• Correspondance - lettres 1 a 954 Nouv.

    La correspondance de Marcus Tullius Cicéron est l'une des plus abondantes que l'Antiquité nous ait léguées : près d'un millier de lettres qui représentent un formidable témoignage à la fois historique, politique, social et personnel, celui d'un citoyen qui se trouvait au coeur des intrigues au dernier siècle de la République romaine. Elles nous entraînent dans les coulisses du pouvoir. Elles nous brossent surtout le portrait d'un homme, avec ses forces et ses faiblesses, ses erreurs et ses doutes, ses incertitudes et ses contradictions. Elles permettent d'humaniser une figure tutélaire qui laisse percer, au fil des pages, ses soucis d'homme, ses défauts, ses humeurs, son manque de courage, son égoïsme, ses sentiments intimes. Était-il toujours sincère ? Certes, non. Le mensonge, la duplicité, la clabauderie, le goût très romain du trait qui assassine sa cible sont partout présents... Elles révèlent encore un homme de lettres qui goûte certains plaisirs plus que de raison et plus fort que sa fortune ne le lui permet, tout cela en contradiction avec les beaux principes énoncés dans ses traités de philosophie. Qui eût imaginé Cicéron gourmand jusqu'à s'en rendre malade, ou amateur du plaisir de la conversation avec « un petit coup dans le nez », comme il l'écrit lui-même. « Que de plaisanteries qui sont mises dans la correspondance paraîtraient déplacées si on les rendait publiques », reconnaît-il dans l'une de ses missives. La correspondance n'offre pas à lire la Vérité, mais bien plutôt la vérité d'un homme qui fut l'une des plus grandes figures de cette République agonisante et à qui nous devons les fondements d'une pensée proprement romaine ainsi que l'élaboration d'une philosophie de l'histoire qui a nourri pour des siècles notre civilisation. Cicéron fut, en son temps, le plus grand défenseur de la liberté, cette libertas au nom de laquelle il luttait contre le pouvoir du tyran, qu'il se nommât César, Pompée, Antoine ou Octave. Le coeur de son engagement.

  • La rhétorique des Anciens avait tout pour intéresser Nietzsche : elle fut décisive pour l'élaboration d'une prose ouvragée, donc de la littérature ; elle touchait aux relations de puissance entre les hommes et aux conditions historiques, sociales et politiques d'une culture ; elle s'incarnait dans une éloquence magnifiée par des personnalités singulières, rivalisant dans des joutes mordantes ; enfin, elle fut prise rapidement dans un conflit avec la philosophie, conflit dont Platon traça les lignes de front pour la suite des temps. Les cours sur la rhétorique que Nietzsche donna à l'Université de Bâle nourrissent sa réflexion sur la culture, la puissance, les types psychologiques, la littérature et le langage, tout autant qu'ils l'ont aidé à modeler son propre style d'écrivain. Le présent volume offre pour la première fois en France la traduction de la totalité de ces cours dans leur version intégrale, élaborée de manière critique à partir des manuscrits, et accompagnée de présentations et d'explications facilitant leur compréhension par le lectorat non spécialiste de l'Antiquité gréco-romaine.

  • Que n'a pas inventé la Rome antique ? Voici le tableau inédit et vivant des populismes qui ont déstabilisé la République. Une rétrospection enjouée et éclairante par un agrégé de lettres classiques, âgé de 26 ans.
    Il y a du Cicéron chez Emmanuel Macron, et du Clodius chez Donald Trump. C'est en historien de l'Antiquité que Raphaël Doan démontre que nous n'avons pas inventé le populisme. Les Romains, à la fin de la République, connaissent une lutte à mort entre ce qu'ils appellent les populares et les optimates. Appel au peuple, goût des solutions radicales, recours à la figure de l'homme fort : ces tribuns en toges et en sandales ressemblent trait pour trait à ceux du xxie siècle.
    Dans cette époque, avec son sénat et sa plèbe, ses discours et ses émeutes, ses guerres et ses violences, tout est d'actualité. Y compris la question essentielle : le populisme est-il le bouclier des humbles contre une élite sourde à ses revendications, ou le futur glaive des tyrans contre la liberté ?
    Un premier essai époustouflant, écrit avec une plume exemplaire.

  • Les Académiques ; Academica

    Cicéron

    Ce traité de Cicéron est le manifeste le plus talentueux que l´Antiquité nous ait légué en faveur de l´Académie sceptique. Il est en effet une source indispensable pour l´histoire de la philosophie grecque : sans lui, nous ne saurions presque rien de philosophes aussi importants qu´Arcésilas, Carnéade, Philon de Larissa et Antiochus d´Ascalon. Mais il est non moins intéressant par l´acribie, et parfois la passion, avec laquelle Cicéron défend le « scepticisme » de la Nouvelle Académie face aux arguments des dogmatiques en faveur de la « perception » objective des phénomènes. Loin de se contenter d´exposer le statut des diverses questions d´après des doxographies, Cicéron tente de cerner les véritables enjeux philosophiques et scientifiques des positions académiciennes face à celles des Stoïciens.
    La présente traduction française de cette édition bilingue est la première traduction complète depuis les années 1930.

  • « Une conversation entendue, un jour à midi, à l'heure de l'apéritif, à la terrasse d'un bar, à Corte, ressemblait comme une petite soeur aux conversations que Cicéron a relatées dans nombre de ses ouvrages, surtout dans les Tusculanes. Cicéron parle avec les morts et fait parler les morts. De là à l'inviter dans mon village, à Vivario où, comme dans toutes les îles de la Méditerranée, les morts ne nous quittent pas, il n'y avait qu'un pas que nous avons vite franchi. Et nous avons eu neuf nuits - qui font les neuf chapitres de ce livre - où nous avons parlé de la vieillesse et de la mort, de la souffrance et du bonheur, de la politique et du gouvernement, de la richesse et de la gloire, et, surtout de la patrie et de l'amitié. Cicéron, comme tous les grands anciens, "déployait comme une aile "la ferme volonté de sa vie éternelle." Seule l'éternité est vraiment présente à tous les temps. »

  • Traité du Destin

    Cicéron

    Texte intégral révisé en latin et en français, précédé d'une introduction et suivi d'une biographie de Cicéron. "De Fato" (en français: "Sur le Destin" ou "Traité du Destin") est un petit traité philosophique composé par Cicéron en l'an 44. Il est considéré comme la suite de ses deux précédents livres: "De Natura Deorum" ("Sur la Nature des Dieux") et "De divinatione" ("Sur la Divination"). L'ouvrage se présente sous la forme d'un dialogue entre Aulus Hirtius, à qui il est dédié, et lui-même. Cicéron, continuant à dissiper les superstitions et les préjugés religieux de ses concitoyens romains, y discute des rapports entre le destin et le libre arbitre. Empruntant à la philosophie néo-académique (notamment Carnéade) un certain nombre d'arguments propres à mettre en échec la conception stoïcienne sur le sujet, son argument principal est fondé sur la distinction entre causalité et nécessité. Il soutient la liberté de la volonté humaine qui réussit à se soustraire au destin. Le texte original ne nous est parvenu qu'en partie et reste donc lacunaire.





  •  Les 9 vies de lucifer est un roman illustré avec des planches couleur. C'est l'histoire de Lucifer, très vieux chat au seuil de sa dernière mort qui raconte ses 9 vies à un chaton. Toute l'histoire de l'humanité -au travers de ses plus grands portraits- est ainsi parcourue au rythme des 9 réincarnations de Lucifer. C'est le roman le plus touchant de l'année.

  • Cet ouvrage suit la naissance et le développement de la notion de personnalité littéraire à la Renaissance. Cette personnalité cherche à se démarquer du modèle de l'imitation : Virgile pour les vers, Cicéron pour la prose. Elle tente aussi, à la suite d'Augustin, de dire un « je » singulier, unique, qui reconnaît une différence fondée sur l'image de Dieu que l'homme porte en lui-même. M. Lecointe aborde toutes les facettes de cette problématique.

empty