• À Hélène, oui, c'est bien à Sarah Helen Whitman que Edgar Allan Poe dédie ce poème, à celle qui, bientôt et pour un temps très bref, deviendra sa fiancée. C'est aussi le premier poème de Poe traduit par Stéphane Mallarmé en français, lui qui dit avoir appris l'anglais pour mieux approcher le génie de l'écrivain. Tout le propos de ce texte grandiose, de la plume d'une personne qui a aimé l'oeuvre avant d'aimer l'homme, tient à cette question de la perception que l'on a des êtres et des choses. Ce magnifique portrait biographique entend répondre aux critiques féroces formulées à son encontre par Rufus Wilmot Griswold et largement colportées ensuite par les journaux, de part et d'autre de l'Atlantique. À l'inverse d'un démontage en règle, il serait plutôt un contre-témoignage authentique qui laisse apparaître un homme extrêmement raffiné et une oeuvre sans égale. Tous s'accordent en tout cas sur le magnétisme de cette personnalité hors du commun.Enrichi d'anecdotes, ce portrait délivre au lecteur des clefs pour sonder le mystère de l'homme et de son oeuvre sans jamais en altérer la puissance suggestive. À travers lui, c'est aussi le talent de l'auteur qui éclate, cette femme dont la connaissance fine de l'oeuvre n'a d'égaux que le respect et l'estime profonde portée à l'homme lui-même.

  • Three years after Lord Byron dismissed, Dr John Polidori has fallen on hard times. And then a woman mistakes the doctor for the poet. As the pair fall in love, Polidori knows that he can only emerge from Byron's shadow if he confesses his true identity to the girl; but was it only Byron's shadow that led her to love him in the first place?

  • En 1813, Lord Byron est au sommet de sa célébrité. L'Angleterre tout entière l'adule pour ses écrits poétiques, la gent féminine pour son aura déjà sulfureuse. Lors d'un bal, il rencontre Annabella Milbanke, une jeune femme raffinée et spirituelle, qu'il épouse deux ans plus tard. La présence d'Augusta Leigh, la demi-soeur de Byron avec qui il entretient une relation ambigüe, vient cependant perturber leur idylle. S'instaure un triangle amoureux dans lequel Annabella peine à trouver sa place, partagée entre les élans de son coeur et ce que lui dicte sa raison.

  • Peter Sullivan, professeur de littérature, a consacré de nombreux écrits à Lord Byron. Lorsqu'il meurt mystérieusement, l'un de ses confrères hérite de ces textes demeurés inédits. Tandis que la carrière littéraire de ce dernier s'essouffle, il trouve un nouvel élan en s'improvisant détective littéraire : il met de l'ordre dans les manuscrits, en décrypte les sous-textes et entreprend de sonder les vies tumultueuses de Peter Sullivan et de Byron lui-même.

    Au fil de cette enquête littéraire à deux voix, Amours d'enfance entraîne le lecteur dans un questionnement sur l'identité d'un auteur et les sources de ses créations.

    « Un cycle littéraire adroit, énigmatique [...], l'un des projets fictionnels les plus fascinants de ces dernières années. » The Independent

  • Texte intégral révisé, accompagné d'une préface et d'une biographie de Jules Barbey d'Aurevilly. "Ôtez le Dandy, que reste-t-il de Brummell ? Il n'était propre à être rien de plus, mais aussi rien de moins que le plus grand Dandy de son temps et de tous les temps. Il le fut exactement, purement; on dirait presque naïvement, si l'on osait. Dans le pêle-mêle social qu'on appelle une société par politesse, presque toujours la destinée est plus grande que les facultés, ou les facultés supérieures à la destinée. Mais pour lui, pour Brummell, chose rare, il y eut accord entre la nature et le destin, entre le génie et la fortune. Plus spirituel ou plus passionné, c'était Sheridan; plus grand poète (car il fut poète), c'était lord Byron; plus grand seigneur, c'était lord Yarmouth ou Byron encore: Yarmouth, Byron, Sheridan, et tant d'autres de cette époque, fameux dans tous les genres de gloire, qui furent Dandys, mais quelque chose de plus. Brummell n'eut point ce quelque chose qui était, chez les uns, de la passion ou du génie, chez les autres une haute naissance, une immense fortune. Il gagna à cette indigence; car, réduit à la seule force de ce qui le distingua, il s'éleva au rang d'une chose: il fut le Dandysme même." -- Barbey d'Aurevilly.

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