultures.

    Comment peut-on aller de l'avant et s'enrichir mutuellement? Il est notamment question de fierté, autant pour les Autochtones que pour le peuple québécois, ce qui pourrait aider à retrouver une identité, non seulement sur le plan culturel, mais aussi sur le plan humain, afin de briser des barrières individuelles et collectives.

  • Nous les Etchemins/Amalécites/Malécites/Wolastoqiyik, nous sommes les premiers, avec les Montagnais/Innus et les Algonquins/Anishinabe, à sceller des traités d'alliance avec les Français entre 1603 et 1605. Ces traités s'insèrent dans la politique française qui a pour objectif d'établir et de maintenir des alliances avec les peuples autochtones en Nouvelle-France, afin de pouvoir prétendre avoir une emprise sur le territoire et favoriser l'accueil des immigrants, le commerce et l'organisation de la colonie. [...] En 1987, notre Nation renaît. Les gouvernements fédéral (1987) et provincial (1989) reconnaîtront notre Nation qui a été oubliée à la suite de la dispersion que la perte des terres de Viger a entraînée après 1869. Grâce au travail soutenu des familles et de leaders de la communauté, la reprise en charge s'amorce avec la création du gouvernement de la Première Nation Malécite de Viger. Elle a repris, en 2019, un nom plus représentatif dans sa langue : Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk.
    « Cette recherche porte sur l'évolution sociopolitique de nos membres à compter des premiers contacts avec les Européens jusqu'à aujourd'hui. Elle démontre la résilience de notre Nation depuis l'occupation de notre territoire ancestral, le Wolastokuk. L'accès au territoire, la réappropriation culturelle et le développement de l'autonomie économique et politique sont de nos jours les défis à relever pour assurer la continuité de notre Nation pour les générations à venir... Connaître notre histoire, la rendre accessible à nos membres et à la population allochtone, cela fait partie d'une démarche importante de notre reconnaissance.» Extrait de la préface : Kévin Morais, chef conseiller, Culture, éducation, santé et finance (2016-2020), Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk.

  • Cet ouvrage collectif sur les systèmes juridiques autochtones et coutumiers est publié au moment où la connaissance de ces systèmes, restés jusqu'à aujourd'hui largement invisibles aux yeux de la majorité, est plus que jamais nécessaire à ceux qui réfléchissent aux voies d'une nouvelle relation entre autochtones et non-autochtones, qu'ils soient juristes, décideurs ou universitaires. La reconnaissance des traditions juridiques autochtones est en effet devenue un thème central dans la quête d'une « réconciliation ». Les auteurs livrent les résultats de recherches réalisées en partenariat avec des communautés dans différentes régions du monde. Ils expliquent et comparent les aspects fondamentaux de plusieurs ordres juridiques autochtones et coutumiers afin d'éclairer leur spécificité, mais aussi leur degré d'ouverture au dialogue avec les cultures juridiques occidentales.
    En plus de mieux faire comprendre les modes de production du droit chez les peuples autochtones, cette publication permet au lecteur de découvrir comment ces peuples abordent le droit de la famille, le règlement des conflits et le rapport au territoire.

  • Les termes vérité, justice et réconciliation occupent aujourd'hui une place importante dans le vocabulaire mobilisé pour cadrer les rapports entre les États des Amériques et les populations qu'ils ont historiquement marginalisées. Enjeu de luttes politiques, la définition de ces mots a une portée juridique et des incidences sur les mesures de réparation envisagées, mais elle soulève aussi, fondamentalement, la question de la manière dont est construit le récit d'une histoire commune capable de dire la violence d'une société. Fruit d'un dialogue entre des chercheurs et chercheuses, des défenseurs et défenseuses des droits de la personne et des membres d'organisations de femmes et d'Autochtones de plusieurs pays des Amériques, cet ouvrage fait état des débats sur les politiques de vérités sur les crimes et violations des droits dans le contexte des dictatures du Cône Sud, des guerres civiles en Amérique latine et des pensionnats autochtones en Amérique du Nord. Les différentes contributions analysent en particulier les enjeux liés aux politiques de mémoire des exactions, la manière dont sont comprises les conditions de non-répétition de ces violences et des mesures visant le rétablissement de la dignité des victimes.

  • « N'oublions pas que nous sommes tous des immigrants et que l'on est toujours l'autochtone de quelqu'un d'autre » : sous le titre Le 8e feu, l'édition de printemps de TicArtToc donne la parole aux artistes autochtones. Proposer un acte de réconciliation, briser les stéréotypes folkloriques, découvrir une renaissance créative dans la modernité et aussi, simplement, remercier : voici la démarche de ce numéro spécial produit en collaboration avec Nadine St-Louis, fondatrice des Productions Feux Sacrés. André Dudemaine pose la question de la possibilité d'un cinéma autochtone. Marie-Josée Parent réfléchit aux impacts du système colonial canadien sur les identités culturelles. Et, surtout, de nombreux portraits d'artistes - peintres, sculpteurs ou musiciens - nous sont offerts : Eruoma Awashish, Sarah Cleary, Miaskom Sipi, Nico Williams et tant d'autres font résonner les mots, les images et les sons de leurs communautés. TicArtToc se fait la mission de porter ces artistes bien souvent invisibles, mais ô combien essentiels.



  • Les derniers aborigènes de la jungle de Guyane française perpétuent, bon an mal an, leur mode de vie ancestral. Ils le font le plus sereinement qu'ils peuvent, dans les circonstances contemporaines, et ce, en dépit des orpailleurs (chercheurs d'or clandestins) brésiliens brutaux et insensibles qui gorgent les rivières de rejets de mercure, et en dépit des hélicos de la Gendarmerie guyanaise qui survolent les pirogues pour prétendument inspecter l'état de santé de ceux qui cherchent à les faire nager sur le torrent nouveau des rivières anciennes. Le jeune Amigolo est le petit-fils de la vieille chamane des abeilles de son village. Celle-ci connaît le fin et subtil secret curatif des miels et sait sinueusement contourner le dard des terribles ouvrières pour faire agir les reines et leurs essaims selon ses desseins. Amigolo vient tout juste, de par l'affront de douleurs cuisantes, d'accéder au statut de jeune guerrier. Il passerait bien le reste de sa douce vie à jouer avec les abeilles de sa grand-mère. Mais une quête inattendue l'attend, une quête terrible et mystérieuse qui mettra justement au défi, comme si de rien n'était, sa connaissance de la nature, mais surtout, par-dessus tout, son mystérieux ascendant savant sur les insectes de la jungle.
    Après Quatre-vingts printemps (2011) et Le chasse-temps (2012), Nicolas Hibon offre aux lecteurs son roman le plus abouti. Un roman qui se lit comme un conte mais qui dérange comme un pamphlet. À mettre entre toutes les mains.

  • Le paradigme hégélien de la reconnaissance, admirablement critiqué par Frantz Fanon dans l'oeuvre phare à laquelle ce livre rend hommage, est aujourd'hui évoqué, sous sa forme libérale, dans les débats entourant l'autodétermination des peuples colonisés, notamment les peuples autochtones d'Amérique du Nord. Politologue et militant, membre de la Nation dénée du Nord-Ouest du Canada, l'auteur reprend ici la critique fanonienne et démontre en quoi cette reconnaissance ne fait que consolider la domination coloniale.

    Cet ouvrage de théorie politique engagée appelle à rebâtir et redéployer les pratiques culturelles des peuples colonisés sur la base de l'autoreconnaissance, seule voie vers une réelle décolonisation. Penseur marxiste, Coulthard sait que le marxisme ne peut s'appliquer tel quel à la lutte des Autochtones, mais il en souligne la contribution potentielle et signe ici un véritable traité de combat décolonial et anticapitaliste.

  • Dans les années 1930, Kateri et sa famille tentent de survivre aux rudes conditions du territoire québécois et au déracinement provoqué par les coupes à blanc. Quand son amoureux Khaguagui se noie dans la rivière,
    la jeune Métisse croit l'avoir perdu pour toujours. Mais Neka, sa mère, offre ses cheveux au Grand Manitou afin que l'esprit de Khaguagui revienne sous la forme d'un corbeau et qu'il puisse veiller sur Kateri.

  • En 1970, jeune anthropologue, Serge Bouchard recueillait les propos de Mathieu Mestokosho, chasseur montagnais de la Minganie. Grâce à la parole de Mathieu, c'est tout un monde qui revit, celui des enfants de la Terre de Caïn que les colons européens avaient choisi d'ignorer. Heureusement pour nous, la mémoire de Mathieu Mestokosho nous permet de nous réapproprier - bien tardivement - toute une part de notre héritage culturel que nous avons failli laisser perdre.

    Il y avait parmi les Innus plusieurs Mathieu Mestokosho, des hommes magistraux, et autant de vieilles femmes parlantes, savantes et souriantes. Fut sauvé ce qui fut sauvé. Ils sont morts et elles sont parties. Mais il en reste quelque chose, une philosophie, des chansons, des sons, de la poésie. Ne reste qu'à écouter, entendre, comprendre, apprendre et apprécier. Discours incantatoire de fierté et d'orgueil, représentation de l'humaine humanité, telle que nous la recherchons tant de nos jours.
    Serge Bouchard

  • Témoignage exceptionnel d'un grand chaman et leader des Indiens Yanomami sur la culture de son peuple et la crise écologique mondiale vue depuis le coeur de l'Amazonie.
    Ce livre a été écrit à partir des paroles de Davi Kopenawa, chaman et leader des Indiens yanomami du Brésil, recueillies dans sa langue par Bruce Albert, ethnologue français auquel le lie une amitié de plus de trente ans. Davi Kopenawa retrace sa vocation de chaman depuis l'enfance et révèle une métaphysique séculaire basée sur l'usage de puissants hallucinogènes. Il relate, à travers son histoire personnelle souvent dramatique, l'avancée dévastatrice des Blancs dans la forêt et ses voyages à l'étranger pour défendre son peuple. Ce témoignage exceptionnel est à la fois le récit d'une vie hors du commun, un vibrant manifeste chamanique et un cri d'alarme face à la crise écologique mondiale vue depuis le coeur de l'Amazonie. Véritables Tristes Tropiques de la pensée sauvage, c'est un événement, dans l'histoire de l'anthropologie.

  • «Étoile fulgurante dans le ciel de l'Acadie, elle traversa en un instant l'atmosphère dense, l'air brûlant de cet empire océanique. Étoile brillante, puis mourante, perdue dans les impensables chimères de son temps, elle sema à sa manière la graine d'un pays.»

  • « Voyez comme elle se fane, la petite rose anglaise, dit le prêtre, la vie en forêt est trop dure pour elle. Il faut la transplanter au Canada où elle s'épanouira bien mieux sous les soins de gentilles religieuses.» «La petite fleur blanche ne doit pas être arrachée, dit l'Indien, laissez-la pousser parmi les pins, et prendre peu à peu racine près du wigwam d'un jeune brave.»

  • «Licencieuse et déshonnête, disait-on. Une cabaretière, une femme de pendu, imaginez! regardez les registres d'audience de la ville de Montréal! voyez combien de fois elle a paru, comparu, voyez vous-mêmes! Ah! la belle, la très forte Marie Brazeau. Quel bagout, quelle allure! voici une battante qui ne s'avoua jamais battue. Laissez dire. Elle traversera bien l'Histoire.»

  • «ll lui était si aisé de se fondre dans la nature humaine. Elle passait d'une culture et d'une identité à une autre, bafouant les convenances d'une société cruelle, brisant, pulvérisant les certitudes tranquilles des sectaires et des racistes. L'Histoire a toujours tu le rôle des gens ordinaires, alors même que ce sont eux, souvent, qui en sont les véritables acteurs.»

  • «Des glaces du Labrador aux igloos en carton-pâte de Barnum & Bailey, mère et fille tournent et tournent dans le grand cirque de la vie. Bêtes de foire, dit-on... mais qui sont les plus bêtes dans cette histoire?»

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