• Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre et bibliographie)« Monsieur, quand je vins m'établir ici, je trouvai dans cette partie du canton une douzaine de crétins, dit le médecin en se retournant pour montrer à l'officier les maisons ruinées. La situation de ce hameau dans un fond sans courant d'air, près du torrent dont l'eau provient des neiges fondues, privé des bienfaits du soleil, qui n'éclaire que le sommet de la montagne, tout y favorise la propagation de cette affreuse maladie. Les lois ne défendent pas l'accouplement de ces malheureux, protégés ici par une superstition dont la puissance m'était inconnue, que j'ai d'abord condamnée, puis admirée. Le crétinisme se serait donc étendu depuis cet endroit jusqu'à la vallée. N'était-ce pas rendre un grand service au pays que d'arrêter cette contagion physique et intellectuelle ? Malgré son urgence, ce bienfait pouvait coûter la vie à celui qui entreprendrait de l'opérer. Ici, comme dans les autres sphères sociales, pour accomplir le bien, il fallait froisser, non pas des intérêts, mais, chose plus dangereuse à manier, des idées religieuses converties en superstition, la forme la plus indestructible des idées humaines. Je ne m'effrayai de rien. »
    Mais ce roman de 1833 n'est pas simplement le récit d'un homme qui consacre sa vie au bonheur d'un village, un rénovateur qui donne à Balzac l'occasion d'analyser le développement rural et d'inscrire en son livre une certaine utopie.
    Le Médecin de campagne est aussi une histoire privée, celle précisément du docteur Benassis, prise entre un début malheureux et une fin prématurée.
    Edition de Pierre Barbéris. 

  • S'il fut un spécialiste de l'oeuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861- 1943) n'en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois. Il publia ce Au pays des brûleurs de loups en 1904, lequel connut, tout au long de la première moitié du XXe siècle, un succès constant.
    Alors laissez vous entraîner dans ces contes et légendes qui, d'une façon ou d'une autre, vous amènerons dans le passé du Dauphiné, proche ou lointain :
    De l'affaire tragi-gastronomique du fameux repas de Saint-Marcellin lors des guerres de Religion à l'évocation légendaire de la première Dauphine, ou de la fameuse graille, cet oiseau maléfique qui fit, même mort, tant d'ombrage à la notoriété de M. de Saint-André, intendant du Dauphiné, aux amours impossibles de Djem, frère du Sultan, et de Philippine de Sassenage : entrez dans la ronde des contes et des légendes !...

  • N'hésitez pas à vous laisser entraîner dans ces légendes et récits historiques qui, d'une façon ou d'une autre, vous amènerons dans une meilleure connaissance du passé du Dauphiné, proche ou lointain. Du clin d'oeil à Victor Hugo avec le manuscrit « perdu » du mariage de Mandrin, en passant par la légendes des trois pucelles, la mystérieuse et horrible disparition de Lucie de Précomtal, l'idylle avortée d'un certain sous-lieutenant Bonaparte avec Mlle du Colombier ou encore l'histoire de l'ensevelie de la Tour de Brandes... Une galerie de portraits et d'évènements qui vous laisseront tour à tour songeur, étonné, compatissant, triste ou joyeux !
    S'il fut un spécialiste de l'oeuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861-1943) n'en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois. Il publia, en 1937, cette suite de Au pays des brûleurs de loups, recueil qui connut, tout au long de la première moitié du XXe siècle, un succès constant.

  • Capitale du Dauphiné, Grenoble possède un passé prestigieux - et tumultueux. Capitale sourcilleuse des fameux Dauphins - toujours en butte à leurs voisins les comtes puis ducs de Savoie et toujours à cours d'argent - ; siège épiscopal d'un évêque au pouvoir temporel affirmé ; ville de rivière en proie à de terribles inondations ; mais plus que tout ville au fort pouvoir communal, voilà Grenoble aux temps du moyen-âge jusqu'aux prémices des guerres de Religion, en passant par la vente du Dauphiné à la France.
    Une histoire passionnante à découvrir sous la plume érudite d'A. Prudhomme, archiviste de l'Isère, publiée pour la première fois en 1888, véritable et seule référence en la matière, est enfin à nouveau disponible en deux tomes (T. Ier : des origines au XVIe siècle ; T. II : des guerres de Religion au XIXe siècle).

  • Capitale du Dauphiné, Grenoble possède un passé prestigieux - et tumultueux. Voilà Grenoble, au XVIe siècle, en proie aux guerres de Religion, passant alternativement des mains des Protestants à celles des Catholiques, pour finir dans celles du célèbre Lesdiguière. Et au XVIIIe siècle, entre les mains de la maison d'Orléans. Puis vient la Révolution et l'Empire. Deux chapitres importants font, enfin, un tour d'horizon sur le mouvement littéraire, artistique, industriel et commercial aux XVIIIe et XIXe siècles.
    Une histoire passionnante à découvrir sous la plume érudite d'Auguste Prudhomme, archiviste de l'Isère. Publié pour la première fois en 1888, véritable et seule référence en la matière, cet ouvrage capital est à nouveau disponible en deux tomes (T. Ier : des origines au XVIe siècle ; T. II : des guerres de Religion au XIXe siècle).

  • La vie imaginaire de Maurice TillieuxSpectateur des travaux de l'autoroute Bruxelles-Namur, en vacances à Noirmoutier ou de passage à Saint-Nazaire, dans ce recueil d'histoires courtes, Bruno Bazile nous fait découvrir, avec poésie et humour, comment le quotidien de M'sieur Maurice a pu influencer l'oeuvre du génial créateur de Gil Jourdan.De la naissance d'une oeuvre à sa tragique disparition, cette évocation de la vie de Maurice Tillieux ravira les nostalgiques de l'école de Marcinelle et fera découvrir un véritable génie à ceux qui ne le connaîtraient pas encore !

  • Durant toute la période connue sous le nom de moyen âge, les juifs ne furent tolérés par les autorités civiles et ecclésiastiques que parce qu'ils représentaient une source intarissable de revenus ; de temps à autre, lorsque les besoins du Trésor l'exigeaient, on les mettait à rançon : le vertueux saint Louis lui-même, ne put se soustraire aux préjugés de son temps en ordonnant la spoliation de ces malheureux. Chose étrange, c'est à l'ombre du pouvoir papal, dans le comtat Venaissin, que les juifs jouirent des privilèges les plus importants.
    En Dauphiné, les juifs eurent à éprouver ce que la prospérité a de plus brillant et ce que l'adversité a de plus terrible : tour à tour protégés et proscrits par les mêmes Dauphins, tantôt tolérés par la population et tantôt traqués comme des bêtes fauves. Néanmoins, ils marquèrent leur place dans notre histoire pendant les xive et xve siècles. C'est ce qui nous a décidé à coordonner ces renseignements épars et à étudier, pendant une période de deux siècles, les rapports des juifs avec le gouvernement Delphinal, leurs conditions d'existence et les charges fiscales auxquelles ils étaient soumis... », extrait de l'Avant-propos de l'édition originale de 1883.
    Auguste Prudhomme (1850-1916), né à Bourgoin (Isère), archiviste du département de l'Isère pendant 38 ans, secrétaire de l'Académie delphinale. On lui est redevable de nombreuses monographies historiques sur le Dauphiné, dont notamment : De l'origine et du sens des mots Dauphin et Dauphiné... ; Histoire de Pierre Terrail, seigneur de Bayart ; Notice historique sur la ville de Bourgoin ; Histoire de Grenoble, etc.
    Nouvelle édition entièrement recomposée d'un texte à redécouvrir sur l'histoire des Juifs dans le Dauphiné, au moment où ce grand fief médiéval est vendu par le dernier Dauphin au roi de France.

  • Le champ restait donc libre pour qui voulait écrire une histoire de Crémieu. Celle qui paraît aujourd'hui n'a d'autre mérite que de ne pas être une oeuvre de seconde main et d'accorder peu de crédit à des traditions souvent suspectes. Je me suis servi presque uniquement des documents d'archives, sans négliger les autres moyens d'information qui étaient à ma portée. Telle est la dispersion des pièces inédites qu'on ne peut se flatter de les rencontrer toutes dans les dépôts publics. Plusieurs personnes ont bien voulu me communiquer des documents qu'un heureux hasard avait mis entre leurs mains. L'intérêt, fort mince en soi, d'une monographie locale ne réside pas dans les menus faits que des recherches patientes permettent de réunir ; les détails relatifs aux moeurs et aux institutions donnent seuls quelque prix à un semblable travail. Je voudrais que, sans sortir du cadre où il doit se renfermer, ce volume pût offrir une image assez fidèle de la vie matérielle et morale d'une petite ville du Dauphiné, pendant les cinq ou six derniers siècles de son histoire » (extrait de l'Introduction, édition originale de 1889).
    Roland Delachenal (1854-1923), né à Lyon, archiviste-paléographe. On lui doit nombre d'ouvrages historiques dont Histoire des avocats au Parlement de Paris, 1300-1600 ; Histoire de Charles V ; Chronique des règnes de Jean II et de Charles V et cette histoire de Crémieu qui reste un classique constamment rééditée depuis plus d'un siècle.
    Une édition entièrement recomposée de ce texte régulièrement réédité pour mieux connaître et comprendre une des anciennes villes du Dauphiné, parmi les mieux conservées et située au coeur d'un site grandiose.

  • Le Dauphiné, seigneurie indépendante, « transportée » au royaume de France au XIVe siècle, province d'Ancien régime, qui a été partagée à la Révolution entre les départements de l'Isère, de la Drôme et des Hautes-Alpes, est l'objet unique de cet imposant ouvrage. Divisé en 21 chapitres qui visitent minutieusement tous les aspects de la province, le texte alterne les précisions historiques, les descriptions de paysages, les notations pittoresques, le tout agrémenté de dialogues enlevés.
    Déjà, à la fin du XIXe siècle, le sentiment d'appartenance à l'entité dauphinoise s'estompait inexorablement sur une terre où le brassage des populations avait commencé tôt. Aussi c'est à une véritable défense et illustration du Dauphiné que se livre l'auteur, secondé en cela par une abondante iconographie (près de 350 illustrations).
    Initialement édité en 1898, Le Dauphiné connaîtra immédiatement un grand succès et sera constamment réédité tout au long du XXe siècle, la dernière édition en fac-similé datant de 1982.
    Gaston Donnet (1867-1908), journaliste, au Petit dauphinois, au Soir puis correspondant de guerre pour Le Temps. Il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages de voyage sur le Sahara, la Chine et l'Indochine ainsi que d'une Histoire de la guerre russo-japonaise (1904-1905).
    Constamment reprintée depuis plus d'un siècle, voici enfin, pour la première fois, une nouvelle édition entièrement recomposée de ce classique de l'édition régionaliste.

  • Entre Charles VII et le dauphin Louis, c'est la guerre. Une guerre larvée, rampante, alimentée par une haine sans nom. Entourés de centaines d'espions, ils se promettent toujours une affection traîtresse, hypocrite. Tous les coups sont permis.
    Dans cette cuve ardente où l'on brûle sur un claquement de doigts, Thomas, le barbier-chirurgien, s'est fourvoyé. Le pouvoir absolu piétinera-t-il sa famille ? La sorcellerie va-t-elle les détruire ou les aider ? C'est Gertrude, sa femme, qui prendra ce chemin à destination des enfers.
    Thomas et Gertrude, tombés par hasard dans cette soupe méphistophélique, pourront-ils sauver leurs enfants, leurs biens, leur réputation, leur vie ? Ou se perdront-ils corps et biens, balayés par des nécessités qui les dépassent, effacés par le vent de l'Histoire ?

    À travers le destin de ce couple dont on partage le quotidien, l'auteure nous initie à l'aspect intime de cette hostilité qui dura vingt-cinq ans entre Charles VII et son fils Louis, futur Louis XI. Elle y ajoute les prémices d'une sorcellerie qui a toujours eu droit de cité chez les grands de ce monde, aux recueils peu usités, mais totalement pérennes.
    Dans ce roman encore une fois magnifiquement mené, Christine Machureau renoue avec le Moyen-Âge dans lequel elle nous avait plongés avec sa saga Mémoire froissée.

  • Cet ouvrage est à la fois le récit et l'analyse des conséquences d'une bataille médiévale, la bataille d'Anthon, épisode notable des guerres du xve siècle qui ont opposé le royaume de France et le duché de Bourgogne.
    Elle se déroule pendant la guerre de Cent Ans, entre le 7 et le 11 juin 1430. Le Duc de Bourgogne, allié des Anglais et soutenu par le duc Amédée de Savoie, décide de mener une attaque contre le Royaume de France en positionnant d'importantes garnisons à Anthon, près de Lyon.
    Le gouverneur du Dauphiné et le Maréchal de Lyon parviennent à constituer une armée de 1600 hommes et remportent la victoire.
    Les Bourguignons sont mis en déroute et les Savoyards en sont pour leurs frais. Conséquence politique: le Dauphiné reste dans le royaume de France, démontrant la solidité des liens étatiques qui unissent Lyon et le Dauphiné au Royaume de France.

  • J'ai fait tous mes efforts pour mettre de l'ordre et de la clarté dans le sujet que j'entreprenais de traiter, et je n'ai pas hésité, parfois, à intervertir l'ordre des dates, lorsque la rapidité du récit devait y gagner ; mais j'ai voulu avant tout éviter de me lancer dans le récit de l'histoire générale à propos de celle de Gap ; tous mes lecteurs, je le suppose du moins, connaissent leur histoire de France. J'ai voulu être impartial et quelles que soient mes opinions je n'en ai point fait étalage.
    J'avais même l'intention de ne pas pousser mes recherches au delà de 1789, parce qu'après cette date, l'histoire et la politique sont tellement confondues qu'on ne peut les séparer ; cependant, après réflexion, j'ai jugé utile d'énumérer dans un chapitre spécial, sous forme d'éphémérides les événements principaux survenus à Gap de 1789 à 1870. Deux autres chapitres sont consacrés à l'histoire de nos évêques et à l'ancienne topographie de notre ville... » (extrait de l'Introduction, édition originale de 1892).
    Joseph Roman, (1840-1924) né à Gap, avocat, historien spécialiste du Dauphiné et particulièrement des Hautes-Alpes. On lui doit divers ouvrages historiques, notamment : Sigillographie du diocèse de Gap ; Sigillographie du diocèse d'Embrun ; Histoire du gentil seigneur de Bayart composé par le loyal serviteur ; Correspondances de François de Bonne, duc de Lesdiguières ; Histoire de la ville de Gap ; Description des sceaux des familles seigneuriales du Dauphiné ; Dictionnaire topographique du département des Hautes-Alpes.
    Ouvrage indispensable pour connaître l'histoire de Gap et de sa région. Nouvelle édition entièrement recomposée.

  • Loin des régions où se déroulent les principaux épisodes de la guerre de Cent Ans, Nathalie Nicolas, docteur en archéologie médiévale, a étudié les conséquences des principaux combats en Dauphiné. Dans cette province relativement épargnée, le passage récurrent des bandes de routiers - d'abord les Provençaux en 1368, puis les hommes de Raymond de Turenne et du comte Jean d'Armagnac - perturbe le quotidien des habitants. S'ajoutent à ces incursions, des guerres privées qui accentuent le sentiment d'insécurité et fragilisent l'économie comme la société. Entre Provence et Piémont, toutes les autorités - principalement le dauphin, l'évêque de Gap et l'archevêque d'Embrun - organisent alors, avec, plus ou moins de rapidité et de rigueur, la défense des villes. Les fortifications, leurs commanditaires et leurs constructeurs, forment le sujet de cet ouvrage. En plus de l'inventaire des coûts des aménagements défensifs et des installations domestiques des châteaux, la variété des textes - comptes de construction, rapports des maîtres d'oeuvre, inventaires d'armes et de mobilier... rend compte des techniques de constructions utilisées. Les sources écrites mettent également en évidence ce que fut le quotidien des chantiers (matériaux, main-d'oeuvre, modes de construction...) dans les châteaux et les villes de montagne à la fin du Moyen Âge.

  • En 1308 le pape Clément V choisit la ville de Vienne pour réunir un concile général qui devait clore les procédures engagées contre l'ordre des templiers et ses membres. Que représentait alors cette petite cité épiscopale qui aux portes du royaume de France se maintenait pourtant encore dans la dépendance de l'Empire romain germanique ? Dépendance qui du fait de l'éloignement ne portait pas ombrage à l'autorité de son archevêque. Pourtant l'Église de Vienne n'était pas des plus riches.
    La ville tirait certes avantage de sa situation sur le Rhône que l'on pouvait traverser grâce à un pont en pierre doté d'une ancienneté légendaire ; sa monnaie servait de monnaie de compte dans un grand quart Sud-Est, et elle participait au dynamisme des courants commerciaux rhodaniens. Une aura de légendes (le séjour et la mort de Ponce Pilate, les reliques du martyr saint Maurice, les chansons de geste) renforçait le prestige de la cité dont les monuments ne laissaient pas indifférent le visiteur.
    Parmi eux, la cathédrale romane qui connaissait depuis le XIIIe siècle d'interminables travaux de rénovation et d'agrandissement. C'est là qu'eurent lieu les séances solennelles du concile, entre octobre 1311 et mai 1312. Comment en est-on arrivé à la suppression de l'ordre des templiers, manière de compromis entre le pape et le roi de France ? Que sont devenus ceux qui avaient fait l'objet d'enquêtes hors du royaume de France ?
    Les commissions du concile de Vienne eurent d'autres affaires à examiner qui étaient alors parmi les préoccupations sensibles de l'Église : les mouvements théologiquement déviants, et considérés comme hérétiques (béguines et bégards), les divisions au sein de l'ordre franciscain ; la question de la croisade contre les infidèles, et la mission en terres musulmanes dont le philosophe-théologien Raymond Lulle se fit le défenseur en dénonçant les positions averroïstes).

  • Au XIIIe siècle, les dauphins étaient de grands propriétaires terriens.
    Mais de la manière dont ils géraient leurs biens fonciers, on ne sait quasiment rien jusqu'au milieu du XIIIe siècle. Vers 1250, à l'exemple d'autres princes en Occident, le dauphin Guigues VII commanda d'exigeantes et rigoureuses enquêtes d'inspiration fiscale, qui se poursuivront jusqu'en 1267. Malgré certaines carences, ces documents forment la source la plus riche sur le XIIIe siècle dauphinois.
    Pourquoi ces enquêtes ? Que nous apportent-elles sur les revenus fonciers du dauphin, sur le mode d'exploitation de ses terres ? Celles-ci sont-elles en exploitation directe ou confiées à des tenanciers ? Quelles modifications de sa politique foncière le pouvoir princier a-t-il effectuées en montagne ou dans l'avant-pays ? Pour quelles raisons ? Quelles en furent les conséquences sur le monde paysan : une diminution des corvées ou une pression fiscale plus forte ?
    Voilà, parmi d'autres, quelques questions que permettent d'aborder les enquêtes de Guigues VII, donnant des informations précieuses pour comprendre le quotidien de ces hommes qui travaillaient sur les terres princières au Moyen Âge

  • "Mandrin" est un roman d'aventures historique d'Arthur Bernède paru en 1924. Si cette histoire de Mandrin s'écarte quelque peu de la réalité, Bernède s'appuie tout de même sur une bibliographie et des recherches sérieuses. Bon, c'est vrai qu'il invente, crée des personnages, des situations, imagine Mandrin comme un Robin des Bois du Dauphiné. Mais tout ceci se lit facilement, et Bernède fait agréablement revivre cette époque passionnante. Le règne hésitant de Louis XV, la domination de ses ministres, la puissance des fermiers généraux, le rôle de Madame de Pompadour, l'émergence des philosophes, le peuple écrasé d'impôts...forment les contours de cette époque pré-révolutionnaire, où la contrebande est le contrepoids nécessaire à la tyrannie fiscale. Précédé d'une préface et d'une biographie originales.

  • L'ouvrage est une plongée au coeur de documents d'archive inédits qui dévoilent l'histoire d'une communauté minière médiévale, celle des mines de Brandes, située au coeur de l'Oisans (près de l'Alpe d'Huez). L'agglomération minière de Brandes, implantée à 1800 mètres d'altitude au XIIe siècle, pour exploiter des mines d'argent, fut l'un des plus hauts villages médiévaux d'Europe.
    De nombreuses images viennent mettre en relief au fil du texte les enseignements tirés des archives et corroborés par les fouilles, donnant de précieuses indications sur l'Oisans au Moyen Âge et la politique minière et monétaire des Dauphins.

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