Sciences humaines & sociales

  • 1,2 milliard d'habitants, 3 millions de km2, 22 langues officielles... L'Inde provoque un mélange de fascination et de crainte. Ce pays, que l'on présente comme le géant du IIIe millénaire, offre un visage contrasté, oscillant entre extrême pauvreté et puissance émergente, entre tradition et modernité. Ces multiples facettes sont propres à susciter de nombreuses idées reçues : « L'Inde est le pays des maharajahs, des fakirs et des vaches sacrées », « Le Kamasutra est un bréviaire érotique », « Gandhi est le père de la non-violence », « Calcutta est un immense bidonville », « Les castes paralysent la société indienne », « Les Indiens sont les meilleurs informaticiens du monde »...

  • L'ouvrage, qui a demandé de très nombreuses années de préparation, couvre la période coloniale dans les comptoirs français de l'Inde.

  • Unique, sans aucun doute, en son genre, ce livre consacré à l'enfance en difficulté, l'enfance à risque, la jeunesse en danger, aux quatre coins de l'univers. Et qui donc pouvait l'écrire mieux qu'Euchariste Paulhus, l'infatigable voyageur au service de ces enfants et de ces adolescents ; lequel, fort d'une exceptionnelle expérience en ce domaine et riche d'une science puisée à des sources des plus diverses par la civilisation et par la langue, nous transmet ici ce qu'il a vu, entendu, noté et sur quoi il a longuement réfléchi, agi, réagi ? Cet ouvrage est, en quelque sorte, le livre de sa vie, d'une vie où la compétence éminente s'est associée à la générosité du dévouement en même temps qu'à la délicatesse et à la fidélité de l'amitié. C'est crûment et presque familièrement qu'Euchariste Paulhus nous met en face de ce qu'il a lui-même constaté. Il nous associe à sa douleur, parfois à sa révolte, à sa volonté aussi de transformer le monde. Il contribue, par son savoir et sa perspicacité, à nous en donner les moyens. Un livre à lire et à faire lire non seulement par tous les spécialistes de l'enfance mais aussi par tous ceux que soucient les risques qu'encourt la jeunesse dans notre monde.

  • Les villes sont divisées, partout et depuis longtemps, en fractions distinctes et contrastées. Mais c'est rarement de la même façon que les découpent et en nomment les parties ceux qui y vivent, ceux qui les administrent et ceux qui les étudient. Ces mots ne désignent pas des choses qui seraient déjà là : ils contribuent à la division même de l'espace et à sa qualification. C'est par eux que des locuteurs - qui sont aussi des acteurs sociaux - désignent des lieux, distinguent des territoires, les regroupent, les classent et les ordonnent. Les mots sont des formes d'objectivation de la diversité spatiale et sociale des villes, des moyens pour s'y mouvoir et en jouer, parfois des armes pour la changer. L'évidence que l'on accorde aujourd'hui à un plan de ville usuel qui distingue les arrondissements par des couleurs, ou à la carte du géographe qui divise le territoire urbain en fonction de la morphologie ou des activités de ses parties, doit être interrogée. Qui y souscrit, dans quelles situations et à la suite de quelles conventions historiquement établies ? Qui la récuse ou la néglige en pratiquant et énonçant au quotidien d'autres dénominations des lieux ou d'autres découpages de l'espace ? L'enquête sur les mots des divisions de la ville vise à recueillir les traces dans les lexiques et leurs usages de la variabilité historique, sociale et situationnelle des façons de partager l'espace urbain. Cet ouvrage repose donc sur un pari : en prenant les mots pour objet, l'on peut mieux comprendre les divisions des villes. On aperçoit, sous l'apparente simplicité des découpages spatiaux de l'administration moderne, les traces d'institutions anciennes, les mises au présent du passé, les revendications spatiales des groupes. Le lecteur est invité à un voyage dans l'espace, dans le temps et dans les langues, en parcourant une série de villes, de l'Occident à l'Orient, de l'Afrique aux Amériques, des mises en ordre entreprises au siècle des Lumières aux explosions urbaines les plus contemporaines.

  • Dans cette deuxième partie d'une thèse soutenue en 1987, Jacques Weber aborde les années 1852-1870, celles des réformes et des progrès, dans les établissements français d'Inde : réformes sociales, fiscales, foncières, progrès de l'agriculture, etc. Mais il aborde également les questions d'émigration -contrôlée ou non-, l'apogée du commerce maritime, la démographie dans ces territoires, les crises sanitaires...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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