• Jacques : Je ne sais si je la violai, mais je sais bien que je ne lui fis pas de mal, et qu'elle ne m'en fit point. D'abord en détournant sa bouche de mes baisers, elle l'approcha de mon oreille et me dit tout bas : "Non, non, Jacques, non..." À ce mot, je fais semblant de sortir du lit, et de m'avancer vers l'escalier. Elle me retint et me dit encore à l'oreille : "Je ne vous aurais jamais cru si méchant... mais du moins, promettez-moi, jurez-moi...
    - Quoi ?
    - Que Bigre n'en saura rien."
    Le maître : Tu promis, tu juras, et tout alla fort bien.
    Jacques : Et puis très bien encore.
    Le maître : Et puis encore très bien ?
    Jacques : C'est précisément comme si vous y aviez été.

  • Édition de Michel Delon Ce dialogue, qui est presque un roman, Diderot l'écrit au sommet de son art, à près de soixante ans, et le revoit encore dix ans plus tard. Il met aux prises deux personnages seulement, "Moi", et le Neveu. Ce personnage se dédouble sans cesse : qu'est-ce qu'un homme qui prétend ne pas avoir de conscience, ne pas avoir d'unité, mais qui a en même temps une sensibilité esthétique, celle d'un musicien averti ? Diderot mêle la grosse plaisanterie, les motifs et les sujets les plus divers, la lutte contre les adversaires des philosophes, dans cette mise en scène d'une conversation sans fin. Le Neveu pose des questions importantes, et soudain, pour notre amusement, l'argumentation déraille. "Moi" est fasciné par ce bouffon sublime. Ainsi va cet enchaînement de numéros, de pantomimes, cette fausse pièce, ce faux roman, où l'auteur a mis, sous une allure burlesque, toute sa vie, tout son coeur et tout son esprit.

  • Le Voyage des grands hommes est une pure fantaisie du XVIIIe. François Vallejo a abandonné pour un temps les problèmes des couples du XXe et XXIe siècles, pour se fondre dans la langue étincelante d'humour, le libertinage, la liberté de pensée, l'intelligence du siècle des Lumières. Il s'est immiscé dans un trou de la biographie de trois hommes qui symbolisent le siècle, Rousseau, Diderot et Grimm, pour les rassembler au cours d'un voyage en Italie « sponsorisé » - si j'ose dire ? par Madame de l'Epinay, protectrice de Rousseau et maîtresse de Grimm.
    Pour ce faire, elle leur prête et sa voiture et son valet, le sieur Lambert, qui sera le chroniqueur du voyage des trois Grands Hommes. Et le lecteur de se délecter de dialogues, de situation, de portraits de personnages et de villes...

  • Ce numéro interroge à la fois le concept de "simulacre" et son usage au XVIIIe siècle, particulièrement mais non uniquement, chez Diderot. En effet, le mot, rendu péjoratif par la critique de l'idolâtrie (conçue comme l'adoration des simulacres) au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, avec des auteurs comme Bayle ou Fontenelle, subit une revalorisation et une re-sémantisation au cours du XVIIIe siècle : le simulacre n'est plus alors une idole trompeuse mais bien une image, une forme, d'un type particulier qui vaut par sa présence et non parce qu'elle représente. C'est en ce sens que Diderot le théorise dans son court texte Mystification et c'est dans cette perspective, celle d'une figuration sensible et d'une expérience de pensée, que les différentes contributions de ce volume explorent et questionnent l'éventail extraordinaire de simulacres ayant figure humaine présent dans l'oeuvre diderotienne : des mannequins, des pantins, des automates, des marionnettes, des statues, des fantômes... et peut-être même des thermomètres.

  • Jean-Philippe Rameau est l´un des plus grands représentants du mouvement baroque. Musicien génial à la personnalité complexe, il composa sous le règne de Louis XV des pièces de clavecin remarquables et des opéras grandioses. Une oeuvre foisonnante qui marqua son époque.
    Mais Rameau ne s´est pas contenté d´être un créateur : il fut aussi un véritable savant, élevant son art au rang de science et élaborant des théories qui ont durablement marqué l´histoire de la musique.

    Homme des Lumières, Jean-Philippe Rameau fut un acteur majeur et controversé de ce siècle riche en inventions. Plongez au coeur d´une époque passionnante à travers sa vie.

  • A lheure où nous sommes bombardés dinformation, L'Eléphant propose chaque trimestre de grands dossiers de Culture Générale, permettant de simprégner durablement dune connaissance précise, hiérarchisée et validée, avec un vrai plaisir de lecture.

    La revue joue sur la diversité des sujets dans sept grands domaines :
    Arts et Littérature, Sciences et Environnement, Histoire, International, Politique et Société, Philosophie et Religion, Bien-être et Santé.

    Les sujets sont abordables par tous, à partir de 15 ans.
    Chaque dossier se conclut par des quizz et des énigmes, pour jouer et mémoriser.

    La revue est relayée par un service dentrainement personnalisé sur Internet et tablettes, le lecteur sélectionnant les matières quil souhaite approfondir à son rythme.

  • A l'heure où nous sommes bombardés d'information, L'Eléphant propose chaque trimestre de grands dossiers de Culture Générale, permettant de s'imprégner durablement d'une connaissance précise, hiérarchisée et validée, avec un vrai plaisir de lecture.

    La revue joue sur la diversité des sujets dans sept grands domaines :
    Arts et Littérature, Sciences et Environnement, Histoire, International, Politique et Société, Philosophie et Religion, Bien-être et Santé.

    Les sujets sont abordables par tous, à partir de 15 ans.
    Chaque dossier se conclut par des quizz et des énigmes, pour jouer et mémoriser.

    La revue est relayée par un service d'entrainement personnalisé sur Internet et tablettes, le lecteur sélectionnant les matières qu'il souhaite approfondir à son rythme.

  • « Le siècle des Lumières est le siècle de la raison », « Voltaire incarne l'esprit des Lumières », « Les Lumières ont préparé la Révolution française », « Les Lumières voulaient le progrès », « Le siècle était libertin », « Les Lumières ont inventé les droits de l'homme »... Siècle de toutes les remises en question, des avis péremptoires et d'un nouvel individualisme, les Lumières ont souvent été idéalisées. Qu'était vraiment ce mouvement censé « éclairer » le monde et apporter liberté et épanouissement à l'être humain ?

  • « Le Neveu de Rameau, ou la supériorité du « fou » sur le « philosophe » ? Et si c´était le contraire ? Les Liaisons dangereuses, un éloge masqué du libertinage ? Voire... La révolte au sérail à la fin des Lettres persanes, une dénonciation déjà féministe

  • Nous savons tous ce que nous devons aux Lumières : une certaine idée de la tolérance, de la liberté, du progrès... Mais avons-nous lu les textes qui sont à la source du grand soleil de la raison ? Comment s'y retrouver dans un siècle d'une richesse à donner le tournis ? Romans, contes, récits de voyages, correspondance, poésie, épigrammes... tant d'hommes et de femmes, dans tous les genres, toutes les disciplines, ont allumé le feu ! Certains sont universellement célèbres, comme Voltaire ou Diderot, d'autres sont moins illustres mais tout aussi fondateurs, comme Marivaux ou Buffon, Mme du Châtelet ou Bougainville, d'autres encore sont oubliés, et pourtant essentiels, comme le curé Meslier ou Mme de Lambert.
    En 208 pages, voici l'essentiel de ce qu'il faut en avoir lu.

  • Tiré à part de : "De l'Abbaye Notre-Dame d'Acey à la Cathédrale Saint-Mammès de Langres" (et de "Langres, chroniques d'une ville très française 2017"), seconde édition.

  • Reprint of «Singuliers», biennial magazine No.16 - 2018/2019.

  • Réponse sous forme de dialogue au«Voyage autour du monde»du baron de Bougainville. Diderot y dénonce une société colonisatrice, injuste, immorale, violente face à un monde libre, simple et tolérant. Texte intégral accompagné d'un appareil pédagogique.

  • Dans folioplus philosophie, le texte philosophique, associé à une oeuvre d'art qui l'éclaire et le questionne, est suivi d'un dossier organisé en six points : les mots du texte : monstre, femme, unité, sensibilité ; l'oeuvre dans l'histoire des idées : de l'atomisme à la biologie ; la figure du philosophe : diderot, philosophie et fantaisie ; trois questions posées au texte : la pensée est-elle un effet de la matière ? y a-t-il une morale matérialiste ? peut-on vivre sans dieu ? ; groupement de textes : un esprit sain dans un corps sain ? prolongements.

  • Diderot

    Marcel Pagnol

    Article biographique de Marcel Pagnol sur Denis Diderot suivi d'une Brève histoire de l'Encyclopédie. Écrivain, philosophe des Lumières, encyclopédiste, Diderot fut avant tout un grand créateur. Auteur de La Religieuse, de Jacques le Fataliste, du Neveu de Rameau, de la Lettre sur les aveugles, il a inventé l'Encyclopédie, la Nouvelle, la Critique d'art, la Comédie dramatique, et dans chacun de ces genres, il improvisa des modèles, qui sont presque tous des chefs-d'oeuvre.

  • "Impression en « gros caractères » et version numérique téléchargeable gratuitement à partir du livre.
    ""Qu'il fasse beau, qu'il fasse laid, c'est mon habitude d'aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal. C'est moi qu'on voit, toujours seul, rêvant sur le banc d'Argenson. Je m'entretiens avec moi-même de politique, d'amour, de goût ou de philosophie. J'abandonne mon esprit à tout son libertinage."" Diderot"

  • Denis Diderot (1713-1784) a lui-même rédigé plusieurs milliers d'articles de son Encyclopédie, dont cet essai sur le Beau, qui constitue l'une des contributions les plus remarquables des encyclopédistes à la philosophie de l'Art. Publié en 1752 dans le deuxième tome de l'Encyclopédie, le philosophe des Lumières cherche à y résoudre l'énigme de la beauté et du sublime. Dans son souci d'universalisme, il ne se réfère pas seulement au beau artistique et à l'expérience esthétique mais traite d'un concept plus général de beauté qui a affaire avec l'histoire de l'expérience humaine. Au-delà du sensualisme, il défend une thèse selon laquelle "la perception des rapports est l'unique fondement de notre admiration et de nos plaisirs" et insiste sur le pouvoir d'évocation des figures de rhétorique et des procédés de style comme critère esthétique. "J'appelle donc beau hors de moi, tout ce qui contient en soi de quoi réveiller dans mon entendement l'idée de rapports; et beau par rapport à moi, tout ce qui réveille cette idée". La présente édition reprend le titre de Taité du Beau utilisé dans les trois éditions publiées du vivant de l'encyclopédiste, et en sous-titre celui choisi par Naigeon lors de la première édition des Oeuvres de Diderot, en 1798: Recherches philosophiques sur l'origine et la nature du beau. Le texte est suivi d'une brève biographie de Diderot.

  • La Religieuse

    Denis Diderot

    La Religieuse
    Denis Diderot
    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Au XVIIIe siècle, une jeune fille nommée Suzanne Simonin est contrainte par ses parents de prononcer des voeux forcés au terme de son noviciat. En effet, pour de prétendues raisons financières, ceux-ci ont préféré enfermer leur fille au couvent. C'est en réalité parce qu'elle est un enfant illégitime et que sa mère espère ainsi expier sa faute de jeunesse. C'est dans la communauté des clarisses de Longchamp qu'elle rencontre la supérieure de Moni. Celle-ci, une mystique, se lie d'amitié avec la jeune fille avant de mourir. La période de bonheur et de plénitude s'achève pour l'héroïne avec l'arrivée d'une nouvelle supérieure : Sainte-Christine. Au courant que Suzanne désire rompre ses voeux et que pour ce faire, elle a intenté un procès à la communauté, la supérieure opère un véritable harcèlement moral et physique sur Suzanne. La pauvresse subit de l'ensemble de la communauté, à l'instigation de la supérieure, une multitude d'humiliations physiques et morales par vengeance. Source Wikipédia.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Attention ! satire dangereuse : n'étant pas subventionnée, elle pourrait bien dire la vérité... Quand l'appel à venir en province serait un leurre... et quand un progressiste se révèle aussi réactionnaire qu'un conservateur. Ou comment se servir de Diderot, à des fins politiques ou commerciales, sans mettre en pratique ses valeurs. Par ailleurs un texte prémonitoire, écrit durant l'été 2018, sur l'état d'esprit de certains "gilets jaunes".

  • Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique.

    Paul Thiry, baron d'Holbach, philosophe allemand d'expression française, place l'homme raisonnable au centre de toute sa philosophie. Il est l'un des premiers auteurs ouvertement athées, il nous offre ici un texte d'une grande portée idéologique sur les préjugés, leurs mécanismes et leurs conséquences sociales.
    Un grand classique des Sciences Sociales à découvrir ou à redécouvrir.
    Le texte comporte La Lettre de M. Denis Diderot sur l'examen de l'Essai sur les préjugés.

    EXTRAIT : « Que le genre humain ne se trompe donc plus sur la cause de ses maux, qu'il secoue le joug insupportable de ces préjugés sacrés qui ne serviront jamais qu'à troubler son esprit ; qu'il s'occupe de la terre qu'il habite ; qu'il songe à son existence présente ; que les nations, détrompées des Droits Divins de leurs chefs les rappellent à l'équité ; qu'elles les soumettent à des Lois ; qu'elles reprennent des droits inaliénables, soit qu'ils aient été arrachés par la force, ou surpris par la fraude, ou accordés par l'ignorance et la simplicité. Que le Citoyen n'obéisse qu'à la loi ; qu'en y vivant soumis il soit libre et sans crainte de personne ; qu'il travaille pour son propre bonheur : qu'il serve une Patrie et non pas une marâtre indigne de son amour, et non pas des Tyrans qui l'accablent de fers.
    Qu'instruit par la raison et la vérité, qui lui montreront toujours ses intérêts véritables, l'homme s'attache à ses associés dont il dépend par ses besoins ; qu'il maintienne une société nécessaire à sa félicité ; qu'il défende une patrie que tout lui rendra chère ; qu'il obéisse à des lois qui seront le gage de sa sûreté ; qu'il soit soumis aux puissances légitimes et que celles-ci soient soumises à l'équité. En un mot, que la vérité soit montrée à l'homme, que sa raison soit développée par l'éducation, que la législation et le gouvernement lui rendent nécessaire la pratique des vertus que l'éducation lui aura enseignées ; qu'une morale éclairée le rende bon par principe, citoyen par intérêt, sujet soumis pour son propre bien-être.»

  • Langres 2015 2020 ? chroniques de Haute-Marne sous la droite catho !... augmentées d'ultimes situations provoquées pour la satire d'une province française (nouveaux textes revus extraits de "Un ermite dans le showbiz") : tiré à part de l'édition en placards du supplément de Singuliers n° 17.

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