• Leonardo Padura écrit un livre magnifique et profond et se sert de son habileté d'auteur de roman noir pour nous amener, sous la houlette de son héros Mario Conde, à réfléchir sur ce que signifie notre libre arbitre.

  • Une incroyable traversée du XX e siècle : l'histoire romancée d'Evelyne Pisier et de sa mère, deux femmes puissantes en quête de liberté.
    Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie.
    À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu'au jour où elle lit Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C'est la naissance d'une conscience, le début de la liberté.
    De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l'avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s'ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n'a qu'un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu'elle y fera la rencontre d'un certain Fidel Castro...
    Et soudain, la liberté, c'est aussi l'histoire d'un roman qui s'écrit dans le silence, tâtonne parfois, affronte le vide. Le portrait d'une rencontre entre Evelyne Pisier et son éditrice, Caroline Laurent - un coup de foudre amical, plus fou que la fiction. Tout aurait pu s'arrêter en février 2017, au décès d'Evelyne. Rien ne s'arrêtera : par-delà la mort, une promesse les unit.
    Découvrez le nouveau roman de Caroline Laurent, Rivage de la colère, finaliste de plusieurs prix :
    Prix des Maisons de le Presse 2020
    Prix France Bleue / Page des Libraires
    Prix des libraires
    Prix Françoise Sagan
    - Prix Marguerite Duras 2017
    - Prix Première Plume 2017 (Furet du Nord)
    - Talent à découvrir Cultura 2017
    - Sélection Prix du Style 2017
    - Sélection Page des Libraires 2017
    - Grand prix des lycéennes ELLE

    1 autre édition :

  • En 2004, Iván, écrivain frustré, responsable d'un misérable cabinet vétérinaire de La Havane, revient sur sa rencontre en 1977 avec un homme mystérieux qui promenait sur la plage deux lévriers barzoï. "L'homme qui aimait les chiens" lui fait des confidences sur Ramón Mercader, l'assassin de Trotski qu'il semble connaître intimement.

  • La bombe atomique ; de Hiroshima à Trump Nouv.

    Voici une histoire totale et inédite des instants où le monde manqua être détruit par la bombe atomique. Des explosions nucléaires au Japon en 1945 à la récente escalade entre l'Iran et les États-Unis, en passant par la crise du détroit de Formose entre Taïwan et la Chine populaire (1954), Dien Bien Phu (1954), celle des missiles du Cuba (1962) ou encore la guerre du Kippour (1973), Jean-Marc Le Page dévoile les coulisses des moments où l'humanité retint son souffle. Au cours de cette enquête sans précédent, on croise les principaux dirigeants des soixante-dix dernières années - Truman, Staline, Mao ou encore de Gaulle - mais aussi des femmes et hommes des services secrets, James Bond méconnus et géniaux qui ont parfois permis d'éviter le pire. Odyssée glaçante et fascinante, ce livre est aussi une contribution sur les doctrines nucléaires, lesquelles éclairent de façon décisive les tournants de l'histoire de la seconde moitié du XXe siècle.  

  • En quelques mots, on y est. Cuba, La Havane, comme un regret sans fond, comme la musique d'un vieux boléro. Un doigt de rhum Carta Blanca (quand il en reste), soleil de plomb, solitude. Magie des décors qui n'ont pas besoin de description, ou si peu. Les héros de Padura sont des tendres ; ils se heurtent à la société, au destin, au temps qui passe ; à ce désir qu'ont les choses, souvent, d'arriver contre notre gré, sans nous consulter. Ainsi, les toits qui s'effondrent, les pénuries de rhum, le départ intempestif d'êtres aimés. On trouve de tout dans ce recueil de nouvelles, amours bêtement gâchées, soldat en fin de mission à Luanda, archange noir, nuits torrides, jeunes gens désoeuvrés, fonctionnaires désabusés, souvenirs cuisants...  On trouve surtout le sel des romans de Leonardo Padura, sa marque de fabrique : l'humanité qui irradie à chaque ligne, la nostalgie des vies qu'on ne vit pas, et l'art suprême de nous plonger dans une île qu'on emporte toujours avec soi.

  • Un grand livre sur Cuba, l'exil, et la force et la fragilité de l'amitié.
    Les personnages, représentants magnifiques des contradictions de l'île, sont là : Tania, la médecin ophtalmo payée en poulets et fruits par des patients fauchés ; Aldo, l'ingénieur qui n'a jamais pu exercer et qui répare clandestinement des batteries de voiture ; Eddy, le fonctionnaire bon vivant qui peut voyager à l'extérieur et parfois faire du trafic ; Rafa, le peintre en manque d'inspiration et Amadeo, dont on découvre pourquoi il a fui l'île il y a 16 ans et aussi pourquoi, à la grande surprise de ses amis, il voudrait y revenir...
    Dans cette histoire, version romancée du scénario du film Retour à Ithaque (2014) co-écrit par Padura avec le réalisateur français Laurent Cantet, les dialogues sont une analyse concise et brillante de la façon dont la génération de Padura, éduquée dans et pour la révolution, a été frustrée de toutes ses aspirations par l'évolution du pays après la chute de l'Union soviétique.
    En complément, les deux auteurs nous racontent le tournage du film à Cuba et l'écriture du scénario (inspiré par le roman de Padura Le Palmier et l'Étoile) : ce livre est aussi une oeuvre sur l'amour du cinéma et l'émerveillement de la création artistique.
    Leonardo Padura est né à La Havane en 1955. Romancier, essayiste, journaliste et auteur de scénarios pour le cinéma, il a obtenu de nombreux et prestigieux prix pour son oeuvre. Il est l'auteur, entre autres, d'une tétralogie intitulée Les Quatre Saisons publiée dans quinze pays. Ses deux romans, L'Homme qui aimait les chiens (2011) et Hérétiques (2014) ont démontré qu'il fait partie des grands noms de la littérature mondiale.
    Laurent Cantet est né en 1961 dans les Deux-Sèvres. Réalisateur et scénariste français, il a remporté la Palme d'or du Festival de Cannes en 2008 avec le film Entre les murs.

  • Mario Conde a quitté la police. Il gagne sa vie en achetant et en vendant des livres anciens puisque beaucoup de Cubains sont contraints de vendre leurs bibliothèques pour pouvoir manger. Ce jour d'été 2003, en entrant dans cette extraordinaire bibliothèque oubliée depuis quarante ans, ce ne sont pas des trésors de bibliophilie ou des perspectives financières alléchantes pour lui et ses amis de toujours qu'il va découvrir mais une mystérieuse voix de femme qui l'envoûtera par-delà les années et l'amènera à découvrir les bas-fonds actuels de La Havane ainsi que le passé cruel que cachent les livres.

  • A Havane. Hiver 1989. Le lieutenant Mario Conde est chargé d'enquêter sur la disparition mystérieuse du directeur d'une grande entreprise. Rafael Morfn était étudiant avec Mario Conde, il était beau, brillant et il a épousé Tamara, le grand amour de Mario. Le lieutenant Conde va mener une double recherche sur son passé et sur le disparu.

  • Comme il se tenait là, avec la mitraillette dans sa main gauche, jetant un regard circulaire avant de refermer le panneau à l'aide du crochet terminant son bras droit, le Cubain qui était allongé à bâbord et qui avait reçu trois balles dans l'épaule se mit sur son séant, visa soigneusement et lui envoya une balle dans le ventre.

  • Mario Conde a quitté la police cubaine pour se consacrer à l'écriture et au commerce des livres anciens, secteur très florissant dans La Havane dont la décadence se poursuit inexorablement. Au cours des travaux dans le jardin de la maison-musée d'Ernest Hemingway, on retrouve un cadavre avec l'insigne du FBI. On fait appel au Conde. Sur une étagère du placard, il tombe sur une boîte avec des traces du passage d'Ava Gardner, et les vieux se souviennent vaguement d'une mitraillette Thompson...
    Pas facile d'enquêter sur un romancier de la taille de Papa quand on entretient avec son image et ses oeuvres des rapports ambigus d'admiration-haine, mais Mario va retrouver des amis de son grand-père qui lui raconteront ce monstre sacré, malade, généreux, odieux, paranoïaque, inoubliable. Il ira jusqu'au bout de l'enquête, au risque de mettre à mal les idées reçues.

  • E1914, sur la côte sauvage de Floride, Isaac est un jeune artiste amoureux de la nature au passé mystérieux. Il fait la rencontre de Kemper Woolsack, une héritière rebelle à la famille étouffante. Le frère aîné de Kemper, Angel, dissimule un secret qui l'éloigne des siens, et son jeune frère Red domine mal une violence qui effraie même sa propre famille. Décidant de fuir ces conflits, Isaac et Kemper se construisent un refuge sur la côte du Golfe. Mais leur bonheur est de courte durée ; alors que la région se retrouve en en proie aux tempêtes estivales, le pays est saisi par la fureur précédant la Première Guerre mondiale, et leur fragile alliance est rattrapée par l'Histoire.

  • En 1998, F. Terry revient après 18 ans d'exil à La Havane à la recherche du manuscrit disparu de José Maria Heredia (début XIXe siècle). Mais il cherche aussi lequel de ses amis l'a trahi, brisant sa carrière.

  • En croisant les archives de l'INA et du Quai d'Orsay, La Révolution cubaine vue par la lucarne gaulliste (1959-1969) permet de revenir sur les relations franco-cubaines au cours de la présidence de Charles de Gaulle et de la première décennie castriste. Il porte également un regard inédit sur la télévision gaulliste, nouveau vecteur de connaissance pour les Français mais également outil de propagande pour le pouvoir qui la mit largement à profit afin de servir ses intérêts. Contre toute attente, la Révolution cubaine fut bien un moyen pour le général d'imposer ses choix en matière de politique intérieure et extérieure, avec l'aide des instances de contrôle de l'information chargées d'en préserver le plus possible les téléspectateurs de son contenu subversif.
    />
    Docteur en histoire contemporaine, professeur de culture générale et de techniques rédactionnelles pour à l'université catholique de Lille. En 2017, il a publié un premier essai intitulé Ernesto « Che » Guevara - La fabrique française d'un mythe (1957-1967).

  • A la Havane, une petite fille aux cheveux crépus négocie le difficile tournant de l'enfance à l'adolescence, dans une famille condamnée à la cohabitation par les conditions sociales du pays: un père officier de toutes les guerres de la Révolution, une mère argentine droguée au tango, une tante amateur d'opéra, un oncle masseur et une grand-mère gardienne de la morale. L'enfant va peu à peu découvrir que tout le fragile édifice familial ne tient que sur le mensonge.
    Celle qu'on a surnommée P'tit Mec fuit la famille pour fréquenter des amis de son âge, les fêtes des années 80, les débats où l'on refait le monde, mais se sent toujours aussi étrangère. Et comprend que c'est dans la solitude et le silence qu'elle doit chercher sa voie.

  • En quête de solutions de rechange au système agro-industriel, si néfaste pour la santé et pour l'environnement, des hommes et des femmes du monde entier se mobilisent depuis une quinzaine d'années pour ramener la production et la distribution des aliments au coeur de nos villes. Alliant savoir-faire agricoles ancestraux et innovations écologiques, ils sont de plus en plus nombreux à se lancer dans la production biologique de proximité. Un peu chaotique, totalement libre et spontanément décentralisée, c'est la révolution de l'agriculture urbaine! Dans ce récit captivant, qui se lit comme un carnet de voyage, Jennifer Cockrall-King part à la rencontre des protagonistes du mouvement et témoigne du foisonnement des initiatives en cours dans une dizaine de villes d'Europe et d'Amérique du Nord ainsi qu'à Cuba. Plants de tomates et fines herbes sur les balcons, poulaillers dans les cours arrière, ruches sur les toits, vignobles urbains, jardins communautaires, maraîchage intensif dans des serres commerciales, forêts nourricières, aquaponie, fermes verticales: ces pratiques, respectueuses de la Terre, laissent entrevoir un tournant majeur non seulement dans notre façon de nous alimenter, mais aussi dans notre conception même de l'espace urbain. Cessons d'être de simples consommateurs de nourriture et cultivons nos aliments, au moins en partie! Ce livre, enrichi d'un chapitre inédit sur Montréal d'Éric Duchemin et Jean-Philippe Vermette, saura procurer des sources d'inspiration et de motivation à tous ceux et celles qui se préoccupent de leur alimentation et qui souhaitent se reconnecter avec leur environnement. Comme le dit un urbainculteur rencontré par Jennifer Cockrall-King: «Ce n'est [...] que la pointe de la laitue iceberg!»

  • Nous sommes en 1958 et Pappadopoulis est assoiffé de tout : mescaline, alcool, filles, art et sciences, prière et vérité. Il est en même temps fasciné par la mort, qu'il taquine tous les jours et qu'il ira chercher jusqu'à Cuba, sous couvert d'expédition révolutionnaire.
    Derrière l'énergie créatrice et suicidaire du héros se dessine le portrait, drôle et corrosif : celui de l'esprit, de la folie et de la liberté des sixties. Né en 1937, Richard Fariña grandit à Brooklyn, avant de faire des études dans la prestigieuse université de Cornell où il se lie d'amitié avec Thomas Pynchon. Il vit ensuite de petits boulots à New York, se mêlant au coeur d'un réseau d'artistes de la contre-culture.
    En 1963, il se marie avec Mimi, soeur de Joan Baez. Richard Fariña, décèdera dans un accident de moto eux jour après la publication de son unique roman, devenu depuis un classique, un livre culte.

  • « Rendre visite à d'autres océans, c'est possible, nager en eux, c'est possible, profiter d'autres océans, c'est possible, mais changer l'océan qu'on porte en soi, ce n'est pas possible. »

  • Description du livre Quelques jours à La Havane ou en plongée à Cayo Largo ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre séjour à Cuba.

    °Initiation à la langue : 21 leçons d´espagnol

  • « À l'est, il y a les montagnes et la révolution qui fait rage. Au sud se répandent les marais incrustés de sel et les débris du passé. À l'ouest, sous un soleil arrogant qui ne se couche jamais, se trouve la capitale,la splendeur urbaine de l'art, de la poésie et de la politique. Au nord, au-delà des collines et des plaines, il y a le désert de la mer et, à une journée de bateau, le mirage de l'Amérique, forgé dans le béton et l'espoir. »
    À Cuba, le petit village de la Piedra Negra se vide de ses hommes, partis faire la révolution. Il ne reste sur place que les lâches, les idiots, les travestis et les vieux.
    Ceux qui reviennent, estropiés, dans le meilleur des cas, passent leur temps à boire l'eau-de-vie locale, qui a le pouvoir de procurer l'oubli à ceux en ont besoin. Aussi, la jeune Elena aide-t-elle son distillateur de père pour faire face à la demande croissante.
    Mais quand Elena apprend que ses deux frères ne rentreront pas, elle éprouve le désir d'enchanter le monde autrement que par l'ivresse. Elle se met à écrire de la poésie et déclame ses poèmes sur la place du village.
    C'est alors qu'elle rencontre Daniel Arcilla, célèbre poète révolutionnaire, qui va changer sa vie. Par amour, Elena quitte son village natal pour vivre à La Havane, où la censure fait rage.
    Mais dans cette ville qui fourmille d'espions, écrire l'expose à des dangers dont elle ignore tout.
    « Medina donne le meilleur de lui-même dans ce roman irrésistible, teinté d'absurde et d'humour noir. » - Booklist
    « Une fable sombre, qui rend hommage à l'esprit des poètes, et dans laquelle le lyrisme et la métaphore sont des armes dangereuses. » - Kirkus
    « Comédie cubaine rappelle que ce qu'on attend d'une révolution, c'est qu'elle nous remplisse le coeur de poésie, pas qu'elle bâillonne les poètes. » - Bob Shacochis
    « Un roman où se côtoient la poésie et la satire politique. Une immersion onirique dans le Cuba d'après la révolution, tour à tour tragique et comique. On retrouve dans ce texte l'étrange beauté de la prose de Jodorowsky. » - National Public Radio
    « Poète, romancier, traducteur et essayiste reconnu, Pablo Medina est un véritable magicien des lettres, et Comédie cubaine est son meilleur sortilège - un roman lumineux sur la poésie et l'amour à l'épreuve de la barbarie. Plein d'esprit, traversé par un puissant élan vital, Comédie cubaine est une incantation - à une île, à une époque révolue, et à cette chose dont manquent cruellement les hommes : la sagesse. » - Junot Diaz

  • Ernesto a 12 ans lorsqu'on lui annonce la mort de son père dans les troupes cubaines envoyées en Angola. Fini les aventures trépidantes avec ses amis Lagardère et la belle capitaine Tempête, lui, le courageux comte de Monte-Cristo, se voit obligé de devenir "le fils du héros", une tâche particulièrement lourde dans un pays socialiste.
    Plus tard, obsédé par cette guerre dans laquelle son père a disparu, il étudie avec passion cette période sur laquelle les informations cubaines ne sont pas totalement fiables. Il tente alors de reconstruire l'histoire de la mort de son père et se rend compte que tout ne s'est pas passé comme il l'a imaginé. Faire la guerre est plus compliqué que ce qu'on croit.
    /> Oscillant entre passé et présent, entre douleur et passion, Karla Suárez trace avec ironie et lucidité le portrait d'une génération écrasée par une vision héroïque de l'histoire et qui a dû construire, à travers les mensonges et les silences de l'idéologie étatique, ses propres rêves et ses propres voies vers la conquête de la liberté individuelle.
    « Karla Suárez a su écouter toutes les voix qui s'élèvent dans la société cubaine. Le roman que Cuba attendait depuis longtemps. » - Público

  • Cuba en 100 questions

    Michel Faure

    Qui fut le premier navigateur occidental à aborder Cuba ? Comment définir la dictature de Fulgencio Batista ? Qui était Fidel Castro ? Que s'est-il passé dans la baie des Cochons ? Comment Che Guevara est-il devenu un problème ? Comment la crise des missiles a-t-elle mis le monde au bord de la guerre nucléaire ? Que fut la « Période spéciale en temps de paix » ? Pourquoi la vie quotidienne à Cuba semble-t-elle souvent absurde ? Combien restent-ils de prisonniers politiques ? Que deviendra Cuba après le départ de Raúl Castro ?
    Depuis le xvie siècle, les Cubains n'ont jamais été maîtres de leur destin. Les soixante dernières années, ils ont vécu sous la domination de la figure héroïque et tyrannique de Fidel Castro. La guerre froide a fait de Cuba l'un de ses terrains de jeu et le régime n'a survécu que grâce aux perfusions soviétiques, jusqu'à la chute de l'URSS. Depuis la mort du Líder Maximo en 2016, ce cycle de contraintes et de pénuries, d'autoritarisme et de privations, cherche une fin honorable. Son frère Raúl, qui lui a succédé, tente de rendre compatibles réforme et dictature et d'engager un dialogue avec les États-Unis. Mais pour quel avenir ?
    En 100 questions/réponses, Michel Faure retrace l'histoire de Cuba et décrypte les réalités sociales, économiques et politiques de ce bastion communiste tropical à l'aube d'une nouvelle ère.

  • C'était un révolutionnaire, un vrai. Mort les armes à la main à 34 ans, dissous dans la jungle argentine. Le témoignage de Jorge Ricardo Masetti, le « commandant Segundo », compagnon de route et ami d'Ernesto Che Guevara et de Fidel Castro était resté inédit en France. Mémoires d'une guerre qui enflamma une génération et s'achève trois ans après sa mort : le 9 octobre 1967, il y a tout juste cinquante ans, le corps du Che est exposé, criblé de balles, à l'hôpital de Vallegrande, de l'autre côté de la frontière, en Bolivie. C'est lui qui avait envoyé Jorge Ricardo Masetti allumer la révolution si loin de Cuba. Les deux hommes sont morts pour elle. Le jeune journaliste argentin débarque dans la dictature sanguinaire de Batista en mars 1958. Il parvient, au terme d'un périple épique dans les montagnes cubaines à y décrocher la première interview radiophonique de Fidel Castro, chef du Mouvement du 26 juillet et de son fidèle adjoint, le Che. Bouleversé par la répression aveugle de la dictature, il bascule dans le camp révolutionnaire dont il devient un personnage incontournable. Dans Ceux qui luttent et ceux qui pleurent, Jorge Ricardo Masetti livre un témoignage capital sur l'épopée castriste. Un récit saisi sur le vif, une chronique nerveuse de la révolution. Fondateur et directeur de l'agence de presse internationale Prensa Latina, le missionnaire de la révolution, artisan du rapprochement avec le FLN en Algérie, prend les armes en 1964, pour ouvrir le second front choisi par le Che. C'est la fin de l'aventure. Son corps n'a jamais été retrouvé. Armelle Vincent est journaliste, elle a publié avec Juan Martin Guevara, Mon frère, le Che (2016), traduit en dix langues.

  • Dans les années 1930, les membres de la famille Machover quittent la Pologne pour une France plus accueillante. Pendant l'Occupation, pour un bon nombre d'eux, leur destin sera la rafle, la déportation et la mort dans les camps d'extermination allemands. Parmi eux, l'étudiant en médecine David, l'oncle maternel de l'auteur. Alors qu'il se cachait dans la Creuse, il est arrêté par les gendarmes français avant d'être envoyé à Drancy puis déporté à Majdanek.
    Son destin hantera la mémoire d'une famille qui choisira un nouvel exil dans l'île de Cuba. Mais le sort s'acharne, et la folie de la révolution castriste pousse les Machover à fuir une fois encore.
    C'est dans la France des années de Gaulle, de Mai 68 et de ses agitations politico-sociétales que l'auteur devra faire face à son destin de perpétuel exilé, d'enfant de la Shoah et de la révolution, dans une recherche de soi qui le conduira à vivre en marge, entre désir de liberté et errance érotique, dans l'Espagne postfranquiste et, fatalement, de nouveau à Cuba.
    Jacobo Machover est né à La Havane en 1954. Exilé en France depuis 1963, écrivain, universitaire, journaliste, traducteur, il est notamment l'auteur de Cuba, totalitarisme tropical, de La Face cachée du Che et de Cuba de Batista à Castro. Une contre-histoire. Il agit en faveur du rétablissement de la liberté et de la démocratie à Cuba.

  • « La Havane-Paris, le trajet durerait toute une nuit [...] J'avais tenu quinze années, le verrou poussé, sans à peine voir personne. Pendant tout ce temps, il y avait eu un grand silence, une parenthèse infernale dans ma vie. »

empty