• « Je voulais apprendre des nomades à puiser de l'eau, monter un dromadaire et dresser un camp, approfondir certaines des leçons apprises lors de mon précédent séjour. Le temps de reprendre le chemin de l'école était venu. »
    Le Sahara est un espace rêvé, le paysage mythique de Lawrence d'Arabie. Il est aussi le lieu où vivent depuis des millénaires de nombreuses communautés nomades, qui tentent de sauvegarder leur mode de vie traditionnel. Aujourd'hui, le Sahara est devenu une destination dangereuse, marquée par la menace djihadiste. Dans les pas de Léon l'Africain, diplomate et grand explorateur du XVIe siècle, Nicholas Jubber part en voyage en Afrique du Nord, jusqu'à la ville légendaire de Tombouctou.
    Sur les chemins nomades est un regard unique sur une ville résiliente et un voyage à la découverte de communautés fascinantes, qui luttent pour préserver leur mode de vie au XXIe siècle.
    Une plongée passionnante dans les cultures nomades d'Afrique du Nord, en compagnie d'un voyageur curieux et respectueux de l'autre.
    Né en Angleterre en 1977, diplômé d'Oxford, Nicholas Jubber est l'auteur de nombreux articles pour des journaux aussi prestigieux que The Guardian ou The Observer. Témoin du début de la seconde Intifada à Jérusalem, il décide de partir en voyage à travers le Proche-Orient et l'Afrique de l'Est. Sur les traces du Prêtre Jean (Noir sur Blanc, 2011), inspiré de ce premier voyage, a reçu le prix Dolman Travel Book. Deux autres ouvrages ont été publiés en français aux Éditions Noir sur Blanc : À la barbe des ayatollahs (2012) et Sur les chemins nomades. De l'Atlas à Tombouctou (2021).

  • Aurions-nous terrassé Al-Qaïda, vaincu Daech, mis fin à la Terreur islamiste ? Certainement pas, analyse le criminologue Xavier Raufer. Comme hier, notre savoir reste limité et périmé. Mais comment anticiper ? Voici la vérité sur le djihad nouveau qui va arriver. Un livre de révélations et de conscientisation. Indispensable.
    Le terrorisme serait-il le seul crime qui ne profite à personne ? La mondialisation aurait-elle aboli l'instrumentalisation dont il était hier l'objet ? La nébuleuse qu'il forme au Proche-Orient, dans le Caucase, en Asie, en Afrique, en Europe, pourrait-elle fonctionner sans alliance ou sans assistance ? Et le djihad ne se prête-t-il pas à masquer des rapports de force classiques, des conflits récurrents ?
    C'est le rôle des États qui emploient la terreur comme une arme d'agression ou de dissuasion que révèle ce livre fondé sur des documents inédits émanant des services secrets. Décryptant les faits passés, les risques futurs et les menaces actuelles, Xavier Raufer montre en quoi nous restons démunis : nous ressassons ce que nous croyons savoir là où il nous faudrait décrypter ce que nous ignorons.
    Un tableau saisissant des guerres clandestines à l'échelle planétaire.
    Une illustration exemplaire des deux piliers du décèlement que sont prévoir et prévenir.
    Un bilan indispensable de nos forces et de nos faiblesses.
    Une leçon de clairvoyance.

  • La guerre de Syrie a justement ému l'opinion. Celle du Yémen continue dans l'indifférence. Le cri d'indignation de Jeannette Bougrab est aussi de dénonciation. Quels intérêts font que la France se tait sur ce massacre au long cours ? Entre choses vues et révélations chocs, un appel au sursaut éthique.
    Toutes les guerres ne sont pas égales. On pointe du doigt les unes, on enterre les autres. Pourquoi nous taisons-nous sur celle oubliée du Yémen ? Pourquoi fermons-nous les yeux sur la crise humanitaire qui écrase ce pays, les dizaines de milliers de morts sous le déluge des bombes, les millions de malades exposés à la famine et au choléra, les femmes esclaves, les enfants enrôlés de force dans les milices, les villes détruites, les campagnes ravagées ? Pourquoi ignorons-nous notre responsabilité dans ce drame abyssal ?
    Parce que, s'insurge Jeannette Bougrab, les nations occidentales, dont la France, y ont leur part. Par intérêt aveugle, elles ont endossé le djihad des autocraties islamistes du Golfe - les pétromonarchies saoudienne et émiratie. D'où leur autocensure qui nous condamne à une passive mais terrible complicité.
    Cri d'alarme qui dévoile le carnage, décrypte la compromission et appelle au sursaut éthique, ce livre courageux à la démonstration implacable, qui condamne Riyad sans cesser de questionner Paris, Londres, Bruxelles et Washington, fait que nous ne pourrons plus dire : " Nous ne savions pas. "

  • Comment expliquer la rationalité paradoxale de ceux qui s'abandonnent à la folie du fanatisme ? Gérald Bronner défait un certain nombre d'idées reçues sur leur profil et leurs intentions, à travers l'exploration d'un univers mental mal connu et qui, à juste titre, fait peur. En convoquant les travaux les plus récents de la sociologie, des sciences politiques et de la psychologie cognitive, son texte dessine un portrait inédit d'un mal qui ronge les démocraties contemporaines : la radicalisation des esprits. S'appuyant sur de nombreux exemples et expérimentations de psychologie sociale, il propose un descriptif des étapes qui conduisent au fanatisme et quelques solutions pour aider à la déradicalisation.





  • « Pourquoi certains croient que c'est la religion qui leur demande de faire des attentats ? » « Pourquoi je respecterais mes profs alors qu'eux ne me respectent pas ? » « Vous ne pensez pas que la réussite de chaque jeune est utopique quand on habite dans une cité ? »




    Ils s'appellent Kloé, Aïda, Abdelkrim, Sofian, Aurélie... Ils sont élèves de primaire, de collège ou de lycée. Depuis 2012, Latifa Ibn Ziaten les rencontre à travers toute la France. Dans le dialogue sans tabou qu'elle engage avec eux, elle leur délivre un message fort : non, la spirale de la violence au nom de la religion n'est pas une fatalité. Oui, pratiquer sa foi dans la paix, le respect des valeurs républicaines et des convictions de l'autre est à notre portée. Oui, il est possible de relever le défi d'un vivre-ensemble qui propose une place et un avenir à chaque jeune.
    « C'est pour ça que je suis là aujourd'hui. Pour vous réveiller. Pour vous montrer la force que l'on peut avoir. Prenez confiance en vous. Travaillez, réussissez. Démarrez votre moteur. Si vous ne le faites pas, personne ne le fera à votre place. Démarrez-le et vous avancerez. »



    Latifa Ibn Ziaten est la mère d'Imad Ibn Ziaten, assassiné par Mohammed Merah le 11 mars 2012 à Toulouse. Elle a fondé l'Association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix afin d'ouvrir un dialogue avec les jeunes tentés par les discours radicaux, conjuguer l'expression de leur foi, le dialogue avec l'autre et le respect des valeurs de la République. Elle est l'auteure de Mort pour la France (Flammarion, 2013).

    Cet ouvrage a été écrit en collaboration avec Anne Jouve. Ce livre a été conçu à partir d'une idée originale de Laetitia Saavedra.


    Cet ouvrage est publié en coédition avec le Réseau Canopé.

  • Première enquête sociologique d'ampleur sur les musulmans de France face au terrorisme, cet ouvrage propose un éclairage sur les recompositions du paysage musulman hexagonal depuis l'électrochoc des attentats de 2015 et 2016.
    L'objectif des auteurs est de répondre à deux idées reçues fréquemment répandues : d'une part, celle selon laquelle les musulmans de France seraient restés majoritairement indifférents et silencieux face aux vagues terroristes qui ont frappé le pays ; d'autre part, celle, idyllique, d'une mobilisation musulmane massive pour combattre le djihadisme.
    À l'heure où les polémiques s'enchaînent, ce livre rend compte de la multiplicité des réactions, des positions et des mobilisations des musulmans de France face au terrorisme, et ce à différentes échelles : instances représentatives, grandes organisations musulmanes de France, associations et mosquées locales, leaders religieux ou d'opinion, aussi bien que croyants ordinaires. Le « défi terroriste » a suscité chez les citoyens français de confession musulmane des phénomènes de conscientisation citoyenne, une pluralité de prises de positions et de réponses, venant casser l'image d'un prétendu communautarisme musulman qui attendrait son heure pour éclore.

  • Le journal de bord d'un témoin radical de la conversion et de la foi. Sous les événements de l'actualité, un éveil à la manière dont oeuvre l'Esprit dans l'homme. Renversant !
    Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Évangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel.
    Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives.
    Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac.
    Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.

  • Au Maroc, en Tunisie et en Égypte, l'islamisme politique s'est hissé au pouvoir depuis les printemps arabes de 2011. À travers une trentaine d'entretiens avec des acteurs et des observateurs de ces trois pays musulmans, Anne-Clémentine Larroque montre les rapprochements, les rapports de force et finalement les ruptures entre les partis islamistes et les groupes plus radicaux - des salafistes aux djihadistes.
    Si d'aucuns voient une stratégie dissimulée de la part des islamistes élus d'arriver au même résultat que les djihadistes - l'instauration d'un califat mondial -, la réalité paraît plus complexe. L'expérience du pouvoir amène les islamistes marocains et tunisiens à se réformer à mesure qu'ils doivent s'extraire, au sens propre comme au sens figuré, de l'action djihadiste. En Égypte, c'est l'inverse : les forces politiques en place ont tenu à amalgamer les deux tendances.
    Il est donc aujourd'hui essentiel de saisir le nouveau sens que revêt la distinction entre islamisme politique et activisme djihadiste en vue d'appréhender la complexité des logiques auxquelles ces différents groupes - des Frères musulmans jusqu'aux djihadistes - obéissent.


  • Ce que révèle l'accompagnement de 1 000 jeunes et de leurs familles

    Des jeunes Français adhèrent à des groupes terroristes cherchant à imposer par tous les moyens la loi divine au monde entier pour le « régénérer ». D'autres tuent de sang-froid des centaines de personnes à Charlie Hebdo, à l'Hypercasher, au Bataclan, à Magnanville, à Trèbes... pour ébranler la démocratie. D'autres enfin se félicitent de ces crimes. Comment et pourquoi des enfants de la République peuvent-ils commettre ou approuver ces actes ignobles ?
    Pour prévenir le plus possible les dangers d'attentats, tenter de sortir les jeunes du « djihadisme » et comprendre la raison et les étapes de leur engagement, l'anthropologue Dounia Bouzar et son équipe ont accompagné durant trois ans 1 000 djihadistes français et leurs familles. Les résultats de ce travail inédit à cette échelle sont saisissants. De nombreux jeunes « djihadistes » n'ont pas de parents musulmans. Leur allégeance à Daesh n'est pas uniquement idéologique mais relationnelle et émotionnelle.
    Dans cette enquête sont passés au crible le rôle de l'environnement social, des discriminations, des vulnérabilités psychologiques, les problématiques de genre, pour mieux comprendre comment faire face à cette déshumanisation et surtout comment aider les jeunes à s'en dégager. Loin des réponses sécuritaires, ce livre, prolongeant les travaux de nombreux experts étrangers, propose des repères pour sortir les « djihadistes » de leur enfermement mortifère et prévenir une radicalisation encore à l'oeuvre bien que plus calfeutrée. La logique meurtrière prônée par Daesh n'est pas fatale : 80 % des jeunes accompagnés par Dounia Bouzar et son équipe sont sortis de cette spirale...

  • La « radicalisation » est sur toutes les lèvres. Mais que veut réellement dire ce terme ?
    Étymologiquement, c'est le retour aux racines (du latin radix). L'islam radical ne promet pas autre chose, ain-si que l'ultra-gauchisme, le fascisme, les sectes... Tous proposent aux individus de se fondre dans un groupe soudé, à la fois victime et tout-puissant. Ce qui s'y oppose sera combattu, à commencer par les différences, parfois jusqu'au sacrifice ultime.
    D'où vient un tel désir de fusion ? Pourquoi nous-mêmes avons-nous parfois l'idée que les racines sont préférables aux fruits ? Pourquoi partir en quête de cette unité absolue, qu'elle soit religieuse, politique, mais aussi amoureuse, professionnelle ou amicale, au risque de s'y perdre ?
    Dans cet essai, Thomas Bouvatier montre comment la pensée radicale entraîne une dépendance de l'individu à l'égard d'un groupe fusionnel, et pourquoi il est urgent d'apprendre à s'en défendre, individuellement et collectivement.

  • Sophie et Philippe sont sous le choc : leur fille Adèle, 15 ans, a disparu.
    Nathalie et Bernard ont perdu Célia, 16 ans.
    Marie se bat pour qu'Iris ne parte pas.
    Samy fait tout pour sauver son frère.
    Nicole ne veut pas que son fils soit mort pour rien.
    Meriam veut récupérer son bébé kidnappé par son ex-mari.
    Un seul point commun à ces vies volées : avoir cru aux vidéos d'Abu Oumma.
    Ce livre raconte la descente aux enfers de « parents orphelins » qui s'unissent pour ramener de Syrie leurs enfants endoctrinés par des groupes « jihadistes ».
    Comment leurs filles, leurs fils, persuadés de partir « faire de l'humanitaire » en Syrie, ont-ils pu être manipulés à ce point ? Comment les aider à aimer la vie et à lutter contre les injustices sans rejeter le monde réel ?
    Dounia Bouzar a publié en janvier 2014 Désamorcer l'islam radical, ces dérives sectaires qui défigurent l'islam (Éditions de l'Atelier). Depuis, plus de 120 familles l'ont appelée parce que leur enfant souhaitait rejoindre la Syrie ou y était déjà parti.



  • Le mouvement « djihadiste » a changé de visage et attire de plus en plus de jeunes Français. Ce ne sont plus seulement des adolescents des milieux défavorisés et sans repères familiaux, mais aussi des fils et des filles d'enseignants athées ou d'artisans bouddhistes exilés du Cambodge, des enfants de la campagne, des banlieues, du XVIe arrondissement... Daesh et Al-Nosra, les deux principaux groupes terroristes, ont affiné leurs techniques d'embrigadement pour réussir à convaincre ces jeunes qu'ils vont accomplir leur mission en rejoignant leurs rangs.
    Une fois cette emprise idéologique établie, est-il possible d'en sortir ? Quand le jeune embrigadé a tiré un trait sur sa famille pour se tourner vers une communauté de substitution, quand il a remplacé la raison par le mimétisme et la répétition, quand c'est le groupe qui pense à sa place, quand il ne ressent plus rien pour personne, quand il veut tuer et mourir, comment le remobiliser en tant qu'individu ? Comment faire pour qu'il redevienne un être humain qui pense et qui aime ? Il est urgent de répondre à ces questions pour pouvoir enrayer le processus d'embrigadement. C'est le pari de cet ouvrage.
    Dounia Bouzar veut partager la méthode de « désembrigadement » conçue et expérimentée par le Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI) en s'appuyant sur l'accompagnement de quatre cents familles dont les enfants ont été entraînés dans cette spirale morbide. Pour construire une chaîne humaine qui soit plus forte que la chaîne terroriste de la mort et convaincre chacun d'entre nous qu'il est possible d'en finir avec l'emprise « djihadiste ».
    Ancienne éducatrice à la Protection judiciaire de la jeunesse, ex-personnalité qualifiée au Conseil français du culte musulman (CFCM), membre de l'Observatoire de la laïcité, Dounia Bouzar est anthropologue du fait religieux et a été mise à disposition du CPDSI afin de constituer un appui au désembrigadement auprès des professionnels et des familles. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages parmi lesquels Désamorcer l'islam radical et Ils cherchent le paradis, ils ont trouvé l'enfer, publiés en 2014 aux Éditions de l'Atelier.

  • Léa s'est préparée à commettre un attentat.
    Inès a tenté par trois fois de rejoindre les combattants de Daesh.
    Hanane s'est échappée de Syrie.
    Ali et Aouda ont voulu partir avec leur bébé sur la « terre sainte ».
    Charlotte se sentait aimée par ses nouveaux « frères et soeurs ».
    Aïda était fière de son mari candidat au martyre en Irak.
    Brian voulait exterminer tous ceux qui ne pensaient pas comme lui.
    Nadia et son équipe parcourent la France pour les rencontrer. Ensemble, ils se battent pour essayer de leur redonner une vie après Daesh. Ils doivent affronter leurs propres fantômes, car chacun a déjà rencontré la terreur : kidnapping d'une petite soeur en Syrie, violence d'un mari psychopathe, menaces d'un mari radicalisé sur leur enfant...
    Leurs combats les ont rendu forts... Pour lutter contre Daesh, il faut savoir marcher sans trembler.

    Dounia Bouzar, ancienne éducatrice et anthropologue du fait religieux, a raconté dans Ils cherchent le paradis, ils ont trouvé l'enfer (Éditions de l'Atelier, 2014) la descente aux enfers de parents qui s'unissent pour ramener de Syrie leurs enfants embrigadés par des groupes djihadistes. Plus de cinq cents familles l'ont sollicitée pour qu'avec son équipe elle aide leurs enfants à sortir de l'emprise djihadiste. Mandatée par le ministère de l'Intérieur, elle transmet aujourd'hui sa méthode de désembrigadement aux cellules anti-radicalité des préfectures.

  • Qui sont, hommes et femmes, les partants et les revenants de Daech ? Que disent-ils ? Que veulent-ils ? Et leurs proches ? Voici leurs confessions recueillies par l'une des meilleures jeunes spécialistes de l'islamisme. Une plongée en immersion. Un document fracassant.
    Revenants du Proche-Orient, jeunes de banlieue radicalisés, imams sulfureux, candidats au martyre, soldats d'Allah, mais aussi parents d'adolescents partis pour rejoindre Daech, avocats de repentis et de non repentis, aumôniers de prison et psys : Amélie M. Chelly a parcouru l'Europe pour rencontrer les hommes et les femmes qui forment l'envers occulte du djihadisme.
    C'est tout un monde secret qui est ici dévoilé, mêlant réseaux sociaux et buzz médiatiques, frustrations consuméristes et tabous sexuels, haines sociales et aversions idéologiques, mises en scène religieuses et clips macabres jusqu'à l'exaltation de la mort suicidaire comme un accès au paradis illusoire de l'ego, de la célébrité et des plaisirs illimités.
    Journal d'une enquête à hauts risques, ce livre est aussi un brillant essai sur le phénomène de la radicalisation, au cours des trois dernières décennies, que mène en islamologue avertie Amélie M. Chelly.

  • L'assassinat par deux jeunes djihadistes du père Hamel le 26 juillet 2016 à Saint-Étienne-du-Rouvray, précédé par l'attentat de Nice, a saisi d'effroi l'opinion publique. Dépassant la colère et le désir de vengeance, des chrétiens et des musulmans ont assisté ensemble à la messe dominicale. Comment comprendre qu'un acte aussi barbare et des gestes aussi fraternels puissent être tous commis au nom de la religion ?
    François Euvé interroge ce paradoxe. Réduire les crimes des djihadistes à des causes sociales masque ce qui, dans leur rapport au Coran, les conduit à commettre l'ignoble en invoquant Allah. En conclure que l'islam est intrinsèquement violent est aussi réducteur.
    La question majeure est celle de Dieu : est-Il un être omnipotent dont la volonté s'impose aux hommes au mépris de leur liberté et de leur dignité ou fait-Il place à la raison humaine ? L'interrogation dépasse l'islam et touche toutes les religions. Après un xxe siècle où la violence de masse avait des motivations a-religieuses (la « race supérieure », « l'homme nouveau »), pourrait survenir un xxie siècle où, mue par un vertige fondamentaliste, la barbarie serait commise au nom de Dieu.
    Loin de se résigner à cette perspective tragique, cet essai stimulant invite à reconsidérer le rapport des religions à la vérité. Et si, au lieu d'être chosifiée comme une idole, la vérité se faisait dans le dialogue, en marchant avec l'autre, qu'il croie ou non en Dieu ?

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    À l'échelle individuelle, nous sommes nombreux à nous sentir démunis face à la puissance d'une organisation terroriste dont les adeptes sont prêts à mourir pour répandre le sang et la terreur. Que les champs de bataille nous paraissent lointains ou que l'épicentre du drame se déclare dans notre ville, les coups de feu retentissent dans nos foyers chaque fois que l'horreur envahit  nos écrans. Sur le registre de l'imaginaire, nous sommes tous victimes du terrorisme.

    Dans ce monde submergé de photos et de vidéos diffusées par les populations victimes elles-mêmes, que pouvons-nous faire pour résister et protéger les plus jeunes de cette entreprise de terreur ? Cet essai propose une lecture de ce combat, que nous perdons chaque fois que nous abandonnons notre imaginaire à l'ennemi.


  • Découvrez notre nouvelle chronique politique, inaugurée ce mois-ci par Sylvie Goulard, notre nouvelle ministre des Armées, avec "Rassembler pour réformer" !


    Editorial : Le pari d'Emmanuel Macron - François Ernenwein

    International :


    - Les Balkans et l'Europe au défi de la Macédoine - J.-A. Dérens

    La situation en MAcédoine représente une menace potentielle dans une zone fragile. La complaisance européenne à l'égard d'une politique nationaliste répressive est étonnante. Jusqu'où l'Union européenne pourra-t-elle tolérer ces dénis de démocratie au nom de la défense de la "stabilité" ?
    - Le Djihad sahélien à l'épreuve de l'Histoire - M.-A. P de Montclos
    Le djihadisme au Sahel est-il simplement un "produit d'importation", étranger à l'islam africain ? L'histoire de la région invite à nuancer cettre représentation. Le développement d'Etats laïcs après l'Indépendance a tendu à occulter l'existence de forces religieuses actives dans le champ politique.

    Société :

    - Calais, question française, réponses européennes - J. Vignon
    La question migratoire, symbolisée par l'histoire du campement de Calais reste très sensible. Comment accueillir les réfugiés de manière humaine ? Comment tenir l'équilibre entre hospitalité et fermeté ? Cela ne peut se faire qu'au niveau d'une coopération européenne et en impliquant davantage l'opinion publique.
    - L'avenir de la fonction publique - M. Badré
    La fonction publique est l'objet de débats souvent "clivants". Un avis du Conseil économique, social et environnement (CESE), adopté à la quasi-unanimité, indique qu'il peut en être autrement.

    Essai :

    - Eros et le féminin dans la tradition chrétienne - Entretien avec M. Muller-Colard et P. Viveret
    Si l'amour est présenté comme une bonne nouvelle dans la tradition chrétienne, il apparaît souvent cadenassé et intérieurement clivé entre l'eros et l'agapè. Comment expliquer cette tension et ce déséquilibre quand il se traduit par une peur de l'eros, et en particulier une peur de l'eros féminin ? Un philosophe et une théologienne croisent leurs regards.

    Religion et spiritualité :

    - Prévenir la pédophilie : M.-J. Thiel
    Les affaires de pédophilie interrogent sur un fonctionnement d'Eglise et sur les références de la théologie morale habituelle. Un examen de l'acte humain dans sa dimension relationnelle peut aider à intégrer diverses composantes, en particulier le souci des victimes, qui sont souvent les grandes oubliées.
    Arts et littérature :
    - La passion selon Tarkovski - J.-P. Sonnet
    Le film majeur d'Andreï Tarkovski, Andreï Roublev, est sorti il y a cinquante ans. Son histoire est celle de la passion d'un artiste confronté à la passion de son peuple. Mais le sort de l'artiste n'est-il pas dans le risque de l'invention qui le fait outrepasser les frontièrres et rejoindre ainsi le geste du Dieu créateur ?
    Sans oublier : les chroniques, figure libre, carnets culturels (expos, cinéma, revue des livres)...

  • Pour contrer la menace du djihadisme, Toufic Hindi évoque la formation d'une alliance mondiale et la mise en berne des divergences politiques des uns et des autres.

  • « Le dernier rapport du GIEC conclut que la transition vers une société sobre en carbone est techniquement possible et économiquement viable. » Jean Jouzel
    « Le jihadisme est la conséquence de l'éclipse du politique comme projet collectif porteur d'espérance » Farhad Khosrokhavar
    « Comme Hitchcock, Truffaut a fait du regard une pulsion à la fois créatrice et périlleuse » Charlotte Garson


  • « Si l'histoire ne se réduit pas au choc des civilisations, le choc des civilisations est au coeur de l'histoire... »


    Les gratte-ciel, le métro et les gares sont les cibles privilégiées pour un attentat de grande ampleur.
    L'après-11 septembre a vu la terreur djihadiste se répandre partout dans le monde, frappant indistinctement les Occidentaux et leurs alliés.
    Cette chronique retrace l'histoire mondiale du terrorisme : les meetings, les institutions ou encore les lieux publics touchés par ce nouveau fléau du XXIe siècle.



  • Poignant et ô combien d'actualité, Cinq femmes et 1/2 est un recueil de nouvelles, le récit de cinq femmes qui ont choisi de se battre et de ne plus se taire face à la violence.

  • Rassemblés en un seul ouvrage de 144 pages illustrées, tous les moments phares de l'année 2001 : les attentats du World Trade Center, l'épidémie de fièvre aphteuse, les débuts de la télé-réalité avec "Loft Story", le phénomène Amélie Poulain, le premier touriste dans l'espace, l'explosion de l'usine AZF... et bien d'autres événements encore. La collection "Chronique de l'année" rassemble en un ouvrage complet, sur un ton clair et objectif tous les événements culturels, politiques et sociaux qui ont été les plus marquants mois après mois. Pour découvrir tous les autres ouvrages de notre collection et l'ensemble de notre catalogue, venez consulter le site des Éditions Chronique.

  • Le 11 septembre 2001, Al-Qaida déclarait à la fois la guerre à la première puissance de la planète et au capitalisme mondial. Comment éviter le désastre ? Certainement pas, comme le suggèrent avec un dangereux mépris les néo-conservateurs américains, en opposant Mars et Vénus, pas plus qu'en déclarant la guerre illégale, comme le défendent la majorité des opinions publiques européennes. Il faudra sans doute allier fougue et modération pour neutraliser toute religion de la domination, ce que défend cet essai.



  • C'est autour de divers éléments de réflexion (politique, économique, militaire...) permettant de comprendre la Russie d'aujourd'hui que s'organise le dossier de ce numéro de Politique étrangère, afin d'identifier la nature même d'une Russie qui n'est ni le grand méchant loup, ni la douloureuse incomprise qu'on nous décrit ici ou là.
    Cette livraison de Politique étrangère s'attache également aux chances de succès de la prochaine COP 21, ainsi qu'aux multiples abcès d'un Sud en feu : Syrie, Irak, Soudan du Sud, Nigéria - toutes géographies où c'est l'idée même d'État, au sens de la pensée occidentale, qui semble remise en cause.

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