• Ce livre est un outil précieux pour comprendre les cultures
    et traditions noires et pour combattre les discriminations et le racisme.

    Ainsi parla l'Oncle, premier manifeste de la condition noire, a inspiré les auteurs du mouvement de la négritude. Jean Price-Mars y explore les traditions, les légendes du vaudou et l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Rééditée dans un nouveau format, cette oeuvre monumentale a servi de bréviaire aux intellectuels des peuples noirs. Pour penser le monde, pour comprendre les mécanismes de l'aliénation, soit du « bovarysme culturel », Jean Price-Mars a mis en avant les traditions, les légendes populaires, le vaudou et tout l'héritage africain qui fondent les cultures noires.

    Ce qu'on en a dit:
    « Le plus célèbre essai de la littérature haïtienne. », Dany Laferrière

    « Au bout de ma quête, je devais trouver Alain Locke et Jean Price-Mars. Et je lus Ainsi parla l'Oncle d'un trait comme l'eau de la citerne, au soir, après une longue étape dans le désert, j'étais comblé... », Léopold Sédar Senghor

    « Ainsi parla l'Oncle (...) illumine de manière magistrale les efforts que nos pères ont dû accomplir pour entrer (et nous après eux) dans le cercle interdit de l'humanité. », Maryse Condé

    L'auteur
    Jean Price-Mars (1876-1969), médecin, ethnographe, diplomate, homme d'État, pédagogue et écrivain, est considéré comme le principal maître à penser haïtien du XXe siècle.

  • « Le pyjama est un étrange habit de travail », nous dit Dany Laferrière qui, après trente ans de publications, décide de parler à ses lecteurs. Suite de scènes où réflexions, récits, méditations s'entremêlent avec cette désinvolture qui caractérise son style. Voici les « conseils à un jeune écrivain » d'un auteur pour qui la vie est une aventure exaltante qui se conjugue entre lire et écrire. De « Comment débuter une histoire » à « La description d'un paysage » en passant par « La mémoire de l'enfance », sans oublier « Le fouet de Truman Capote », l'expérience et l'humour de l'auteur du Goût des jeunes filles, qui n'en a pas moins pour les bons livres.

  • Douze femmes, auteures du monde noir, évoquent le plaisir féminin. Comment s'écrivent aujourd'hui le corps, la sensualité, la sexualité ?
    Volcaniques : une anthologie du plaisir est un ensemble riche. Les nouvelles dévoilent des figures féminines et des environnements variés. Les âges de la femme y sont également divers, ce qui est heureux. Certains textes ébranleront par leur puissance poétique et / ou érotique.
    D'autres séduiront par le ton, le phrasé, l'humour ou par une capacité analytique qui a su ne pas prendre l'ascendant sur la narration. Bien des femmes se reconnaîtront dans ces pages, d'où qu'elles soient. Quant aux hommes, ils trouveront peut-être la clé du grand mystère que semble être, pour certains, le plaisir féminin.
    Léonora Miano

  • Ce texte, qui est la reprise et l'approfondissement de différents travaux (articles, colloques, conférences), peut être lu comme une introduction à la poésie d'Aimé Césaire. Souvent jugés hermétiques, les poèmes de Césaire se montrent à la lumière de cet essai dans ce qu'ils ont de plus déchirant, de plus profondément humain : cette part intime par où les grands textes littéraires nous arrachent, et en même temps, nous ramènent, à nous-mêmes.

  • L'ouvrage propose une réflexion critique à la fois sur la géographie et sur la région caribéenne comme elle a trop souvent été enseignée et décrite. Pour ce faire, cet espace est appréhendé à la fois dans sa globalité et dans le détail, au travers de nombreuses études de terrain menées par l'auteur durant les dix dernières années (Suriname, Haïti, Cuba, etc.). Le géographe Romain Cruse rejette ici d'emblée le mythe de la neutralité en sciences humaines, qui amène trop de chercheurs à décrire le monde qu'ils étudient du point de vue des classes moyennes occidentales. Fort des années passées dans les quartiers pauvres et les villages de pêcheurs de Trinidad, de la Dominique ou encore de la Jamaïque, il choisit volontairement d'adopter le regard des classes populaires caribéennes - regard à la fois inspiré des observations sur le terrain et fondé sur un travail de recherche minutieux dans les bibliothèques universitaires de la région. La Caraïbe ainsi décrite n'est donc ni un éden touristique, ni un modèle de libre-échange, ni une région de forte croissance économique. On découvre plutôt des sociétés profondément divisées selon des clivages ethniques et sociaux hérités du colonialisme, des bidonvilles abandonnés derrière des décors de carte postale, la manipulation des masses par les élites locales et les investisseurs étrangers, et un regard différent sur la condition caribéenne contemporaine. Une condition qui se nourrit d'un environnement particulier, d'une histoire singulière et de traits démographiques propres tels que la créolisation et le pluralisme.

  • Sérieusement, Georges, il faut nous démerder pour puiser en nous cet élan qui nous fera rebondir d'un bloc et sortir du marasme.
    Sinon, dans quelques années, c'est le chef Tourbillon et son marassa, Avril L'Intelligent, ou même le président Tèt Kale et peut-être les Duvalier, père et fils, échappés de leur sépulture, qui viendront nous poser la même question : qu'est-ce que nous avons fait de leur pays ?
    Hommage à l'écrivain Georges Anglade emporté par le séisme du 12 janvier 2010. Après le désastre, que reste-t-il? Verly Dabel écrit au disparu, raconte la tragédie de cette île clouée au pilori de la misère et de la magouille politique. Sur fond de banqueroute se profilent l'impuissance de l'État, la morgue des ONG et la défaite de la communauté internationale. Perce pourtant l'humour de la lodyans, ce petit rire haïtien, manière d'affronter les dangers et de forger l'espoir.

  • Récits, fictions, chroniques, témoignages, scènes de vie, photos, portraits, essais, poèmes... Cet ouvrage, façonné sous la plume d'une cinquantaine d'écrivains, constitue le premier face-à-face littéraire des deux peuples francophones d'Amérique. De Montréal à Port-au-Prince, corps et voix disent le monde, voyage lumineux à l'intérieur du pays tant rêvé. Les compagnons des Amériques chantent ces temps nouveaux sous le regard bienveillant de Gaston Miron et de Jacques Roumain, ces capitaines d'espérance que la mer a séparés puis réunis. Québécois et Haïtiens se regardent, se parlent et dansent ensemble une gigue sous la tonnelle d'une histoire commune. Pour avoir enfin la réponse à la question À quoi sert la littérature ?, lisez Bonjour voisine.

  • Chantre de la négritude, Aimé Césaire est un maître de la poésie contemporaine, son oeuvre est capitale. Né en Martinique le 26 juin 1913, il est décédé le 17 avril 2008.

    Nègre fondamental, Aimé Césaire a deux patries, sa Martinique natale et la légendaire Haïti. Un séjour de six mois en 1944 au pays de Toussaint Louverture aura suffi à canaliser ses énergies cosmogoniques. Il vivra toute sa vie dans la sublime rencontre de cette terre, belle et magique, où la négritude se mit debout pour la première fois. Son oeuvre, chant ample et poignant, est marquée par cette saison en Haïti. Cet essai rend hommage à Césaire, à sa passion d'Haïti et de son peuple. Magistrale leçon de vie que cette poésie tellurique qui nomme les terres pour qu'elles soient au bout de leur matin gages de leur lumière.

  • Dans ce numéro de printemps, Catherine Voyer-Léger dresse le portrait posthume du poète et essayiste polémiste Robert Yergeau, figure multiple des littératures franco-canadienne et québécoise. La mémoire et l'héritage sont des thèmes récurrents dans la littérature, spécialement dans Mon père, ce truand de Deni Y. Béchard et Mémoire du feu d'Eduardo Galeano, deux parutions analysées par Patrick Bergeron et Michel Nareau respectivement. Le collaborateur Jean-Paul Beaumier découvre avec délectation le Journal d'un écrivain en pyjama de Dany Laferrière et Judy Quinn pénètre dans la Géométrie des ombres de Jean-Pierre Issenhuth.

  • Les mots réunis dans ce recueil ont été prononcés par des hommes et des femmes qui ne peuvent pas vivre sans littérature. Ils s'appellent Siri Hustvedt, Orhan Pamuk, Patrick McGuinness, Kirsty Gunn, Dany Laferrière, Paolo Giordano, Liu Zhenyun, Éric Vuillard, Boubacar Boris Diop ou Lorna Goodison.
    Au printemps 2014, ils ont évoqué leur pratique ou leur fréquentation de la littérature à Lyon, dans le cadre des Assises Internationales du Roman. Chacun à son tour, ils ont trouvé les phrases pour décrire le plaisir d'écrire, mais aussi de lire. Pour évoquer leur manière, très personnelle, de donner des contours aux émotions, un sens à la réflexion, une forme à la vérité. Pour tenter de répondre, enfin, à l'impossible question, la plus passionnante de toutes : « Mais enfin, pourquoi écrivez-vous ? » Santiago Amigorena, Ali Bader, Hugo Boris, David Bosc, Martin Caparrós, Asciano Celestini, Sorj Chalandon, Christos Chryssopoulos, Frédéric Ciriez, Delphine Coulin, Rachel Cusk, Léonor de Recondo, Boubacar Boris Diop, Paolo Giordano, Lorna Goodison, Nikolai Grozni, Kirsty Gunn, Felipe Hernandez, Siri Hustvedt, Dany Laferrière, Charles Lewinsky, Patrick McGuinness, Sofi Oksanen, Christian Oster, Orhan Pamuk, Kevin Powers, Chantal Thomas, David Treuer, Eric Vuillard, Liu Zhenyun.

  • « Grâce à la mort, nous avons appris à raconter des histoires, et grâce aux histoires, nous avons appris à apprendre.» Nous sommes en 2115. Puisque la fiction est le meilleur mode de programmation des êtres humains, on a demandé à une cohorte de 2000 cyborgs écrivains d'enseigner la mort aux robots dotés de conscience, deuxième génération, les T******-******-879. Ce livre leur enseigne comment mourir. Si vous ne faites pas partie de cette catégorie, veuillez ne pas tenir compte de ce livre. Il n'a pas été écrit pour vous.

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