• La vengeance des victimes. Elle est condamnée, il l'aime, elle l'entraîne dans sa vengeance mortelle.

    À la sortie d'un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s'éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse.
    Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d'un grand homme politique originaire des fjords de l'Ouest.
    La victime a 16 ans, personne ne la connaît, elle se droguait. Erlendur questionne sa fille Eva Lind, qui connaît bien les milieux de la drogue pour en dépendre. Elle lui fournit des informations précieuses et gênantes à entendre pour un père. Il s'intéresse aussi à la tombe du héros national et va dans les fjords de l'Ouest où il découvre une amitié enfantine et une situation sociale alarmante. La vente des droits de pêche a créé un grand chômage et une émigration intérieure massive vers Reykjavík, dont les alentours se couvrent d'immeubles modernes pour loger les nouveaux arrivants. Sigurdur Oli, lui, s'intéresse plutôt à la jeune femme qui les a appelés.
    Le parrain de la drogue, vieux rocker américanisé et proxénète, est enlevé au moment où la police révèle ses relations avec un promoteur immobilier amateur de très jeunes femmes. Pendant ce temps, contre toute déontologie, Sigurdur Oli tombe amoureux de son témoin.
    Avec son duo d'enquêteur emblématique et classique, Erlendur, le râleur amoureux de l'Islande, et Sigurdur Oli, le jeune policier formé aux États-Unis, Indridason construit ses personnages et nous révèle leur passé, tout en développant une enquête impeccable dans laquelle on perçoit déjà ce qui fait l'originalité de ses romans : une grande tendresse pour ses personnages et une économie de l'intrigue exceptionnelle.

  • Les touristes affluent en Islande et les glaciers reculent lentement.

    Le cadavre d'un homme d'affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjkull. Son associé de l'époque est de nouveau arrêté, et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience.
    Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude son père menteur et escroc a été assassiné sans que l'affaire soit jamais élucidée et l'amour de sa vie vient de mourir d'un cancer , Konrad est pressé par le principal suspect, mourant, de découvrir la vérité. Seul le témoignage d'une femme qui vient lui raconter l'histoire de son frère tué par un chauffard pourrait l'aider à avancer...
    Dans la lignée de Simenon, Indridason excelle dans la construction d'un environnement social et affectif soigné et captivant, et dévoile peu à peu le passé trouble de ce nouvel enquêteur, jetant une lumière crue sur sa personnalité.
    Un beau roman noir sensible aux rebondissements surprenants.
    "Décors impeccables, personnages principaux parfaitement décrits, interrogatoires rondement menés on en sort avec des étoiles dans les yeux, peut-être même des larmes." - Morgunbladid

  • Un campus prestigieux figé sous la neige


    Trois amis liés par un secret tragique


    Une jeune fille emportée par la nuit





    Côte d'Azur - Hiver 1992

    Une nuit glaciale, alors que le campus de son lycée est paralysé par une tempête de neige, Vinca Rockwell, 19 ans, l'une des plus brillantes élèves de classes prépas,
    s'enfuit avec son professeur de philo avec qui elle entretenait une relation secrète. Pour la jeune fille, « l'amour est tout ou il n'est rien ».
    Personne ne la reverra jamais.

    Côte d'Azur - Printemps 2017

    Autrefois inséparables, Fanny, Thomas et Maxime - les meilleurs amis de Vinca - ne se sont plus parlé depuis la fin de leurs études.
    Ils se retrouvent lors d'une réunion d'anciens élèves. Vingt-cinq ans plus tôt, dans des circonstances terribles,
    ils ont tous les trois commis un meurtre et emmuré le cadavre dans le gymnase du lycée. Celui que l'on doit entièrement détruire aujourd'hui pour construire un autre bâtiment.

    Dès lors, plus rien ne s'oppose à ce qu'éclate la vérité.


    Dérangeante


    Douloureuse


    Démoniaque...


  • Un vieil homme solitaire est retrouvé mort dans son lit. Il semble avoir été étouffé sous son oreiller.

    Dans ses tiroirs, des coupures de presse sur la découverte du corps d'une jeune couturière dans le passage des Ombres en 1944, pendant l'occupation américaine. Pourquoi cet ancien crime refait-il surface après tout ce temps ?
    La police a-t-elle arrêté un innocent ? Soixante ans plus tard, l'ex-inspecteur Konrad décide de mener une double enquête.
    Jumeau littéraire d'Erlendur, il a grandi en ville, dans ce quartier des Ombres si mal famé, avec un père escroc, vraie brute et faux spirite. Il découvre que l'Islande de la "situation" n'est pas tendre avec les jeunes filles, trompées, abusées, abandonnées, à qui on souffle parfois, une fois l'affaire consommée, " tu diras que c'était les elfes ".

    Un polar prenant qui mêle avec brio deux époques et deux enquêtes dans un vertigineux jeu de miroirs. Où l'on découvre que les elfes n'ont peut-être pas tous les torts et que les fééries islandaises ont bon dos...

  • Alors qu'il approche de son 60e anniversaire, Mario Conde broie du noir. Mais le coup de fil d'un ancien camarade de lycée réveille ses vieux instincts.
    Au nom de l'amitié (mais aussi contre une somme plus qu'honorable), Bobby le charge de retrouver une mystérieuse statue de la Vierge noire que lui a volée un ex-amant un peu voyou.
    Conde s'intéresse alors au milieu des marchands d'art de La Havane, découvre les mensonges et hypocrisies de tous les "gagnants" de l'ouverture cubaine, ainsi que la terrible misère de certains bidonvilles en banlieue, où survit péniblement toute une population de migrants venus de Santiago.
    Les cadavres s'accumulent et la Vierge noire s'avère plus puissante que prévu, elle a traversé les siècles et l'Histoire, protégé croisés et corsaires dans les couloirs du temps.
    Conde, aidé par ses amis, qui lui préparent un festin d'anniversaire somptueux, se retrouve embarqué lui aussi dans un tourbillon historique qui semble répondre à l'autre définition de la révolution : celle qui ramène toujours au même point.

    Un voyage éblouissant dans le temps et dans l'histoire porté par un grand roman plein d'humour noir et de mélancolie.

  • Erlendur le solitaire vient d'entrer dans la police, et les rues de Reykjavik dans lesquelles il patrouille de nuit sont agitées : accidents de la circulation, contrebande, vols, violences domestiques... Des gamins trouvent en jouant dans un fossé le cadavre d'un clochard qu'il croisait régulièrement dans ses rondes.
    On conclut à l'accident et l'affaire est classée. Pourtant le destin de cet homme hante Erlendur et l'entraîne toujours plus loin dans les bas-fonds étranges et sombres de la ville.
    On découvre ici ce qui va faire l'essence de ce personnage taciturne : son intuition, son obstination à connaître la vérité, sa discrétion tenace pour résister aux pressions contre vents et marées, tout ce qui va séduire le commisaire Marion Briem.
    En racontant la première affaire d'Erlendur, le policier que les lecteurs connaissent depuis les premiers livres de l'auteur, Arnaldur Indridason dépasse le thriller et écrit aussi un excellent roman contemporain sur la douleur et la nostalgie.

    De roman en roman, il perfectionne son écriture et la profondeur de son approche des hommes.

  • Reykjavik, 1979.
    Le corps d'un homme est repêché dans ce qui va devenir le lagon bleu.
    Il s'agit d'un ingénieur employé à la base américaine de l'aéroport de Keflavik. Dans l'atmosphère de la guerre froide, l'attention de la police s'oriente vers de mystérieux vols effectués entre le Groenland et l'Islande. Les autorités américaines ne sont pas prêtes à coopérer et font même tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la police islandaise de faire son travail.
    Dans un climat de tension, conscients des risques qu'ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enquête avec l'aide d'une jeune femme noire, officier de la base. Le jeune inspecteur Erlendur vient d'entrer à la brigade d'enquêtes criminelles, il est curieux, passionné par son métier, soucieux des autres, mais il ne cache pas son opposition à la présence américaine sur le sol islandais.
    En parallèle, il travaille sur une vieille affaire non résolue. Une jeune fille disparue sur le chemin de l'école quarante ans plus tôt, à l'époque où la modernité arrivait clandestinement dans l'île, portée par les disques de rock et les jeans venus de la base américaine.

    Indridason construit un univers particulier, une atmosphère pénétrante et sans nostalgie, un personnage littéraire de plus en plus complexe, et le roman noir, efficace, est transformé par la littérature.

  • À la suite des tremblements de terre qui ont eu lieu en Islande en juin 2000, le lac de Kleifarvatn se vide peu à peu. Une géologue chargée de mesurer le niveau de l'eau découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés.
    La police est envoyée sur les lieux, Erlendur et son équipe se voient chargés de l'enquête, ce qui les mène à s'intéresser aux disparitions non élucidées ayant eu lieu au cours des années 60 en Islande. Les investigations s'orientent bientôt vers les ambassades ou délégations des pays de l'ex-bloc communiste. Les trois policiers sont amenés à rencontrer d'anciens étudiants islandais qui avaient obtenu des bourses de l'Allemagne de l'Est dans les années 50 et qui ont tous rapporté la douloureuse expérience d'un système qui, pour faire le bonheur du peuple, jugeait nécessaire de le surveiller constamment.
    Peu à peu, Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli remontent la piste de l'homme du lac dont ils finiront par découvrir le terrible secret. On retrouve les personnages des livres précédents. D'autres apparaissent, parmi lesquels Sindri Snaer, le fils d'Erlendur.
    A. Indridason réfléchit sur l'humanité et la cruauté du destin.
    Il nous raconte aussi une magnifique histoire d'amour contrarié, sans jamais sombrer dans le pathos. L'écriture, tout en retenue, rend la tragédie d'autant plus poignante.
    Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de 6 romans noirs, dont plusieurs sont des best-sellers internationaux. Il est l'auteur de La Cité des Jarres (Métailié, 2005), Prix Cour noir et Prix Mystère de la critique, de La Femme en vert (Métailié, 2006), Prix des lectrices de Elle, ainsi que de La Voix (Métailié, 2007), Grand Prix de Littérature Policière et lauréat du Trophée 813.

  • Un soir glacial de janvier à Reykjavik, le corps d'un petit garçon est retrouvé au pied d'un immeuble de banlieue. Il avait 12 ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande.
    Erlendur et son équipe n'ont aucun indice, mais le frère aîné de la victime disparaît avec la complicité de sa mère. Erlendur va explorer tous les préjugés qu'éveille la présence croissante des immigrés dans une société fermée.
    Une autre enquête mobilise Erlendur, une femme trompée, qui croyait au grand amour, a disparu, et une femme mystérieuse appelle le commissaire sur son portable pour pleurer, ce qui va permettre au commissaire de révéler ses dons de diplomate. Par ailleurs, son fils et sa fille s'obstinent à exiger des réponses qu'il n'a aucune envie de donner.

    Dans ce dernier roman impressionnant, Indridason surprend en créant un monde à la Simenon.
    Il a reçu pour ce livre et pour la troisième fois le Prix Clé de Verre du roman noir scandinave.

    Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de 6 romans noirs, dont plusieurs sont des best-sellers internationaux. Il est l'auteur de La Cité des Jarres (Métailié, 2005), Prix Cour noir et Prix Mystère de la critique, de La Femme en vert (Métailié, 2006), Grand Prix des lectrices de Elle, de La Voix (Métailié, 2007), L'Homme du lac (Métailié, 2008), Prix polar européen du Point.

  • On n'oublie jamais la première fois que l'on voit un Dieu. Les Dieux sont toujours magnifiques. Et les Dieux sont toujours morts.

    2367, aux confins de la galaxie. Dans ce futur lointain, l'humanité a épuisé toutes ses ressources et doit sa survie à l'exploitation de dieux morts flottant dans l'espace, dont les cadavres gigantesques servent désormais de matière première.
    Le Vihan II est l'un des nombreux vaisseaux nécropsiques qui arpentent le cosmos dans l'espoir de trouver ces divinités providentielles. Mais Georges Malik, son capitaine, nourrit une obsession : pourquoi les dieux ne se révèlent-ils que lorsqu'ils sont morts ?
    Pour tenter de s'émanciper de ce système gangréné par les inégalités et la pauvreté, tout l'équipage s'embarque alors dans un périple sous haute tension à la recherche d'un dieu vivant.
    Al Ewing (Immortal Hulk, Avengers...) et Simone Di Meo (Tortues Ninjas & Power Rangers) livrent avec We Only Find Them When They're Dead un space opera grandiose d'une beauté à couper le souffle. Un premier tome accrocheur et unique en son genre, tout à la fois politique et mystique.
    « Un space opera à l'univers unique et très prometteur. » Mighty !
    « Embarquez-moi tout de suite ! » Jason Aaron (Thor, Avengers, Star Wars...)
    « Un univers graphique emballant avec des couleurs lumineuses et parfaites. » Comicstories

  • Mario Conde a quitté la police cubaine pour se consacrer à l'écriture et au commerce des livres anciens, secteur très florissant dans La Havane dont la décadence se poursuit inexorablement.
    Au cours des travaux dans le jardin de la maison-musée d'Ernest Hemingway, on retrouve un cadavre avec l'insigne du FBI. On fait appel au Conde.
    Sur une étagère du placard, il tombe sur une boîte avec des traces du passage d'Ava Gardner, et les vieux se souviennent vaguement d'une mitraillette Thompson...
    Pas facile d'enquêter sur un romancier de la taille de Papa quand on entretient avec son image et ses oeuvres des rapports ambigus d'admiration-haine, mais Mario va retrouver des amis de son grand-père qui lui raconteront ce monstre sacré, malade, généreux, odieux, paranoïaque, inoubliable.

    Il ira jusqu'au bout de l'enquête, au risque de mettre à mal les idées reçues.

  • Rien qu'une vie

    Graham Norton

    « Elle sourit intérieurement en mettant la dernière main aux préparatifs du buffet. Un cadavre avait été découvert à Duneen. Ça n'aurait pas pu mieux tomber. Certes, elle avait été déçue en apprenant qu'il ne s'agissait pas d'un charnier, mais, en un sens, c'était presque mieux. Un mystère unique. Les gens viendraient de toute la paroisse. »
    Le sergent Collins, semi-obèse en passe de rater complètement sa vie, a été envoyé à Duneen, petite bourgade du fin fond de l'Irlande où il ne se passe jamais rien. Mais sa petite vie est bouleversée le jour où on retrouve un cadavre sur un chantier.
    Soudain, les projecteurs sont braqués sur ce village pétrifié dans le temps. Le grand jour du sergent Collins est peut-être venu. Mais le policier ne va pas tarder à se rendre compte que ce qu'il vient de déterrer, c'est surtout le sombre passé du village, les secrets et les regrets de toute une communauté. Son enquête lui révèle peu à peu de quoi sont faites les vies de ceux qu'il croyait connaître. Et si c'était précisément là que résidait le mystère ?

    La plume mordante de Graham Norton donne vie à une galerie de personnages attachants et plus vrais que nature. Un premier roman d'une grande humanité.

    « Un roman maîtrisé dont vous n'êtes pas prêt d'oublier la beauté mélancolique. » Daily Express
    « Cette histoire aux accents tragicomiques est aussi émouvante que captivante. » Sunday Mirror
    « Un roman au charme fou... d'une tendresse surprenante. » Metro

  • Paris, 1872.

    On retrouve dans une ruelle sombre le cadavre atrocement mutilé d'une prostituée, premier d'une longue série de meurtres aux résonances ésotériques.
    Enquêteur atypique, à l'âme mutilée par son passé et au corps d'obèse, l'inspecteur Ragon n'a pour seule arme contre ces crimes que sa sagacité et sa gargantuesque culture littéraire.
    À la croisée des feuilletons du XIXe et des séries télévisées modernes, Feuillets de cuivre nous entraîne dans des Mystères de Paris steampunk où le mal le dispute au pervers, avec parfois l'éclaircie d'un esprit bienveillant... vite terni. Si une bibliothèque est une âme de cuir et de papier, Feuillets de cuivre est sans aucun doute une oeuvre d'encre et de sang.


  • Luanda, 1975.

    À la veille de l'Indépendance, Ludovica, agoraphobe et terrorisée par l'évolution des événements, se retranche dans son appartement en construisant un mur qui en dissimule la porte et la met à l'abri du reste du monde. Ayant transformé sa terrasse en potager elle va vivre là presque trente ans, coupée de tout, avec son chien Fantôme et un cadavre.
    Ludo a vraiment existé et mené la vie que raconte le roman.

    En entrelaçant cette histoire avec les aventures tumultueuses des autres personnages, voisins ou entraperçus dans la rue, tous plus ou moins impliqués dans le marasme de la guerre civile, Agualusa souligne avec une ironie subtile les extraordinaires coïncidences de la vie et crée un roman brillant et enchanteur.

  • Falkenberg. Le commissaire Bergstrm découvre le cadavre terriblement mutilé d'une femme.
    Londres. Profileuse de renom, Emily Roy enquête sur une série de meurtres d'enfants. Les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.
    Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie...
    En Suède, Emily retrouve Alexis Castells, une écrivaine spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, elles se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu'aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

    Entre grande Histoire et liens familiaux, Block 46, le premier roman de Johana Gustawsson, a déjà conquis plus de dix pays.

  • Le nouveau roman de Johana Gustawsson va vous couper l'appétit !

    Mr : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S'emploie pour parler de la viande.
    Falkenberg, 16 juillet 2015.
    Sur les rives d'un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d'une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
    Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d'une disparition inquiétante : l'actrice Julianne Bell a été enlevée à l'aube, et ses chaussures ont été retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.
    Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le « tueur de Tower Hamlets », enfermé à perpétuité à l'hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l'ancien compagnon de l'écrivaine Alexis Castells. Comment alors expliquer que ses crimes recommencent ?
    « Johana Gustawsson fait entrer le thriller dans une nouvelle dimension. Surprenants et subtils, ses romans sont le fruit d'un immense talent. » - Karen Sullivan, Orenda Books
    « Fascinant et terriblement efficace. » - Nicolas Lefort, « Télématin », sur France 2, à propos de Block 46
    Après Block 46, sa première enquête désormais traduite dans près de quinze pays, le duo Emily Roy et Alexis Castells se lance dans la traque d'un tueur aussi vorace qu'effrayant. Plongez avec elles dans le labyrinthe d'une intelligence perverse, née à Londres au XIXe siècle, dans les ruelles hantées par Jack l'Éventreur...

  • Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, vient d'aménager au 5, rue de la Doulce Belette. Pile en face de chez lui, Eugène Fluche, artiste peintre collé à sa fenêtre, l'observe à longueur de journée. Exaspéré, Max se met à espionner les moindres gestes d'Eugène et consigne le tout dans son journal intime. Pour entretenir ce climat de méfiance, il y a la concierge, Madame Brichon, un cinéaste fou, Monsieur Zamora, un auteur de romans érotiques, Lazare Montagnac, un chien, Hector, et d'autres personnages hauts en couleur...
    L'inquiétude gagne. Au premier cadavre suspect, le commissaire Taneuse, un drôle de zigue, est dépêché sur les lieux. Qui se cache derrière cette affaire ? À qui profite le crime ?
    Prenez soin du chien est un vrai film ! L'idée de l'auteur : mettre en place une structure fragmentaire permettant une succession de séquences courtes ; privilégier un récit à rebondissements ; travailler une écriture « visuelle » dans l'évocation des décors, la caractérisation des personnages, la vivacité des dialogues. Résultat : la dimension ludique est omniprésente. J. M. Erre ne nous laisse aucun répit. Comme dans un jeu de piste ou un labyrinthe, chacun cherchera les réponses, hésitera, tâtonnera, entre rire et dérision, jusqu'à l'épilogue.

  • À la fin des années 50, sur les hauteurs de Suresnes, deux policiers découvrent dans une luxueuse villa le cadavre d'une jeune femme, tuée d'une balle en plein coeur...

    Revoici le commissaire Raffini, ses grosses moustaches, sa traction avant 15 CV, ses Gitanes fumées à la chaîne et sa manie de fredonner une rengaine du temps. Cette fois, c'est Étrangère au paradis, un « tube » de Gloria Lasso... chanson qui avait fasciné la jeune victime. Raffini va mener toute son enquête en tête à tête avec la voix et les souvenirs de cette jeune femme, qui avait enregistré l'histoire de sa vie sur un magnétophone.
    L'univers de Rodolphe est marqué par un souci pointilliste du détail d'époque. Un univers à la Simenon pour la réalité sociale, à la Tati pour le décor, ce qui ajoute à ses histoires policières à énigme le charme d'un voyage dans le temps.


  • À Kita la foule venue accueillir l'équipe de foot est repartie de la gare en dansant et en abandonnant sur place un mendiant immobile et surtout sans tête.

    Dans la nuit un esprit vêtu de rouge est passé dans la colline armé d'une torche. Le matin suivant, un autre mendiant décapité a été trouvé au marché.
    Le commissaire Dembélé et son adjoint, le moderne Sy, sont dépassés par la situation. Les notables et les religieux y voient un châtiment de la dépravation moderne. Le commissaire Habib est envoyé à leur rescousse, il connaît bien la ville et ses coutumes. Il sait résister aux pressions multiples.
    Habib et le jeune Sosso, son adjoint, mènent l'enquête, chacun selon son style et ses compétences, et évitent les embûches qu'on leur tend pour que rien ne bouge.
    Les cadavres sans tête se multiplient, les jeunes gens modernes font des affaires et les religieux prient.

    Mais que deviennent ces têtes sans corps ?


  • 1969. Glasgow.

    Trois jeunes femmes sont allées danser dans un dancing populaire, elles y ont rencontré un garçon que leurs amies décrivent comme bien de sa personne et correct, elles ont été très discrètes sur cette relation, puis on a retrouvé leurs cadavres sur des terrains vagues, elles ont été violées et étranglées avec leurs bas.
    Les recherches piétinent, les policiers de la criminelle sont à cran, ils se perdent dans les détails. L'inspecteur principal Duncan McCormack est appelé pour auditer la désastreuse enquête, ce qui a le don d'irriter les membres de l'équipe qui ont déjà dû essuyer les railleries de la presse pour leur tentative vaine d'attraper le tueur en se mêlant à la foule des danseurs.
    Parallèlement on suit Alex Patton, un perceur de coffres-forts venu de Londres pour cambrioler une salle des ventes dans sa ville natale et dont l'histoire croise celle du tueur à mesure que l'intrigue se noue et que McCormack est impliqué dans les deux affaires.
    L'auteur dresse un portrait vivant d'un quartier lugubre en pleine démolition, un témoignage sur l'état de la police de Glasgow et ses préjugés, à l'apogée du règne de la mafia locale, tout en menant une intrigue policière solide, tenue par des personnages inoubliables. Il donne alternativement la parole aux victimes et aux enquêteurs.
    Liam McIlvanney s'inspire d'un fait divers pour nous raconter la ville et sa police dans les années 60, au moment où un tueur en série, qu'on n'a toujours pas retrouvé, a violé et étranglé trois jeunes femmes rencontrées dans un dancing.

  • Depuis la mort de sa compagne, le docteur Morland, médecin français, vit isolé de tous et de tout au fond des steppes russes. Après sa corvée de bois quotidienne, il assiste un jour, à quelques mètres de sa cabane, à un règlement de compte qui se termine mal pour les protagonistes. Sentant que sa tranquillité et son isolement risquent de ne pas durer, l'ermite quitte les lieux, cherchant encore une fois l'isolement le plus total. Las, la police, des truands particulièrement retors et quelques membres des services de renseignements russes se lancent à la poursuite de cet innocent témoin... qui va découvrir l'hospitalité pour le moins particulière des psychiatres et des policiers russes. Cauchemardesque et kafkaïen mais bougrement dépaysant. Que nous sommes loin de la COVID et du confinement.
    La suite de Mortelle canicule, publié l'année dernière. On y retrouve le personnage principal, le docteur Morland, exilé dans les neiges isolées de l'ex-Union soviétique. Nul besoin cependant d'avoir lu Mortelle canicule pour apprécier ce roman. Les deux livres sont indépendants.
    Un sujet bigrement tendance : la vie isolée dans l'immensité des forêts de Russie. Aussi passionnant et enthousiasmant que les livres de Sylvain Tesson, le suspens en plus.
    Le système policier et politique de la Russie de Poutine vu par un policier français, russophile invétéré. Où l'on découvre que si l'URSS c'est du passé, le système concentrationnaire et policier reste peu ou prou le même. Saisissant et inquiétant.
    Des descriptions incroyables, saisissantes : Le système carcéral russe, les fameux hôpitaux psychiatriques, la vodka, l'immensité des steppes, la chaleur des rares habitants, la froideur des derniers supports d'un système policier en fin de course nostalgiques de l'ex-URSS.

  • Un fleuron de la biotechnologie toulousaine, sur le point de commercialiser du sang artificiel, perd deux membres de son comité de direction, abattus en pleine rue. Le capitaine Firdmann, policier efficace mais peu diplomate est chargé de l'affaire. On lui impose une jeune lieutenant assez curieuse. L'antipathie entre les deux officiers est aussi soudaine que réciproque. Gravitent autour de cet improbable binôme une mystérieuse motarde, quelques chercheurs, et un journaliste italien très - trop ? - bien informé.
    Alors que l'enquête piétine, un message codé semble annoncer une troisième exécution...
    De l'humour et du suspense. Les deux enquêteurs ne se supportent pas, leurs rapports sont aussi électriques que chargés d'humour noirs et de réflexions savoureuses. L'enquête emmène le héros en Italie, à Toulouse et dans la campagne environnante. C'est dépaysant à souhait.

    Vengeance, découvertes pharmaceutiques controversées, secrets de famille, amours contrariés, suspense, assassinats : tous les ingrédients d'un roman policier sont ici réunis et excellemment mixés. Un réel plaisir.

  • Selon la « théorie des six », énoncée en 1929 par le Hongrois Frigyes Karinthy, tout individu sur terre peut être relié à n'importe quel autre par une chaîne de connaissances ne comptant pas plus de cinq intermédiaires. Ainsi, chacun de nous est à six poignées de main de n'importe quel habitant du fin fond de la Mongolie-Extérieure.
    Cet auteur ne s'attendait certainement pas à ce que sa théorie devienne un jour le mode opératoire d'un tueur en série.
    Julien Dussart lance pourtant ce défi à la police : il annonce qu'il a décidé de tuer « quelqu'un » et que la seule façon de l'arrêter consiste à comprendre sa logique.
    Qui sera la sixième cible ? La réponse à cette énigme permettrait au commissaire divisionnaire Sophie Pont de sauver les cinq premières victimes. Enfin... quatre.
    Le premier cadavre est retrouvé, le jeu peut commencer...
    Jacques Expert a également publié aux Éditions Anne Carrière La femme du monstre et Ce soir je vais tuer l'assassin de mon fils (adapté à la télévision : téléfilm diffusé sur TF1).

  • Le Sicilien

    Carl Pineau

    Prix du Polar découverte Les Petits mots des libraires

    Nantes, 1995. Une jeune albanaise est assassinée dans des conditions particulièrement sauvages. Dario, gérant de discothèque, fait figure de principal suspect, comment ne pas l'être, on a retrouvé le cadavre dans son coffre !
    Greg Brandt, policier expérimenté, est chargé de l'enquête, et dresse une liste bien plus étoffée de coupables potentiels, au premier rang de laquelle on trouve quelques mafieux, fraîchement débarqués d'Europe de l'Est, des notables, des truands locaux...
    Un cadavre, un coupable idéal, des mafieux aux méthodes plutôt violentes, un avocat aux curieuses fréquentations, des jeunes femmes exploitées, des truands russes... Rien ne va plus dans le pays nantais.
    Le Sicilien est le deuxième opus des Nuits nantaises. Cette trilogie est constituée d'intrigues policières autonomes qui proposent une photo de notre société et de la délinquance sur les décennies 80, 90 et 2000.

    Un personnage récurrent : l'inspecteur Greg Brandt.

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