• La condition humaine

    André Malraux

    • Gallimard
    • 27 Avril 2012

    "Si toute condition humaine n'est pas renfermée dans ces pages, du moins est-il certain qu'elle ne cesse pas d'y être en question, et si tragiquement, si profondément que le livre se trouve encore accordé par ses accents aux peines les plus lourdes et aux plus grandes souffrances. C'est un sûr gage de son exceptionnelle valeur. [...]
    La plus grande beauté du livre - et je ne dis rien de l'intensité de certaines descriptions ou de certaines scènes qui appellent l'image de reproduction cinématographique - est dans quelques conversations terriblement lucides au cours desquelles les personnages, haussés au-dessus d'eux-mêmes par l'événement, livrent tout leur secret. C'est là qu'il faut chercher l'esprit de l'oeuvre, la définition qu'on peut tirer de notre condition.
    Nous sommes seuls, d'une solitude que rien ne peut guérir, contre laquelle nous ne cessons pas de lutter."
    Jean Guéhenno

    Prix Goncourt

  • L'art de la guerre

    Sun Tzu

    • Fayard/mille et une nuits
    • 13 Avril 2022

    Si tu veux que la gloire et les succès t'accompagnent, ne perds jamais de vue la doctrine, le commandement, la discipline, la prévoyance. Car celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent  ; celui qui maîtrise autant l'approche directe et indirecte que la ruse triomphera. Voilà l'art de l'affrontement.
    Connais-toi toi-même et connais ton ennemi, ta victoire ne sera jamais mise en danger. Connais le terrain, connais le temps, ta victoire sera alors totale.
    Traduit du chinois par le père Amiot

  • Les portes de la Grande Muraille

    S. X.

    • Zulma
    • 7 Avril 2022

    Dans un Pékin sous verrou sanitaire et autoritaire, un jeune marié livre ses confessions : agent de cybersécurité pour le gouvernement chinois, il surveille le Net, les réseaux sociaux, et bloque les mots interdits dans les échanges entre citoyens connectés. Et il a fort à faire ! Dès que retentissent les premières notes d'une vieille comptine pékinoise, il sait qu'un des membres de sa famille est sur WeChat. Et pour les protéger, le voilà qui censure à tout-va. Mais il commence à mettre en doute les informations officielles. Il « fait le mur », passe de l'autre côté du Firewall et découvre que la frêle silhouette en chemise blanche face à un tank sur la place Tiananmen n'était pas un photomontage... Bientôt la muraille numérique s'effrite et les rumeurs d'un chaos à venir se font entendre. Les verrous pourraient-ils lâcher - et déclencher l'apocalypse ? Ou la révolution. Cybercomédie familiale, Les Portes de la Grande Muraille est à la fois une critique au vitriol et un ardent chant d'amour à Pékin et son histoire.

  • Comment la Chine enterre l'intelligentsia ouïghoure Nouv.

    Le 20 janvier 2022, l'Assemblée nationale a reconnu le génocide du peuple ouïghour en Chine. Dilnur Reyhan redonne ici un nom et une voix aux femmes et aux hommes - écrivains, poètes, traducteurs, éditeurs, universitaires, chercheurs - qui ont été enfermés, « rééduqués », condamnés à mort ou à perpétuité. Face à la destruction à marche forcée d'une langue, d'une culture, de tout un peuple, d'une civilisation, Dilnur Reyhan nous alerte aussi sur le sort tragique des femmes ouïghoures et en appelle à la solidarité des féministes françaises. Dans la lignée de la revue Apulée, engagée dans la défense indéfectible des libertés et attachée aux voix du monde, Les Apuléennes proposent des entretiens, essais, articles et analyses en résonance directe avec les enjeux et les perspectives actuels.

  • Celle qui devint le soleil Nouv.

    Celle qui devint le soleil

    Shelley Parker-Chan

    • Bragelonne
    • 18 Mai 2022

    Celle qui devint le soleil réinvente l'ascension vers le pouvoir du premier empereur de la dynastie Ming. Zhu, l'impossible survivante, est prête à tout pour acquérir le mandat du Ciel...

    « Je refuse de n'être rien. »

    Dans un village rongé par la famine, au coeur d'une plaine poussiéreuse, deux enfants reçoivent chacun une destinée. Le garçon est promis à la grandeur. La fille, au néant...

    En 1345, la Chine est soumise à la cruelle domination mongole. Pour les paysans faméliques des Plaines du Milieu, la grandeur n'existe que dans les contes. Quand la famille Zhu apprend que Chongba, leur huitième fils, est promis à un fabuleux destin, tous peinent à imaginer comment s'accomplira ce miracle. En revanche, nul ne s'étonne que la deuxième fille des Zhu, fine et débrouillarde, soit promise... au néant.
    Mais lorsqu'une attaque de hors-la-loi les laisse orphelins, c'est le fils qui se laisse mourir de chagrin. Prête à tout pour échapper à sa fin annoncée, la jeune fille endosse l'identité de son frère afin de devenir novice dans un monastère. Là, poussée par un impérieux désir de survivre, Zhu apprend qu'elle est capable de tout - même du pire - pour déjouer sa destinée.

    Lorsque son sanctuaire est détruit pour avoir soutenu la rébellion contre les Mongols, Zhu saisit cette chance de s'emparer d'un tout autre avenir : la grandeur abandonnée de son frère...

    « Fin, audacieux, ce premier roman réinvente l'Histoire sous la forme d'un conte original et mémorable. Peuplé de personnages imparfaits et intrépides, il vous emporte dans son monde dramatique et violent par le biais d'une narration incroyablement immersive. » - Daily Mail
    « Magnifique à tout point de vue. Guerre, désir, vengeance et politique... Shelley Parker-Chan a su mesurer à la perfection chaque ingrédient de cette épopée historique et queer. Ce récit ne craint ni la lumière de l'humour et de la tendresse, ni la noirceur de l'ambition humaine. Celle qui devint le soleil, comme Zhu, est indiscutablement promise à un grand avenir. » - Samantha Shannon (Le Prieuré de l'Oranger)
    « Le roman exaltant d'une montée au pouvoir. Entre palais, villages et champs de bataille, le lecteur est transporté dans un monde extraordinairement vivant. La prose de Shelley Parker-Chan apporte lumière et subtilité aux thèmes de son récit : le genre, le pouvoir et la destinée. Déjà un classique. » - C.S. Pacat (Prince Captif)
    « Absolument fantastique... Guerre, violence, trahison (et quelle trahison !) ; la destinée qu'on épouse, celle qu'on rejette... un superbe roman. J'attends le suivant avec impatience. » - Rebecca Roanhorse (La Piste des éclairs)
    « Évocateur et bouleversant, le premier roman de Shelley Parker-Chan est un chef-d'oeuvre poétique sur le thème de la guerre, de l'amour et de l'identité. » S.A. Chakraborty (La Cité de Laiton)

  • Suivez le tour du monde en van de la famille Rollmops, une famille recomposée drôle, inventive et pleine d'audace !
    Quoique... il vaut peut-être mieux ne pas trop les suivre quand ils s'égarent dans le tentaculaire échangeur autoroutier de Shanghai, peuplé de voitures fantômes et de dragons...

  • La cabane magique t.9 ; le terrible empereur de Chine

    Mary Pope Osborne

    • Bayard jeunesse
    • 3 Juin 2020

    Tom et sa soeur Léa sont projetés par la cabane magique à l'époque du premier empereur de Chine. Ils doivent rechercher la première calligraphie d'une légende qui se trouve dans la bibliothèque du palais impérial.

  • Funérailles célestes

    Xin Ran

    • Editions philippe picquier
    • 3 Décembre 2012

    Funérailles célestes est une vraie histoire d'amour et de perte, de loyauté et de fidélité au-delà de la mort. Xinran dresse le portrait exceptionnel d'une femme et d'une terre, le Tibet, toutes les deux à la merci du destin et de la politique.

  • Château Pékin : la France, le vin, la Chine Nouv.

    Château Pékin : la France, le vin, la Chine

    Boris Petric

    • Le bruit du monde
    • 5 Mai 2022

    Dans quel monde commun vivons-nous déjà avec les Chinois sans le savoir ? Un récit enlevé qui donne la parole à toute une galerie de personnages et nous embarque sur les nouvelles routes de la soie : les chemins du vin.
    D'un côté, la France, pays dont l'art de vivre est réputé pour son élégance et son plaisir. À l'autre bout du monde, la Chine, immense territoire où tout se développe plus vite qu'ailleurs, notamment depuis sa conversion à l'économie de marché. Entre les deux, lien de socialisation, d'échanges et de transmission : le vin.
    Du célèbre salon Vinexpo délocalisé à Hong Kong aux clubs privés de dégustation qui font fureur à Pékin, des centaines de milliers d'hectares de vignobles plantés en Chine ces vingt dernières années aux grands châteaux bordelais rachetés par des milliardaires chinois, Boris Pétric est parti à la rencontre des acteurs d'une lente (r)évolution : l'appropriation expresse d'un joyau de la culture occidentale dont l'Empire du Milieu pourrait bien devenir rapidement le premier consommateur... et le premier producteur.

  • Taïwan : face à la Chine ; vers la guerre ? les clés pour comprendre Nouv.

    Tensions, manoeuvres et provocations se multiplient dans le détroit de Taïwan. Valérie Niquet nous donne les clés pour comprendre pourquoi l'île reste pour Xi Jinping, la « mère de toutes les batailles » et pourquoi les États-Unis se préparent à intervenir.
    Obsédé par son affirmation de puissance et la revanche sur le passé, le président chinois rêve de la « réunification de la patrie » d'ici 2049. Pourtant, l'ancienne Formose n'a jamais fait partie de la République populaire de Chine, son histoire est composée d'héritages divers : autochtones, populations venues du continent, colonisation japonaise... si bien qu'aujourd'hui seulement 5 % de ses habitants se « sentent chinois ».
    L'Empire du milieu se radicalise et se ferme tandis que Taipei apparaît comme de plus en plus légitime au reste du monde et sa non-reconnaissance à l'ONU comme une aberration. Sa modernité fondée sur l'esprit d'ouverture, l'innovation et la capacité d'adaptation et sa démocratisation accomplie sans violence à la fin des années 70 pourraient être demain un modèle alternatif plus performant et plus séduisant que le régime de Pékin. Mais le dynamisme et la résilience de ce David (23 millions d'habitants) face au Goliath chinois sont de moins en moins acceptables pour Xi Jinping qui brandit les menaces de « séparatisme » et attise les braises du nationalisme.
    Pour saisir tous les enjeux géopolitiques qui se jouent autour de Taïwan, il est nécessaire de comprendre son histoire, ses spécificités sociales, culturelles, économiques et politiques. C'est tout l'objectif de ce livre.

  • Court traité du langage et des choses : tiré du tchouang-tse

    Jean-François Billeter

    • Editions allia
    • 6 Janvier 2022

    Le Tchouang-tseu, l'ouvrage que l'on appelle ainsi parce qu'on en attribue la paternité à un certain Tchouang-tseu, contient les textes les plus étonnants que nous ayons de l'Antiquité chinoise. Le Court Traité, conservé dans son chapitre 2 et dont on ne connaît pas l'auteur, offre du sujet humain et de son rapport au langage, aux choses et à la réalité une vision qui mérite à plusieurs titres notre attention. Elle coïncide, dans son principe, avec celle du philosophe Héraclite. Un intérêt supplémentaire tient au fait que la vision du Court traité est restée incomprise en Chine comme celle d'Héraclite en Europe. Cela fournit un point de vue critique sur l'une et l'autre tradition et permet d'envisager leur dépassement par une véritable connaissance du sujet.

    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'Université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • LE livre définitif sur l'histoire de l'Indochine française.L'histoire de l'Indochine française est bien connue : elle commence avec la conquête, dès 1858, de la Cochinchine, puis du Cambodge, du Tonkin, de l'Annam et enfin du Laos ; voit apparaître des mouvements indépendantistes et se dessiner des figures emblématiques, tel Ho Chi Minh au Vietnam ; et se termine par les accords de Genève qui mettent un terme à la guerre en 1954.
    Mais le présent ouvrage aborde ce pan de notre passé sous un angle résolument novateur. Adoptant une démarche géopolitique, il révèle que cette partie de l'Extrême-Orient a avant tout été la scène d'un conflit permanent pendant près d'un siècle entre la France colonisatrice et la Chine suzeraine que cette dernière ait été impériale, républicaine ou communiste. En outre, progressivement, d'autres grandes puissances ont elles aussi développé leurs ambitions politiques et économiques dans cette zone du continent asiatique : l'Angleterre, l'URSS, puis le Japon et les États-Unis. Cette analyse des relations internationales n'exclut cependant en rien l'étude des facteurs internes du conflit, et l'auteur revient notamment sur l'influence prépondérante des Missions catholiques, de la Marine, des Républicains et, surtout, des francs-maçons dans le processus expansionniste.
    D'une plume maîtrisée et efficace, François Joyaux nous propose donc une synthèse globale et totalement neuve sur près de cent ans d'histoire coloniale, des premières implantations en Asie jusqu'à la disparition définitive de l'Indochine française après la défaite de Dien Bien Phu. Un livre indispensable.

  • La machine est ton seigneur et ton maître Nouv.

    « Les machines ressemblent à d'étranges créatures qui aspirent les matières premières, les digèrent et les recrachent sous forme de produit fini. Le processus de production automatisé simplifie les tâches des ouvriers qui n'assurent plus aucune fonction importante dans la production. Ils sont plutôt au service des machines. Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu'êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, leur serviteur. J'ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître et que je devais lui peigner les cheveux, tel un esclave. Il fallait que je passe le peigne ni trop vite ni trop lentement. Je devais peigner soigneusement, afin de ne casser aucun cheveu, et le peigne ne devait pas tomber. Si je ne faisais pas bien, j'étais élagué. »
    Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation. Elles ont été le théâtre de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs.
    Ce livre propose une analyse du système Foxconn à partir des enquêtes de la sociologue Jenny Chan, complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, et le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans « L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan ».
    Sous le titre « Les ombres chinoises de la Silicon Valley », la réactualisation de la postface que donne Celia Izoard analyse l'écueil des fantasmagories de l'« économie immatérielle » auxquelles succède le quadrillage électronique de nos vies, tandis que la pandémie de Covid-19 « accomplit l'organisation légiférée de la séparation physique des individus pour leur vendre les moyens de communication leur permettant de "rester en contact" ». Ce projet paradoxal, qu'ambitionnaient depuis longtemps les entreprises technologiques - remplacer les relations humaines incarnées par des transactions électroniques -, étant en prime auréolé d'une vision d'un nouvel humanisme fait de sécurité, de solidarité et d'hygiène.
    Journaliste à Reporterre et essayiste critique de la technologie moderne (dont Merci de changer de métier. Lettres aux humains qui robotisent le monde, 2020) Celia Izoard est aussi traductrice, notamment de 1984, de George Orwell, de Black Lives Matter, de Guerre nucléaire et catastrophe écologique, de Freedom Summer. Luttes pour les droits civiques, Mississippi 1964 et de Le Progrès sans le peuple.

  • âpre coeur

    Jenny Zhang

    • Editions philippe picquier
    • 25 Février 2019

    Elles ont 7 ou 9 ans à New York. Elles s'appellent Christina, Lucy, Frangie ou Annie... Elles partagent des lits à punaises et des parents chinois qui luttent chaque jour pour les nourrir, leur payer l'école et les faire grandir dans le rêve américain.
    C'est leurs voix qui nous parlent, spontanées, crues, bouleversantes, elles racontent une enfance dans les marges, le racisme et la violence quotidienne, et l'amour immense des parents qui les protège et les étouffe.
    C'est ainsi qu'elles apprennent à sortir de l'enfance avec une audace et une soif de vivre qui éclatent à chaque page.Des gamines inoubliables qui font valser les clichés de la littérature d'immigration, dans ce premier roman d'une énergie folle qui laisse le lecteur étourdi.« Laissez tomber tout ce que vous êtes en train de lire, il n'y a qu'un seul livre, et c'est celui-ci. » The Times

    Jenny Zhang est née à Shanghai en 1983 et a grandi à New York où elle a rejoint ses parents à l'âge de quatre ans. Elle est diplômée de Stanford et a publié deux livres de poèmes et un recueil d'essais.
    Apre Coeur est son premier roman.


    Web site : Jennybagel.com
    Instagram : @Jennybagel

  • Le chant d'amour à la poésie par un grand écrivain contemporain

    Je suis entré dans la poésie Tang presque à l'improviste, mais non par hasard, en lisant un poème de Li Bai, qui met face à face un homme et une montagne. Le poète décrit un lieu d'immobilité et de majesté devant lequel l'être humain, dans sa faiblesse et son impermanence, ne peut que s'asseoir et regarder.

    Li Bai m'apportait autre chose, à quoi je n'étais pas préparé par mon éducation et par mon langage : une plénitude, une paix intérieure. Cette paix n'était pas difficile à atteindre. Il suffisait de s'asseoir et de regarder.

    La poésie Tang est sans doute le moyen de garder ce contact avec le monde réel, elle nous invite au voyage hors de nous-mêmes, nous fait partager les règnes, les durées, les rêves.

    J.M.G. Le Clézio

  • L'hôtel du cygne

    Zhang Yueran

    • Zulma
    • 2 Septembre 2021

    Venue du lointain Sichuan, Yu Ling travaille à Pékin depuis dix ans et rêve de changer de vie. Au détour d'un pique-nique, avec son acolyte M. Courge, ils fomentent le kidnapping de Dada, charmant petit garçon de l'élite chinoise dont elle est la nounou. Mais une fois avalées les pattes de crabe du Kamtchatka et les brochettes d'ailes de poulet, le plan tombe à l'eau, adieu la rançon : le grand-père de Dada vient d'être inculpé pour corruption, le père est arrêté, la mère a disparu. Yu Ling se retrouve seule avec l'enfant. Dans la grande villa aseptisée, Dada dresse une tente pour y accueillir tous ceux qui comme lui n'ont pas d'amis : l'Hôtel du Cygne. Dans le huis clos de cette drôle de famille recomposée, Zhang Yueran dresse le portrait tout en nuances des femmes invisibles et magnifiques de la Chine d'aujourd'hui.

  • Chine, retiens ton souffle

    Xiaolong Qiu

    • Liana levi
    • 18 Octobre 2018

    L'inspecteur Chen a du mal à reconnaître sa ville dans le brouillard persistant qui l'enveloppe. Shanghai, la perle de l'Orient, n'a pas été préservée du mal insidieux qui gagne tout le pays: la pollution atmosphérique. Si les autorités - à l'abri derrière leurs purificateurs d'air - continuent de fermer les yeux sur le fléau, la population, elle, souffre. Mais pas forcément en silence. Des milliers d'internautes protestent et suivent avec attention les articles postés sur le Net par une activiste que l'inspecteur Chen a bien connue du temps où il avait été envoyé en mission sur le lac Tai. Cette fois-ci, le Parti voudrait qu'il enquête sur elle. Quant au fidèle inspecteur Yu, il aimerait que Chen lui prête main-forte pour identifier l'auteur d'une série de meurtres, perpétrés au petit matin avec une régularité alarmante...

  • Histoire de la Chine ancienne et impériale

    Damien Chaussende

    • Que sais-je ?
    • 16 Mars 2022

    La Chine n'est pas qu'un pays : c'est un monde en soi, qui plonge ses racines dans une histoire trois fois millénaire. En huit chapitres chronologiques, Damien Chaussende retrace cette histoire, de la naissance de l'écriture vers 1200 avant Jésus-Christ jusqu'à la chute de l'empire des Qing en 1912. Il présente pour chacune des grandes périodes l'essentiel du cadre événementiel et ce qu'il faut en retenir pour comprendre une culture riche et foisonnante. Il fait en outre la part belle à de multiples anecdotes historiques, aux personnages et aux grandes oeuvres qui forment le bagage culturel de tout un chacun dans la Chine d'aujourd'hui. Véritable petit guide, il sera utile aux amoureux de la Chine, aux étudiants et apprentis sinologues et à tous ceux qui souhaitent découvrir les grands jalons de l'empire du Milieu avant son entrée dans la modernité du XXe siècle.

  • La femme sur le toit

    Xiuhua Yu

    • Editions philippe picquier
    • 2 Septembre 2021

    j'ai saisi avec force la chance de vivre une foiset cette chance uniqueje la chante, je la dansedit Yu Xiuhua dans un de ses poèmes car elle est toujours comme un oiseau sur un fil, prête à s'envoler, ou à tomber. Chaque jour elle doit décider de vivre, de voir le jour se lever. Pour elle la beauté, la lumière du monde ne sont pas donnés mais à faire naître, jour après jour. Sa vie est si précaire, alors il lui faut faire preuve de volonté, de sauvagerie parfois. Ecoutons sa voix au coeur battant témoigner du bonheur de s'être posée ici, moineau tenant le bleu du ciel dans son bec.

    Yu Xiuhua élève des lapins. Elle a arrêté l'école au collège, est lourdement handicapée et elle est aujourd'hui la poétesse chinoise la plus célèbre au monde.Fille unique de deux parents ouvriers agricoles, son destin était tout tracé : émigrer vers la ville pour devenir ouvrière à l'usine de Iphones de Foxconn. Mais elle publie un jour sur son blog un court poème qui fait le buzz et signe avec un prestigieux éditeur. Elle a aujourd'hui publié quatre recueils, tous des best-sellers.

  • Un paradis

    Keyi Sheng

    • Editions philippe picquier
    • 6 Septembre 2018

    Le paradis dont il est question est une clinique illégale pour mères porteuses gérée selon un système quasi militaire, qui tient autant du centre de détenues, voire de la maison close.
    Les femmes y sont désignées par des numéros, mais se donnent entre elles des surnoms de fruits, comme autrefois les courtisanes de Shanghai.
    Tout est vu par l'oeil innocent d'une jeune fille un peu simple d'esprit : cet univers calcéral punitif, les histoires de ces femmes marquées par la violence masculine, et la solidarité des jeunes mères face aux gardes et à un directeur obèse tout à son business de prison dorée.

    Sans animosité ni colère, ce roman féministe dénonce le pouvoir patriarcal - viols et sélection génétique - dans la Chine contemporaine. Avec des moments de grande tendresse et d'émotion.

    L'auteure, née en 1973 dans le Hunan est l'une de ces nouvelles romancières chinoises très en vue qu'un premier roman a soudain portée au pinacle et qui contribuent à renouveler la littérature chinoise contemporaine. C'était en 2004 avec Filles du Nord, traduit en anglais et encensé par la critique, qui traite de la condition féminine comme jamais personne ne l'avait fait auparavant. Elle est l'auteure de nombreuses nouvelles et de six romans. Un Paradis est le premier à paraître en France.

  • Les 39 clés t.8 ; au sommet de l'Everest

    Gordon Korman

    • Bayard jeunesse
    • 26 Janvier 2022

    La chasse aux 39 clés a commencé !
    Cette fois, Dan et Amy suivent les traces du dernier empereur de Chine, Puyi. Alors qu'ils attendent Nellie place Tienanmen, une violente dispute éclate entre le frère et la soeur. En effet, depuis qu'Amy sait que ses parents étaient des Madrigal, des renégats craints de tous, elle émet de sérieux doutes sur leur intégrité morale. Dan, lui, refuse d'y croire. Furieux contre sa soeur, il s'enfuit, bien décidé à abandonner la chasse aux 39 clés...

  • Le goût sucré des pastèques volées

    Keyi Sheng

    • Editions philippe picquier
    • 6 Mai 2021

    C'est le goût inoubliable de l'enfance que nous livre ici Sheng Keyi, une brassée de parfums et de saveurs venus du plus loin de son enfance dans la campagne du Hunan. L'odeur des eaux dormantes où, se faisant une petite barque d'une bassine en fer, elle va cueillir les fleurs de lotus et les châtaignes d'eau. L'arôme discret des fleurs du jujubier sous lequel elle faisait ses devoirs, celui du riz cuit dans la paille et des beignets d'armoise et de citrouille cuisinés avec les légumes du potager maternel.
    C'est un pays d'étangs et de rizières, où l'on mange à peine à sa faim, où l'on ne possède rien. La petite fille rêve de déployer ses ailes et de découvrir le monde au-delà de la rivière. Et elle y réussira, qui sait, mais entre-temps tout ce qui faisait la joie de son enfance aura été détruit. A la liberté de la petite sauvageonne d'alors répond la rare liberté de ton de la romancière d'aujourd'hui. Sheng Keyi dénonce ardemment les ravages de la modernisation des campagnes chinoises et fait renaître l'éclat des vies humbles qui ont disparu."

    Sheng Keyi naît en 1973 dans un village très pauvre du Hunan où la littérature est un rêve inaccessible. A vingt et un ans, elle part comme tant d'autres enfants de payans tenter sa chance en ville, à Shenzen. Elle décrira la lutte des femmes migrantes pour trouver un emploi dans un premier roman qui lui assure un succès immédiat. Sheng Keyi vit aujourd'hui à Pékin et ses livres traitent de la condition des femmes en Chine avec une rare liberté de ton.
    Déjà paru : Un paradis.

  • Le regard

    Georges Salles

    • Réunion des musées nationaux - grand palais (réédition numérique fenixx)
    • 22 Août 2020

    C'est en faisant vibrer notre rétine et en la maintenant à un certain diapason que l'oeuvre d'art affirme sa présence, prend corps et vie, nous retient captifs et soumis à toutes les possibilités dont elle est chargée. Sa plus ou moins grande spiritualité ne sera jamais que le prolongement poétique d'une jouissance organique.

  • Les derniers jours de Pékin

    Pierre Loti

    • Éditions payot
    • 12 Mars 2014

    Pékin, 1900. Les huit plus grandes puissances du moment s'allient pour "punir" la Chine et écraser dans le sang la révolte des Boxers. Sur place, Loti observe, atterré, le résultat de la sauvagerie coloniale et la fin d'un mythe : Pékin n'est plus la Cité interdite.

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